Le micmac du MICC

19 août 2011

Un article paru le 19 août dans la chronique « Opinion » du Devoir, intitulé « Francisons nos immigrants » et signé par Tania Longpré, enseignante en francisation à la Commission scolaire de Montréal, soulève un pan important de l’imbroglio suscité par la francisation des immigrants au Québec.

Pour vous illustrer clairement le problème soulevé par Mme Longpré, je vous propose cet extrait de son article :

« Nous pensons souvent à tort que les adultes immigrants sont pris en charge par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) pour leur francisation. Au Québec, la francisation est facultative, et plusieurs ne mettent donc jamais les pieds dans une classe. Notre gouvernement mentionne souvent que la francisation est primordiale, et coupe pourtant dans nos structures. En avril 2010, le gouvernement du Québec a fermé 30 classes de niveau écrit au MICC, en plus d’abolir des classes de type Emploi-Québec. »

Deux constats pour le moins inquiétants émanent de cette révélation : d’abord, le fait qu’au Québec, la francisation des immigrants soit facultative, ensuite, que le gouvernement coupe les dépenses dans le processus d’intégration linguistique des immigrants au Québec ! D’un côté, le gouvernement libéral ouvre grandes les portes du Québec aux immigrants, de l’autre, il les laisse voguer gaiement dans la langue de leur choix !

Et, que penser de ce commentaire de Tania Longpré :

« Plusieurs personnes me disent souvent que la majorité des immigrants qui arrivent ici parlent déjà français. Pourtant, en observant les statistiques récentes du MICC, nous nous rendons compte qu’au moins le tiers de nos immigrants ne parlent pas un mot de français en mettant les pieds ici. Pire encore, plusieurs immigrants ne sont pas informés de la langue officielle du Québec par les agents d’immigration et demeurent surpris en arrivant ici de se rendre compte qu’on ne parle pas, à l’instar du Canada, majoritairement anglais, mais plutôt français. »

Imaginez…Les agents d’immigration du Québec passent sous silence la langue officielle d’ici lors de l’accueil des immigrants !…Oubli diplomatique ?…Désinformation partisane ?…Intérêts politiques ?…Vous avez le choix des réponses ! En tout cas, une chose est sûre, le micmac du MICC contribue de façon manifeste à entretenir insidieusement le leurre de la francisation des immigrants au Québec !

vigile.net tribune libre 19 août 2011


Il est long le chemin

19 août 2011

Il est long le chemin qui a conduit le mouvement indépendantiste de Bourgault à aujourd’hui ! Long et tortueux, tel un sentier parsemé d’embûches à surmonter, parfois même à contourner ! À preuve, cet extrait d’un article de Denis Julien paru sur la tribune libre de Vigile en date du 10 août 2007, sous le titre « C’est la fin des vacances ». Ça s’est passé il y a quatre ans !

« La rentrée est proche et les vrais indépendantistes s’apprêtent à occuper une partie importance de l’avant-scène politique. J’entends déjà quelques personnes s’indigner et faire les gorges chaudes sur ma première phrase. Donc, qu’entends-je par les vrais indépendantistes québécois ? C’est fort simple, ce sont ces femmes et ces hommes d’ici, qui occuperont désormais tout le temps alloué à la militance, à faire une promotion active et de tous les instants de l’indépendance du Québec et pas autre chose…Je fais partie de ces gens qui ne désirent plus perdre une seule seconde de leur temps à parler de gouvernance, de budget etc… »

Toutefois, après plus d’un demi-siècle d’un parcours accidenté, il me semble voir apparaître un éclairci encourageant ! J’ai toujours privilégié la poésie pour mieux rendre les émotions que je ressens. Aussi ai-je le goût de vous proposer ce petit poème qui, je l’espère, saura vous traduire les sentiments qui m’habitent actuellement envers notre marche vers l’indépendance :

Il y eut un temps de grande allégresse
Un temps où l’espoir balaya la détresse
Il y eut le cri du cœur de Bourgault
Un cri du cœur émergeant de sa peau

Puis apparurent la valse hésitation
De la souveraineté-association
Les timides faux-fuyants de l’étapisme
Les viles contorsions de l’immobilisme

Suivirent un lot de détours insidieux
Enrubannés de propos fallacieux
Du beau risque et des conditions gagnantes
Au plan de souverainiste gouvernance

Puis ranimée par la persévérance
De ses nombreux fidèles sympathisants
Tel un trésor caché l’indépendance
Retrouva bientôt ses lettres de créances

Le long chemin par Bourgault entrepris
A tracé la voie qui nous a conduits
Aux portes d’un Québec à découvrir
À nous de faire le pas et les ouvrir

vigile.net tribune libre 18 août 2011

Commentaires:

"Franchement, un poème qui nous passe par la peau pour nous rejoindre dans ces entrailles de la vie et de l'engagement. À voir l'inspiration qui accapare les habitués de Vigile, il y a quelque chose dans l'air et l'automne en fera peut-être apparaître les premiers fruits.

