Du nouveau dans l’affaire Guy Turcotte

25 août 2011

L’audience de Guy Turcotte devant la Commission d’examen des troubles mentaux, qui devait entamer ses procédures le 12 août, a été reportée en raison du dépôt d’une lettre provenant d’une sœur de Guy Turcotte.

Dans cette lettre, la plaignante allègue, entre autres, que son frère s’est déjà montré menaçant envers ses enfants, et que toute la vérité n’avait pas été dite lors du procès. Dans une brève entrevue, la jeune femme a refusé de discuter du contenu de la lettre, alléguant qu’elle devait d’abord rencontrer les enquêteurs.

Même si la sœur de Guy Turcotte est en froid avec sa famille depuis un certain temps, étant d’ailleurs la seule des frères et sœurs du cardiologue à ne jamais s’être présentée au procès, elle a assuré, lors de cette entrevue, qu’en faisant parvenir cette lettre, elle n’avait aucunement agi par vengeance ni pour faire du tort à son frère, mais plutôt « pour faire mon devoir de citoyenne
», a-t-elle affirmé.

Les avocats des parties se pencheront maintenant sur la véracité des allégations contenues dans cette lettre dans le but d’en vérifier la teneur…une lettre qui risque de faire couler beaucoup d’encre!

En attendant, l’audience a été reportée au 4 novembre. Une affaire à suivre!

quebechebdo 25 août 2011

Pourquoi ne pas « lâcher » une stratégie vouée à l’échec?

24 août 2011

C’est à regret que je dois admettre aujourd’hui que le concept de souveraineté-association imaginé par René Lévesque représentait une utopie née des propensions innées de rassembleur de son créateur.

Néanmoins, force nous est de constater que le PQ a su susciter un mouvement sans précédent vers l’affirmation nationale du peuple québécois. Depuis sa création, le Parti québécois a connu de grandes victoires autant sociales, culturelles que politiques.

Toutefois, depuis la défaite crève-cœur du référendum de 1995 conduit par Jacques Parizeau, nous devons admettre en toute honnêteté que le PQ piétine, voire même, recule en ce qui a trait à son option souverainiste.

Depuis que je connais la tribune libre de Vigile, il m’est arrivé fréquemment de m’inspirer de ce forum pour mûrir ma réflexion. Cette fois-ci, c’est l’article de Pierrette St-Onge, publié sur cette tribune en date du 23 août, sous le titre « Pauline Marois, ce n’est pas une lâcheuse, c’est une résistante ! », qui m’a conduit sur les propos de mon argumentaire.

Depuis quelques jours, certains articles, parus sur cette tribune, se portent à la défense de Pauline Marois. Dans le titre de son article paru sur cette tribune le 23 août, Mme St-Onge évoque même le fait que Pauline Marois est « une résistante ». Je dois comprendre que, de l’avis de Pierrette St-Onge, Mme Marois « résiste » aux attaques qui sont portées contre elle concernant son leadership. Soit !

Cependant, qu’est-ce que la chef du PQ a à proposer pour pallier ces attaques à part le fait de maintenir le cap sur son plan de gouvernance qui, de toute évidence, ne tient pas la route chez bon nombre de partisans et de sympathisants à la cause de l’indépendance du Québec ! Ça me semble pourtant facile à comprendre…comment voulez-vous que le gouvernement fédéral cède certains pouvoirs au Québec tout en sachant fort bien que ces mêmes pouvoirs serviront la cause de l’indépendance au Québec, contribuant par le fait même à favoriser la séparation du Québec du reste du Canada ?

À mon sens, la seule façon pour Mme Marois de prouver qu’elle « n’est pas une lâcheuse », c’est de s’affirmer une fois pour toutes comme la leader d’un parti qui met définitivement le cap sur l’indépendance !

Mais… à constater l’entêtement de Pauline Marois concernant la vague de mécontentement envers elle et son plan de gouvernance, je crains fort que mon message, entériné par bon nombre d’indépendantistes, dont les 400 participants au rassemblement du NMQ dimanche, reste lettre morte !

vigile.net tribune libre 24 août 2011

 



Par-delà l’héritage de Jack Layton

24 août 2011

Depuis le décès de Jack Layton, nombreux ont été les commentaires concernant le dernière phrase de la lettre qu’il a rédigée deux jours avant sa mort, et cela est fort à propos, compte tenu que cette conclusion véhicule le message d’espoir de M. Layton.

