Une question de stratégie

26 juillet 2012

À la lecture de l’article de Pierre JC Allard paru sur la tribune libre de Vigile en date du 25 juillet sous le titre « Le gambit du fou », j’ai été d’abord sidéré par le cruel réalisme des propos de l’auteur relativement au nœud gordien dans lequel nous engouffre Jean Charest par son côté de stratège machiavélique :

« La beauté de cette stratégie de diviser le vote francophone entre CAQ et PQ – tout en moussant une progression de QS qui à court terme est sans danger pour le Système – c’est qu’en aucun moment Charest n’a à se rendre sympathique, à justifier ses actions passées, à s’engager pour l’avenir ou à quémander des votes, toutes choses qu’il ferait mal. Il n’a qu’à être lui-même, à distribuer des embûches là où elles feront le plus de mal à ses adversaires les plus menaçants … et à jouer son rôle de politicien astucieux. Ce qu’il fera bien…Et je ne vois même pas une façon efficace et réaliste de contrer cette stratégie… »

Ensuite, je me suis dit qu’il doit bien exister une « contre-stratégie » qui puisse nous permettre d’embusquer notre astucieux politicien sur son propre territoire. Je ne prétends pas être un fin stratège…toutefois, mon petit côté « bélier » pointe les cornes toujours un peu, encore aujourd’hui, lorsqu’il se retrouve devant un mur qu’il l’empêche de continuer la route qu’il s’est tracée pour parvenir à ses fins.

C’est alors que je me suis arrêté sur une partie de l’extrait cité plus haut, à savoir « c’est qu’en aucun moment Charest n’a…à justifier ses actions passées, à s’engager pour l’avenir…toutes choses qu’il ferait mal. »

Dans l’éventualité d’un scrutin en septembre, pourquoi alors ne pas dénoncer la stratégie de Charest en mettant la lumière sur ce dont il ne veut pas parler, à savoir, en particulier, sa promptitude à déclencher « par hasard » des élections avant la reprise des travaux de la commission Charbonneau ou ses intentions à peine voilées de profiter d’un retour en classe perturbé en août qui lui permettraient de se proclamer comme le défenseur de l’ordre ?

En ce qui a trait à ses engagements pour l’avenir, il serait sans doute essentiel, entre autres, que notre « exploiteur de ressources naturelles » dépose sur la table les cartes dont il est censé disposer pour faire profiter les Québécois des avantages de son fameux Plan Nord qu’il vante à tout vent comme le grand coup du siècle alors que les critiques fusent de tous les milieux socio-économiques sur le fait que les retombées ne profiteront qu’aux multinationales.

En conséquence, nous devons profiter de toutes les tribunes pour opposer systématiquement le « politicien astucieux…ce qu’il fera bien » à ses politiques néolibérales scandaleuses et partisanes, bref à « toutes choses qu’il ferait mal ». En réalité, nous devons prendre le « fou » dans son propre piège en le traquant sans relâche…en termes stratégiques, en répondant à l’attaque par l’attaque !

vigile.net tribune libre 26 juillet 2012

Un choix logique

25 juillet 2012

La candidature prévue de l’ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) Léo Bureau-Blouin dans la circonscription de Laval-des-Rapides pour le Parti québécois incarne, à mon sens, un choix logique qui cadre parfaitement avec la personnalité du candidat.

En effet, tout au cours des négociations entre le gouvernement et les représentants étudiants, Léo Bureau-Blouin s’est toujours présenté comme le plus modéré, celui qui recherchait les compromis, en fait, le politicien-type recherché par les penseurs du PQ.

Dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux le 24 juillet, le futur politicien a confirmé son intention de défendre les couleurs du PQ en ces termes :

« J’ai pris la décision de me présenter avec Pauline Marois et son équipe du Parti québécois, car je crois qu’un Québec plus juste, plus vert et plus fort sur la scène internationale est à portée de main. Je crois que maintenant, et ce plus que jamais, nous avons la possibilité de faire une différence dans la vie de milliers de travailleurs, d’aînés, de familles et de jeunes. Nous avons la possibilité d’améliorer la qualité de nos écoles, de développer nos infrastructures, d’augmenter l’efficience de notre système de santé, de devenir un pays et surtout, de bâtir une démocratie plus participative. »

Si on exclut la timide allusion de trois mots à la souveraineté du Québec, à savoir « devenir un pays », on constate facilement que les arguments de Léo Bureau-Blouin qui militent en faveur de son choix pour le PQ constituent un bouquet de vœux pieux qui, malheureusement, risquent de demeurer dans les abîmes des illusions lorsqu’il se présentera, advenant son élection, à la table du caucus d’un parti grugé par l’ambition du pouvoir et pour qui l’intention de « bâtir une démocratie plus participative » n’a jamais constitué sa priorité.

Toutefois, en optant pour le Parti québécois, le futur candidat péquiste a choisi de continuer dans la voie de sa politique du « petit pas » mise de l’avant lors du dernier conflit étudiant en endossant, en des termes explicites dans sa lettre, le plan de gouvernance souverainiste de Pauline Marois, une version moderne de l’amalgame de l’étapisme et des conditions gagnantes, en réalité, une politique du piétinement qui nous entraîne dans une sempiternelle valse-hésitation depuis des décennies.

Bienvenue dans le club des ex…souverainistes, M. Bureau-Blouin!

vigile.net tribune libre 25 juillet 2012
quebechebdo 26 juillet 2012

Commentaire:

"Excellente analyse, monsieur Marineau, qui rejoint exactement mes pensées. Des trois dirigeants étudiants, c'est le seul qui a tenté de jouer au diplomate (la définition d'un "bon" politicien, quoi !) pour préserver une image d'ouverture – à tout prix – des étudiant(e)s face à un adversaire arrogant et malhonnête."

Luc Bertrand
vigile.net tribune libre 25 juillet 2012
Le Soleil 28 juillet 2012 "La logique des petits pas" (version abrégée)  

Le legs d’un grand-père à son petit-fils

25 juillet 2012

Né à Sainte-Béatrix en 1981, Alexandre McCabe, un professeur de littérature du Campus Notre-Dame-de-Foy à Saint-Augustib-de-Desmaures en banlieue de Québec, s'est mérité le Prix du récit de Radio-Canada pour son texte intitulé "Chez la reine – Les exilés" que le jury, composés de Nathalie Petrowski, Fred Pellerin et Denis Truax, a sélectionné pour son "regard neuf, empreint tout à la fois de sobriété et de solennité, sur un événement charnière de l'histoire québécoise trop peu souvent abordé, le référendum de 1995." 

À lui seul, l’extrait retenu par Didier Fessou dans sa chronique publiée dans Le Soleil du 24 juillet nous replonge avec réalisme et sensibilité dans le contexte des aspirations d’un vieil homme qui « voyait dans cette journée une occasion de dépasser enfin sa condition et de donner un sens à l’austérité de sa vie » :

«Ma cousine Sophie était sortie de sa chambre au moment où sa mère préparait la cafetière. ''T'en veux-tu, toé?'' Elle avait fait signe que non en attrapant une galette aux dattes encore chaude. ''Je m'en vais voter.'' S'en était suivie une scène que sans fin j'ai ressassée tant elle m'apparaissait porteuse d'une vérité sur mon grand-père que je ne pouvais exprimer sans la décrire. Ma cousine, qui allait aux urnes pour la première fois, avait ajouté : ''Je sais pas encore de quel bord.'' La réponse n'avait pas tardé. ''Si tu vas là pour voter 'non', t'es aussi ben de rester icitte.''

«Il n'y avait ni autorité ni machisme dans cette phrase. Mon grand-père, qui se berçait, le regard absent rivé au sol, s'était arrêté, avait relevé doucement la tête et avait prononcé ces mots sans sourciller, avec une tendresse contenue dans la voix. Il s'était ensuite raclé la gorge comme si ses paroles lui avaient demandé un effort. Tout son corps trahissait une émotion vive. Dans ses yeux humides sourdait son passé. Le chantier, la drave, l'étable, la terre. Une vie entière de privations et de labeur. Condamné, qu'il avait été, à servir les autres et à faire vivre tant bien que mal sa famille.

