Bernard Frappier…un héros malgré lui

28 septembre 2012

D’entrée de jeu, voici un extrait de l’article de Caroline Moreno publié sur cette tribune il y a trois ans le 26 septembre 2009, le jour du décès de Pierre Falardeau, sous le titre « Pierre Falardeau n’est pas mort »

« Lorsque l’on laisse derrière soi une œuvre aussi marquante, aussi importante que celle du cinéaste et pamphlétaire Pierre Falardeau, on ne meurt pas. On accède à l’intemporalité…. Pierre Falardeau restera un modèle de solidité, un roc contre les vents et les marées. Un patriote de nos temps durs, obscurs et incertains. Une source d’inspiration. Un hymne à la vie, à notre survie. Un héros malgré lui. »

Dans la même lignée des personnages qui ont marqué la scène politique québécoise au cours des dernières décennies, une institution solidement implantée comme celle qu’a érigée en phare Bernard Frappier dans le paysage médiatique du Québec devait lui survivre et, en ce sens, je me dois de rendre hommage à tous les pionniers qui ont accepté de prendre généreusement et courageusement la relève.

À cet effet, je me permets de vous livrer cet extrait de « La dernière leçon » de Mitch Albom qui contient une mine de messages d’une extrême profondeur. Parmi ceux-ci, j’ai cru bon de vous présenter cet extrait qui illustre à merveille le rôle essentiel que chaque être humain est appelé à jouer lors de son passage sur cette terre :

« Une petite vague va clapotant sur l’océan, s’amusant comme une folle…heureuse dans le vent et le grand air jusqu’à ce qu’elle aperçoive les autres vagues devant elle qui s’écrasent sur le rivage. « Mon Dieu ! C’est affreux, dit la vague, qu’est-ce qui va m’arriver ? »

Ensuite arrive une autre vague. Elle voit la mine sombre de la première vague et lui demande : « Pourquoi as-tu l’air si triste ? »

La première vague répond : « Tu ne comprends donc pas ! Nous allons toutes nous écraser ! Nous allons toutes disparaître ! C’est affreux ! »

La deuxième vague lui dit : « Non, c’est toi qui ne comprends pas. Tu n’es pas une vague. Tu es une partie de l’océan. »

Bernard Frappier n’avait sûrement pas la prétention d’être un héros, pas plus que Pierre Falardeau d’ailleurs…Toutefois, force nous est de constater qu’ils ont contribué grandement à réaliser à quel point chacun de nous est « une partie de l’océan » et qu’en ce sens, l’un comme l’autre sont devenus des « héros malgré eux » !

vigile.net tribune libre 28 septembre 2012 

La guérison entre les mains des enfants

28 septembre 2012

Le site Web du multimillionnaire Eric Pearl, un ex-chiropraticien qui se proclame comme un catalyseur de miracles, lance son leitmotiv en ces termes: «Mettons la guérison entre les mains de nos enfants».

Dernièrement, pendant deux heures, une douzaine d’écoliers âgés de 8 à 12 ans ont appris, de la voix d’une formatrice, à «imposer les mains», dans une grande salle de l’Hôtel Hyatt Regency de Montréal, inspirée par son maître californien qui parcourt la planète à la rencontre de dizaines de milliers d’élèves.

L’Américaine qui offrait la session de formation a enseigné aux enfants «une nouvelle forme de guérison» qui devrait leur permettre de soigner leurs proches et leurs amis. Selon ses dires, les enfants possèderaient le pouvoir de «réarranger les molécules, l’espace et le temps».

Toutefois, malgré le caractère plutôt pernicieux et dangereux de cette démarche, le Collège des médecins du Québec demeure impuissant puisque ces cours, ne référant à aucun traitement, sont protégés par la liberté d’expression au même que les livres qui pourraient traiter de sujets identiques.