Merci pour ce partage"

Oscar Fortin

vigile.net tribune libre 19 août 2011

"Il va se passer quelque chose d'historique dimanche prochain au CEGEP Saint-Laurent. Nous sommes mûrs pour un deuxième manifeste du Refus Global.Ce que nous devons refuser en 2011 : Que notre chef d'état soit le représentant de la reine. Que nos députés lui prêtent serment. Que notre gouvernement brade nos richesses naturelles et contribuent à nous appauvrir collectivement tout en détruisant notre environnement. Qu'on envoie nos fils et nos filles servir de chair à canon dans des conflits coloniaux qui mutilent et tuent nos frères humains. Qu'on continue à mépriser notre langue et notre culture et que leur cour suprême détruise et invalide nos lois linguistiques. Qu'ils nous noient dans une immigration qui risque de dépasser notre propre capacité d'accueil. Qu'ils se servent de nos impôts pour financer des projets hydo-électriques au Labrador nous faisant une
concurrence déloyale. Qu'ils méprisent la culture québécoise en remisant Pellan dans le placard."

Denis Julien

vigile.net tribune libre 19 août 2011 

Le nécessaire changement d’attitude et de mentalité

18 août 2011

Dans son article intitulé « La République libre du Québec », publié sur la tribune libre de Vigile en date du 16 août, Caroline Moreno montre du doigt une vérité de La Palisse difficilement contestable :

« Mais, créer des mouvements et des partis politiques ne mènera nulle part si un changement d’attitude, de mentalité, ne s’opère pas. »

En ce qui concerne le changement de mentalité, Mme Moreno apporte une proposition intéressante en mettant les points sur les « i » en ce qui concerne les raisons qui doivent nous motiver à revendiquer « ce qui nous appartient » :

« Il faut comprendre que nous ne volons rien à personne. Nous voulons préserver ce qui nous appartient. Nous n’avons pas de permission à demander au Canada. Nous n’avons de compte à rendre qu’au peuple québécois. »

Pour ce qui est du changement d’attitude, Caroline Moreno aborde, à mon avis, une démarche pédagogique lorsqu’elle affirme ce qui suit :

« Ce que nous voulons, c’est prouver à tout le monde que nous sommes capables de diriger notre propre pays nous-mêmes. »

À partir du moment où nous désirons « prouver à tout le monde que nous sommes capables de diriger notre propre pays nous-mêmes », nous n’avons guère d’autres choix que de mettre sur la table et de promouvoir les arguments qui serviront de balises pour canaliser les énergies nécessaires pour enclencher la mobilisation des Québécois autour de l’accession à leur indépendance.

Dans de telles conditions, la création de « mouvements et de partis politiques », animés par des politiciens, partisans, sympathisants, voués entièrement à l’indépendance du Québec, constituera un véhicule solide pour autant que les Québécois comprennent qu’ils doivent préserver ce qui leur appartient et que les chefs de file, peu importe leur statut, réussissent à leur prouver qu’ils sont capables de diriger leur propre pays eux-mêmes.

vigile.net tribune libre 18 août 2011

Coupable de ne pas avoir travaillé pendant son congé de maternité

18 août 2011

Norah Krahl , traductrice et coordonnatrice de projets dans les bureaux montréalais d’une firme américaine depuis 2007, devient enceinte et prend un congé de maternité d’un an à partir de mai 2010, comme le lui permet la loi sur le Régime québécois d’assurance parentale.

Mais une tuile l’attendait, un an plus tard. En raison du transfert de son service à Boston, elle perd son emploi le mois suivant son retour au travail. Mme Krahl entame donc les démarches pour obtenir les prestations du Régime fédéral d’assurance emploi auquel elle a cotisé pendant plusieurs années.

La réponse est négative, elle n’y a pas droit puisque, selon la loi, il faut avoir travaillé un certain nombre d’heures au cours de la dernière année pour avoir droit à ces prestations et le gouvernement fédéral ne considère pas les prestations parentales provinciales comme un revenu d’emploi.

En fait, le Régime québécois d’assurance parentale vous donne d’une main et le Régime fédéral d’assurance emploi vous enlève de l’autre! Face à cette aberration que Norah Krahl juge injuste envers les nouveaux parents, elle comparaîtra le 25 août devant le Conseil arbitral de l’assurance emploi pour contester la loi.

