Le dernier pas…la gratuité scolaire jusqu’au doctorat

3 mars 2012

En juillet 1960, dans le nouveau gouvernement de Jean Lesage, Paul-Gérin-Lajoie est un des hommes forts: il est nommé vice-premier ministre, ministre de la Jeunesse et responsable du département de l'Instruction publique. Il prend donc le leadership de la grande réforme qui s'amorce, alors que dès 1961, le gouvernement met sur pied la commission Parent et adopte la «Grande Charte de l'éducation», qui instaure une flopée de nouvelles mesures.

Lorsque la commission Parent dépose, en 1963, le premier volume de son rapport proposant la création d'un ministère de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie entreprend une tournée populaire de deux mois et demi à travers le Québec pour convaincre la population de l'importance de cette réforme. Devenu le premier ministre de l'Éducation en 1964, il poursuit sans relâche son travail, autorisant, entre autres, la création des polyvalentes et des cégeps, ouvrant de la sorte l’accessibilité aux études supérieures à tous les jeunes du Québec, excluant par ailleurs la gratuité au niveau des études universitaires.

Aujourd’hui, les étudiants inscrits à l’université se battent contre une augmentation de leurs droits de scolarité. À mon sens, cette lutte ne s’attaque pas au véritable problème en ce sens qu’elle devrait viser la gratuité scolaire au-delà du niveau collégial et englober les études universitaires.

À mon avis, il existe deux sphères politiques primordiales dans une société qui valorise le plein épanouissement de ses citoyens, à savoir la santé et l’éducation. Nous avons déjà au Québec un système de santé accessible à tous…pourquoi ne pas nous doter d’un système d’éducation similaire, compte tenu que l’éducation représente le fer de lance d’une société tournée vers l’avenir?

Lors de leur congrès de fondation tenue le 25 février, les militants d’Option nationale ont adopté, entre autres, la résolution
suivante :

« L’éducation au sens large – études académiques, formation professionnelle, perfectionnement – représente la clef de l’épanouissement de notre peuple et des individus qui le composent, par le développement des connaissances et des talents, le partage du savoir et l’évolution de la mémoire collective.

L’éducation est aussi la clef de la prospérité et du bien-être à long terme et demeure le meilleur investissement qu’une société puisse faire en elle-même en ouvrant la porte, entre autres, à de meilleures conditions de vie et à la nécessaire innovation qui permet aux économies de se démarquer. Fort de sa créativité reconnue internationalement, le Québec a tout ce qu’il faut pour faire partie des nations les plus instruites et les mieux formées si nos politiques publiques sont cohérentes avec cet objectif.

En conséquence, un gouvernement d’Option nationale :

Instaurera la gratuité scolaire de la maternelle au doctorat. Dans le cas des études collégiales et universitaires, des balises seront mises en place afin de s’assurer que ceux qui bénéficient de la gratuité scolaire contribueront ensuite à la société qui leur a permis d’acquérir leur formation et leurs compétences. »

Le Québec est maintenant placé devant un choix de société… Il doit accepter d’assumer les frais encourus par cette gratuité s’il désire permettre à sa jeunesse de se démarquer mondialement et ainsi devenir une véritable nation reconnue pour ses compétences dans tous les domaines. 

quebechebdo 3 mars 2012
vigile.net tribune libre 3 mars 2012 "Un choix de société"
cyberpresse.ca 12 mars 2012 "Pour ou contre la grève des étudiants" "Un choix de société" (version abrégée)

Une approche personnalisée

2 mars 2012

En ouvrant ma boîte de messageries électroniques ce matin, j’ai été agréablement surpris de découvrir ce message personnel de Jean-Martin Aussant faisant état des principales propositions qui ont été adoptées lors du congrès de fondation d’Option nationale le 25 février.

Voilà, me suis-je dit, une approche mobilisatrice et respectueuse envers les membres qui constituent ce nouveau parti politique…une approche personnalisée qui dénote toute l’importance accordée au regroupement d’une équipe par son chef.

« M. Marineau,

Réunis en fin de semaine dernière à Bécancour, c’est plus de 350 membres d’Option nationale qui ont participé à la formation de notre parti, dans le cadre de notre premier Congrès. Les congressistes ont ainsi pu entériner la plateforme du parti, dont l’objectif est de faire du Québec un pays libre de tous ses choix. Plus qu’un simple vent de changement, ce que les Québécois veulent, c’est une vision claire pour notre avenir collectif.

