Bon congé à tous les travailleurs du Québec

5 septembre 2011

Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs américains d’obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard, à instituer une « Journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs ». Cette journée est aujourd’hui plus volontiers appelée « Fête du travail ».

En Amérique du nord, il existe une distinction entre la Fête du travail et la Fête des travailleurs : en effet la Fête du travail officielle est célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié et chômé marquant traditionnellement la rentrée (scolaire, artistique, etc.) après les vacances d’été. Elle n’a pratiquement plus de signification politique particulière.

La fête des Travailleurs a lieu, quant à elle, le 1er mai. Ce jour n’est pas férié, mais est très largement célébré par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisations de gauche ; elle est vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière. En effet, traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

En toute logique, peu importe la date où serait célébrée la Fête des travailleurs, car ce sont bien des travailleurs dont nous voulons célébrer les mérites, cette journée devrait être un jour férié et chômé !

En attendant que la « Fête des travailleurs » trouve tout son sens, je souhaite aujourd’hui une bonne fête à tous les travailleuses et travailleurs du Québec, tout en les incitant à profiter pleinement de ce congé bien mérité !

vigile.net tribune libre 5 septembre 2011
quebechebdo 6 septembre 2011


 

Robinson s’en va-t-en guerre

2 septembre 2011

Rappelons les faits…Le 26 août 2009, Cinar, France Animation et RavensBurger Film sont condamnés par la Cour supérieure à payer à l’auteur et illustrateur Claude Robinson la somme de 5,2 millions en indemnités pour avoir plagié son œuvre intitulé « Robinson Curiosité ».

Le 20 juillet 2010, trois juges de la Cour d’appel diminuent la sentence de moitié en la ramenant à 2,7 millions, alléguant que les firmes de production poursuivies par M. Robinson « ont fourni des efforts considérables pour adapter l’œuvre plagiée »…un peu comme si un élève, pris en flagrant délit de plagiat, verrait sa sanction diminuée sous prétexte qu’il aurait fait des « efforts considérables pour adapter » le travail plagié d’un autre élève! Bizarre de raisonnement, c’est le moins qu’on puisse dire!

Considérant le caractère outrancier et injuste du verdict de la Cour d’appel, Claude Robinson a décidé de porter sa cause en Cour suprême, fort de ses convictions qu’un tel jugement, s’il devenait jurisprudence, nuirait considérablement à la probité de tous les créateurs du monde artistique, sans parler d’un empiètement dramatique sur la légitimité inaliénable des droits d’auteur.

quebechebdo 2 septembre 2011

Sortir le ring de la patinoire

2 septembre 2011

Bien qu’il soit imprudent d’établir des liens directs entourant les décès des trois joueurs de hockey dans les quatre derniers mois, on ne peut nier que Derek Boogard, Rick Rypien et Wade Belak étaient des bagarreurs, des « durs à cuire » dont la mission première consistait à engager des combats sur la patinoire et ce, qu’on le veuille ou non, au grand engouement de plusieurs spectateurs!

On n’a qu’à se rappeler l’enthousiasme que soulevaient les Lou Fontinato, John Ferguson, Dave Shultz, Chris Nilan et bien d’autres auprès des foules pour constater que ces scènes de violence ne datent pas d’hier!

Pourtant, sans vouloir nier la robustesse inhérente au hockey, on doit aussi y reconnaître que les montées à l’emporte-pièce de certaines comètes ou le maniement de la rondelle de certains virtuoses continuent aussi de soulever l’admiration de plusieurs fans de ce sport dont la vocation est justement de mettre en évidence les talents de ceux qui l’honorent par leur capacité à pouvoir exceller dans les règles.

Si les dirigeants de la LNH et l’Association des joueurs veulent tirer une leçon de la mort tragique de ces trois jeunes, et ce, indépendamment des causes qui ont conduit à leur décès, ils doivent s’asseoir ensemble pour redorer le blason de notre sport national et sortir le ring de la patinoire!

quebechebdo 2 septembre 2011 

Le cas DSK…une affaire privée?

1 septembre 2011

Le non-lieu, terme juridique utilisé pour qualifier l’abandon d’une action judiciaire en cours de procédure, prononcé dans l’affaire Dominique Strauss-Kahn, ramène tout le débat sur la légitimité de rendre publiques les comportements sexuels de deux adultes dans une chambre à coucher.