Toutefois, selon Jean-Guy Ouellet, avocat spécialiste en droit de l’assurance emploi, la loi est « claire », la plaignante n’a pas droit aux prestations d’assurance emploi! À mon sens, la seule chose qui est « claire » dans cette affaire, c’est que Mme Krahl est coupable de ne pas avoir travaillé pendant son congé de maternité!

quebechebdo 18 août 2011 

Comment mettre le feu aux poudres

16 août 2011

Dans l’échange de points de vue entre le chroniqueur André Savard et Pierre Cloutier à la suite de l’article de M. Savard intitulé « Le fantasme actuel », paru sur la tribune libre de Vigile en date du 15 août, il n’est pas besoin d’être sorcier pour nous apercevoir que les deux intervenants, tout en visant le même objectif, divergent carrément sur les moyens à utiliser pour mener à terme notre démarche vers l’indépendance ! Jusque-là, tout est tout à fait légitime et correct.

Toutefois, lorsque M. Savard affirme, dans une de ses répliques à l’endroit de Pierre Cloutier, qu’il occupe les loisirs de sa retraite à fulminer et que c’est cette bile qu’il prend pour du courage, et que M. Cloutier accuse M. Savard de faire preuve de sédentarité de l’esprit et de trembler de peur, peur qu’un nomade mette "quelque chose" dans son eau qui risquerait de le libérer de sa prison intellectuelle, ils franchissent tous les deux les limites acceptables entre l’argumentaire et l’attaque personnelle !

Dès lors, le feu aux poudres est allumé entre les deux intervenants, non pas à cause des personnes en cause, mais en raison des différences d’opinions…Le résultat de cette déflagration ? Au fur et à mesure que je lisais les échanges entre Mm Cloutier et Savard, je sentais le ton monter d’un cran sur les attaques personnelles à tel point que j’en oubliais l’origine de la divergence d’opinion, voire même le sujet de départ de la discussion ! Pour vous convaincre de ma perception, je vous suggère de faire l’exercice…lisez cet échange entre les deux parties et tirez-en vos propres conclusions !

Mon intention n’est pas ici de critiquer les arguments de Mm Cloutier et Savard ni de faire la morale à qui que ce soit ! Au contraire, je demeure convaincu que et André Savard et Pierre Cloutier sont des atouts majeurs sur l’échiquier de Vigile. Je voudrais simplement attirer votre attention sur deux articles que j’ai signés sur cette tribune, soit « L’allumeur de réverbère » en date du 13 août et « Un débat utile et nécessaire » le 20 juillet, dans lesquels je mettais en évidence le fait que les idées peuvent diverger sur les moyens sans que le lecteur ne soit noyé sous une pluie d’injures personnelles qui ne font que saper la qualité de l’argumentaire qui perd, par conséquent, toute valeur constructive !

Je trouve toujours extrêmement déplorable que la qualité des échanges qui, en passant, contribuent à donner à cette tribune un dynamisme et une vigueur extraordinaires, soit contrecarrée par des élans émotifs qui ne font que ramener le débat au niveau des personnes au détriment de la qualité de leurs arguments…d’autant plus que nous sommes appelés à nous exprimer sur un objectif commun, soit l’accession à l’indépendance du Québec ! Oui au choc des idées…non au choc des personnes !

vigile.net tribune libre 16 août 2011

 



Bozo-les-culottes mur à mur

16 août 2011

Au contraire de plusieurs artistes dont les mérites et les talents ne sont loués qu’après leur décès, Raymond Lévesque aura eu cette chance de se voir reconnu de son vivant. En effet, après qu’une bibliothèque de Longueil ait été désignée en son nom en février 2011, voilà que l’artiste de 83 ans voit son visage immortalisé par l’artiste muraliste Laurent Gascon sur une murale de 160 pieds carrés (48 mètres carrés) dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Artiste multidisciplinaire, Raymond Lévesque a été chanteur, compositeur, animateur radiophonique, monologuiste, poète, auteur et acteur. À la fin des années ‘40, alors qu’il était garçon de table dans des cabarets, il lui arrivait de s’installer au piano entre les spectacles. C’est en 1956, avec la sortie de sa chanson « Quand les hommes vivront d’amour », que la carrière de Raymond Lévesque prend littéralement son envol.

À partir de 1965, ses chansons deviennent de plus en plus nationalistes. Sa chanson « Bozo-les-culottes », composée en 1967, sera utilisée lors des manifestations syndicales et politiques de plus en plus souvent. Les paroles prennent un sens encore plus aigu avec les tragiques événements d’octobre 1970, suite auxquels des centaines de citoyens sont emprisonnés sans mandat pour délit d’opinion.

