Échange de correspondance avec Jean-Martin Aussant

9 février 2012

Comme d’autres supporters du chef de l’Option nationale, Jean-Martin Aussant, j’avoue que l’article, paru dans Le Soleil du 9 février signé par David Rémillard sous le titre « Option nationale : porte ouverte à une fusion », m’a laissé un arrière-goût plutôt amer.

J’ai donc décidé de lui faire parvenir un courriel dont voici le contenu (9 février 10h10) :

« Monsieur Aussant,

Depuis quelques semaines, j’ai publié quelques articles sur certaines tribunes libres, entre autres celle de vigile.net, invitant les lecteurs à se joindre à Option nationale, alléguant, entre autres, que votre parti représentait actuellement la seule voie pour accéder à notre indépendance.

Pour la première fois depuis des décennies, je suis même devenu membre d’un parti politique au Québec, soit celui que vous dirigez.

Toutefois, je dois vous avouer que l’article paru ce matin dans Le Soleil m’a quelque peu ébranlé par un contenu que je qualifierais de "tiède" et qui ne correspond pas du tout à l’ardeur d’un Jean-Martin Aussant concernant ses convictions sur l’accession à notre statut de pays.

J’ose espérer, M. Aussant, que vous préciserez davantage votre pensée sur les propos de cet article et que vous saurez remettre définitivement le cap sur l’indépendance via une Option nationale qui s’affirme comme le seul parti à proposer et à continuer de proposer l’accession à l’État du Québec.

Mes salutations,

Henri Marineau
Membre officiel d’Option nationale »

Et voici la réponse de M. Aussant qui m’est parvenue moins de quinze minutes après mon envoi (9 février 10h22) :

« Ne vous inquiétez surtout pas.
J’ai d’ailleurs parlé au jeune stagiaire qui m’a si mal cité.
Je ne parlais que des moyens financiers des vieux partis qui, réalistement, sont supérieurs aux nôtres pour l’instant.
On continue !

JMA

Jean-Martin Aussant
Député de Nicolet-Yamaska
www.aussant.com »

vigile.net tribune libre 9 février 2012

L’ordre et le décorum menacés par un poupon?

9 février 2012

Selon la députée néodémocrate de Verchères-Les Patriotes, Sana Hassainia, le président de la Chambre des communes, Andrew Scheer, aurait exigé que son poupon de trois mois soit expulsé de la Chambre avant la tenue d’un vote en lien avec le projet de loi sur l’abolition du registre des armes d’épaule, ce que refuse de confirmer ou d’infirmer le bureau de la présidence de la Chambre des communes.

Mme Hassainia raconte qu’au moment où elle a été avertie qu’un vote allait se tenir en Chambre, elle venait de terminer d’allaiter son enfant et, n’arrivant pas à retrouver son mari, elle n’avait pas d’autre choix que d’aller voter avec son bébé.

C’est à ce moment-là qu’un greffier l’aurait avisée que le président demandait que le poupon quitte les lieux. Au bureau d’Andrew Scheer, la directrice des communications, Heather Bradley, bien que avare de commentaires, a invoqué comme argument que « le président a pour fonction de préserver l’ordre et le décorum à la Chambre des communes ».

Quand on nous présente des débats en Chambre qui ressemblent plutôt à des attaques personnelles virulentes qui entachent de façon odieuse le « décorum » en plus de nuire considérablement à « l’ordre » souhaité, peut-on sérieusement croire qu’un poupon de trois mois représente un motif qui risquerait de nuire à l’ordre et au décorum de cette auguste Chambre?

quebechebdo 9 février 2012 

La liste noire de Harper

9 février 2012

Après les tristes épisodes de nominations de hauts fonctionnaires fédéraux unilingues anglophones et sa position en faveur de l’abolition du registre des armes d’épaule et de la destruction des données des années antérieures, le gouvernement conservateur continue d’ajouter de l’huile sur le feu.

Dans la saga des mesures rétrogrades de ce gouvernement, vient maintenant se greffer le retour aux symboles monarchiques caducs que suscitent les célébrations entourant le 60e anniversaire de l’accession au trône de Sa Majesté, la reine du condominium canadian Elizabeth II.

