Un petit baume tout en rose

14 octobre 2011

Par solidarité avec le Centre des maladies du sein Deschênes-Fabia dans sa lutte contre le cancer du sein, la ville de Québec s’illuminera de rose du 19 au 23 octobre.

En plus de vouloir sensibiliser la population aux problèmes que vivent les femmes devant un tel diagnostic, l’objectif de cette initiative est aussi de faire connaître le Centre Deschênes-Fabia qui, malgré ses 37 ans d’existence, éprouve toujours beaucoup de difficultés à obtenir quelque visibilité.

Pour Valérie Bégin, qui a reçu un diagnostic de cancer du sein à l’âge de 33 ans alors qu’aucun signe ne la prédisposait à cela, et qui a bénéficié des services du Centre, l’illumination de la ville de Québec, même si elle n’enlève pas la difficulté de l’épreuve, apporte un petit baume qui adoucit un peu l'expérience.

Félicitations à l’avocate de Québec Louise Cordeau pour cette idée lumineuse qui apportera un petit baume tout en rose sur les souffrances de ces femmes qui luttent contre le cancer du sein!

quebechebdo 14 octobre 2011

 

 

 

 

Les décrocheurs et les indécis…deux autres grands oubliés

13 octobre 2011

Dans son article publié sur la tribune libre de Vigile en date du 12 octobre sous le titre « La question des « mous », le gros oubli », Jacques Noël définit en ces termes ceux qu’il qualifie de « mous » :

« Le 20% de "mous", qui sont au centre de la bataille, est constitué de gens qui ne suivent pas la politique. "Sont pas là", c’est le cas de le dire. Ce ne sont pas nécessairement des idiots de premier niveau, ce ne sont pas nécessairement des colonisés à l’os…ce sont juste des Québécois très ordinaires, qui mènent leur p’tite vie sans se préoccuper le moindrement des grands débats de société. »

À côté de cette portion des Québécois « qui mènent leur p’tite vie sans se préoccuper le moindrement des grands débats de société », se retrouvent les « décrocheurs », les blasés, les désintéressés des « grands débats de société » actuels qui n’évoquent rien d’autre pour eux que du remâchage de vieilles ritournelles qui les ont conduit à décrocher, faute d’intérêt ! À mon sens, ils font partie d’une autre catégorie de grands oubliés, manifestée dans le désintérêt d’un bon pourcentage des Québécois concernant les enjeux sociaux.

Enfin, pour compléter la liste, j’ajouterais la catégorie des « indécis », ceux qui, depuis des décennies, quoique intéressés aux débats de société, se voient continuellement ballottés dans la valse hésitation du PQ et qui, dans la confusion générale entourant les débats autour de notre accession à notre indépendance, risquent de pencher, le jour de l’élection, vers « l’apaisante sécurité » du vote fédéraliste.

Dans ces circonstances, il m’apparaît essentiel que les leaders souverainistes concentrent leurs énergies à tenter de raccrocher l’intérêt des « décrocheurs » et à lever le voile sur la confusion des « indécis », pour les impliquer activement « au centre de la bataille » en compagnie des "mous" ragaillardis, et mobiliser de la sorte le 20% de l’électorat québécois qui nous manque pour accéder à notre statut de nation !

vigile.net tribune libre 13 octobre 2011



L’éteignoir de réverbère

13 octobre 2011

Dans sa chronique publiée dans Le Soleil du 13 octobre sous le titre « Les plus meilleurs au monde », François Bourque joue le rôle d’éteignoir de réverbère en faisant preuve de minimaliste devant les fleurs reçues par la ville de Québec qui s’est vue reconnue comme la sixième ville-destination au monde et la première au Canada par le prestigieux magazine Condé Nast Traveler.

Comme il arrive souvent chez l’être humain, particulièrement chez les Québécois, il semble que des miettes de « petit pain » empêchent encore certains d’entre nous de recevoir les compliments en les qualifiant de « pétage de broue » et de palmarès qui ne « tiennent pas la route ».

