Sarcasme contagieux

8 octobre 2011

Devant les attaques sans fondement de plus en plus en plus fréquentes des citoyens au conseil municipal concernant le climat malsain dont seraient responsables tous les élus municipaux, la mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli, réfléchit quant à sa décision de se représenter pour un nouveau mandat à la mairie en 2013.

Aux dires de Mme Roy Marinelli, toutes les histoires de malversation autour de l’octroi de contrats municipaux, qui «aident la vente de journaux et augmentent les cotes d’écoute de la radio», alimentent le sarcasme contagieux qui se répand dans l’ambiance des séances du conseil municipal.

À cet effet, la mairesse envisage la possibilité de resserrer les règles qui régissent les interventions lors de la période de questions, particulièrement en ce qui a trait à un degré de politesse et de respect acceptable envers les élus.

À mon sens, bien que je puisse comprendre l’effet démobilisateur de cette morosité qui s’est imprégnée dans l’enceinte citoyenne de l’Hôtel de Ville de Lévis, Mme Roy Marinelli devrait continuer de travailler à redresser la crédibilité des élus municipaux au lieu de battre pavillon. De toute façon, le salut dans la fuite n’a jamais réglé aucun problème!

quebechebdo 8 octobre 2011 

 

Ça s’est passé le 8 octobre 1970

7 octobre 2011

Tout a été dit et écrit sur la crise qu’a vécue le Québec en octobre 1970. Toutefois, un élément important de cette turbulence a été souvent marginalisé des événements marquants de cette période historique, à savoir le manifeste du FLQ.

Pour bien m’y imprégner, j’ai cru bon de le relire et, malgré que ce texte ait été écrit il y a plus de 40 ans, j’ai été étonné de constater à quel point il est toujours d’actualité encore en 2011, particulièrement en ce qui a trait à la stagnation dans laquelle semblent se complaire les Québécois depuis des décennies.

Dans le but de vous remémorer l’essence de son contenu, j’ai cru bon de vous en citer quelques extraits :

« Le Front de libération du Québec n’est pas le messie, ni un Robin des bois des temps modernes. C’est un regroupement de travailleurs québécois qui sont décidés à tout mettre en œuvre pour que le peuple du Québec prenne définitivement en mains son destin…

Le Front de libération du Québec n’est pas un mouvement d’agression, mais la réponse à une agression, celle organisée par la haute finance par l’entremise des marionnettes des gouvernements fédéral et provincial…

Nous avons cru un moment qu’il valait la peine de canaliser nos énergies, nos impatiences comme le dit si bien René Lévesque, dans le Parti Québécois, mais la victoire libérale montre bien que ce qu’on appelle démocratie au Québec n’est en fait et depuis toujours que la « democracy » des riches…

Oui, il y en a des raisons à la victoire libérale. Oui, il y en a des raisons à la pauvreté, au chômage, aux taudis, au fait que vous M. Bergeron de la rue Visitation et aussi vous M. Legendre de Ville de Laval, qui gagnez 10 000 dollars par année, vous ne vous sentiez pas libres en notre pays le Québec…

Oui, il y en a des raisons pour que vous, M. Tremblay de la rue Panet et vous, M. Cloutier qui travaillez dans la construction à St-Jérôme, vous ne puissiez vous payer des « vaisseaux d’or » avec de la belle zizique et tout le fling flang…

Des tas de raisons…Oui, il y en a des raisons pour que vous, les assistés sociaux, on vous tienne de génération en génération sur le bien-être social…

Nous en avons soupé, et de plus en plus de Québécois également, d’un gouvernement de mitaines qui fait mille et une acrobaties pour charmer les millionnaires américains en les suppliant de venir investir au Québec, « la Belle Province », où des milliers de milles carrés de forêts remplies de gibier et de lacs poissonneux sont la propriété exclusive de ces mêmes Seigneurs tout-puissants du XXe siècle…

Des promesses de travail et de prospérité, alors que nous serons toujours les serviteurs assidus et les lèche-bottes des big shot, tant qu’il y aura des Westmount, des Town of Mount-Royal, des Hampstead, des Outremont, tous ces véritables châteaux forts de la haute finance de la rue St-Jacques et de la Wall Street…

Travailleurs de la production, des mines et des forêts ; travailleurs des services, enseignants et étudiants, chômeurs, prenez ce qui vous appartient, votre travail, votre production et votre liberté. Et vous, les travailleurs de la General Electric, c’est vous qui faites fonctionner vos usines ; vous seuls êtes capables de produire ; sans vous, General Electric n’est rien !