Un projet ambitieux pour le Québec

Parmi les propositions adoptées, Option nationale compte faire en sorte que le Québec vote toutes ses lois, perçoive tous ses impôts et signe tous ses traités. En outre, une Constitution proposant la souveraineté du Québec et l’établissement de certaines valeurs fondamentales sera également écrite et soumise à l’approbation de la population du Québec sous un éventuel gouvernement d’Option nationale.

Figurent aussi au programme d’Option nationale, entre autres, la nationalisation des ressources naturelles, la gratuité scolaire, un projet de monorail national, des efforts accrus vers la prévention dans le domaine de la santé et la création d’une société d’État qui centralisera l’achat des produits pharmaceutiques au Québec. Les institutions démocratiques sont aussi visées par la plateforme, qui inclut un financement public des partis politiques pour éliminer l’influence de donateurs privés, des élections à date fixe, une stricte supervision des lobbys et l’ajout d’une composante de proportionnelle au système électoral québécois.

Une organisation simple qui permettra la participation de tous

Les statuts temporaires du parti ont également été entérinés par les participants au congrès et incluent, entre autres, une ouverture permanente à collaborer, voire fusionner, avec tout autre parti qui véhiculera un message jugé suffisamment similaire.

Surtout, nos statuts déterminent les formules qui permettront de nous doter d’équipes locales lors d’Assemblées générales. Ces équipes couvriront le territoire du Québec et viseront à redonner à tous le goût de la politique et l’envie de participer aux affaires nationales. Bref, d’agir pour transformer le quotidien. Aussi, si vous souhaitez être de l’une de ces équipes, nous vous rappelons que vous pouvez remplir le formulaire de « bénévolat » en cliquant ici. Très rapidement, dès lors qu’un noyau suffisant de membres sera identifié, nous entrerons en contact avec vous pour organiser ces rendez-vous.

Une équipe nationale pleine de talents

Le congrès a enfin permis d’entériner un premier Conseil national qui guidera les destinées du parti pour la prochaine année. Il est constitué de professionnels et d’étudiants aux profils variés qui sauront faire progresser les idées d’Option nationale au sein de la population du Québec. Les membres qui siégeront au conseil national fondateur sont :

Denis Monière, professeur de science politique, comme VP à la commission politique ; 
Yanek Lauzière Fillion, formateur à la francisation des immigrants, comme VP à la citoyenneté et aux communautés ; 
Paolo Zambito, étudiant à la maîtrise à l’ÉNAP, comme VP à l’organisation et à la mobilisation ; 
Gabrielle Dufour Turcotte, étudiante en droit, comme secrétaire ; 
Martin Désilets, transporteur scolaire, comme trésorier 
Evelyne Beaudin, étudiante à la maîtrise en économie, comme conseillère ; 
Christian Bélanger, gestionnaire et enseignant, comme conseiller ; 
Sarah Désilets Rousseau, avocate, comme conseillère ;
Catherine Dorion, auteure et comédienne, comme conseillère ; 
Catherine Fillion Lauzière, avocate, comme conseillère ; 
Caroline Lang, étudiante en droit, comme conseillère ; 
Marianne Mathis, géographe, comme conseillère ; 
Julie McCann, avocate et chargée d’enseignement, comme conseillère ; 
Nicolas Payne, musicien et chroniqueur, comme conseiller ; 
Bernard Plante, chargé de projets, comme conseiller ; 
Miguel Tremblay, physicien, comme conseiller.

C’est donc avec le plus grand des enthousiasmes que nous pouvons entrevoir l’avenir d’Option nationale !

Au plaisir de vous revoir bientôt lors de l’une de nos prochaines activités,

Jean-Martin Aussant 

Chef d’Option nationale 
Député de Nicolet-Yamaska  »

vigile.net tribune libre 2 mars 2012
quebechebdo 3 mars 2012

Des aînés pris en otages

1 mars 2012

À toutes les fois que j’entends des histoires grotesques au sujet de la maltraitance de nos aînés dans les centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD), je ressens une vive colère et une profonde indignation envers les autorités concernées par la qualité de vie de ces personnes âgées dont la vulnérabilité ne fait qu’amplifier mon exaspération.

