Le lion n’est pas mort

23 janvier 2012

Un article de La Presse publié samedi le 21 janvier mettant en doute son intégrité relativement aux salaires versés pendant des années à son directeur général de même qu’à celui d’une conseillère à même le budget accordé par la Chambre des communes pour le fonctionnement de son cabinet, aura eu raison des intentions de Gilles Duceppe de faire un retour en politique active.

À cet effet, M. Duceppe a émis un bref communiqué, alléguant que cette décision a été prise pour se consacrer à défendre entièrement son intégrité et à rétablir sa réputation qui, selon ses propres paroles « ont été mises en doute » dans cet article.

À mon sens, on ne peut remettre en question la droiture de Gilles Duceppe pour qui l’intégrité a toujours constitué un fer de lance dans toute sa carrière politique. Par ailleurs, l’ex-chef du Bloc québécois est et demeure encore un « lion » batailleur qui ne fait que se retirer temporairement dans son antre pour mieux se préparer à rebondir sur la scène souverainiste lorsque la poussière aura retombé sur cette attaque mesquine des amis de La Presse fédéraliste.

En termes clairs, Gilles Duceppe, l’homme, a été sauvagement blessé mais Duceppe, le politicien, est loin d’être mort ! Je ne crois pas du tout que l’heure de la retraite « paisible » a sonné pour le politicien ardent qui brûle encore dans ses tripes. Je suis plutôt convaincu qu’au moment qu’il jugera opportun, Gilles Duceppe refera surface.

Et, en ce qui me concerne, je demeure persuadé qu’il représente encore un atout important dans la stratégie des souverainistes et qu’un parti politique devra, au moment où il manifestera ses velléités de reprendre du gallon en politique, l’inviter à joindre ses rangs.

En ce moment, Option nationale est le seul parti qui affiche résolument ses couleurs en ce qui a trait à ses priorités concernant l’indépendance du Québec. Si Gilles Duceppe, comme il l’a toujours affirmé durant toutes ses années à la tête du Bloc, croit fermement à la cause qui anime les sympathisants souverainistes, je crois que Jean-Martin Aussant aurait avantage à sonder le terrain auprès de lui pour voir s’il ne serait pas tenter par le programme de son parti et, le cas échéant, d’offrir ses services au sein de son parti.

De toute façon, considérant l’état moribond du PQ actuel, un virage vers une véritable option indépendantiste représenterait un nouveau défi pour Gilles Duceppe et un souffle de fraîcheur qui réveillerait ses énergies mobilisatrices qui l’ont toujours caractérisé tout au cours de sa carrière politique !

vigile.net tribune libre 23 janvier 2012
quebechebdo 24 janvier 2012

Mon clin d’oeil personnel

23 janvier 2012

Au clin d’œil de Stéphane Laporte paru dans le Soleil du 23 janvier, à savoir "ADQ : Action disparue du Québec", j’aimerais apporter le mien en guise de complément :

"L’ADQ s’efface au profit de la CAQ : Coalition apparente du Québec".

quebechebdo 23 janvier 2012  

Un NON unanime aux petits bourreaux!

22 janvier 2012

Malgré qu’il soit atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, lequel se caractérise par des tics moteurs et vocaux accompagnés parfois d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité et même à l’occasion d’un trouble obsessionnel compulsif, le jeune Alexandre Poulin, 12 ans, a décidé d’apporter sa contribution aux intimidations qui ont conduit au suicide de Marjorie Raymond en créant un moyen symbolique d’éloigner les intimidateurs, à savoir un bracelet sur lequel les lettres « NON » ressortent du mot « intimidation ».

Inutile de vous dire qu’Alexandre, depuis les débuts de ses études primaires, a dû subir, compte tenu de son handicap, les attaques mesquines des élèves qui l’ont côtoyé à de nombreuses occasions et, qu’en ce sens, il sait de quoi il parle.

On ne peut qu’applaudir à l’initiative du jeune de Longueil qui a déjà mobilisé, via le site Internet qu’il a créé pour vendre ses bracelets, l’enthousiasme d’une dizaine d’écoles primaires et secondaires, dont au moins quatre de la région de Québec.