Travailleurs du Québec, commencez dès aujourd’hui à reprendre ce qui vous appartient ; prenez vous-mêmes ce qui est à vous. Vous seuls connaissez vos usines, vos machines, vos hôtels, vos universités, vos syndicats ; n’attendez pas d’organisation miracle.

Faites vous-mêmes votre révolution dans vos quartiers, dans vos milieux de travail. Et si vous ne la faites pas vous-mêmes, d’autres usurpateurs technocrates ou autres remplaceront la poignée de fumeurs de cigares que nous connaissons maintenant et tout sera à refaire. Vous seuls êtes capables de bâtir une société libre.

Il nous faut lutter, non plus un à un, mais en s’unissant, jusqu’à la victoire, avec tous les moyens que l’on possède comme l’ont fait les Patriotes de 1837-1838…

Nous sommes des travailleurs québécois et nous irons jusqu’au bout. Nous voulons remplacer avec toute la population cette société d’esclaves par une société libre, fonctionnant d’elle-même et pour elle-même, une société ouverte sur le monde.

Notre lutte ne peut être que victorieuse. On ne tient pas longtemps dans la misère et le mépris un peuple en réveil. »

vigile.net tribune libre 7 octobre 2011



Un prix citron en éducation à François Legault

7 octobre 2011

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ancien ministre péquiste de l’Éducation, François Legault, semble s’être dangereusement égaré des enceintes des écoles québécoises!

Dans un premier temps, il propose, dans la plate-forme sur l’éducation de la CAQ , que les enseignants soient évalués sur la performance de leurs élèves, un critère complètement anti-productif si l’on considère les nombreuses influences extrascolaires auxquelles sont soumis les jeunes.

Dans un deuxième temps, notre grand penseur propose l’abolition des Commissions scolaires et troisièmement, rien de moins que la disparition des Cégeps, alléguant, entre autres, que les établissements d’enseignement collégial du Québec sont « une belle place pour apprendre à fumer de la drogue et à décrocher ».

De deux choses l’une, ou François Legault est carrément décroché du système de l’éducation, ou il s’amuse à lancer des ballons d’essai, et, dans un cas comme dans l’autre, je lui décerne un prix citron en éducation!

quebechebdo 7 octobre 2011  

Labeaume, le philanthrope

6 octobre 2011

Décidément, le maire de Québec, Régis Labeaume, n’a pas fini de nous étonner! Notre maire semble avoir les capacités d’être partout à la fois si bien que parfois, je me demande s’il lui arrive de dormir!

On pourra peut-être lui reprocher parfois de rater la cible à force de tirer sur tout ce qui bouge, mais cette fois-ci, en prêtant son concours aux rôtisseries St-Hubert dans le cadre d’une campagne publicitaire qui lui permet de verser son cachet de 25 000$ à Opération Enfant Soleil, soit l’équivalent de l’achat d’un incubateur pour l’un des hôpitaux pour enfants du Québec, personne ne peut nier sa bonne foi dans ce geste philanthropique d’ouverture aux problèmes de santé que vivent des milliers d’enfants.

Dans la lignée des René Angelil et Guy Laliberté qui ont accepté de figurer dans une publicité de cette série menée par les rôtisseries St-Hubert, Régis Labeaume devient le premier personnage politique à casser la glace par sa participation à une telle campagne publicitaire. Espérons que d’autres élus oseront emboîter le pas…pour le plus grand bien des enfants malades du Québec!

quebechebdo 6 octobre 2011
cyberpresse.ca 8 octobre 2011

L’illusion du sophisme

5 octobre 2011

Si nous suivons le raisonnement de certains tenants du fédéralisme complaisant à l’effet que les Québécois trouvent un certain confort à l’intérieur du Canada et que, par conséquent, ils ne veulent pas en sortir, nous arrivons au sophisme suivant :

Un problème comporte toujours au moins une solution. Donc s’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème.