Toutefois, rares ont été ceux qui ont abordé l’espoir inconditionnel de Jack Layton envers la jeunesse, lequel fait aussi partie de son message d’adieu. Permettez-moi de vous citer cet extrait fort révélateur de la confiance de Jack Layton envers les jeunes :

« Aux jeunes Canadiens…Alors que ma carrière politique s’achève, j’aimerais vous transmettre toute ma conviction que vous avez le pouvoir de changer ce pays et le monde….Votre énergie, votre vision et votre passion pour la justice sont exactement ce dont ce pays a aujourd’hui besoin. Vous devez être au cœur de notre économie, de notre vie politique, et de nos plans pour le présent et pour l’avenir. »

À mon sens, les jeunes doivent saisir toute la profondeur de ce cri d’espoir que leur lance Jack Layton. De la même façon, les adultes doivent y voir toute la confiance que l’auteur de ces mots place dans une jeunesse trop souvent qualifiée dans des termes péjoratifs!

En acceptant son invitation à « être au cœur » de l’activité de la société « pour le présent et pour l’avenir », les jeunes contribueront à relever le merveilleux défi de parvenir par-delà l’héritage de Jack Layton!

quebechebdo 24 août 2011
Le Devoir 25 août 2011

Appel aux tribuns

23 août 2011

J’ai bien aimé le vocabulaire thérapeutique de L’engagé, dans son article publié sur cette tribune en date du 22 août sous le titre « Prudence, un chef n’est que la partie visible… », pour expliquer les déboires actuels du PQ.

Toutefois, je n’endosse pas entièrement sa position lorsqu’il affirme que « Marois est à l’image du PQ, lequel est un organisme enfermé dans des complexes et des patterns ». À mon avis, le rôle d’un véritable leader serait de débarrasser son parti de tous ces « patterns » et « s’ouvrir à toutes les possibilités s’il veut vivre ».

Par contre, à mon sens, ce passage ouvre une piste de réflexion intéressante :

« La question qui me turlupine est donc de chercher la manière « d’ouvrir » le PQ. Ça nous prend un Bourgault, pas un Parizeau, ni un Landry. Les « solutions » pour redresser « la province », on les connaît, on est assez « grands » pour la gestion (tant qu’elle n’est pas coloniale), mais il faut un tribun, des tribuns. »

Un peu d’histoire pour nous rafraîchir la mémoire sur l’origine des tribuns…Les tribuns occupent différentes fonctions dans la Rome antique. Le terme viendrait de Tribu. Sous la République, les tribuns de la plèbe représentaient la plèbe de Rome et défendaient ses intérêts. Leur action contribua grandement à l’évolution des institutions républicaines

La plèbe est une partie du « populus » romain, c’est-à-dire les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe se définit par opposition aux patriciens : c’est la partie du peuple qui s’oppose à l’organisation oligarchique de la cité. Dans le langage courant, la plèbe désigne la population.

La puissance des tribuns possède différents aspects. Ils sont intouchables (sacrosanctus), et offrent leur personne inviolable en protection à la toute-puissance des consuls (fonction d’aide, ou « auxilium »). Ce pouvoir peut s’exercer par le tribun lui-même, ou par le citoyen menacé qui fait appel au tribun. Celui-ci fait « intercessio » : il a le pouvoir de paralyser l’action légale d’un magistrat.

Dans le langage d’aujourd’hui, le terme « tribun » désigne un orateur populaire et éloquent. Comme bien d’autres probablement, le nom de Pierre Bourgault me vient en mémoire…j’ajouterais aussi celui de Claude Charron qui avait le don de soulever les foudres de ses amis d’en face par ses discours enflammés à l’ANQ !

Même si j’ai de sérieux doutes sur le fait que l’on puisse encore aujourd’hui « ouvrir » le PQ, je serais porté à endosser la piste de solution de L’engagé quand il nous dit « qu’il faut un tribun, des tribuns. »…qui agiraient efficacement auprès du peuple québécois en faisant prévaloir leurs rôles « d’auxilium » et « d’intercessio ».

Peut-être ces tribuns arriveraient-ils à faire réellement de la politique autrement !

vigile.net tribune libre 23 août 2011
quebec hebdo 24 août 2011 (version abrégée)
cyberpresse.ca le 27 août 2011 (version abrégée)

Commentaire:

"Excellente réflexion monsieur Marineau, vos références à la République romaine est des plus pertinentes. J’endosse vos propos dans leur entière intégralité."

Normand Perry
vigile.net tribune libre 23 août 2011

Jack Layton, un homme du peuple

22 août 2011

Le décès d’une personnalité publique entraîne toujours avec lui tout un cortège de louanges! Toutefois, dans le cas de Jack Layton, je suis certain que les éloges qu’il recevra dans les prochains jours auraient pu lui être destinés même de son vivant.