À une période où la ville de Québec apparaît de plus en plus sur la destination des touristes, pourquoi ne mettrions-nous pas cet essor sous le réverbère au lieu de tout faire pour l’éteindre?

quebechebdo 13 octobre 2011

Les aveux, les indemnités…et les accusations?

12 octobre 2011

Depuis l’annonce d’un règlement hors cours, prévoyant des indemnités de l’ordre de 10 000$ à 250,000$, partagées entre les victimes d’agressions sexuelles de membres de la Congrégation de Sainte-Croix, le nombre de victimes présumées ne cesse de grimper.

Dans toute cette sombre histoire, il faut reconnaître que, d’une part, les autorités de la Congrégation ont fait preuve d’humilité en reconnaissant les comportements honteux de certains de leurs membres et que, d’autre part, ils posent un geste concret en versant des indemnités aux victimes.

Toutefois, malgré ces aveux et ces indemnités fort appréciées par les personnes qui ont dû et continuent de subir les séquelles de ces agressions sexuelles, il n’en demeure pas moins que les membres des Frères de Sainte-Croix qui ont commis ces crimes sont, pour l’instant du moins, à l’écart de toutes poursuites criminelles.

À mon sens, il manque un maillon à la chaîne pour que justice soit complètement rendue…des accusations criminelles doivent être portées contre les présumés responsables de ces agressions sexuelles!

quebechebdo 12 octobre 2011
Le Devoir 13 octobre 2011

43 ans que ça dure…

12 octobre 2011

En date du 12 octobre, les 8 chroniques écrites par Jacques Noël sur cette tribune sous le sur-titre « Voter PQ ne mène pas à la souveraineté », en l’espace de 8 jours, soit du 3 au 11 octobre, ont attiré plus de 2600 visiteurs…un niveau de fréquentation pour le moins remarquable !

Pour tenter de connaître les raisons pour lesquelles ces articles attiraient autant de visiteurs, je les ai relus et un chiffre, le 43, soit toutes ces années où le PQ a tergiversé avec son option principale, soit l’indépendance du Québec, y apparaît six fois sur huit :

(1) « Quarante-trois ans que ça dure. En 43 ans d’histoire, le PQ aura parlé de souveraineté à deux reprises : de décembre 79 à mai 80 et de janvier 95 à octobre 95. Seize gros mois d’effort, quarante et un an de niaisage. Niaisage qui se perpétue plus que jamais avec le Plan Marois. »

(2) « À moins d’un miracle, 43 ans de péquisme tireront bientôt à leur fin. Bon débarras. Bourgault avait tellement raison : René Lévesque ne nous a menés nulle part ».

(3) « Le mal péquiste c’est le cancer qui ronge le mouvement souverainiste depuis 43 ans. Dans sa chute mortelle, le péquisme est en train d’emporter tout le mouvement souverainiste avec lui. »

(5) « Ça, c’est le PQ depuis 43 ans. Quarante-trois ans de trollage, à jouer les agaces, sans jamais rien livrer. Quarante-trois ans qui ne nous ont menés nulle part. »

(6) « C’est là où nous ont menés 43 ans de péquisme. À une petite gang de carriéristes qui ne libèreront jamais le Québec parce que ce n’est pas du tout, du tout leur priorité. »

(8) « Pourtant, ça fait 43 ans que ça taponne avec le PQ-à-marde. Quarante-trois ans à parler d’association, de trait d’union, de pas de trait d’union, de référendum, de pas de référendum, de la fleur qui pousse toute seule et de la chaise du dentiste. Quarante-trois ans qui n’ont mené nulle part. »

À la lumière de ces extraits, il ne fait aucun doute dans mon esprit que la lassitude de Jacques Noël a atteint son paroxysme et que, compte tenu du nombre impressionnant de visiteurs et de commentaires d’appui à ses propos, nous sommes en droit de nous demander si le PQ, dans la perception actuelle de nombreux observateurs de la scène politique québécoise, n’a pas atteint son seuil d’incompétence.

vigile.net tribune libre 12 octobre 2011

Vigneault, passeur de flambeau

11 octobre 2011

Dans son dernier album « Retrouvailles 2 », lancé à l’occasion du 50ième anniversaire de sa carrière, Gilles Vigneault a eu la brillante idée d’inviter nos meilleurs chanteurs québécois de toutes générations à interpréter avec lui ses chansons.