Pour l’occasion, soixante citoyens canadiens ont reçu en primeur la première fournée de la médaille du jubilé de diamant au cours d’une cérémonie tenue à Rideau Hall, en présence du premier ministre Harper et du gouverneur général, David Johnston. Selon notre représentant de la reine, les gagnants « représentent une mosaïque d’expériences et de réalisations individuelles. Tout comme Sa Majesté, ils inspirent les autres à répondre à l’appel du devoir ». C’est là l’objectif global de ce programme de médailles qui fera toutefois une place prédominante au domaine militaire.

Et, tant qu’à nous raccrocher au temps passé, pourquoi ne pas relancer le débat sur l’avortement ? De la même manière que Harper s’est servi habilement des positions de Pierre-Hugues Boisvenu comme paravent concernant le durcissement des mesures envers les criminels, c’est maintenant au tour du député conservateur de Kitchener Center, Stephen Woodworth, de servir de bouclier à son premier ministre dans l’épineux dossier de la reconnaissance du fœtus à titre d’être humain, ce qui aurait pour effet pervers de qualifier d’homicide toute action provoquant la mort d’un fœtus.

Même si la motion visant à reconnaître qu’un bébé non encore né est un être humain a été attaquée par le gouvernement qui affirme ne pas vouloir rouvrir le débat sur l’avortement, Harper ne s’engage toutefois pas à forcer ses députés à battre cette motion, un fort contingent de députés conservateurs étant, de surcroît, d’allégeance pro-vie (je gagerais un 2$ sur le fait que Harper fasse partie de ce clan !…). De toute façon, le vote aura quand même lieu puisque la motion de M. Woodworth a été officiellement déposée. Et, dans la triste éventualité où elle était adoptée par la Chambre des communes, elle mènerait à la création d’un comité devant entendre des experts et déterminer s’il faut modifier les règles à ce chapitre.

Enfin, pour compléter la liste des ingrédients de ce cocktail explosif, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, s’est retrouvé dans l’eau chaude cette semaine lorsque la Presse canadienne a obtenu, en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, une lettre de Vic Toews adressée au directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Richard Fadden. Dans cette lettre datée du 7 décembre 2010, le ministre réitère la position canadienne par rapport à la torture, soit que « le SCRS ne doit pas s’appuyer, en toute connaissance de cause, sur des informations obtenues sous la torture ».

Toutefois, nuance non-négligeable, il ajoute: 

« Dans des circonstances exceptionnelles où il existe une menace à la vie humaine ou la sécurité publique », cette consigne n’aurait pas besoin d’être suivie parce qu’« ignorer cette information seulement à cause de sa source représenterait un risque inacceptable à la sécurité publique ». Il donne donc une consigne claire : « Dans des situations où un risque à la sécurité publique sérieux existe et où des vies sont peut-être en jeu, je m’attends et donc j’ordonne au SCRS de faire de la protection de la vie et de la propriété son principe premier et de partager les informations nécessaires, décrites et qualifiées de manière adéquate aux autorités appropriées. »

Une façon indirecte et pour le moins subtile pour Harper (encore lui !…) de donner l’ordre à son agence d’espionnage de ne pas écarter des informations obtenues sous la torture dans des « circonstances exceptionnelles » où des « vies sont en jeu ». Bref, un recul qui nous ramène à la barbarie !

Mépris outranciers du respect des deux langues officielles, retour scandaleux des symboles monarchiques rétrogrades, relance anachronique du débat sur l’avortement et, pour couronner le tout, ouverture possible à l’utilisation d’informations obtenues sous l’influence de la torture.

Devant une scène aussi horrible et grotesque, vous ne croyez pas qu’il est plus que temps que le Québec sorte de ce merdier de gouvernement majoritaire conservateur qui, est-il utile de vous le rappeler, en est à ses débuts de mandat ?

En terminant, je vous laisse sur cette lettre de Rollande Boivin parue dans le Devoir du 9 février sous le titre « Une grand-mère indignée » : 

« Que fait-on lorsqu’un administrateur puise dans les fonds publics pour s’acheter des médailles ? Non pas pour un ou deux dollars, non. Pour des millions de dollars.

Que fait-on quand il achète des avions pour jouer à la guerre ? Que fait-on quand il dit que les vieux coûtent trop cher et qu’il faut réviser leur pension ? Dites-moi, que peut-on faire ? »

vigile.net tribune libre 9 février 2012
quebechebdo 10 février 2012 (version abrégée)



Sur le chemin de la confrontation

8 février 2012

Décidément, le chef de la CAQ, François Legault, et sa troupe de caquistes carriéristes se lancent à corps perdu sur le chemin de la confrontation, prétextant qu’il est temps de « moderniser l’État ».