«Je crois que mon grand-père voyait dans cette journée une ultime occasion de déjouer le sort, de dépasser enfin sa condition et de donner un sens à l'austérité de sa vie. Il n'imposait rien à sa petite-fille, il l'exhortait à mettre fin à son exil et à celui dont elle avait hérité. Cet appel était le plus inestimable legs qu'il allait me laisser.»

Nous serons bientôt appelés à déposer notre bulletin de vote dans l’urne et, même si l’enjeu n’a pas la même envergure que le référendum de 1995, l’intégrité de ce récit nous invite à « déjouer le sort » en choisissant d’investir dès maintenant pour 2016 par un vote authentique en faveur d’Option nationale, le seul parti qui nous permettra de « mettre fin à notre exil »!

quebechebdo 25 juillet 2012 

Appel à la générosité populaire

24 juillet 2012

Le 30 décembre 1981, grâce à une mise de fond avancée par une quarantaine de communautés religieuses et par l'Archevêché de Québec, l'édifice, situé au 401 rue Saint-Paul à Québec, à l'époque l'Hôtel Château Champlain, est acheté. Le 30 janvier 1983 marque l'ouverture officielle de la Maison de Lauberivière. Les premiers bénéficiaires passent les portes le 14 février 1983.

Aujourd’hui, la maison de Lauberivière sert pas moins de 500 repas par jour. Alors que la saison du BBQ bat son plein pour bien des Québécois, l’organisme manque cruellement  de viande. En effet, en faisant son bilan mi-annuel, Éric Boulay, le directeur général, a réalisé que les dons en nourriture, et particulièrement en viande, avaient beaucoup diminué, une tendance qui s'est malheureusement accentuée depuis trois ans et qui se traduit par une baisse de 300 kilos par semaine.

En 2012, en plein coeur de Québec, encore aujourd'hui, des êtres humains souffrent de la faim…en conséquence, je me joins à l'appel à la générosité de M. Boulay. La maison est ouverte 24 heures sur 24 et il est possible d'y apporter des dons en tout temps au 401 rue Saint-Paul à Québec ou en communiquant au (418) 694-9316.

quebechebdo 24 juillet 2012  

La reprise du flambeau

23 juillet 2012

Dans sa « Lettre à Gilles Duceppe » parue dans Le Devoir du 23 juillet, la militante d’Option nationale, Élisabeth Émond, y va d’un argumentaire solide conte le militantisme servile, utilisé comme moyen de défense pour répondre aux dangers d’une division du vote souverainiste :

« Ce qui m’attriste, c’est qu’aujourd’hui, le message que le Parti québécois et vous, Monsieur Duceppe, tentez de nous faire avaler, c’est que peu importe si un citoyen est mécontent d’un parti, d’un chef, d’un programme, de la démocratie d’un parti, eh bien, s’il a toujours voté pour lui avant, il doit continuer de le faire. Peu importe ce qu’il pense. Ce message est défaitiste, vide, amer et sombre… Cette vieille politique, cet abrutissement populaire, cet engouement pour un militantisme servile qui remet rarement les choses en question ou en perspective, je veux en débarrasser les générations qui nous succéderont. »

Un militantisme servile qui nous conduit tête baissée dans le champ miné du vote stratégique en opposition au vote authentique, une stratégie clairement dénoncée par Denis Monière dans son article paru dans Le Devoir du 18 juillet sous le titre « Élections – Vote stratégique ou vote authentique ? » :

« Ce problème politique est vécu intensément par les indépendantistes qui se demandent s’il ne vaudrait pas mieux mettre tous leurs oeufs dans le panier du Parti québécois pour ne pas diviser le vote et risquer de faire réélire le Parti libéral. Les chantres de l’unité péquiste tentent de ramener au bercail les militants qui depuis quelques années cherchent à offrir une solution de remplacement à ce parti qui a trahi sa mission historique en mettant au rancart sa raison d’être souverainiste, en la dévoyant dans une fictive gouvernance autonomiste. »

À mon sens, le Québec se retrouve à un tournant historique au plan de son avenir politique…il doit choisir entre une stratégie à court terme qui le conduira à la sempiternelle ritournelle des conditions gagnantes ou une stratégie campée sur l’authenticité qui lui assurera à moyen terme sa légitime autonomie.