Encore une fois, il aura fallu attendre de récents cas de négligence envers les aînés en CHSLD dévoilés dans les médias, rapportant notamment des cas de mépris envers les résidents, un manque d'intimité lors des soins, des repas désorganisés ou encore des odeurs désagréables dans certains établissements, pour forcer la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, à intervenir face à ces situations inhumaines et inacceptables.

Mais où étaient donc les autorités gouvernementales avant la révélation de telles incongruités dans les médias? Comment peuvent-elles s’imaginer sérieusement que la présence de 2 inspecteurs pour les 468 CHSLD au Québec puisse être suffisante pour exercer un contrôle adéquat sur la gestion de ces centres hospitaliers?

Dans une réunion téléphonique avec les 16 dirigeants des agences de santé et des services sociaux du Québec, récemment, la ministre Vien leur a demandé de lui livrer rapidement un portrait de la situation. Elle souhaite savoir ce qui se passe sur le terrain afin d'apporter les correctifs nécessaires…Pourquoi, tout à coup, la ministre semble-t-elle tomber des nues?

Et la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, de répliquer, toujours à la suite de ces révélations : « Oui, ça prend des sanctions quand les gens négligent nos aînés, quand nos aînés sont maltraités. On ne peut pas laisser les personnes maltraitées, il y a une charte des droits de la personne qui existe. » Avant de parler de sanctions, Mme Blais, ne croyez-vous pas que vous devriez faire en sorte de prévenir de telles maltraitances?

Quand nos dirigeants vont-ils enfin prendre leurs responsabilités et mettre sur pied les dispositions qui s’imposent pour pallier de telles aberrations et délivrer nos aînés de ce système vicié qui les condamne à survivre comme des otages…en attendant? 

quebechebdo 1er mars 2012

Ras-le-bol des études

29 février 2012

L’annonce de la création du comité stratégique sur la souveraineté par Pauline Marois a suscité en moi comme un arrière-goût de retour sur les bancs d’école où je devrais refaire mes classes pour me remettre au goût du jour.

En effet, les douze membres désignés, dont je ne remets nullement en question la bonne foi, auront pour mandat de revoir les 148 études portant sur la souveraineté et d’en mener éventuellement d’autres. Ils se pencheront de plus sur les stratégies choisies dans le cadre des référendums de 1980 et de 1995.

Je me demande sérieusement l’intérêt que pourrait éveiller en moi ce retour aux études compte tenu que j’aurais l’impression de reprendre des cours auxquels j’ai déjà assisté et qui, de surcroît, ont conduit à deux échecs.

J’ai plutôt l’impression de me placer dans une position de sur-place interminable où je suis cantonné dans un statut d’étudiant depuis plus de quarante ans…une période plutôt longue avant de pouvoir parvenir sur le marché du travail!

Pourtant, d’autres étudiants semblent avoir enfin acquis leur diplôme et être prêts à affronter les défis que leur réserve l’avenir du Québec…Ils étaient près de 400 le 25 février au congrès de fondation d’Option nationale.

Ces militants revendiquent le droit de s’exprimer ouvertement sur les avenues qu’ils proposent pour accéder à notre statut de pays, à partir d’une plate-forme qui met résolument la cap sur l’indépendance du Québec, à savoir :

- l’exercice par le gouvernement du Québec de son droit exclusif d’édicter les lois sur son territoire, d’y percevoir toutes les taxes, contributions et impôts et de signer tous les traités internationaux,

- la création d’une constituante pour rédiger une constitution du Québec contenant, entre autres, une déclaration d’indépendance et l’adoption de cette constitution par référendum.

À cela, s’ajoutent d’autres propositions adoptées en matière d’économie, d’éducation, de santé, d’identité et de démocratie.

Et ce parti possède de plus l’avantage d’avoir à sa tête un leader jeune et dynamique en la personne de Jean-Martin Aussant, un politicien d’avant-garde résolu à procéder à l’accession du Québec à son statut de nation, entouré d’une pléiade de sympathisants à la cause, de toutes générations confondues.

Après un tel constat, avons-nous encore besoin de retourner aux études?

quebechebdo 29 février 2012
vigile.net tribune libre 29 février 2012

Les insolences d’une caméra (version 2012)

28 février 2012

Les plus âgés se souviendront sûrement de l’émission «Les insolences d’une caméra» du début des années ‘60, animée par Alain Stanké, et dans laquelle certaines personnes étaient prises dans des situations plus ou moins loufoques par une caméra cachée.