Chapeau à toi, Bozo-les-culottes, pour avoir contribué à éveiller la conscience nationaliste des Québécois, et, sois sans crainte…même si tu es de la race des pionniers, on ne t’oubliera pas !

« Y flottait dans son pantalon
De là lui venait son surnom
Bozo-les-culottes
Y’avait qu’une cinquième année
Y savait à peine compter
Bozo-les-culottes
Comme il baragouinait l’anglais
Comme gardien de nuit il travaillait
Bozo-les-culottes
Même s’il était un peu dingue
Y’avait compris qu’faut être bilingue
Bozo-les-culottes

Un jour quelqu’un lui avait dit
Qu’on l’exploitait dans son pays
Bozo-les-culottes
Que les Anglais avaient les bonnes places
Et qu’ils lui riaient en pleine face
Bozo-les-culottes
Il a pas cherché à connaître
Le vrai fond de toute cette affaire
Bozo-les-culottes
Si son élite, si son clergé
Depuis toujours l’avaient trompé
Bozo-les-culottes

Y’a volé de la dynamite
Puis dans un quartier plein d’hypocrites
Bozo-les-culottes
Y’a fait sauter un monument
À la mémoire des conquérants
Bozo-les-culottes
Tout le pays s’est réveillé
Et puis la police l’a pogné
Bozo-les-culottes
On l’a vite entré en dedans
On l’a oublié depuis ce temps
Bozo-les-culottes

Mais depuis que tu t’es fâché
Dans le pays ça a ben changé
Bozo-les-culottes
Nos politiciens à gogo
Font les braves, font les farauds
Bozo-les-culottes
Ils réclament enfin nos droits
Et puis les autres ne refusent pas
Bozo-les-culottes
De peur qu’il y en ait d’autres comme toé
Qui aient le goût de recommencer
Bozo-les-culottes

Quand tu sortiras de prison
Personne voudra savoir ton nom
Bozo-les-culottes
Quand on est d’la race des pionniers
On est fait pour être oublié
Bozo-les-culottes »

vigile.net tribune libre 16 août 2011
quebechebdo le 17 août 2011 (version abrégée)

Un fromage québécois sur le podium

16 août 2011

En compétition avec près de 1700 produits, toutes catégories confondues, le fromage Louis d’Or, fabriqué à la Fromagerie du presbytère de Sainte-Élisabeth-de-Warwick, s’est vu décerner la troisième place au concours de l’American Cheese Society qui couronne les meilleurs fromages en Amérique du Nord. Et ce, après qu’il ait obtenu le Grand prix des fromages canadiens en avril et le Caseus d’or des fromages québécois en septembre 2010.

Toutefois, comme le fait remarquer la maître fromager Jean Morin, les fromagers artisans doivent lutter sans cesse contre une foule de règlements « aberrants » que l’Agence canadienne d’inspections des aliments leur imposent, notamment en ce qui a trait aux fromages fabriqués à partir de lait cru biologique, tel le Louis d’Or. À titre d’exemple, M. Morin évoque le fait que l’utilisation de cuves en cuivre soit interdite au Canada alors que les autorités fédérales acceptent l’importation de fromages fabriqués dans de tels récipients! Cherchez l’erreur!

Ce qui n’empêche pas Jean Morin de projeter la fabrication d’un nouveau fromage, inexistant au Canada, qui serait constitué d’un mélange de laits de brebis et de vache en pâte pressée cuite.

Un fromage québécois sur le podium…un prix qui rejaillit sur tous les artisans fromagers du Québec!

quebechebdo 16 août 2011

 

Découvrir et entretenir notre dignité

15 août 2011

Que de fois au cours de notre vie n’avons-nous pas entendu des remarques sur le statut de « colonisé » du peuple québécois !

Selon Wikipedia, « La colonisation est un processus d’expansion territoriale et démographique qui se caractérise par des flux migratoires, l’occupation et l’exploitation d’un espace géographique, la mise en tutelle et la domination politique, culturelle, religieuse et économique »

Qui dit culture dit langue ! Et, s’il y a une situation qui me ramène au plus profond de nos stigmates de « colonisé », c’est bien le côté « gentil et bien élevé » qui nous caractérise lorsque nous nous plions servilement à l’usage de l’anglais au moment où « nos chers voisins » nous visitent au Québec ! Particulièrement lorsque de telles attitudes de basse soumission viennent contrecarrer tous les efforts que j’ai déployés auprès de mes élèves pendant toute ma carrière pour louer les mérites de notre langue qui a réussi à se maintenir bien vivante au Québec depuis des siècles contre vents et marées !