Le cas de DSK est d’autant plus aigu qu’il a dû démissionner de son poste au Fonds monétaire international et voir ses chances de participer à la course à la présidentielle en France s’effondrer à la suite de la décision du procureur de la cour de New York de prendre en considération la version de Mme Diallo.

Toutefois, en vertu de la justice américaine, cette version ne peut soutenir l’examen d’un procès devant jury en droit criminel. Cependant, l’affaire DSK aura tout au moins permis d’ouvrir une porte sur la légitimité du principe de la séparation entre le public et le privé.

En ce sens, la médiatisation de cette affaire devrait contribuer à encourager la dénonciation publique d’une relation sexuelle forcée de la part des femmes qui en sont victimes au détriment des hommes qui invoquent que toute sexualité est une affaire privée.

quebechebdo 1er septembre 2011

Supposons que!…

31 août 2011

Supposons que Pauline Marois relaye aux oubliettes son plan de gouvernance souverainiste !…

Supposons qu’elle décide de porter en étendard l’indépendance du Québec !…

Supposons que, peu importe le côté qu’elle occupera à l’ANQ, elle persiste dans ses convictions !…

Supposons que le PQ devienne le moteur de la volonté du Québec à devenir un pays !…

Supposons que le PQ accepte d’intégrer dans ses rangs tous les autres partis et mouvements se ralliant à ses convictions !…

Supposons que les démissionnaires réintègrent le PQ dans ces conditions !…

Supposons que le PQ abandonne l’idée d’États généraux sur l’indépendance pour se concentrer sur la promotion de l’indépendance !…

Supposons que le PQ favorise la libre expression de ses membres au lieu de la traditionnelle ligne de parti !…

Supposons que le PQ cesse cette attitude transcendante de posséder la vérité tranquille en matière d’indépendance au Québec !…

Supposons que la chef du PQ dépose sur la table un projet de pays clair, dénué de toute partisanerie visant essentiellement l’accession au pouvoir provincial !…

Supposons enfin que le PQ devienne le pôle rassembleur d’une coalition nationale regroupant toutes les forces indépendantistes du Québec !…

Alors seulement, je me rallierai à ce parti !…En attendant, je demeure fidèle à mes dernières positions…vivement une coalition nationale chapeautée par un nouveau parti indépendantiste !

vigile.net tribune libre 31 août 2011

 



Un petit pas dans la bonne direction

31 août 2011

Ce n’est pas d’hier que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) reçoit des critiques souvent acerbes de la part des intervenants en éducation, particulièrement des directions d’écoles qui lui reprochent, entre autres, la lourdeur de l’appareil administratif qu’elle leur impose via les commissions scolaires, et conséquemment, le fait que la Fédération est de plus en plus déconnectée du milieu scolaire, donc de la vie quotidienne des élèves à l’intérieur de l’école.

Toutefois, un petit pas semble avoir été franchi dans la bonne direction au terme du conseil général des présidents de commissions scolaires francophones, tenu à Québec récemment. En effet, Josée Bouchard, la présidente de la FCSQ a déclaré que la Fédération présentera, sans toutefois parler d’échéance ni de contenu précis, un plan d’action comprenant une série de mesures dans le but de « simplifier l’administration des commissions scolaires et de redorer le blason des écoles publiques »

Cependant, la plus grande contribution de ce « virage à 180 degrés » de la part de la FCSQ réside dans le fait que « les projecteurs seraient braqués sur les résultats des élèves et leur potentiel, et ce, afin de favoriser l’obtention de leur diplôme », a déclaré Mme Bouchard, tout en ajoutant que la Fédération a enfin la ferme intention de « parler des élèves ».

Néanmoins, j’ajouterais que le défi que représente cette « belle aventure » à laquelle nous convie la FCSQ serait rehaussé d’un cran si les « mesures concrètes » dont parle la présidente étaient véhiculées à la ministre Beauchamp, accompagnées de propositions de mesures d’appui à l’équipe-école dans le but d’offrir des services de qualité à tous les profils d’élèves que le personnel de l’école d’aujourd’hui est appelé à côtoyer quotidiennement dans son école.

quebechebdo 31 août 2011

L’art de gagner du temps

30 août 2011

La dernière trouvaille de Pauline Marois consiste à proposer des États généraux sur l’indépendance…eh oui, vous avez bien lu…sur l’indépendance ! On pourra au moins constater que, sur le plan lexical, la situation évolue…on est passé tout à coup de la souveraineté à l’indépendance !