Toutefois, tant et aussi longtemps que TOUS les intervenants en éducation, y compris les parents, n’agiront pas IMMÉDIATEMENT devant les paroles et les gestes d’intimidation des « petits bourreaux », le NON d’Alexandre risque de s’estomper malheureusement dans des vœux pieux sans suite!

quebechebdo 22 janvier 2012

Un changement de cap s’impose

21 janvier 2012

Dans son article du 20 janvier paru sur la tribune libre de Vigile sous le titre « Le peuple ne sent pas l’urgence d’agir », Pierre Tremblay attribue en grande partie la stagnation des Québécois concernant leur statut politique aux multiples tergiversations du PQ depuis des décennies…et, je ne peux faire autrement que de lui donner raison !

« Selon moi, le travail de préparation du terrain n’a pas été bien mené. La propagande n’a pas été bien dirigée. Au lieu d’avoir mis en place des instruments de promotion de la souveraineté du Québec, le Parti québécois s’est amusé à gérer la province à la petite semaine en perdant son agenda. »

Par ailleurs, un commentaire d’Yves Rancourt, émis à la suite de mon article paru sur cette même tribune en date du 18 janvier sous le titre « Que veut le Québec ? », apporte, à mon sens, un volet complémentaire qui peut très bien être considéré comme un corollaire de l’interprétation de Pierre Tremblay :

« Le mouvement souverainiste est lui-même né à l’époque de "nègres blancs d’Amérique". Or, si l’on examine de près la situation économique du Québec, force est de reconnaître que le Québec ne connaît pas présentement une situation de chômage, de sans-emploi ou autres qui amènerait la population à sortir dans la rue pour réclamer des changements de politiques ou de régime.

J’ai plutôt l’impression, pour reprendre le titre d’un livre du grand économiste américain John Kenneth Galbraith, que le Québec ressemble plutôt présentement à une " république des satisfaits", où y règne une forme de "culture du contentement". On ne voit plus les syndicats dans la rue, pas plus les agriculteurs, encore moins les grandes corporations professionnelles, pas beaucoup plus les étudiants qui semblent aussi généralement satisfaits de leur sort. »

Devant ces deux réflexions tout aussi pertinentes l’une que l’autre, je pose l’hypothèse suivante : si « le travail de préparation » est bien mené et que « la propagande » est bien dirigée par un parti qui met résolument le cap sur l’indépendance, le Québec sortira de sa coquille de « république des satisfaits » et de « culture de contentement » qui le contraint au statu quo.

En conclusion, nous avons besoin d’un parti animé par un leader crédible qui administrera aux Québécois l’électrochoc nécessaire qui les fera sortir de cette doucereuse complaisance et les éveillera sur les avantages de devenir un État souverain… et ce parti, c’est l’Option nationale de Jean-Martin Aussant !

vigile.net tribune libre 21 janvier 2012

Un procès juste et équitable pour Léon Mugesera

21 janvier 2012

Un juge de la Cour supérieure du Québec fera savoir le 23 janvier si Léon Mugesera, à qui le Rwanda reproche d’avoir incité le génocide rwandais de 1994 en prononçant deux ans plus tôt un discours appelant à l’extermination des Tutsis, pourra être expulsé vers le Rwanda, comme le souhaite le gouvernement canadien.

En effet, après avoir entendu le 20 janvier les arguments des avocats de M. Mugesera qui souhaitent faire suspendre les procédures de renvoi, ainsi que ceux du gouvernement fédéral, le juge Michel Delorme a conclu qu’il avait besoin d’un sursis pour délibérer.

En conséquence, le Rwandais demeure incarcéré au Centre de prévention de l'immigration de Laval puisque la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada l'a décrit comme un individu risquant de s'enfuir.

On se rappellera que Léon Mugesera, qui s'est réfugié à Québec en 1992 alors que le Canada n'était pas au courant de ses activités au Rwanda, fait l'objet de procédures devant les tribunaux depuis 1995. En 2005, la Cour suprême avait maintenu l'ordre d'expulsion mais le gouvernement fédéral ne l'avait pas mis en oeuvre puisqu'il risquait la peine de mort au Rwanda. Or, ce pays a aboli la peine de mort en 2007, ce qui a amené le gouvernement fédéral à ordonner son expulsion, qui devait avoir lieu le 12 janvier dernier.