Ce que ce raisonnement laisse sous-entendre, c’est qu’il n’y a pas de problème pour les Québécois puisqu’ils se satisfont du « confort canadien »…mais ce qu’il ne dit pas, c’est que, plus les Québécois seront convaincus qu’ils seront davantage confortables hors du Canada, plus ils voudront en sortir.

En réalité, il faut d’abord faire réaliser aux Québécois que le statut politique actuel du Québec au sein de la confédération canadienne pose davantage de problèmes que d’avantages et, qu’en ce sens, il existe des solutions, entre autres, l’appropriation de tous nos leviers culturels, politiques, sociaux et économiques.

Quand les leaders politiques, appuyés d’une véritable coalition citoyenne, auront le courage et les convictions nécessaires pour rallumer la flamme souverainiste par des arguments qui font appel à la fierté patriotique des Québécois et au désir de devenir une nation autonome, le peuple du Québec s’empressera de vouloir sortir du Canada pour accéder à son statut de nation !

vigile.net tribune libre 5 octobre 2011



Hommage aux enseignantes et aux enseignants

5 octobre 2011

La Journée mondiale des enseignants, célébrée chaque année le 5 octobre depuis 1994, commémore l’anniversaire de la signature de la Recommandation UNESCO/OIT [Organisation internationale du travail] concernant la condition du personnel enseignant en 1966. Elle est l’occasion de rendre hommage aux enseignants et au rôle essentiel qu’ils jouent pour une éducation de qualité à tous les niveaux.

Enseigner ne signifie pas uniquement apprendre à l’élève une série de faits et nombres. Enseigner, c'est aussi inspirer, libérer le potentiel de l'enfant, lui offrir de nouvelles perspectives, c'est aider les enfants à concrétiser leurs rêves d'un monde meilleur.

Tout au long des différentes étapes de la scolarité, de la maternelle à l'éducation supérieure, il faut des enseignantes et des enseignants qualifiés pour guider les élèves et les encourager à cultiver des valeurs fondamentales telles que la paix, la tolérance, l'égalité, le respect et la compréhension. En ce sens, les enseignantes et les enseignants contribuent à aider les enfants, les jeunes et les adultes à devenir des citoyens critiques, responsables, capables d'agir sur le monde qui les entoure en les éveillant aussi au sens du dialogue et au sentiment de confiance en eux et envers les autres. Les enseignantes et les enseignants constituent les piliers de l'éducation. De la qualité de l'enseignement dépend la qualité du monde de demain.

Enseigner, c’est ouvrir les portes d’un monde meilleur. Aujourd’hui, je désire rendre aux enseignantes et aux enseignants tous les hommages qu’ils méritent pour leur contribution inestimable à l’épanouissement de notre jeunesse!

quebechebdo 5 octobre 2011

 

Retours d’ascenseurs

4 octobre 2011

Il semblerait que les retours d’ascenseurs favorisent le gouvernement Charest par les temps qui courent! Le hasard a fait que j’ai reçu dernièrement par courriel ce message d’un expert anonyme en ascenseur que je vous invite à lire d’abord, de haut en bas, et ensuite, de bas en haut, comme dans l’ascenseur…sans déroger à la consigne. Vous connaîtrez alors ce qui se cache derrière le vrai visage de Jean Charest!

« Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption
parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:
l'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrerons que c'est une grande stupidité de croire que
la mafia continuera de faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous vous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumons le pouvoir, nous faisons tout pour que
cessent les situations privilégiées et le trafic d'influences.
Nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim.
Nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques doivent se vider complètement.
Vous aurez compris qu'à partir de maintenant
Nous sommes avec Jean Charest, la "nouvelle politique". » 

quebechebdo 4 octobre 2011 

Les Français se souviennent de Félix

4 octobre 2011

Il aura fallu attendre 60 ans pour que Paris reconnaisse la grandeur du talent de Félix Leclerc en lui dédiant une plaque commémorative qui est dévoilée aujourd’hui le 4 octobre sur la façade du Crystal Hôtel, au 24 de la rue Saint-Benoît, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés…et, par un curieux hasard, c’est dans la chambre 24 de ce petit hôtel que Félix s’était installé il y a 60 ans, au moment de ses débuts triomphaux à Paris.