La raison est toute simple : Jack Layton était un homme du peuple, un être authentique, ce type de politicien qui rejoint le citoyen dans sa vie quotidienne. Personne ne pouvait être insensible à ce regard franc et convaincu lorsqu’il s’adressait à des foules, à tel point que chaque participant avait l’impression que Jack Layton, le communicateur, s’adressait à chacun d’eux.

Doté d’une personnalité chaleureuse et d’un charisme exceptionnel, Jack Layton débordait les frontières de la ligne d’un chef de parti politique pour placer ses convictions personnelles au-dessus des intérêts essentiellement partisans.

Je retiendrai de Jack Layton l’image d’un grand homme qui aura contribué, jusqu’au bout, à redorer le blason de la politique par sa droiture et son sens aigu de l’intérêt public. Reposez-vous bien, M. Layton, vous l’avez amplement mérité!

quebechebdo 22 août 2011
Le Devoir 23 août 2011
Le Soleil 23 août 2011 "L'homme du peuple"
cyberpresse.ca 23 août 2011 "L'homme du peuple"

À l’heure de la pause

22 août 2011

Au lendemain du rassemblement du Nouveau mouvement pour le Québec (NMQ) , l’heure est à la pause concernant le bilan de la situation sur les prochaines étapes à déterminer pour permettre à la cause de l’indépendance du Québec de cheminer positivement.

Deux courants dominants ressortent des discussions émanant de ce rassemblement, soit la tenue d’états généraux sur l’indépendance, et le déclenchement d’élections référendaires.

À mon sens, des états généraux où les intervenants viennent s’exprimer sur différents sujets gravitant autour du statut politique du Québec risquent de dégénérer en un exercice verbal oiseux et un branle-bas d’idées inutile, voire même répétitif, d’autant plus qu’une telle consultation est en train de se faire dans plusieurs comtés du Québec et que Pauline Marois va bientôt entreprendre cet exercice dans tout le Québec !

Par contre, l’idée de la tenue d’élections référendaires permet de poser un geste clair et sans équivoque sur le statut que les citoyens du Québec désirent donner à leur pays. Toutefois, il est clair que de telles élections ne pourront se tenir sans qu’un parti politique prônant clairement l’option indépendante du Québec ne prenne préalablement le pouvoir à l’ANQ !

Je ne vois actuellement aucun parti existant manifestant cette direction. Par contre, des mouvements de citoyens prennent forme de plus en plus et répondent adéquatement aux besoins des sympathisants indépendantistes du Québec. Partant de constat, une coalition nationale des mouvements et partis prônant l’indépendance du Québec se doit de prendre forme dans les meilleurs délais sous l’égide d’un nouveau parti indépendantiste, lequel constituera le seul véhicule légal qui nous conduira d’abord au pouvoir, puis ensuite à l’élection référendaire qui, elle, règlera une fois pour toutes le statut politique du Québec !

Actuellement, seul le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, envisage la création d’un nouveau parti indépendantiste qui serait coiffé sous le vocable « Option Québec ». Si M. Aussant désire que son option mobilise véritablement les différents courants qui circulent actuellement autour de l’indépendance du Québec, il n’a guère d’autres choix que de rallier les sympathisants à la cause en les invitant à une coalition nationale solide à l’intérieur d’un véritable parti politique indépendantiste !

vigile.net tribune libre 22 août 2011



La rançon de la carrière

22 août 2011

Depuis le décès de Gil Courtemanche, nombreux ont été les opinions et commentaires émis dans les différents médias. Les qualificatifs pour décrire l’homme passent par toute la gamme dévolue à quelqu’un qui a vécu une carrière brillante dont la rançon lui a valu la gloire professionnelle au détriment d’une vie personnelle et familiale bafouée par les stigmates d’épisodes journalistiques souvent atroces et inhumains.

À cet effet, le 20 décembre 2008, Gil Courtemanche avait offert à ses lecteurs une chronique titrée «Les petits bonheurs» en guise de cadeau, à quelques jours de Noël! Dans ce texte empreint d’une grande humilité et d’une profonde humanité, il nous livre un témoignage saisissant des combats intérieurs qu’il a dû affronter au cours de certaines périodes de sa vie. Pour mieux vous faire comprendre ma perception, je vous propose ces quelques extraits de cet article:

«Ce n'est pas rien de voir 60 enfants mourir en quelques heures dans le camp de Bati en Éthiopie, de fouiller dans les fosses communes du Rwanda pour retrouver le corps d'un ami. Cela vous retourne les tripes et le cœur. Il est extrêmement passionnant de fréquenter les coulisses de la Cour pénale internationale et d'avoir l'impression de participer à une mission fondamentale de la communauté internationale. Cela donne un sentiment de pouvoir et d'influence sur des événements historiques.