«Que va-t-il arriver si l’enfant tente de guérir son grand-père et qu’il échoue?», lance le chercheur en psychoéducation Serge Larrivée. Poser la question, c’est être confronté à un dilemme qui fait preuve d’irresponsabilité flagrante face à ses enfants à qui ces gourous de la manipulation sont en train de «voler leur enfance» en leur faisant porter des responsabilités qui dépassent leurs capacités!

quebechebdo 28 septembre 2012
Le Soleil 29 septembre 2012 "Enfants victimes de gourous"

Un message à retenir

27 septembre 2012

«La dernière leçon» de Mitch Albom contient une mine de messages d’une extrême profondeur. Parmi ceux-ci, j’ai cru bon de vous présenter cet extrait qui illustre à merveille le rôle essentiel que chaque être humain est appelé à jouer lors de son passage sur cette terre:

«Une petite vague va clapotant sur l’océan, s’amusant comme une folle…heureuse dans le vent et le grand air jusqu’à ce qu’elle aperçoive les autres vagues devant elle qui s’écrasent sur le rivage.

«Mon Dieu! C’est affreux, dit la vague, qu’est-ce qui va m’arriver?»

Ensuite arrive une autre vague. Elle voit la mine sombre de la première vague et lui demande :

«Pourquoi as-tu l’air si triste?»

La première vague répond :

«Tu ne comprends donc pas! Nous allons toutes nous écraser! Nous allons toutes disparaître! C’est affreux!»

La deuxième vague lui dit :

«Non, c’est toi qui ne comprends pas. Tu n’es pas une vague. Tu es une partie de l’océan.»

quebechebdo 27 septembre 2012 

« Soleil en tête »

26 septembre 2012

Réaction à l’article de Mylène Moisan « Ensoleillé avec passages nuageux » paru dans Le Soleil du 26 septembre 2012.

Julie Gravel-Richard souffre d’une tumeur au cerveau depuis dix ans, une tumeur logée dans son hémisphère gauche, à l’endroit précis d’où émergent la parole, l’écriture et la lecture. Julie est professeure d’histoire au CEGEP. Elle a déjà publié un premier roman et en projette un deuxième…mais elle ignore si le temps lui permettra de le réaliser.

Après être demeurée latente pendant quatre ans, la tumeur est revenue la hanter en 2006. Pourtant, loin de se laisser abattre, Julie a pris le taureau par les cornes et a décidé de poursuivre sa route avec courage en créant un blogue au nom révélateur, « Soleil en tête », où elle raconte les péripéties de sa survivance et de son combat contre la maladie avec laquelle elle a dû apprendre à vivre.

Derrière son sourire radieux, Julie laisse échapper ces paroles qui peignent à merveille sa philosophie de vie : « J’aime bien l’image du tournesol qui peut s’apitoyer sur lui ou se retourner vers le soleil. J’ai choisi de me tourner vers le soleil ».

Julie Gravel-Richard, une inspiration qui incarne un instinct de survie exemplaire qui mérite toute notre admiration!

quebechebdo 26 septembre 2012

 

 

Une détresse alarmante

25 septembre 2012

Le nombre de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse a continué d'augmenter au Québec, selon le bilan 2011-2012 déposé le 24 septembre. En tout, 77 244 signalements ont été faits à la DPJ, soit une hausse de 0,9 % par rapport à la période précédente. De ce nombre, 32 661 ont été retenus.

Selon la directrice du Centre jeunesse de Montréal, Michelle Dionne, la principale problématique au niveau provincial est la négligence, à savoir la difficulté pour les parents de bien répondre à l'ensemble des besoins des enfants, soit 23% des causes de signalements, les abus physiques suivant de près à 21%.

«Ce qui se cache surtout derrière les signalements, c'est des familles qui vivent des difficultés importantes, souvent des adultes aux prises avec des difficultés personnelles aussi. Des familles qui sont confrontées avec d'importants stress au quotidien. Des stress liés à la pauvreté, à des conditions de vie difficiles, liés aussi souvent à des séparations, beaucoup de familles monoparentales», précise Michelle Dionne.

Selon la DPJ, la détresse observée actuellement dans de nombreuses familles est « alarmante » et exige une mobilisation du milieu et des ressources pour tenter de mieux en comprendre les causes et ultimement en réduire les impacts.