Eh bien, l’histoire semble vouloir se répéter dans notre auguste parlement canadien où des députés fédéraux membres d'un comité des Communes étudient la possibilité de munir de petites lumières rouges les caméras qui filment leurs échanges en Chambre.

Certains députés affirment que cela les aiderait à savoir à qui s'adresser quand ils prennent la parole. Mais d'autres prétendent que l'idée n'a rien à voir avec ceux de leurs collègues qui sont devenus malgré eux de véritables vedettes sur YouTube après avoir été filmés faisant leur toilette ou faisant un petit somme.

À titre d’exemples, une vidéo mise en ligne sur YouTube, et vue plus de 136 000 fois, montre le député néodémocrate québécois Jonathan Genest-Jourdain qui s'endort derrière sa collègue Françoise Boivin, alors en pleine envolée. Une autre vidéo, celle-là vue plus de 77 000 fois, montre le député conservateur albertain Rob Anders lutter pour rester éveillé.

De son côté, le président du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, le député conservateur Joe Preston, affirme qu'une lumière rouge n'empêcherait pas nécessairement les députés d'être humiliés en ligne, mais que cela n'est pas le but premier de l'exercice. Selon lui, certains députés s'inquiètent de sembler parler dans le vide quand ils prennent la parole: une lumière rouge, dit-il, leur permettrait de s'adresser directement à la caméra.

Par ailleurs, Peter Milliken, qui a été président de la Chambre des communes pendant dix ans, rappelle qu'aucun débat véritable ne se déroulera si les députés s'adressent aux caméras plutôt qu'à leurs collègues. «La majorité des députés doivent s'adresser au président ou aux autres députés, ils doivent tenter de convaincre les autres députés grâce à leurs arguments. Donc, d'après moi, c'est ce qu'ils devraient faire au lieu de s'occuper de la caméra», a-t-il affirmé.

En réalité, nous assistons, encore là, à une démonstration évidente du cirque auquel participent certains de nos élus fédéraux traqués par les insolences d’une caméra pour le moins dérangeante!

quebechebdo 28 février 2012
vigile.net tribune libre 28 février 2012

« Allons-y, le doute, c’est fini »

27 février 2012

Le 9 janvier 2011, je publiais sur cette tribune mon premier article sous le titre « Fier d’être un Québécois pure laine ! » Depuis lors, avec le recul qu’il m’a été donné de bénéficier depuis deux semaines dans les Antilles, j’en arrive à la conclusion que certaines de mes valeurs fondamentales se sont rallumées, que certains relents à odeur nauséabonde ont refait surface, qu’un éveil salutaire s’est produit au niveau de ma ferveur souverainiste et que, finalement, il me semble avoir trouvé la voie qui nous conduira enfin à notre indépendance.

Dans un premier temps, plusieurs de mes articles mettent à contribution la détermination et la persévérance de certaines personnes issues de milieux fort différents, des qualités qui ont toujours fait partie de ma vie personnelle et professionnelle.

D’autres articles soulignent de façon marquante l’importance que j’attache aux jeunes du Québec et à la qualité de leur éducation, compte tenu que, dans le livre de l’ex-enseignant que je suis, j’ai eu la chance, à des centaines d’occasions, de constater la vigueur qui pouvait émerger de ces jeunes pour autant que nous leur permettons d’être des personnes à parts entières.

Par ailleurs, certains textes mettent en relief la contribution exceptionnelle des personnes âgées dans l’évolution de la société québécoise, contribution qui est trop souvent, à mon sens, reliée dans le placard de mouroirs où on les condamne à attendre la mort au lieu de profiter de leurs expériences qui nous éviteraient bien souvent de répéter ad vitam aeternam les mêmes erreurs.

De plus, certains de mes articles soulignent l’importance exceptionnelle de la culture, du patrimoine via les artistes francophones qui ont su, à travers le temps, gravé le sceau de la langue française en Amérique du Nord. Parmi ceux qui ont fait l’objet de mes écrits, mentionnons Félix Leclerc, Gerry Boulay, Claude Léveillée, Raymond Lévesque et Richard Séguin.