En effet, une fois portée au pouvoir, la CAQ, dans les 100 premiers jours de son mandat, rouvrira les conventions collectives des enseignants et les ententes de rémunération des médecins, souhaitant y parvenir par la négociation, tout en ajoutant « qu’elle n’entend pas reculer ».

Et, le chef caquiste d’ajouter : « Ce n’est pas vrai que le Québec, on va continuer à le gérer en écoutant seulement les groupes de pression, incluant les syndicats…Il est temps de mettre de côté les vieux dogmes syndicaux ».

Et, pour ce faire, un gouvernement caquiste chargera les directeurs d’école de l’évaluation des enseignants, laquelle évaluation portera sur la « performance des élèves ». Foutaise…Comment un ancien ministre de l’Éducation peut-il avancer une telle aberration ? Comment peut-il faire preuve d’une telle inconscience devant les multiples influences externes auxquelles sont confrontés les jeunes d’aujourd’hui et sur lesquelles les enseignants n’ont absolument aucun contrôle ?

Et, pour ajouter l’insulte à l’ignominie, les enseignants toujours jugés incompétents après une forme de « rééducation » seront appelés à changer de profession. En contrepartie, les enseignants bien cotés pourront compter sur une hausse de salaire de 20 % en moyenne.

Avec de telles mesures et de telles attitudes de confrontation, il m’apparaît évident que la CAQ prépare son propre derby de démolition !

vigile.net tribune libre 8 février 2012
quebechebdo 8 février 2012

Un message d’espoir

8 février 2012

En lisant le texte de Marquise Lepage paru dans Le Devoir du 8 février sous le titre « Ma grande sœur, Diane, a mis fin à ses jours », j’ai été frappé par la sincérité et l’ouverture manifestées par l’auteure concernant le suicide de sa sœur.

Aussi, dans le cadre de la Semaine de la prévention au suicide, ai-je cru opportun de vous transmettre un extrait de ce texte en guise de message d’espoir :

« Moi qui ai encore la chance de pouvoir écrire et pleurer. Moi qui ai perdu cinq personnes que j'aimais depuis deux ans, dont trois par suicide, je me demande ce qui se passe avec nous! Pourquoi la vie est-elle devenue aussi insupportable pour tellement de gens? J'ai l'impression qu'ils sont nombreux à se sentir prisonniers d'un manège étourdissant qui tourne sans arrêt. Alors, quand on n'en peut plus, la seule option pour que le mal de coeur cesse serait de se lancer par-dessus bord.

Nous devons prendre le temps de descendre de la grande roue et d'aider ceux et celles qui ont du mal à le faire. Il faut chérir et prendre un soin jaloux des coeurs d'enfants et d'artistes qui nous entourent. Chérissez et nourrissez le vôtre tout comme celui des autres. Faites-le pour vous en premier, ça fera du bien au monde entier. Il a tellement besoin de beauté et de poésie, notre pauvre monde! » 

quebechebdo 8 février 2012

Un premier déserteur caquiste

7 février 2012

Faisant partie des 233 signataires qui ont endossé la création de la Coalition avenir Québec en novembre 2011, Christian Dumont aura mis à peine deux mois pour déserter la CAQ.

C’est ce que nous confirme le blogue de M. Dumont qui qualifie ce parti de « regroupement de M’as-tu vu et de Has Been politiquement défroqués », alléguant les méthodes de financement de la CAQ et la brochette hétéroclite de personnes qui s’y sont joints.

Le genre de sortie qui risque de déranger les organisateurs de la CAQ qui pourraient y percevoir un effet d’entraînement malsain à la veille du choix des candidats caquistes pour la prochaine élection provinciale.

Pour ma part, je suis persuadé que la réaction de Christian Dumont ne laisse voir que la pointe de l’iceberg caquiste qui émergera des profondeurs de l’obscurantisme politique au fur et à mesure que les Québécois connaîtront les intérêts essentiellement carriéristes qui se cachent derrière les M’as-tu vu caquistes! 

quebechebdo 7 février 2012
vigile.net tribune libre 8 février 2012 "Un premier déserteur"

La défense d’irresponsabilité…tolérance abusive?