Mais tout cela risque de vous isoler, comme le succès crée une bulle dans laquelle on se love et s'admire…

En fait, je voulais vous parler de l'inutilité des grandes explications qu'on trouve dans les livres et les journaux renommés et de l'importance fondamentale des petits bonheurs et des attentions minuscules. Pas les fleurs offertes pour excuser un retard, mais la main tendue, la caresse chaleureuse, le mot amoureux, et surtout l'attention pour l'autre.»

À mon sens, Gil Courtemanche, dans cet éloge aux «petits bonheurs», nous ramène à l’essentiel de la vie, lui qui a longtemps été emporté dans le tourbillon d’une carrière pour laquelle la rançon s’est avérée fort coûteuse!

quebechebdo 22 août 2011 

La querelle des Anciens et des Modernes

21 août 2011

À lire les récents échanges sur la tribune libre de Vigile à propos de notre démarche vers l’indépendance, j’ai parfois l’impression de me reporter en France à la fin du XVIIe siècle au moment où une polémique née à l’Académie française souleva la querelle des Anciens et des Modernes. Situons-nous d’abord dans le contexte historique de cette querelle.

Les Classiques ou Anciens menés par Boileau, soutenaient une conception de la création littéraire comme imitation des auteurs de l’Antiquité. Cette thèse était fondée sur l’idée que l’Antiquité grecque et romaine avait atteint une fois pour toutes la perfection artistique. Le choix par Racine pour ses tragédies de sujets antiques déjà traités par les tragédiens grecs illustre cette conception de la littérature respectueuse des règles du théâtre classique élaborées par les poètes classiques à partir de la Poétique d’Aristote.

Les Modernes, représentés par Charles Perrault, qui soutenaient le mérite des auteurs du siècle de Louis XIV, affirmaient au contraire que les auteurs de l’Antiquité n’étaient pas indépassables, et que la création littéraire devait innover. Ils prônaient une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles.

L’avenir de la littérature française évolua pourtant sans renier complètement les arguments des uns au profit de ceux des autres. Il en va de même aujourd’hui des arguments des partisans péquistes par rapport à ceux qui prônent un changement. Le PQ s’est implanté au Québec comme un parti qui a toujours prôné la souveraineté du Québec. Par ailleurs, ses tergiversations des dernières années ont terni cette image.

À mon sens, Hélèna, dans son commentaire à l’article de Robert Barberis-Gervais, publié sur cette tribune en date du 20 août sous le titre « Mises au point à propos des interventions de Maître Pierre Cloutier », résume admirablement les propos de mon argumentaire :

« Monsieur Barberis-Gervais,

Je prends un réel plaisir à lire vos analyses, vos exemples, vos références, j’en apprends toujours et ça me plaît. Je vous lis pour votre intellect.

J’apprécie aussi la parole ferme de Monsieur Cloutier. Sans ambiguïté. Son désir, sa grande passion du pays me donnent toujours l’élan d’y croire. Et je prendrai ces écrits pour convaincre mes voisins qui se demandent : « pourquoi faire l’Indépendance ». J’ai besoin d’avoir les mots qu’il faut pour le dire et chez Monsieur Pierre Cloutier, je les trouve ; ils sont simples et directs. Grâce à lui, je sais que ce sera clair et précis ; les gens vont commencer à réfléchir. Je suis désolée de voir jusqu’à quel point, on ignore les raisons pour nous Québécois de faire l’Indépendance. Oui, encore.

Monsieur JCP ( que je lis aussi) dit que Pierre Cloutier est un idéaliste ? Un avocat peut être idéaliste quand il s’agit d’émotion, de grande émotion ?! Ah, bon.

J’aime Monsieur Noël pour le don de ses recherches, son humour, ses preuves à l’appui.

Et Monsieur Le Hir qui nous communique tout ce qu’il sait dans un style remarquable.

Monsieur Luc Archambault a choisi de nous rentrer le désir de l’Indépendance dans la tête par ses formules incantatoires qui foisonnent dans ces écrits. Ça finira par porter fruit.