Toutefois, une réflexion de Pierre Bouchard des Escoumins, parue à la page d’accueil de Vigile dernièrement, m’a remonté le moral en atténuant quelque peu cet insidieux relent de colonisé :

« Il faudrait que cesse ce dénigrement continuel des Québécois, cette propagande qui nous rentre dans la tête que nous sommes faibles, petits, et qu’il vaut mieux rester tranquilles. Il nous faut découvrir et entretenir notre dignité. Je ne parle pas de fierté, juste de la dignité, quelque chose comme le respect de soi-même, de son intégrité »

Mais, comment « découvrir et entretenir notre dignité ? » d’abord et avant tout par « le respect de soi-même, de son intégrité », par l’affirmation de notre identité francophone au sein d’un continent anglophone, par l’appropriation de nos leviers politiques, économiques et culturels qui nous permettront de devenir une nation autonome.

À mon sens, le Québec vit actuellement un éveil nationaliste comme il n’en n’a pas vécu depuis des décennies. Un véritable mouvement pour l’indépendance est en train de s’organiser autour de partisans et de sympathisants à la cause de l’accession du Québec à son statut de pays. Il nous appartient de ne pas rater le train de la coalition nationale et d’y monter tous ensemble pour enfin parvenir à la gare du pays du Québec !

vigile.net tribune libre 15 août 2011



Êtes-vous bien en selle, Mme Marois?

15 août 2011

Ce matin, Le Devoir titre « Pauline Marois se dit ébranlée, mais pas menacée ». Le soleil, quant à lui, écrit « Blessée profondément, Pauline Marois admet avoir été ébranlée par le départ de cinq députés ». À cet effet, la chef du PQ avoue n’avoir toujours pas compris la réaction « démesurée » des députés démissionnaires et, du même souffle, avance qu’elle comprendra peut-être plus tard leur choix !

Pauline Marois soutient n’avoir perçu aucun signe de dissension dans son caucus avant l’annonce des démissions des cinq députés. Toutefois, pour protéger son leadership et éviter un éventuel putsch, elle a placé cet « incident de parcours » à l’horaire de la prochaine réunion de son caucus, alléguant que cette rencontre serait déterminante pour son avenir à la tête du PQ, tout en affirmant par ailleurs qu’elle sortirait gagnante de cette période de turbulence qui secoue le PQ depuis plusieurs semaines !

Si je comprends les déclarations de Mme Marois qui qualifie le PQ de « cheval fringant qui parfois donne quelques ruées », elle est toujours bien en selle ! Sa conviction qu’elle doit rester en poste est fondée sur le fait que seul le PQ peut prendre le pouvoir aux prochaines élections et proposer de faire la « souveraineté » du Québec. En conséquence, Mme Marois ne se sent menacée aucunement par la coalition nationale qui s’organise, pas davantage que par la création d’un nouveau parti indépendantiste auquel réfléchit Jean-Martin Aussant.

À mon sens, une attitude aussi désinvolte de la part de Mme Marois devant l’évidence d’un mouvement des forces indépendantistes hors-PQ me laisse présumer qu’elle est « désarçonnée » du cheval fringant qui, cette fois, ne fait pas que « donner quelques ruées » mais « rue dans les brancards » et menace de sauter la clôture et rejoindre la troupe de chevaux qui galopent allègrement vers de plus verts pâturages !

En conséquence, Mme Marois, si vous en avez encore la force mais surtout le courage, je vous incite fortement à remonter en selle et à rejoindre au plus vite les cavaliers de l’indépendance du Québec !

vigile.net tribune libre 15 août 2011

La foi à l’heure des réseaux sociaux

15 août 2011

C’est sous le thème « Enracinés et fondés dans les Christ, affermis dans la foi » que se tiendront à Madrid les 26ième Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) entre le 16 et le 21 août, regroupant, entre autres, plus de 6000 jeunes Canadiens, dont un millier de Québécois.

Signe des temps, les organisateurs de ces journées ont misé sur les réseaux sociaux pour séduire davantage les jeunes. C’est ainsi qu’une chaîne interactive diffusera six heures de programmation par jour, en quatre langues différentes, et alimentera les sites Facebook et You Tube.

Toutefois, comme quoi la foi ne déplace pas toujours les montagnes, outre certains sites qui dénoncent vivement la visite onéreuse de Benoît XVI dans un pays en pleine crise économique, déjà certains commentaires sur You Tube sont à connotation négative, voire même provocatrice!

quebechebdo 15 août 2011