Vivement une volonté politique et des mesures concrètes pour venir en aide à ces familles acculées à des situations inhumaines qui mettent en danger, non seulement la santé physique de toute une génération d’enfants, mais aussi leur santé mentale, voire même leur survie!

quebechebdo 25 septembre 2012

L’aigle fixe sa proie

24 septembre 2012

Pour Raymond Bachand qui siège désormais dans l'opposition à titre de député libéral dans la circonscription d'Outremont, le choix du PQ qui souhaiterait ajouter deux paliers d'imposition pour combler le manque à gagner causé par l'annulation de la taxe santé s'explique par l'un des deux scénarios suivants : soit que les péquistes n'ont pas conscience du «trou» d'un milliard de dollars que va créer l'abolition de la taxe santé, soit qu’ ils en sont conscients depuis le début de la campagne, mais ont choisi de le cacher.

« Quand on a 32% du vote populaire, on devrait prendre la victoire avec modestie et agir en conséquence, et non agir comme si les trois quarts des Québécois nous avaient élus…On ne vit pas en Norvège, on vit dans une planète qui s'appelle le Canada», clame l’ancien ministre libéral des Finances et candidat intéressé à la succession de Jean Charest.

Eh bien moi, M. Bachand, j’aurais tendance à compléter votre dernière phrase en ajoutant les mots suivants : « …on vit dans une planète qui s’appelle le Canada…en attendant de disposer de tous nos leviers économiques pour vivre dans une planète qui s’appelle le Québec ».

À mon sens, Raymond Bachand représente l’incarnation du néo-libéralisme poussé à outrance à un point tel qu’il projette de perpétuer cette stratégie bassement démagogique et électoraliste jusqu’au prochain congrès à la chefferie du Parti libéral du Québec où il aspire, à mots à peine voilés, obtenir l’investiture.

Quand un politicien du Québec affirme ouvertement que l’ « on vit dans une planète qui s’appelle le Canada » et que ce même politicien aspire un jour devenir premier ministre de ce Québec, nous nous retrouvons en face d’un petit « provincialiste » de bas étage dont la seule ambition est de maintenir le Québec dans son statut de province au sein du Canada et, par conséquent, de continuer à subir les dénigrements et les rebuffades du ROC face à ses éternelles récriminations.

En bref, celui qui avait affirmé que le conflit étudiant du printemps 2012 se règlerait dans l’urne se retrouve confronté à un échec qu’il se refuse d’admettre, alléguant l’élection d’un gouvernement minoritaire.

L’aigle est maintenant aux aguets et fixe sa proie…il n’attend que le moment propice pour passer à l’attaque et, croyez-moi, ça ne saurait tarder!

quebechebdo 24 septembre 2012
vigile.net tribune libre 24 septembre 2012

L’intelligence du coeur

23 septembre 2012

Il existe parfois des agencements où l’association de deux mots qui se côtoient rarement produise un effet choc. Il en est ainsi de cette réflexion signée de la main de Jean-Claude Pomerleau qui paraît ces jours-ci sur la page d’accueil de la tribune libre de Vigile, à savoir le rapprochement des mots « intelligence » et « cœur » :

« Cette lutte est exigeante. Elle demande, intelligence, rigueur, abnégation, détermination, constance. Autant de qualités auxquelles il faut ajouter l’intelligence du cœur, réunies chez un seul homme : Bernard Frappier ».

« L’intelligence du cœur »…Un harmonieux mélange où la raison et les émotions cohabitent, apprennent à s’apprivoiser pour finalement rejaillir telle une fontaine au milieu du désert.

En effet, sans que j’aie pu connaître personnellement M. Frappier, je crois qu’il possédait ce don de conjuguer admirablement bien le pouvoir de son intelligence et la sensibilité de ses émotions…un don qui est légué à très peu de personnes.

La plupart des êtres humains, tout au cours de leur carrière professionnelle, manifestent des propensions pour leur rigueur intellectuelle ou leur ouverture au monde des sentiments, mais très peu héritent de cette faculté inestimable de pouvoir concilier ces deux qualités.