Il y en a d’autres. Chacun a son style et j’aime bien la différence et la marque de chacun…Je m’arrête. Mais tout ça pour dire que nous avons besoin de vous tous et « arrêtez de vous chicaner » comme dirait ma moman ! »

En termes clairs, cessons cette « querelle des Anciens et des Modernes » et envisageons des pistes de conciliation qui tiennent compte des acquis du passé et des idées nouvelles !

vigile.net tribune libre 21 août 2011

Questions à Jean-Martin Aussant (suite)

19 août 2011

Quatre jours après la parution d’un article que je signais sur la tribune libre de Vigile le 4 août, sous le titre « Questions à Jean-Martin Aussant », je lui faisais parvenir le texte suivant à son adresse courriel personnelle :

« Bonsoir M, Aussant,

Le 4 août dernier, je vous faisais parvenir, via la tribune libre de Vigile, 11 questions dans un article intitulé "Questions à Jean-Martin Aussant". Mon intention ne cherchait qu’à connaître vos convictions et perceptions sur certaines interrogations qui m’étaient venues et qui me viennent encore concernant Jean-Martin Aussant, le personnage politique indépendantiste.

Bien que conscient que le lapse de temps soit plutôt court entre la parution de cet article et aujourd’hui, j’ai appris par expérience qu’il faut battre le fer quand il est chaud et que, même si les écrits restent, ils risquent de devenir lettres mortes si on ne les maintient pas éveillés !

Aussi ai-je cru bon de vous transcrire le texte intégral de cet article avec l’espoir que vous daignerez bien y répondre pour votre plus grand avantage et le plus grand intérêt de celles et ceux qui désirent mieux vous connaître pour la suite des choses concernant votre intention de créer un nouveau parti politique indépendantiste au Québec. »

Voici le texte intégral de la réponse que j’ai reçue aujourd’hui le 19 août à mon adresse courriel personnelle :

« Bonjour M. Marineau,

Merci d’avoir pris le temps de m’écrire.

Sachez que ce n’est pas l’envie de répondre longuement qui me manque, c’est tout simplement le temps.

J’ai énormément de correspondances, vous vous en douterez, correspondances auxquelles je me fais une obligation de répondre personnellement.

De plus, je suis actuellement impliqué dans 3 projets d’écriture en plus de mes fonctions de député, ce qui rend le temps libre à peu près inexistant. En espérant qu’une fois parus, les textes que je suis à écrire pourront répondre aux questions que vous me posez.

Sinon, vous saurez toujours où me trouver !

Au plaisir,

JMA


JEAN-MARTIN AUSSANT
www.aussant.com
Député de Nicolet-Yamaska »

Et enfin, le texte que je lui ai fait parvenir en réponse à son courriel :

 

« Bonjour M. Aussant,

Merci d’avoir bien daigné répondre à ma correspondance et ce, malgré vos nombreuses occupations !

Sachez qu’une fois parus, je me ferai un plaisir de lire vos textes qui sont actuellement en rédaction.

Au plaisir,

Henri Marineau »

vigile.net tribune libre 19 août 2011

La liberté de parole plutôt que le cadenas

19 août 2011

Après s'être vu interdire, par la société Radio-Canada, le droit de traiter de politiques publiques durant les nouvelles chroniques qui devaient prendre l'antenne de la nouvelle programmation de la radio de la société d'État, Gilles Duceppe a finalement décidé de se retirer de ce projet.

Ce revirement de situation vient annihiler l'effet médiatique de l'entente, alimenté, entre autres, par le scepticisme de certains médias quant aux intérêts qualifiés de pécuniaires de la part de l'ancien chef du Bloc.

À titre d'exemples, Le Journal de Montréal titrait «Gilles Duceppe accepte l'argent de Radio-Canada» à la une de son édition du 16 août. Au Canada anglais, l'annonce avait également créé des remous. Dans un article publié la même date, le réseau Sun News, écrivait que M. Duceppe, qui recevait déjà une pension de 140 000$ «après avoir passé près de 20 ans à tenter de faire éclater le Canada», allait maintenant «siphonner l'argent des contribuables» pour sa contribution à titre de chroniqueur. Enfin, dans un article intitulé «la pension de Duceppe ne suffit pas. Duceppe veut plus d'argent du Canada», un chroniqueur du National Post écrivait: «Nous sommes au Canada. Insultez-nous. Nous ramasserons la facture.»

Eh bien, monsieur le chroniqueur et tous les autres dénigreurs du même acabit, vous n'aurez pas à subir les insultes de Gilles Duceppe pas davantage que payer la facture de ses honoraires puisque le supposé profiteur a choisi la liberté de parole plutôt que le cadenas!

cyberpresse.ca 19 août 2011
quebechebdo 19 août 2011