Cette même journée, la Cour supérieure a ordonné au gouvernement fédéral de permettre à M. Mugesera de rester au Canada au moins jusqu'au 20 janvier. Dans son ordonnance dite de sauvegarde, le juge William Fraiberg a invoqué l'urgence de la situation.

Quoiqu’il advienne dans le dossier Mugesera et quelle que soit l’ampleur de son crime, les instances décisionnelles concernées doivent obtenir l’assurance que cet homme, comme tous les citoyens de cette planète, ait droit à un procès juste et équitable et cela, dans quelque pays où il sera jugé.

quebechebdo 21 janvier 2012

Hydro-Québec s’en lave les mains!

20 janvier 2012

Le CIGRE, pour Conseil international des grands réseaux électriques, est un organisme qui a été fondé en France en 1921. C’est ce qui explique que son sigle correspond à son nom français. En principe, l’organisme utilise autant le français que l’anglais et sa revue Electra est bilingue.

À tour de rôle, les grandes compagnies d’électricité de chacune des provinces jouent le rôle de « société hôte », comme c’est le cas cette année pour Hydro-Québec, qui est un des membres de CIGRE. Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, chapeautent cette année la septième édition du congrès annuel de CIGRE Canada qui aura lieu en septembre à Montréal, une manifestation scientifique à caractère international qui se déroulera exclusivement en anglais.

Comme la manifestation se tient à Montréal, le comité d’organisation du congrès CIGRE Canada est formé de chercheurs de l’IREQ et de scientifiques d’Hydro-Québec. Chez Hydro-Québec, on soutient que la société d’État n’est pas engagée dans l’organisation du congrès même si elle y a délégué plusieurs chercheurs de l’IREQ, qui se chargent de l’organisation de la manifestation, et d’autres de ses employés. Hydro-Québec ne commandite pas le congrès, a indiqué le porte-parole d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty. « Ça demeure un événement organisé par un organisme canadien qui est le CIGRE. Pour le reste, on n’a pas d’exigence, ni de position sur la question des communications », a déclaré le porte-parole.

Hydro-Québec est soumise à la « politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’administration ». Le personnel d’Hydro-Québec peut « s’exprimer dans une autre langue que le français lorsque la conférence ou l’allocution est prononcée au Québec devant un auditoire international », a fait valoir Louis-Olivier Batty. Cette position est conforme à une des dispositions de la politique gouvernementale.

En revanche, une autre disposition de cette politique stipule que, « lorsque l’Administration participe à un congrès, à une exposition ou à une autre manifestation publique, elle s’assure que l’information la concernant est offerte en français ».

En outre, dans sa politique en matière de langue de travail et de communication, Hydro-Québec s’engage à « assurer le rayonnement de la langue française auprès de sa clientèle, de ses fournisseurs et de ses partenaires ».

À quelqu’un qui a demandé s’il pouvait soumettre des communications en français, un membre de l’organisation du congrès et chercheur à l’IREQ, Jean-François Allan, a répondu que le congrès regroupe des experts nationaux, c’est-à-dire canadiens, et internationaux et que « la langue commune des conférences de CIGRE Canada est l’anglais ». Aucun service de traduction n’est fourni.

Pour sa part, le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, trouve « incroyable » qu’une société d’État comme Hydro-Québec et son centre de recherche, l’IREQ, « participent de façon aussi évidente à la banalisation du français et contribuent à faire de l’anglais la langue universelle au détriment des autres langues internationales ».

« C’est dommage de voir que ce préjugé ou cette valeur — l’anglais, langue scientifique, l’anglais, langue universelle — est multiplié au détriment des autres langues nationales par des organismes et des personnes qui devraient, en toute fierté, dire que, sur notre territoire, c’est notre langue qui doit prédominer », a fait valoir Jean-Paul Perreault.