À mon sens, ceux et celles qui, à l’exemple de Bernard Frappier, naissent avec cette chance et surtout ce talent de pouvoir exploiter ces deux dimensions de l’être humain réussissent à relever les défis titanesques qui se présentent à eux au cours de leur passage sur terre.

Personne ne connaîtra jamais tous les tiraillements que le créateur de Vigile a pu vivre tout au cours de son odyssée sur la mer qui l’a conduit sur sa traversée à bord de son vaisseau vigilien en tant que « gardien dans la nuit ».

Toutefois, une chose m’apparaît certaine…Bernard Frappier a sûrement vécu des épisodes houleux à travers lesquels il a dû se débattre entre sa raison qui lui commandait de prendre telle décision et ses émotions qui lui suggéraient de faire preuve d’ouverture et de confiance envers la nature humaine.

Dans une de ses innombrables pensées, Blaise Pascal nous lance cette réflexion : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point »… Dans le sillage de cette pensée, il m’apparaît que M. Pomerleau nous invite à découvrir toute la grandeur d’âme qui habitait Bernard Frappier, et je me permettrai d’ajouter tout l’espoir qu’il a voulu transmettre en l’atteinte de son but ultime à ceux et celles qui lui survivent, à savoir l’indépendance du Québec.

vigile.net tribune libre 23 septembre 2012

Commentaires:

"Je trouve votre texte très beau, tant en écriture qu’en profondeur. Je le fais mien pour me joindre à vous dans l’expression de cette reconnaissance d’autant d’intelligence et de sentiments réunis dans la personne de M. Bernard Frappier et son œuvre, "Vigile". Comme des centaines d’autres, je bénéficie de cette fenêtre pour mieux comprendre l’histoire de notre marche vers l’indépendance, mais aussi pour mieux saisir ce qui se passe dans notre monde."

Oscar Fortin
vigile.net tribune libre 23 septembre 2012

"Très beau texte en hommage au fondateur de Vigile, monsieur Frappier. Merci monsieur Marineau pour ce texte. Monsieur Frappier était devenu quelqu’un que je connaissais sans le connaître. Il travaillait à un monde meilleur. Il a accompli sa mission sur terre avec une mention d’honneur."

Michel Bélisle
vigile.net tribune libre 23 septembre 2012 

Le spectre du Bonhomme sept-heures

23 septembre 2012

L’annonce par le gouvernement Marois de hausses d’impôts rétroactives pour les contribuables qui gagnent 130 000$ et plus annuellement a fait ressortir le spectre du Bonhomme sept-heures qui, selon la légende, incarne un personnage fictif sinistre aux jeunes enfants pour leur faire peur et ainsi les rendre plus sages.

En effet, le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, évoque l’image de l’épée de Damoclès qui est suspendue au-dessus de la tête d’un gouvernement minoritaire qui risque, par une telle mesure, d’assister à une baisse importante de la productivité chez les mieux nantis, certains d’entre eux pouvant même quitter le Québec.

Des arguments qui, encore une fois, tentent de miser sur une basse manipulation qui n’aura d’échos qu’auprès des contribuables touchés par une mesure qui m’apparaît tout à fait juste et équitable pour l’ensemble des citoyens du Québec.

quebechebdo 23 septembre 2012
vigile.net tribune libre 24 septembre 2012 

Le rêve confronté à l’illusion

22 septembre 2012

Je reviens d’un voyage à Las Vegas où j’ai été appelé à me déplacer pendant quelques jours par affaires. Dans mes bagages, j’avais apporté, pour occuper mes temps libres, le livre intitulé « Antoine et Consuelo de Saint Exupéry, un amour de légende ».