En agissant de la sorte, Vigneault se perpétue dans le symbole du poète de l’espoir d’un peuple en route vers son indépendance. Lors du lancement de son album en entrevue à la radio, Vigneault nous invitait à la patience en ces termes : « …y en a qui ont pris 150 ans à faire leur pays et nous, on voudrait faire ça dans 30 ans… »

Dans sa chanson « Il me reste un pays », Gilles Vigneault incarne, en ces mots, le passeur de flambeau :

« Il te reste un pays à connaître
Il te reste un pays à donner
C’est ce pont que je construis
De ma nuit jusqu’à ta nuit
Pour traverser la rivière
Froide obscure de l’ennui
Voilà le pays à faire »

Merci à vous, Monsieur Vigneault, pour votre persévérance à nous inciter à rester debout !

vigile.net tribune libre 11 octobre 2011
quebechebdo 11 octobre 2011 



Au sujet d’un message reçu de Yves Michaud

10 octobre 2011

J’ai reçu, le 9 octobre, par courrier électronique, un message d’un certain Yves Michaud me faisant part de la piètre qualité du français de François Legault. Comme je n’étais pas certain qu’il s’agissait du Yves Michaud bien connu, je lui ai demandé de me confirmer son identité et, le cas échéant, de me permettre de faire parvenir son texte sur Vigile.

Voici donc le contenu de nos échanges :

« Monsieur Michaud,

D’entrée de jeu, je vous dirais que je n’ai pas particulièrement François Legault en odeur de sainteté, considérant, entre autres, la plate-forme rétrograde de la CAQ sur l’éducation.

Votre message vient ajouter de l’eau au moulin de mes doléances envers l’ancien ministre péquiste de l’Éducation.

Comme j’aurais le goût de faire parvenir votre message électronique à vigile.net sur lequel vous avez déjà fait parvenir quelques billets, je voudrais d’abord m’assurer de deux éléments :

Êtes-vous le Yves Michaud qui a vécu l’affront de la motion de l’Assemblée nationale du 14 décembre 2000?

Si oui, me donnez-vous la permission d’envoyer sur vigile.net copie du message que vous m’avez fait parvenir concernant le "massacre" de François Legault vis-à-vis la langue française? 

Merci de votre attention,

Henri Marineau »

***

« Monsieur Marineau,

Hélas, trois hélas, j’ai l’odieux et triste privilège d’être le seul citoyen depuis la magna carta à être l’objet d’une motion de blâme de l’Assemblée nationale du Québec le 14 décembre 2000 : cela, sur la base de propos imaginaires, sans être entendu ( audi alteram partem), privé de tout moyen de défense par un Parlement Croupion.

Tout a été orchestré par l’olibrius Sylvain Simard, relayé par les deux compères Bouchard et Charest de l’écurie fédérale, trop contents de régler son compte à un homme libre, ce qui est impardonnable en politique.

Vous pouvez à loisir prendre langue, si j’ose cette expression désuète, avec mon ami Bernard Frappier, grand manitou de Vigile.

Cordiales salutations
Yves Michaud
Ancien député à l’Assemblée nationale »

Et le message initial de M. Michaud :

« Bonjour M. Marineau,

François Legault a dramatiquement besoin que vous lui donniez des cours de français. Comme le disait l’ancien ministre des Affaires culturelles, Jean-Noël Tremblay, F.L. n’aurait même pas réussi son examen de communion solennelle !

Notes que j’ai prises au hasard dans une entrevue de F.L…un véritable massacre.