Encore une fois, une attitude désinvolte d’une de nos Sociétés d’État , un des fleurons du Québec qui se déresponsabilise cavalièrement de son rôle de représentante des intérêts des Québécois en se lavant effrontément les mains dans le bassin du mépris de la langue officielle du territoire où elle est implantée !

vigile.net tribune libre 20 janvier 2012
quebechebdo 23 janvier 2012



La dernière victoire de Sarah Burke

20 janvier 2012

Sarah Burke, la quadruple championne canadienne de 29 ans des X games en demi-lune, est décédée jeudi le 19 janvier, suite à ses blessures subies à l'entraînement dans la super demi-lune de Park City, en Utah, le 10 janvier lors d’une chute survenue à l’entraînement.

Vingt-quatre heures après l'accident, les médecins l'ont opérée pour réparer une artère cervicale déchirée, qui causait une hémorragie au cerveau, laquelle a entraîné un arrêt cardiorespiratoire.

Suite à l'opération, de nombreux examens neurologiques, électrocardiogrammes ainsi que des tests d'imagerie par résonance magnétique ont été réalisés, révélant des dommages irréversibles à son cerveau causés par le manque d'oxygène et de sang.

Sarah Burke a été l'une des lobbyistes les plus actives afin que le ski acrobatique soit reconnu comme discipline par les responsables des Jeux olympiques. Cette bataille aura été sa dernière victoire puisque ce sport fera son entrée lors des Jeux de Sotchi, en Russie, en 2014.

quebechebdo 20 janvier 2012

Biz dans l’arène du showbiz

19 janvier 2012

Il y a deux ans, le groupe Loco Locass subissait les foudres de ses fans en s’associant à la série Quebec-Montréal des productions J soutenu par Québecor. Aujourd’hui, Biz, un des membres du groupe, se joint à l’émission Star Académie en tant que professeur d’expression orale, ce qui lui vaut une pluie de railleries concernant ses dérives paradoxales.

En effet, il faut se rappeler qu’il n’y a pas très longtemps ce même Biz était tombé a bras raccourcis sur l’émission animée par Julie Snyder, alléguant même que jamais Loco Locass ne s’associerait à cette émission.

À force de jongler avec ses convictions tel un amuseur public, Biz va finir par nous convaincre que son nom est associé à showbiz et, qu’en agissant avec autant de désinvolture, il se place dans la position vulnérable d’un vire-capot tout en prêtant flanc à raison à des allusions cyniques qui risquent de nuire considérablement à la crédibilité et à la popularité de Loco Locass.

Dans une période politique où les transfuges s’attirent le cynisme de la population, le public s’attend à ce que les artistes qui se proclament « engagés » démontrent une certaine congruence concernant leurs convictions au lieu de s’afficher dans le buzz médiatique. 

quebechebdo 19 janvier 2012

Que veut le Québec?

18 janvier 2012

À partir de 1963, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme tente de dresser un tableau de la réalité canadienne. Pendant six ans, les membres la commission Laurendeau-Dunton sillonnent le pays, rencontrant politiciens, hommes d’affaires, universitaires et simples citoyens. Il en résulte un rapport en six volumes et la Loi sur les langues officielles.

Tout au long des travaux de la Commission, ses membres se trouvent confrontés à la montée du nationalisme québécois et à l’incompréhension des autres provinces face à ce mouvement de colère des Québécois. Il n’en fallait pas davantage pour que les Canadiens anglais se demandent « what does Quebec want » ?

Quarante-trois ans plus tard, dans sa chronique du 4 janvier 2012 parue dans le quotidien 24h sous le titre « Un pays, un jour », Mathieu Bock-Côté s’exprime en ces termes :

« La vie des peuples est faite de paradoxes. Car si jamais l’indépendance n’a paru aussi éloignée, jamais elle n’a été aussi nécessaire. Le Canada anglais se durcit à notre égard. Mais sur l’essentiel, ce sont deux pays qui s’affrontent. Le Canada anglais redécouvre son identité. Au même moment, il nie la nôtre. On le voit avec les bibelots monarchistes que ressortent partout les conservateurs. Ou avec la nomination décomplexée d’unilingues anglophones aux sommets de l’État.