Pourtant, à mon sens, il y a quelque chose qui cloche dans cette soudaine intention de la chef du PQ ! En effet, pourquoi, alors qu’encore récemment, elle criait haut et fort que le débat était clos quant à son intention de maintenir le cap sur son plan de gouvernance, déclencher un processus de consultation populaire sur l’indépendance, lequel conduira nécessairement sur une multitude de propositions concernant les stratégies à mettre de l’avant pour promouvoir l’option indépendantiste et atteindre l’accession du Québec à son statut de pays si « le débat est clos » concernant la gouvernance souverainiste comme étant la meilleure piste pour y parvenir ?

Dans mon article publié sur la tribune libre de Vigile, en deuxième partie de celui intitulé « La nécessaire coalition nationale » en date du 29 août, je concluais ainsi cet article titré « Le mirage des consultations citoyennes » :

« À cette étape-ci de la conjoncture qui entoure le débat autour de l’avenir de la cause indépendantiste du Québec, les citoyens ont le goût d’entendre des leaders qui leur proposent un projet de pays articulé, réfléchi et mobilisateur »

À cet effet, j’ai posé la question suivante à Robert Barberis-Gervais en commentaire à sa « Dernière nouvelle » ajoutée à son article intitulé « Fini le niaisage », paru sur cette même tribune :

« D’un côté, Pauline Marois déclare que le "débat est clos" en ce qui concerne son intention de maintenir son plan de gouvernance souverainiste…

Alors pourquoi convoquer des États généraux de l’indépendance au cours desquels les citoyens viendraient s’exprimer, entre autres, sur les stratégies à privilégier pour y accéder puisque le "débat est clos" ?

Avez-vous une réponse à me fournir ? Quant à moi, je suis plutôt devant le type de réflexion "cherchez l’erreur !"

Voici un extrait de sa réponse :

« Mais moi je répondrais que ce que Pauline Marois a voulu dire, c’est qu’à l’intérieur du Parti québécois le débat est clos puisque le dernier congrès a réglé le problème en adoptant la gouvernance souverainiste… Sauf que dans le mouvement indépendantiste, le débat n’est pas clos, c’est une évidence. Comme Pauline Marois a besoin du mouvement indépendantiste, elle essaie l’idée des États généraux pour unifier le mouvement. »

Une réponse qui ne me satisfait pas ! À partir du moment où le PQ « a réglé le problème en adoptant la gouvernance souverainiste », ces États généraux se transformeront en dialogue de sourds qui deviendra lettres mortes au feuilleton des échanges perdus !

Quant à vous, Mme Marois, si votre projet de gouvernance souverainiste est « un projet de pays articulé, réfléchi et mobilisateur », pourquoi tergiverser autour d’États généraux qui, à mon sens, ont plutôt l’allure d’une stratégie pour permettre au PQ de gagner du temps en tentant de se relever du choc de la dernière crise et de se refaire une image, au lieu de proposer aux Québécois votre plan de gouvernance en le mettant clairement sur la table et en en faisant la promotion ? Le débat est clos…oui ou non, Mme Marois ?

vigile.net tribune libre 30 août 2011
quebechebdo 30 août 2011 (version abrégée) "Le débat est clos…oui ou non?"



Keep contact

29 août 2011

Je me rappelle, lorsque j’étais enseignant et que je rencontrais les parents lors des rencontres de fins d’étapes prévues à cet effet, de plusieurs rendez-vous qui donnaient lieu à des discussions pénibles sur les relations parents-enfants.

Par ailleurs, au cours de certaines lectures anglophones, particulièrement américaines, que j’avais faites, il m’était arrivé parfois de lire des commentaires à propos de l’importance de garder contact avec l’enfant même si parfois, il devenait extrêmement difficile de maintenir cette relation tellement les conflits s’avéraient insurmontables!