Malheureusement et peut-être finalement heureusement, mon chemin, à travers ces treize mois qui m’ont conduit à 243 articles sur Vigile, a été souvent jonché de relents de colonisés qui m’ont rappelé des souvenirs désagréables mais auxquels je devais faire face pour avancer… Je parle ici du rêve de René Lévesque qui, dès le départ, a été étouffé par la fusion du MSA avec le RIN, des tergiversations de l’étapisme de Claude Morin, des conditions gagnantes de Lucien Bouchard jusqu’au plan de gouvernance souverainiste de Pauline Marois.

Enfin, depuis quelques mois, un éveil s’est produit au niveau de ma ferveur nationaliste avec l’arrivée de Jean-Martin Aussant et de son Option nationale, un homme qui représente, à mes yeux, la continuité d’un Jacques Parizeau ou d’un Pierre Bourgault pour qui la fidélité à leurs convictions personnelles ont toujours primé sur la partisanerie, un homme qui situe la patrie au-dessus du parti, un homme qui ose affirmer haut et fort sa confiance envers les Québécois.

À preuve cet extrait du discours de Jean-Martin Aussant prononcé le 25 février lors du congrès de fondation du parti Option nationale devant plus de 350 militants :

« La raison d’être d’Option nationale, de faire du Québec un pays libre de ses choix, passera toujours avant les intérêts du parti. À message similaire, il faut un seul parti et nous avons choisi d’affirmer clairement ce fait dans nos statuts. Notre ouverture est assumée, aux autres formations de décider de leur approche ».

À cet effet, le 9 juin 2011, je publiais un poème sur cette tribune sous le titre « Arrive maintenant le temps d’un nouveau défi », lequel se terminait sur ces vers :

« Il fut un temps pas si lointain 
Où des hommes et des femmes d’ici ont rêvé d’un pays
Arrive maintenant le temps d’un nouveau défi 
Où des hommes et des femmes d’ici se donneront la main 
Pour réaliser enfin
Ce grand et beau pays »

Et bien aujourd’hui, plus que jamais, ce « nouveau défi », c’est avec l’Option nationale que j’ai le goût de le relever « pour réaliser enfin ce grand et beau pays » !

C’est en rectifiant la phrase « nous sommes peut-être quelque chose comme un grand peuple » de René Lévesque que Jean-Martin Aussant a conclu son congrès. Il a expliqué avoir toujours « détesté les deux doutes » qu’elle contient. « Nous sommes un grand peuple, allons-y, le doute, c’est fini », a-t-il martelé.

vigile.net tribune libre 27 février 2012

Commentaire:

"Quel beau cheminement ! Je suis certain que ça n'a pas dû être facile d'en arriver finalement à ces conclusions. Vous avez d'autant plus de mérite que vous mettez vos convictions avant le simple calcul tactique. Si votre démarche est le reflet d'un certain printemps québécois, alors, tous les espoirs sont permis. Soyez assuré que nous apprécions ce que vous êtes et le courage dont vous faite preuve. Ce n'est pas nécessairement évident de s'amender.
Cela démontre votre ouverture d'esprit et votre lucidité. Votre implication au parti sera précieuse. Tout est à bâtir depuis samedi. Les exécutifs de comté peuvent maintenant se former. Option Nationale a besoin de vous, de votre expérience et de votre détermination."

Serge Savoie
vigile.net tribune libre 27 février 2012



Les effets pernicieux de la technologie

27 février 2012

D’entrée de jeu, je vous avouerai que les horizons que nous ouvrent les technologies modernes, en particulier les sites Internet, représentent une avancée phénoménale dans le champ des connaissances qui nous sont offertes.

Toutefois, il arrive des situations où ces mêmes technologies, au lieu de nous servir, nous rendent esclaves de leur utilisation à outrance. À titre d’exemples, je vous propose ces deux incidents auxquels j’ai été témoin au cours de la même soirée lors d’un voyage dans les Antilles d’où je reviens.

Un couple est assis à une table voisine de la mienne, chacun clavardant sur leur I-Pod pendant plus de trente minutes et ce, sans se dire un mot…Quelques heures plus tard, je me retrouve dans le lobby de l’hôtel, près d’un jeune couple, l’homme, le regard complètement attiré sur son I-Pad, la jeune femme, adossée profondément dans son fauteuil, baillant d’ennui pendant que son copain «tripe» carrément devant sa «machine»!