Dans ce pays, nous sommes appelés à nous folkloriser. Et la question n’est pas de savoir si on est bien ou mal gouverné. La question est de savoir si on se gouverne soi-même. C’est à ce moment que les Québécois décident paradoxalement de tourner le dos à la question nationale. »

Dans cet univers paradoxal où évolue le peuple du Québec actuel, le « what does Quebec want ? » du rest of Canada des années ’60 semble vouloir se retourner contre lui et se franciser en un « que veut le Québec ? » auquel il se doit de répondre de toute urgence.

Est-ce que les Québécois désirent demeurer une province au sein du Canada ? Est-ce qu’ils aspirent à devenir un pays ? Ou est-ce qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent vraiment ? Sommes-nous en train, en tant que souverainistes, de prêcher dans le désert ? Sommes-nous déconnectés de la réalité d’aujourd’hui ?

Comment se fait-il, qu’au moment où les « conditions gagnantes » nous sont offertes sur un plateau d’argent par un gouvernement central mesquin et méprisant envers notre identité francophone, que la cote de la souveraineté n’arrive pas à remonter dans les sondages ? Est-ce que le PQ est le seul responsable de cette valse-hésitation ? Pourquoi les Québécois sont-ils attirés par le retour dans le passé proposé par la CAQ ? Existe-t-il une énigme que nous n’avons pas encore résolue ?

Toutes des questions qui demeurent encore aujourd’hui sans réponses…« Que veut le Québec ? » Peut-être est-il temps de le demander aux citoyens du Québec !

vigile.net tribune libre 18 janvier 2012
quebechebdo 19 janvier 2012

Commentaire:

"Vous posez là une question très pertinente à laquelle il n’y a pas de réponse facile. J’avancerai cependant que, de mon humble point de vue, les révolutions ou grands changements de société ont toujours été faits sur fond de crise, crise économique au premier chef. Le mouvement souverainiste est lui-même né à l’époque de "nègres blancs d’Amérique". Or, si l’on examine de près la situation économique du Québec, force est de reconnaître que le Québec ne connaît pas présentement une situation de chômage, de sans-emploi ou autres qui amènerait la population à sortir dans la rue pour réclamer des changements de politiques ou de régime. J’ai plutôt l’impression, pour reprendre le titre d’un livre du grand économiste américain John Kenneth Galbraith, que le Québec ressemble plutôt présentement à une " république des satisfaits", où y règne une forme de "culture du contentement". On ne voit plus les syndicats dans la rue, pas plus les agriculteurs, encore moins les grandes corporations professionnelles, pas beaucoup plus les étudiants qui semblent aussi généralement satisfaits de leur sort. Et, pour aller dans le sens de la théorie de Maslow, les besoins physiologiques de base étant globalement satisfaits, ainsi que ceux de sécurité, peu de gens sentent vraiment le besoin de sortir de leur confort relatif pour virer le monde à l’envers."

Yves Rancourt
vigile.net tribune libre 18 janvier 2012 



Quelques pensées d’un penseur amateur

18 janvier 2012

J’a toujours été fasciné par les réflexions que suscitent en moi certaines pensées qu’il m’est arrivé de découvrir dans divers écrits. Tout au cours de ma vie, certains événements, parfois marquants, parfois anodins, ont donné lieu à des réflexions personnelles qui se sont traduites en ce que j’ai appelé humblement des « pensées d’un penseur amateur ».

C’est avec la même humilité que je vous en soumets quelques unes en espérant qu’elles pourront alimenter vos réflexions.

« Les regrets sont comme les mauvaises herbes, ils poussent dans un sol mal entretenu »

« La vie est tel un roman qui s’écrit si bien qu’il est inutile de revenir sur des pages qu’on a déjà lues »

« Notre vie est un peu comme une pièce de théâtre dans laquelle nous devrions être davantage les acteurs que les spectateurs »

« Le pouvoir doit être un moyen de relever des défis, non pas un but en soi »

« Certaines personnes refusent d’être heureuses de peur d’être malheureuses »

« Les valeurs profondes sont la nourriture de notre intérieur »

« Notre société représente le modèle pyramidal par excellence, peu de gens en haut, beaucoup en bas »

quebechebdo 18 janvier 2012