Je me souviens, entre autres, d’une mère que j’avais rencontrée par hasard dans le corridor de l’école qui m’interpella avec un grand sourire en me disant : « Vous savez, M. Marineau, lorsque je vous avais rencontré il y a plusieurs années pour vous parler de mes problèmes avec mon fils et que vous m’aviez conseillé de garder contact avec lui malgré ces difficultés de communication…eh bien aujourd’hui, je dois vous remercier…ça va maintenant merveilleusement bien avec lui! »

Dernièrement, j’ai rencontré un père dont le fils de 21 ans passe la moitié de l’année en prison et l’autre moitié emprisonné dans le monde de la drogue. Après avoir échangé pendant quelques minutes avec lui, il m’a avoué que pour lui, ce jeune demeurerait toujours son fils et que jamais, même s’il lui avait fait part de son profond désaccord avec ses activités illégales, il ne l’avait jugé! Voilà, à mon sens, l’exemple d’un père qui manifeste, par son attitude, une ouverture qui, je lui souhaite de tout cœur, lui méritera peut-être un jour de recevoir un sincère merci de la part de son fils!

quebechebdo 29 août 2011

Le mirage des consultations citoyennes

29 août 2011

Quand je constate l’ampleur démesurée qu’ont prises les consultations citoyennes au cours des dernières semaines dans le clan des souverainistes, je commence sérieusement à me demander si les leaders de l’indépendance sont à cours d’idées !

Que ce soit Pauline Marois ou Bernard Drainville, leur approche, présentée comme un appel au peuple sur ses préoccupations en matière de dossiers prioritaires et de gestion politique du Québec, a pour effet, d’abord, d’éloigner le débat de sa source, soit l’accession de l’indépendance du Québec, et ensuite, de les déresponsabiliser de leur rôle essentiel, soit de présenter aux citoyens, une voie d’accès à son indépendance et de les consulter sur cette piste de solution.

Quelle est l’opportunité, pour un parti qui s’affiche souverainiste, de consulter la population sur le projet de société qu’elle désire mettre de l’avant si le conférencier, derrière le micro, donne l’impression qu’il prend bonne note des suggestions de tous et chacun, lesquelles tirent souvent dans toutes les directions ?

À mon sens, ces consultations citoyennes, quoique d’apparence démocratique, dénote clairement la confusion d’un parti qui se cherche, un peu comme la solution de la dernière chance !

À cette étape-ci de la conjoncture qui entoure le débat autour de l’avenir de la cause indépendantiste du Québec, les citoyens ont le goût d’entendre des leaders qui leur proposent un projet de pays articulé, réfléchi et mobilisateur. L’heure n’est pas à la consultation mais à l’appel à une large coalition nationale de tous les intervenants intéressés à se rallier autour de l’accession du Québec à son indépendance !

vigile.net tribune libre 29 août 2011 ("La nécessaire Coalition nationale")

 

La nécessaire Coalition nationale

29 août 2011

Depuis quelque temps, circule, sur la tribune libre de Vigile et ailleurs, l’idée de réaliser un « pacte » entre les différents mouvements et partis prônant l’indépendance du Québec. Par ailleurs, Rhéal Mathieu, dans son article publié sur cette tribune sous le titre « La nécessaire Alliance », en date du 27 août 2011, illustre très clairement que le concept de « pacte » n’est pas nouveau, en citant en exemples, les cas de l’Union nationale, du Parti québécois et du Parti conservateur canadien, sans oublier la « nécessaire Alliance » de Gilbert Paquette en 2008.

Pourtant, récemment, l’idée est revenue à la surface, particulièrement sous la plume de Daniel Breton et de Pierre Cloutier comme s’ils réinventaient la roue alors qu’en réalité, le regroupement des forces indépendantiste, dans le contexte de crise que vit actuellement le PQ, représente une démarche tout à fait naturelle.

Je rappelle à votre mémoire que, déjà depuis plusieurs mois, l’idée de rallier les forces indépendantistes au Québec est apparue sous le vocable d’une « coalition nationale », lequel représente l’actualisation de tous ces vocables supposés révolutionnaires mais qui, en réalité, ne réfèrent qu’à des concepts désuets qui ne répondent plus à la réalité actuelle.

En effet, alors que les notions de « pacte » et de « nécessaire Alliance » véhiculent des concepts abstraits sans référence à une démarche politique concrète, la « coalition nationale », par contre, définit clairement le fait que les forces indépendantistes doivent se rallier autour de l’idée de l’accession de notre nation à son statut de pays.

En conséquence, je propose que nous retournions les vieux concepts dans le placard et que nous mettions le focus sur la « nécessaire Coalition nationale » ! Par la même occasion, je suggère à Pierre Curzi de placer ses énergies à cette coalition au lieu de faire les manchettes autour de ses intentions de briguer, prématurément à mon sens, le poste de chef du PQ ! Ce serait beaucoup plus opportun dans la conjoncture actuelle de tentative de mobilisation des forces indépendantistes !

vigile.net tribune libre 29 août 2011