Conséquemment, j’endosse pleinement les propos de Mme Émond lorsqu’elle justifie en ces termes son choix pour Option nationale :

« Comprenez-moi bien, vous, Monsieur Duceppe, et les autres du PQ : mon vote, vous devez le mériter, il ne vous appartient pas… Aujourd’hui, je milite fièrement pour un parti où l’on fait de la politique autrement. On y cultive une politique assumée, claire, citoyenne, ambitieuse, contagieuse, renouvelée, et l’on est assurément en terrain fertile pour réaliser l’indépendance du Québec… Le projet d’indépendance du Québec ne stagnera plus dans vos rangs, nous reprenons le flambeau. Nous faisons le pari qu’il faut parfois rebrousser chemin pour mieux repartir. »

vigile.net tribune libre 23 juillet 2012
quebechebdo 24 juillet 2012

Le Québec en marche

23 juillet 2012

Le printemps érable qu’a vécu le Québec, engendré par la mobilisation du mouvement étudiant, a fait couler beaucoup d’encre et suscité plusieurs manifestations dans les rues du Québec, les plus récentes faisant retentir les casseroles en réaction à la matraque de la loi 78.

À l’aube d’une campagne électorale imminente au cours de laquelle les traditionnelles litanies de promesses électorales vont envahir les médias, risquant de voiler la triste réalité des derniers mandats de Jean Charest, les Québécois se doivent de ranger leurs lunettes roses dans le placard et de s’ouvrir les yeux sur les débats de société soulevés par les revendications des porteurs du carré rouge.

Dans la foulée des jeunes qui ont fait preuve d’audace et de dignité devant les attitudes bassement démagogiques de Charest, les citoyens du Québec se doivent de se débarrasser du carcan créé par une peur viscérale qui les maintient prisonniers d’un système avilissant et de revêtir l’armure de combattants de leurs ancêtres.

Notre jeunesse a mis le Québec en marche vers l’affirmation de sa fierté nationale et de ses valeurs fondamentales de justice sociale…à nous d’emboîter le pas avec courage et détermination!

quebechebdo 22 juillet 2012
vigile.net tribune libre 23 juillet 2012 "La reprise du flambeau" (version modifiée)

 

Invitation à retrouver notre combativité

20 juillet 2012

Grâce à la détermination et au courage des étudiants qui luttent depuis des mois pour l’accession de tous les Québécois à des études supérieures, le Québec dispose maintenant de la détermination d’une bonne partie de la population que ces jeunes ont réussi à mobiliser derrière le carré rouge.

Toutefois, dans le branle-bas suscité par la fièvre d’une prochaine campagne électorale au Québec, j’ai peur que le carré rouge, la « porte » qui nous a ouvert l’accès à l’éveil de notre conscience collective, soit noyé sous la pétarade de promesses électorales partisanes et purement électoralistes auxquelles nos politiciens carriéristes nous ont habitués depuis des décennies.

Face à ce danger imminent, la mobilisation citoyenne engendrée par le mouvement étudiant se doit de continuer de se manifester, à plus forte raison dans le contexte d’une prochaine campagne électorale. Nous devons travailler ensemble à réparer les injustices causées par les politiques néo-libérales scandaleuses du gouvernement Charest en les dénonçant sans relâche.

Les jeunes qui arborent le carré rouge nous invitent à retrouver la combativité de nos ancêtres…à nous de les appuyer et de les suivre si nous désirons un jour proclamer la pleine et entière autonomie du Québec!

quebechebdo 20 juillet 2012

S’armer contre la peur

20 juillet 2012

Dans sa chronique parue dans Le Devoir du 20 juillet sous le titre « Le père Noël est tôt cette année » , Lise Payette pointe du doigt une des armes les plus pernicieuses utilisées par les fédéralistes auprès de l’électorat québécois dans toutes les campagnes électorales, à savoir la peur :