7 février 2012

Loin de vouloir donner raison au sénateur Pierre-Hugues Boisvenu lorsqu’il déclare qu’il faudrait procurer une corde aux criminels dans leur cellule pour qu’il puisse décider de s’enlever la vie s’ils le désirent, le témoignage d’Isabelle Gaston, lors de l’émission « Tout le monde en parle » du 5 février, nous laisse perplexes quant à la défense d’irresponsabilité qui, à son avis, semble souffrir d’abus de la part de l’appareil judiciaire.

Si la mère endeuillée sort au grand jour, il était évident que cette entrevue empreinte d’une grande sincérité n’avait pas pour objectif de donner un spectacle mais plutôt pour dénoncer les injustices que vivent les victimes. «La cause est plus grande que l’individu», a déclaré Isabelle Gaston, ébranlée mais d’une très grand force durant toute l’entrevue.

À son avis, personne n’a repris le flambeau pour qu’on soutienne davantage les victimes de ces tragédies tout en ajoutant que «Nous ne pouvons pas passer sous silence des psychiatres qui vont justifier les gestes commis par la maladie mentale.»

Toutefois, malgré le drame ignoble qu’elle a dû vivre, Mme Gaston continue de se prononcer contre la peine de mort, et croit que l’on peut réhabiliter les criminels, y compris Guy Turcotte, pour autant que chacun paie équitablement sa dette à la société, ce qui, pour elle, n’est pas encore le cas de son ex-conjoint. «Y’a personne qui va me convaincre que cette personne-là n’est pas dangereuse. Moi, j’ai peur que s’il a sa libération, ce ne sera pas terminé. Je ne vois pas quelqu’un qui a cheminé, je vois quelqu’un qui a passé trois ans à se défendre.»

Une entrevue qui laisse des questions sans réponse…Y-a-t-il des abus dans les défenses d’irresponsabilité? Le système judiciaire souffre-t-il de lacunes en ce domaine? Des questions qui méritent grandement que les autorités concernées y prêtent sérieusement une attention spéciale!

quebechebdo 7 février 2012

 

Retour à l’étapisme

6 février 2012

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’opinion de Pierre Curzi, son titre « Suspendre ses convictions » faisant déjà foi de sa position, parue dans le Devoir du 6 février, souffre d’un certain attiédissement plutôt inquiétant relativement à la démarche qu’il propose pour « obtenir des pouvoirs supplémentaires du gouvernement fédéral ».

« Il y a deux façons pour le peuple québécois d’obtenir des pouvoirs supplémentaires du gouvernement fédéral. La première consiste à faire l’exercice d’écrire la constitution du Québec, peu importe qu’il s’agisse d’une constitution de province ou d’une constitution de pays. Au terme du processus de rédaction définissant les valeurs (langue française, égalité des hommes et des femmes, laïcité de l’État, etc.), les institutions démocratiques et les pouvoirs nécessaires à l’émancipation des Québécois, cette nouvelle constitution serait entérinée démocratiquement par la nation québécoise et présentée au Canada anglais. Le Canada serait tenu de négocier de bonne foi avec le Québec l’acceptabilité constitutionnelle des pouvoirs inscrits dans la première constitution du Québec. »

Quant à la deuxième façon, le député indépendant de Borduas fait allusion aux référendums d’initiative populaire (RIP), sans les nommer, qu’il qualifie de « bouquets de revendications constitutionnelles » et pour lesquels il ne semble pas donner beaucoup de crédibilité, compte tenu qu’ils ouvrent la porte aux autres partis, tels les caquistes, qui « pourraient demander aux Québécois s’ils veulent rapatrier leurs impôts ou leurs traités comme Kyoto ».

En bref, Pierre Curzi nous propose de « suspendre nos convictions » pour « faire l’exercice d’écrire la constitution du Québec », laquelle serait « présentée au Canada anglais…qui serait tenu de négocier de bonne foi avec le Québec ». Vous ne trouvez pas que cette démarche revêt des airs d’étapisme à la Morin ?

