L’automutilation chez les ados…un appel de détresse

15 septembre 2012

Des coupures faites à l'aide de ciseaux, de lames de rasoir ou de couteaux, des morsures, des brûlures et des coups portés aux bras, aux jambes et à l'abdomen seraient les blessures les plus fréquentes d'automutilation chez les ados, selon le Dr Martin Gauthier, psychiatre en chef de l'Hôpital de Montréal pour enfants, un phénomène qui augmente, selon ses constats, ;a un rythme alarmant depuis le début de ses 25 années de pratique médicale.

Alors que de tels cas apparaissaient chez les jeunes patients psychotiques, intellectuellement déficients ou autistes lorsque Martin Gauthier a commencé à exercer, le psychiatre observe qu'environ un adolescent sur deux dans sa clientèle actuelle s'inflige volontairement des blessures corporelles, une forme d’exutoire pour ces jeunes en détresse aux prises avec des perturbations intérieures causées par un surplus d’émotions ou des traumatismes qu’ils sont incapables de gérer.

Un certain phénomène d'imitation engendré par les comportements d'adolescents qui les entourent, l’influence exercée par certaines célébrités ainsi que les divers forums d'automutilation sur le web pourraient aussi jouer un rôle dans l'augmentation de cette pratique chez les jeunes, note le Dr Gauthier, un effet d’entraînement observé par le passé, notamment dans les centres d'accueil ou encore dans les prisons.

À mon sens, quand un jeune en est rendu à s’infliger des blessures sur son propre corps, nous devons y percevoir un appel de détresse qui doit recevoir, non seulement, une écoute attentive, mais aussi, un suivi auprès des ressources psychologiques adéquates dans les meilleurs délais.

quebechebdo 15 septembre 2012
vigile.net tribune libre 16 septembre 2012 "Appel de détresse"

Le renard et le corbeau (version Lucien Bouchard)

15 septembre 2012

Après la défaite de l’option souverainiste lors du référendum de 1995 et la démission de Jacques Parizeau de son poste de Premier ministre du Québec, lorsque Lucien Bouchard devient chef du Parti québécois le 27 janvier 1996 et assermenté Premier ministre du Québec deux jours plus tard , les souverainistes y voient l’arrivée du messie qui les conduira à la terre promise.

Toutefois, les illusions vont rapidement s’estomper derrière les événements subséquents qu’il m’apparaît essentiel de rappeler pour une juste compréhension du personnage qui se cache derrière le politicien charismatique de l’époque.

Dès son arrivée en poste, sur la question de la souveraineté, Lucien Bouchard déclare qu’en raison de l’absence de « conditions gagnantes », dont il ne précise pas la nature, aucun référendum ne sera déclenché, une des principales préoccupations du gouvernement Bouchard et considérée comme faisant partie des conditions gagnantes, étant la récupération économique à travers le « déficit zéro ».

Cinq ans plus tard, soit le 8 mars 2001, Lucien Bouchard démissionne à son tour de son poste Premier ministre en déclarant que son échec à ranimer la flamme souverainiste est une cause de son départ, et il en prend la responsabilité dans un discours d’adieu « poignant ».

Considéré comme plus modéré sur la question de la souveraineté que les Premiers ministres péquistes précédents, Lucien Bouchard faisait alors également face aux critiques des radicaux de son parti, pour ne pas avoir engagé le Québec dans un troisième référendum sur la souveraineté dans le cours de son mandat, six ans après le second.

Onze ans plus tard, l’avocat de malheur au cabinet Davies Ward Phillips & Vineberg rebondit de son siège du 26e étage d’une tour du centre-ville de Montréal pour clamer du haut de sa fatuité outrancière que c’est grâce à lui si « la cause » est venue à un cheveu de se réaliser en 1995, reléguant grossièrement Jacques Parizeau dans le placard des personnages secondaires alors qu’il est de notoriété publique que, sans l’insistance de Jacques Parizeau, le référendum n’aurait pas eu lieu, compte tenu de la forte résistance de Lucien Bouchard au projet référendaire .