« Si le peuple ranime l’espoir, les politiciens s’efforceront, pour s’approprier le pouvoir, de raviver la peur, cette « arme de destruction massive » souvent sournoise et qui fait des ravages chez les personnes les plus fragiles… Il faut tirer les leçons qui s’imposent avant que le bulldozer des prochaines élections ne soit en marche, car, croyez-moi, l’attaque sera démesurée. »

Dans son analyse du phénomène vicieux de la peur, Mme Payette ressort deux volets, le premier mettant en lumière le fait que les libéraux « vont tenter de nous convaincre que tout ira mal si nous décidons de changer de gouvernement », un argument qu’ils enroberont dans la prétention de « connaître l’avenir qui sera le nôtre…et qu’ils sont les seuls à posséder les solutions qui feront de nous des gens plus riches, plus heureux et plus en santé. » À cela, Lise Payette propose un moyen de défense qui, quoique timide, a l’avantage de renvoyer la balle dans le camp de l’adversaire : « Oserons-nous leur demander pourquoi ils ne l’ont pas fait avant ? Cela nous donnerait la possibilité de les juger sur ce qu’ils ont réussi plutôt que ce qu’ils ont promis de faire et qu’ils n’ont pas fait. »

Le second volet, encore plus cinglant et qui a souvent touché les cordes sensibles des Québécois en périodes électorales et référendaires, consiste à enfoncer bassement le poignard de la culpabilité dans les tripes des citoyens :

« Les politiciens vont sûrement renverser les rôles et tenter de nous convaincre que nous sommes responsables de tout ce qui ne va pas bien au Québec… Nous coûtons trop cher en soins de santé, nous sommes paresseux et nous ne travaillons pas assez, nous prenons notre retraite trop tôt et le plus important : est-ce que nous payons notre « juste part » ? Ce sont toutes des questions qui vont nous permettre de nous sentir petits, mesquins et dépassés par les problèmes que nous voulons voir réglés. »

Lise Payette demeure muette sur les moyens à prendre pour se prémunir devant cet argument « massue ». À mon sens, nous aurions avantage à nous inspirer du courage et de la détermination des étudiants qui, depuis des mois, ont su rester debout en défiant, entre autres, la question « tranchante » de leur « juste part » par la réponse tout aussi tranchante de la « justice sociale ».

En termes clairs, la seule façon de s’armer contre la peur est de se prémunir d’armes qui sauront répondre adéquatement et fermement aux viles attaques des détracteurs de la légitimité et de la dignité du peuple à l’intérieur d’un régime démocratique.

Comme dirait un vieux proverbe : « Qui veut la paix prépare la guerre ! »

vigile.net tribune libre 20 juillet 2012
quebechebdo 23 juillet 2012



L’appel de la pelle

20 juillet 2012

Dans le cadre la journée J’ai ma pelle qui se déroulera le 3 septembre, des citoyens, munis de 30 000 pelles, procéderont aux premières pelletées de terre symboliques annonçant le début des travaux de construction du nouvel amphithéâtre de Québec sur le site de l’ancien hippodrome.

Considérant que 68% des sommes accumulées jusqu’à maintenant par le groupe J’ai ma place, à savoir 13,5 millions $ sur 20 millions $, sont déjà engagées seulement pour l’excavation, j’ose espérer que l’appel de la pelle n’aboutira pas à un énorme trou…financier!

quebechebdo 20 juillet 2012

Résister au syndrome de l’inauguration

19 juillet 2012

Selon le président de l’Ordre des architectes du Québec, André Bourassa, la petite tempête annoncée dans les médias ces derniers jours concernant la reprise du processus d’appel d’offres pour la construction du futur pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec devrait plutôt être perçue comme un message de clairvoyance de la part des responsables du projet.

Aux yeux de M. Bourassa, une telle attitude, même si elle entraînera un délai de quelques mois dans la réalisation des travaux, invite à « résister au syndrome de l’inauguration » qui incite souvent à « tourner les coins ronds ».

En ce qui me concerne, je ne peux que me rallier à la décision de la direction du Musée qui agit de la sorte en gestionnaire responsable des fonds publics qui, rappelons-le, représentent quelque 70 millions $ répartis sur les deux paliers de gouvernements en plus des 5 millions $ accordés par la ville de Québec.

quebechebdo 19 juillet 2012