François Legault et la langue française

François Legault a raison de placer l’éducation en tête de liste de ses préoccupations. Il aura alors la possibilité de s’inscrire à des cours de rattrapage de français, une langue qu’il massacre à profusion. En quelques minutes, à une émission de grande écoute de la télévision canadienne, il a enfilé un chapelet de perles à faire rougir de honte un élève de l’enseignement primaire. Solécismes, pléonasmes, barbarismes, impropriétés, anglicismes, liaisons dangereuses, pluriels singuliers, ont défilé à une telle cadence que les auditeurs en ont perdu leur français : « Ce qu’on se rend compte ; ce qu’on a besoin ; deux alternatives ; vingt zécoles ; la première priorité ; les zargents ; les gens vont SE joindre ; prenez par exemple…

Boileau, au secours !

« Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ;
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément ».

Yves Michaud »

vigile.net tribune libre 10 octobre 2011


 

Je me souviens mais je pense à demain

9 octobre 2011

En septembre 2011, le groupe rap francophone Loco Locass recevait le prix Pierre-Bourgault pour son engagement envers la cause souverainiste. La récompense, nommée ainsi en l’honneur de l’ex-chef du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) décédé en 2003, est remise annuellement par le Mouvement souverainiste du Québec (MSQ). Elle vise à rendre hommage à ceux qui ont consacré leur énergie à promouvoir l’indépendance du Québec.

Rappelant que Bourgault se plaisait à dire au sujet de l’indépendance que « c’est parce que nous ne sommes pas prêts qu’il faut la faire », Sébastien Ricard, l’un des membres du groupe, soulignait, lors d’une entrevue, qu’il fallait remettre de l’avant la parole et l’oeuvre de Pierre Bourgault, surtout en cette période de déchirement pour le mouvement indépendantiste.

« À mon avis, déclarait Ricard, c’est la cause de l’effondrement des partis souverainistes… parce que pour beaucoup de Québécois, il faut être prêts pour faire l’indépendance, il faut réunir les conditions gagnantes…et Bourgault a toujours refusé ce langage-là ».

Dans une chanson intitulée « Vulgus vs sanctus », Loco Locass illustre bien le fait que « depuis 1760, la guigne nous hante ». Le groupe nous invite à le suivre dans ses « appels à la pelle » pour « faire sortir le bateau d’la bouteille ».

« Calcule, spécule sur le pécule culturel
Le PQ pogne le cul de la culture
Qui jouit au bon moment
Oui moman
JE ME SOUVIENS mais je pense à demain
Car quand la contrainte m’éreinte, j’l’étreins
C’est qu’j’sais qu’la fin sanctifie les moyens

Depuis 1760 la guigne nous hante
Nous suit, nous swing sa suie
Mais j’essuierai ces cendres de glace de la face de ma race
À n’importe quel prix parce que comme dit le doyen :
« La fin sanctifie les moyens »

Heille réveille !
On t’offre de faire sortir le bateau d’la bouteille
Mais quand on largue les amarres tu restes au port
Mort à l’instar d’un vieux Lazarre
Malgré l’histoire j’ose croire en la croisée des chemins
Car je sais que la fin sanctifie les moyens

J’fais des appels, des appels à la pelle
Pêle-mêle j’hèle, j’bêle
À ma tribu tributaire du naguère
(Qui s’est trop laissé taire)
De discuter, de pas s’buter pis d’excuser ses aïeux
Pour le peu d’efficience dans la longue marche vers l’indépendance. »
(extrait)

vigile.net tribune libre 9 octobre 2011

Mettre l’accent sur les arguments

9 octobre 2011

J’aimerais revenir brièvement sur deux articles qui ont paru sur cette tribune, soit celui de Louis Champagne le 7 octobre, intitulé « Lettre ouverte à Robert Barberis-Gervais », et celui de Robert Barberis-Gervais le même jour, sous le titre « Le ressentiment chez certains anti-Marois ».

D’entrée de jeu, mon intention n’est pas d’éterniser le débat sur la notion de « ressentiment », laquelle a été définie en long et en large par de nombreux spécialistes dans l’article de M. Barberis-Gervais.