En effet, c’est au théâtre des Trois-Beaudets, propriété de Jacques Canetti, qui avait fait enregistrer le premier disque à Félix lors de son passage à Montréal, que le « galopin », surnom qu’avait donné Georges Brassens à Félix à l’époque, rencontre un succès immédiat en 1951. À cet effet, je vous rappelle que c’est en février de cette année-là que le père de la chanson québécoise décroche un Grand Prix de l’Académie Charles-Cros, décerné pour la première fois à un artiste québécois, pour sa chanson « Moi, mes souliers ».

À cette époque, Félix était venu à Paris pour quelques semaines, histoire de vérifier si ses chansons pouvaient rejoindre les Français…finalement, il tiendra l’affiche aux Trois-Beaudets pendant 14 semaines avant de rentrer au Québec en 1953 après avoir réussi l’exploit de conférer à la chanson québécoise ses lettres de noblesse en France. À preuve, cet hommage que Jacques Brel rendait à Félix lors d’une de ses tournées à Bruxelles lorsqu’il avait déclaré que c’était Félix Leclerc qui lui avait donné le goût de chanter.

Au Québec, la pérennité de l’œuvre de Félix Leclerc ne fait aucun doute… il aura été l’un de ceux qui aura fait mentir le proverbe qui dit que nul n’est prophète dans son pays ! Aujourd’hui, par cette mise au grand jour de cette plaque commémorative dans le réputé quartier Saint-Germain-des-Prés, sa renommée est reconnue à juste titre outre-mer.

En étant immortalisé à Paris, la ville lumière aux 159 musées, dont le tout dernier, inauguré en 2010, le musée des Lettres et des Manuscrits, situé dans Saint-Germain-des-Prés, ces paroles prophétiques de la chanson « Moi, mes souliers » de Félix prennent tout leur sens :

« Moi, mes souliers n’ont pas foulé Athènes
Moi, mes souliers ont préféré les plaines
Quand mes souliers iront dans les musées
Ce s’ra pour s’y accrocher. »

Un grand coup de chapeau à toi, Félix !

vigile.net tribune libre 4 octobre 2011
quebechebdo 4 octobre 2011 (version abrégée)

Félix a de la relève…

http://www.youtube.com/watch?v=R7zI…

 

La prison plutôt que la prévention

3 octobre 2011

En continuant de dépenser des milliards à la mauvaise place, le gouvernement canadien continue d’entretenir le mythe d’une pauvreté onéreuse pour l’État. C’est la conclusion à laquelle arrive le Conseil national du bien-être social (CNB) dans son rapport intitulé « Le sens des sous pour résoudre la pauvreté ».

Pour arriver à détruire ce mythe malsain, le CNB propose de miser sur une approche préventive axée sur le long terme, en considérant les dépenses consacrées aux milieux défavorisés comme des investissements plutôt que comme des déboursés effectués au détriment de la classe moyenne.

À titre d’exemple, il en coûte entre 13 000$ et 18 000$ par année pour offrir un logement avec services de soutien à un sans-abri à Calgary. S’il est logé dans un refuge, la facture grimpe à 42 000$ et jusqu’à 120 000$ si la personne aboutit dans une prison ou un institut psychiatrique.

