Des délais de prescriptions outrageants
Alors qu’elle n’avait que 17 ans, France Bédard, à l’emploi du presbytère de Saint-Marc-des-Carrières, aurait été violée par le vicaire Armand Therrien en 1965.
En 2008, Armand Therrien avait subi son enquête préliminaire et cité à procès au criminel sur des accusations de viol et d’attentat à la pudeur, mais le vicaire est décédé deux semaines avant de subir son procès.
Compte tenu de cette situation, France Bédard a donc décidé de diriger sa poursuite au civil contre l’archevêché et contre la succession d’Armand Therrien.
Julie McCann, professeur à la faculté de droit à l’Université Laval et auteure du livre intitulé « Prescriptions extinctives et fins de non-recevoir », incite le ministre de la justice à sortir le Québec de ce carcan outrageant que constitue le délai de prescription envers les victimes de telles ignominies.
Mme McCann rappelle que dans d’autres provinces, il n’existe aucun délai de prescription pour les affaires d’agressions sexuelles, alléguant qu'il est dans la nature même d’un tel crime que les femmes attendent souvent plusieurs années avant de porter plainte.
Une situation qui risque de causer des complications aux victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres âgés qui vont mourir au cours des prochaines années!
quebechebdo 6 décembre 2011
Henri Marineau