Enfin que je me suis dit…est-il possible que ces personnes n’aient rien à se dire? Est-il possible qu’ils soient rendus esclaves de cette technologie au point que toute forme de communication humaine soit disparue de leur mode de vie?

Si tel est le cas, je suis sérieusement inquiet des effets pernicieux de la technologie moderne et je me demande s’il ne faudrait pas, à l’occasion, ranger ces machins dans nos tiroirs et nous mettre à nous regarder dans les yeux pour recommencer à échanger!

quebechebdo 27 février 2012

Une sénatrice doit changer de chaise

11 février 2012

La Presse canadienne nous apprend, en manchette, que la sénatrice libérale, Céline Hervieux-Payette, a été invitée à changer de chaise à un comité sénatorial par le président de ce comité, le sénateur conservateur Irving Gerstein, sous prétexte qu’il ne voulait pas que la libérale s’assoie à côté de lui à la table principale.

Toutefois, comme Mme Hervieux-Payette refusait d’obtempérer à la demande «insistante» du président, M. Gerstein a soumis une motion aux membres du comité majoritairement composé de sénateurs conservateurs. Vous vous doutez bien que la motion a été adoptée, ce qui a forcé le déplacement de la sénatrice libérale.

Frustrée, Mme Hervieux-Payette a accusé les membres du comité d’extrême partisanerie, elle qui est vice-présidente de ce comité sénatorial des banques et du commerce et qui avait toujours occupé la même chaise, même sous le dernier président conservateur du comité.

Enfin, après que chacune des parties aient exposé les motifs de leur «grief», les travaux du comité ont pu commencer dans l’ordre et le «décorum» inhérents à ce «haut lieu» de la démocratie canadienne.

Vous ne trouvez pas que toute cette «terrible histoire» ressemble à une querelle de cour entre deux groupes d’enfants en train de jouer à la guerre? Il ne faudrait donc pas se surprendre qu’après de tels enfantillages payés grassement à même nos impôts, le cynisme qui entoure cette «auguste Assemblée» se manifeste avec autant de sarcasme!

quebechebdo 11 févier 2012

L’Église Bleu Blanc Rouge

10 février 2012

Dorénavant, les Québécois n’auront plus rien à envier à l’excentricité débordante des Américains qui ont créé le "tebowing", un culte voué au quart-arrière des Broncos de Denver, Tim Tebow, puisque le diocèse de Montréal a fait paraître une publicité dans les quotidiens de la métropole pour inciter les Montréalais à prier pour que le Canadien obtienne une place dans les séries de fin de saison.

La publicité montre un classement de la section Est de la Conférence dans lequel la Sainte Flanelle ne fait pas partie et, en huitième position, la dernière donnant accès à la ronde éliminatoire, on a indiqué le mot "Prions"

Quoique l’intention du diocèse soit de créer des concepts originaux pour des collectes de fonds tentant de freiner les effets de la baisse du taux de fréquentation dans les églises, je ne crois pas que "l’intervention divine" se manifestera sur la patinoire du Centre Bell dans l’uniforme du Bleu Blanc Rouge.

À mon sens, ce ne sont pas les "prières" qui sauveront le Canadien du naufrage mais plutôt les "efforts" que les joueurs déploieront sur la patinoire. 

quebechebdo 10 février 2012

Québec…le meilleur choix

10 février 2012

Selon le Conference Board du Canada, le Canada serait en mesure d'accueillir jusqu'à neuf clubs de la ligue nationale de hockey, soit deux de plus que la situation actuelle, si la LNH décidait d’élargir ses cadres. Selon l’organisme, Québec et Hamilton sont les villes qui répondent le mieux aux exigences de la ligue pour une équipe d'expansion.

Le Conference Board a utilisé quatre critères dans sa grille d'analyse, à savoir l'importance de la population, la richesse du marché, la présence de sièges sociaux et l'équilibre financier créé par la force du dollar canadien par rapport au dollar américain.

Pour ma part, j’ajouterais un cinquième critère qui penche à coup sûr pour Québec comme étant le meilleur choix, à sa savoir la popularité exceptionnelle du hockey auprès des citoyens de la Capitale nationale!

quebechebdo 10 février 2012