Et, pendant ce temps-là, le gouvernement de Stephen Harper, qui préconise la loi et l’ordre comme fer de lance, et qui, par conséquent, devrait placer dans ses priorités la pauvreté, l’itinérance et la toxicomanie, à l’origine de nombreux drames et délits, continue de demander à ses contribuables de payer pour des prisons plutôt que pour des mesures de prévention.

quebechebdo 3 octobre 2011

La parole à Falardeau

3 octobre 2011

Les citations sont la preuve de la liberté d’expression à laquelle on a droit dans la limite où ce n’est pas un rédacteur en chef ou un boss qui contrôle nos écrits. Toutes les citations qui suivent ont été mentionnées par Pierre Falardeau et vues, lues ou entendues via certains médias :

« L’important n’est pas de bien ou mal parler mais de parler. »

« On va toujours trop loin pour les gens qui vont nulle part. »

« Une œuvre est à la fois politique, artistique, humaine et philosophique. Je fais des films pour que ça reste. Une fois qu’on sera indépendant, c’est un film qui peut servir au reste de l’humanité. »

« Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr mais ils vont t’appeler ‘monsieur’ ».

« Je trouve inacceptable que les artistes soient coupés de cette lutte [la lutte pour la libération nationale de leur peuple]. Du coup, je déteste de nombreux cinéastes ou artistes qui refusent de prendre position. »

« Aujourd’hui, contrairement à ce qu’on pense, les artistes ne sont pas à l’avant-garde, ils sont à l’arrière-garde. Ils reculent. Aujourd’hui, la société québécoise est assise sur son cul et on a un cinéma assis sur son cul. »

« Des Elvis Gratton, y en a mur à mur au Québec…Aussitôt qui en a un qui meurt, y en a mille qui sont prêts à prendre sa place. »

« Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste. »

« Au-delà des lettres de Chevalier de Lorimier, il y a son combat. Et nous devons apprendre des leçons de l’histoire pour ne pas répéter les mêmes erreurs. »

« Comme si la lutte de la libération nationale n’était pas, en soi, un projet de société. Le bateau coule et des passagers veulent discuter de l’aménagement intérieur de la chaloupe. Ramons, câlice ! On discutera ensuite de la couleur de la casquette du capitaine ou de la forme des rames. L’indépendance n’est pas le paradis. Ce n’est pas la solution à tous nos problèmes. Mais il s’agit de choisir enfin. Ou le statut de nation annexée à jamais, ou la liberté. »

« Chaque film, chaque maison, chaque poème, chaque robe, chaque chanson que nous créons fait exister le Québec un peu plus chaque jour. Nos chefs d’œuvre, comme nos cochonneries. Parce que ce sont nos cochonneries. Le Québec existe dans nos rêves. Par nos rêves. Et le jour où nous cesserons de rêver, le pays mourra. »

« Je me bats pour la libération et l’indépendance de mon pays. »

« Un peuple esti, qui a demandé de voter pour la liberté, pis qui vote pour l’esclavage, je trouve ça effrayant ! »

« La lutte pour la libération de notre pays n’est pas une lutte constitutionnelle. C’est une question de vie ou de mort. Ou rester à jamais une minorité de braillards et mourir à petit feu comme à Sault-Sainte-Marie, ou devenir enfin un peuple libre et vivre debout. La lutte pour la liberté et l’indépendance n’appartient ni à un parti ni à une classe, mais à l’ensemble du peuple québécois. »

« Non mais écoutez, Jean Charest, c’est comme Elvis Gratton en blond, c’est exactement pareil ! »

« Non mais, un gars [Jean Charest] qui, à 13 ans, rêvait de devenir Premier ministre du Canada, faut que tu sois taré en quelque part ! Non mais toi, à 13 ans, tu rêvais de devenir police ou pompier ! Mais pas de devenir Premier ministre du Canada ! »

« Nous ne nous battons pas pour faire inscrire deux mots, genre « société distincte », sur un bout de papier. Nous nous battons pour la liberté et l’indépendance de notre pays. »

« Ou ben le peuple se lève pis on se donne un pays, on ben on s’écrase pis on reste une minorité. »

vigile.net tribune libre 3 octobre 2011

Commentaire:

"Pierre Falardeau tout comme Michel Chartrand sont des hommes qui nous manquent. Si vous avez bien remarqué, il n'y a plus de personnages colorés au Québec dans la jeune génération. Il n'y a plus de Falardeau, de Chartrand, de Gaston Miron, de Pierre Bourgault etc… On dirait que nous sommes tous devenus plus drabes. Dommage…"

Didier
vigile.net tribune libre 3 octobre 2011