Dans sa préface, Michel Polacco introduit ainsi le mythe entretenu par Antoine de Saint-Exupéry plusieurs décennies après sa mort tragique : « Pourquoi Saint-Exupéry, son histoire d’amour et ses aventures aériennes nous touchent-ils autant, soixante ans après la mort de l’écrivain ? Cet homme souffrait « parce qu’il n’y a pas de vérité claire à donner aux hommes ». Albatros immobilisé, il est à notre image, très imparfait, un peu déboussolé, toujours entre le chagrin et l’amour fou. Un homme qui nous enseigne à quel point nous sommes « de notre enfance comme d’un pays ».

Puis, dès le premier chapitre, l’auteur, Alain Vircondelet, nous présente en ces termes Saint-Exupéry : « Malgré sa haute stature, sa carrure d’ours, sa jovialité légendaire… il traîne avec lui une mélancolie chronique, un sentiment d’exil, une secrète blessure confiée seulement à quelques proches [à qui] il répète son mal d’être, son « dégoût d’une vie toujours provisoire », sa solitude… La seule chose qu’il sache, c’est que « la vie courante a si peu d’importance » et que « la seule chose qui compte est la vie intérieure ».

Pourtant, au moment même où je lisais ces passages qui me transportaient dans un monde de bénéfique intériorité, j’étais confronté au monde de l’illusion dans lequel je percevais une nuée d’êtres humains suspendus à leur machine à sous, le regard fixé sur les roulettes dans l’espoir d’y voir apparaître la clé d’un bonheur éphémère.

Je me retrouvais dans le paradoxe du rêve confronté à l’illusion… l’immense fossé entre le rêve de l’auteur de « Terre des hommes » de rejoindre les hommes entre eux, de « nouer le troupeau, jouer sa peau avec une grande générosité, servir » et l’illusion pernicieuse entretenue par un système artificiel qui a pour effet de « dénouer le troupeau » au profit de l’utopie d’une spirale sans fin…

À mon retour, j’ai appris le décès de Bernard Frappier… Alors, je n’ai pu m’empêcher d’établir un rapprochement entre les deux mondes dans lequel mon séjour dans le Nevada m’avait confronté et je me suis rappelé le secret du Renard au Petit Prince : « Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé, c’est le temps que tu prends pour ta rose qui fait que ta rose est si importante ! »

En nous léguant la tribune libre de Vigile, Bernard Frappier nous rappelle que nous sommes « de notre enfance comme d’un pays » et qu’en ce sens, il a contribué de façon exceptionnelle à « nouer le troupeau » en jouant « sa peau avec une grande générosité ».

vigile.net tribune libre 22 septembre 2012
quebechebdo 22 septembre (version abrégée)

La guerre des Titans

16 septembre 2012

En 1957, les joueurs de la Ligue nationale de hockey gagnaient en moyenne 8 000$ par année alors que le salaire annuel moyen du Québécois se situait autour de 3 500$. En 2011, le salaire moyen des joueurs était de 2,4 millions de dollars par saison tandis que celui des employés salariés du Québec frôlait les 43 000$…un écart faramineux et pour le moins questionnable.

Dans le conflit qui oppose actuellement la LNH à l’Association des joueurs, les propriétaires demandent aux joueurs de diminuer leur part de revenus liés au hockey dans une offre contractuelle de six ans, lesquels revenus se chiffrent à environ 3,3 milliards$ annuellement.

Initialement, les proprios demandaient aux joueurs d'abaisser le taux de partage des revenus de 57% à 43%. Ils ont depuis ce temps majoré le taux à 49% pour la première année, avec une diminution graduelle jusqu'à 47%. En ce qui a trait à l'AJLNH, elle a présenté une contre-offre, avec un taux de partage s'élevant à 54,3% en leur faveur dès le départ pour diminuer progressivement jusqu'à 52,7% pour les cinq années subséquentes.

À la lecture de ces données qui atteignent des sommets astronomiques, nous sommes en droit de nous interroger sur le caractère scandaleux de cette guerre des Titans qui revêt de plus en plus des allures d’enfants gâtés qui se battent pour avoir la plus grosse part du gâteau, payé en grande partie par les amateurs de hockey!

quebechebdo 16 septembre 2012
vigile.net tribune libre 16 septembre 2012