En réalité, ce que Pierre Curzi oublie de mentionner, c’est qu’il existe une troisième voie, à savoir celle de l’accession à l’indépendance du Québec via un référendum qui « contiendra notamment une déclaration de souveraineté du Québec », telle que proposée dans la plate-forme de l’Option nationale :

« Dans un premier mandat, un gouvernement d’Option nationale : Fera en sorte qu’une Constitution du Québec soit écrite avec la plus grande participation possible de la population du Québec, accompagnée d’experts en la matière, et qu’elle soit ultimement entérinée par le biais d’un référendum. Cette Constitution contiendra notamment une déclaration de souveraineté du Québec, de même que la reconnaissance de valeurs fondamentales telles que l’égalité homme-femme, la justice sociale, le bien-être des aînés, la protection de la langue française, la laïcité des institutions et le respect rigoureux des principes de développement durable. »

Pas question d’aller négocier quoi que ce soit avec Ottawa, la recette est périmée. Pierre Curzi nous propose de suspendre nos convictions…Jean-Martin Aussant nous suggère de les affirmer et de les concrétiser…franchement plus mobilisateur, vous ne pensez pas ?

vigile.net tribune libre 6 février 2012
quebechebdo 9 février 2012

Les deux solitudes

6 février 2012

" Il n’existe pas de plus pénible solitude que de la vivre à deux."
Pensée personnelle

La vie d’un peuple ressemble parfois à celle d’un être humain. Il arrive aussi à l’occasion que l’on peut comparer l’existence d’un peuple à celle d’un couple.

Ainsi, lorsque, dans un couple, la communication est rompue, qu’une barrière infranchissable s’est érigée entre les parties, la séparation devient la seule issue qui permettra à chacun des conjoints de continuer sa route en toute liberté.

À mon sens, il en va de même d’un peuple constitué de deux nations distinctes qui se sont réunis il y a 145 ans dans l’espoir que leurs différences finiraient par faire place à une union harmonieuse.

Aujourd’hui, force nous est de constater que cette « union » est devenue une utopie, pire encore un cauchemar duquel les Québécois sont incapables de se sortir, assaillis de toutes parts dans leur identité et leurs valeurs par un déni scandaleux de la part du ROC.

Nous n’avons qu’à constater les dernières pirouettes du gouvernement Harper concernant son mépris pour le respect des deux langues « officielles » de ce « mariage » nommé le Canada pour se rendre à l’évidence que la séparation devient inévitable.

Mais là où le bât blesse davantage, c’est que la partie qui a contracté cette union et qui se retrouve cantonnée dans cet état de vil asservissement persiste à rêver naïvement de réconciliation avec l’autre partie en lui proposant des accommodements qu’elle juge « raisonnables ».

Devant cette scène plutôt pénible, les Québécois sont confrontés à vivre dans la solitude au sein d’une union malsaine qui les détruira dans leurs racines les plus profondes ou à se s’en séparer pour continuer leur route en toute liberté et en toute authenticité.

Actuellement, seule l’Option nationale nous propose clairement et ouvertement cette solution, à savoir la séparation d’avec le reste du Canada. Il m’apparaît qu’après 145 ans de vie commune, envahie de soubresauts et de discussions ayant abouti continuellement à des culs-de-sac, le temps de se prendre en main est arrivé et de suivre la voie que nous offre Jean-Martin Aussant!

quebechebdo 6 février 2012
vigile.net tribune libre 7 février 2012 (version modifiée) "Un divorce inévitable" 

Des Néo-Canadiens bidon

5 février 2012

Dans un bref communiqué publié par La Presse Canadienne dans Le Soleil du 3 février, on apprend qu’une cérémonie spéciale de réaffirmation de citoyenneté canadienne organisée « à la hâte » en octobre 2011 par le gouvernement fédéral n’avait attiré que trois Néo-Canadiens.

Devant cette piètre participation, le personnel politique de Jason Kenney, ministre de l’immigration et responsable de l’organisation, a demandé, à la dernière minute, à six fonctionnaires fédéraux de jouer le rôle de figurants à titre de nouveaux citoyens dans le but de donner des allures « plus sérieuses » à la cérémonie.

Et, pour ajouter plus de crédibilité aux « nouveaux citoyens », les animateurs de la soirée leur ont même demandé de décrire les émotions qu’ils ont ressenties au moment de l’interprétation de l’hymne national.

Un autre scénario truqué d’enfirloupettes sur la scène théâtrale du gouvernement Harper dont le talent pour ce genre de pirouettes alambiquées ne cesse de déborder.

quebechebdo 5 février 2012