D’abord, concernant le titre de l’article de M. Champagne, je dois admettre que je me serais attendu à des propos portant sur une opinion dont il désirait faire part à Robert Barberis-Gervais…en fait, en lisant son article, j’ai vite compris que l’auteur parlait de Pierre Cloutier à son interlocuteur. J’ai alors saisi la signification du sur-titre de l’article, « Un esprit juridique sur fond de ressentiment ». Louis Champagne a donc choisi de parler « de » Pierre Cloutier « à » Robert Barberis-Gervais plutôt que de parler directement « à » Pierre Cloutier…ce qui, à mon sens, manque de diplomatie !

En ce qui a trait maintenant au ressentiment que vivrait Pierre Cloutier face à Pauline Marois, à supposer que Mm Champagne et Barberis-Gervais aient raison, ce qui reste à prouver compte tenu que ni les auteurs de ces articles ni moi ne possédons l’expertise nécessaire pour en arriver à une telle conclusion, devrait-on en déduire pour autant que les propositions de Pierre Cloutier sont sans valeur ?

En d’autres termes, ne vaudrait-il pas mieux, dans nos débats sur cette tribune, nous en tenir aux idées plutôt que de nous embarquer dans de « savantes » et stériles analyses psychologiques à propos des personnes qui écrivent sur Vigile ?

En réalité, si nous nous mettons à rechercher toutes les « crottes » qui sont enfouies dans le subconscient de chacune des personnes qui écrivent sur cette tribune, nous serions mieux d’ouvrir une clinique de consultants !

En conclusion, au lieu d’essayer de convaincre l’autre que notre idée est la meilleure en justifiant nos propos par le fait que telle personne est envoûtée par quelque ressentiment, nous devrions provoquer un débat qui met l’accent sur les arguments de chacun et non pas sur des interprétations personnelles.

vigile.net tribune libre 8 octobre 2011

Un mutisme pernicieux

9 octobre 2011

Dans son étude réalisée sur les éléments déclencheurs du suicide liés aux violences sexuelles vécues pendant l’enfance, Miriam Gutierrez Otero, docteure en psychopathologie, en arrive à la conclusion que, particulièrement chez les garçons ayant vécu de telles agressions, la route qui conduit un homme au suicide part souvent d’une violence sexuelle refoulée.

Mme Gutierrez Otero explique ce mutisme par les difficultés qu’éprouvent les garçons à verbaliser ces événements traumatisants, alléguant en plus leur peur d’être jugé par les autres, leur honte et leur culpabilité. À titre d’exemple, elle ne parvient pas à obtenir les candidats nécessaires pour sa recherche et ce, même après avoir contacté des centres d’aide aux hommes à Québec et à Montréal.

Tout en rappelant que trois victimes de suicide sur quatre sont des hommes, Mme Gutierrez Otero constate de plus que la violence sexuelle faite aux hommes est trop souvent ignorée par les chercheurs.

Je suis convaincu que la parole demeure le meilleur exutoire pour éliminer les effets pernicieux d’un tel mutisme…encore faudrait-il que les recherches incluent les garçons et attaquent leurs problèmes à la source!

quebechebdo 9 octobre 2011

Commentaire:

"Je suis moi-même une de ces victimes si difficiles à trouver. Je suis passé par tentatives de suicide, fugue, alcool, épisodes frôlant la prostitution, revictimisation, dépression, asthme, et j'en passe. Lorsque je rejoins les groupes de victimes, je me sens proches de toutes ces femmes qui ont souffert, mais arrive toujours un point où une séparation se dresse: moi, l'homme agresseur potentiel, ou faisant partie de la classe des agresseurs potentiels. Et puis les façons de parler qui me font mal: il va trop souvent de soi que la victime est une femme et l'auteur un homme. Moi, je suis passé entre les mains de pédophiles des deux sexes et j'ai du mal à retenir un sentiment de rage quand on omet les femmes d'office de la liste des auteurs potentiels, même si je connais les statistiques. Je suis proche des valeurs féministes, mais une féministe intelligente ne cachera pas que les femmes aussi peuvent être agressives."

Philippe
quebechebdo 10 octobre 2011