Et pourtant, encore aujourd’hui, l’avocat du diable, de son air pompeux, ose se proclamer toujours souverainiste tout en invitant son ancien parti à mettre au rancart sa principale raison d’être au profit d’autres « priorités »…le même personnage perfide qui affirmait jadis que tout progrès significatif en éducation, en santé ou en création de la richesse était tributaire de la sortie du Québec du carcan fédéral canadien.

Enfin, pour ajouter l’odieux à la perfidie, notre renard légendaire publie « Lettres à un jeune politicien » dans lesquelles il revient à la charge en qualifiant les référendums d’initiative populaire d’« aberration risquant d’affaiblir encore plus le Québec »…une supercherie qui ressemble à s’y méprendre à celle du renard de La Fontaine vis-à vis le corbeau !

vigile.net tribune libre 15 septembre 2012
quebechebdo 17 septembre 2012

Les chrétiens dans la fosse aux lions

14 septembre 2012

Le bond prodigieux de l’essence à la pompe de 8¢ le litre à Québec, le situant à 1,474$, serait attribuable, selon l’industrie pétrolière, au passage de l’ouragan Isaac dans le sud des États-Unis il y a deux semaines.

Isaac a notamment forcé la fermeture temporaire de sept raffineries le 29 août dans l'État de la Louisiane. Ces fermetures auraient ainsi causé un engorgement chez les raffineurs, la conséquence de l’explosion des prix de l’essence observés ces derniers jours.

Imaginez…une fermeture «temporaire» de sept raffineries pendant «une» journée et vlan!…le prix de l’essence explose sur tout le territoire de l’Amérique du Nord! Pour demeurer dans ce paysage apocalyptique, gageons que le prochain «fléau» météorologique sera baptisé Jacob et qu’encore une fois, les chrétiens seront dévorés dans la fosse aux lions!

quebechebdo 14 septembre 2012

La carte de la culpabilité

13 septembre 2012

Depuis le 5 septembre, nombreux ont été les commentaires qui font référence au fait que les quelque 80 000 citoyens qui ont voté pour Option nationale incarnent les responsables d'un gouvernement péquiste minoritaire, alléguant que l'ensemble de ces votes, n'eût été de la présence d'ON, aurait passé du côté du PQ.

Des allégations qui, à mon sens, sont purement hypothétiques et froidement mathématiques. En effet, comment peut-on présumer que tous ces électeurs auraient voté PQ si ON n’avait pas été sur la carte comme si les électeurs répondaient automatiquement au principe des vases communicants ? Pourquoi ces électeurs ont-ils voté ON sinon, en grande partie parce qu’ils sont désabusés du PQ ? Quel pourcentage du vote ON aurait penché du côté de QS dans l’hypothèse où le parti de Jean-Martin Aussant n’aurait pas existé ? Enfin, compte tenu qu’un bon nombre des électeurs visés se situent entre 18 et 34 ans et qu’ils croient au programme d’ON, quelle proportion de ceux-ci aurait agi comme bien des jeunes lors des élections antérieures, à savoir ne pas se présenter aux urnes advenant l’absence d’ON sur le bulletin de vote ?

En avançant de telles conclusions, on nous braque une étiquette négative qui, encore une fois, joue pernicieusement sur la carte de la culpabilité en alléguant que tous ceux qui ont voté pour Option nationale « ont fait perdre » la majorité des sièges au PQ! 

quebechebdo 13 septembre 2012

 

Au sujet des dépenses non-justifiées de Lise Thibault

12 septembre 2012

À titre de complément d'information à mon article paru sur cette tribune libre le 11 septembre sous le titre "Derrière les remparts de l'immunité", j'ai cru pertinent de vous présenter des exemples des quelque 700 000$ de dépenses non-jutifiées de l'ex-lieutenante-générale relevées par les vérificateurs généraux du Canada et du Québec dans leur rapport conjoint présenté en juin 2007:

Dépenses non-justifiées :

-239 000$ Activités non officielles
-129 000$ Frais d’hébergement déjà couverts par le gouvernement du Québec
-343 000$ Dépenses sans pièces justificative

Total : 711 000$

Exemples de dépenses non-justifiées :

-45 000$ Cadeaux sans précisions pour qui et pourquoi ils ont été donnés
-14 000$ Repas pris près de la résidence de la lieutenant-générale en dehors d’activités officielles
-4 000$ Pour une réception d’anniversaire d’un membre de la famille de Mme Thibault
-2 800$ Pour deux repas pris dans des restaurants de Québec
-3 700$ Pour des voyages de pêche
-1 600$ Pour un séjour au Nouveau-Brunswick afin d’assister à une partie de golf
-24 000$ Pour faire acheminer le véhicule de fonction là où se trouvait Mme Thibault
-40 000$ Aux responsables de la sécurité de Mme Thibault pour des journées où aucune activité officielle n’était à l’horaire du temps.

quebechebdo 12 septembre 2012
vigile.net tribune libre 14 septembre 2012 "Face à face avec les aberrations d'un système corrompu" 

Derrière les remparts de l’immunité

12 septembre 2012

La saga menée par l’ex-lieutenante-gouverneure, Lise Thibault, devant les tribunaux depuis des mois revêt de plus en plus les allures d’une grotesque farce médiévale. En effet, après avoir été déboutée en Cour supérieure en invoquant le principe selon lequel the Queen can do no wrong, Mme Thibault, par la voix de son avocat, s’adresse maintenant à la Cour d’appel et demande l’annulation de ce jugement, alléguant que le juge de la Cour supérieure a eu tort de conclure qu’un lieutenant-gouverneur ne bénéficie pas de l’immunité absolue.

Et, pendant tout ce temps à tergiverser sur les fioritures d’un principe britannique caduc et désuet, les allégations de dépenses faramineuses reprochées à Lise Thibault dans l’exercice de ses fonctions sont reléguées derrière les remparts de l’immunité…un exercice stratégique scandaleux qui retarde indûment l’efficacité de l’appareil judiciaire qui se retrouve paralysé par les pirouettes des bouffons de la représentante de Sa majesté.

quebechebdo 11 septembre 2012
vigile.net tribune libre 14 septembre 2012 "Face à face avec les aberrations d'un système corrompu"

À la défense de l’intégrité

10 septembre 2012

Dans sa lettre ouverte à Serge Savoie d’Option nationale publiée sur la tribune libre de Vigile en date du 9 septembre, Robert Barberis-Gervais y va d’entrée de jeu par une attaque personnelle envers Serge Savoie en ce qui a trait à la qualité de son français dans un article publié par ce dernier sur Vigile récemment qu’il décrit comme étant « composé de la même façon que mon pain, au son », tout en l’invitant à « faire un effort pour écrire notre langue comme il faut, par respect pour elle et ses lecteurs ».

Une entrée en matière plutôt basse compte tenu d’une part que, pour avoir lu tous les articles de M. Savoie, même si parfois la syntaxe est quelque peu malmenée, ils n’ont rien à envier à certains autres dont la qualité est nettement inférieure, et d’autre part, qu’une remarque aussi blessante, écrite en tête d’un article, m’apparaît un manque de respect inacceptable envers un membre régulier de la famille de Vigile.

D’autant plus que, depuis que je participe aux débats sur cette tribune libre, j’ai toujours considéré M. Savoie comme une personne intègre dans son argumentaire même si parfois, comme nous tous, il peut avoir une certaine propension à se laisser emporter par son tempérament qui m’apparaît parfois « bouillant ».

Maintenant, en ce qui a trait au contenu de l’article de M. Barberis-Gervais, j’aimerais revenir sur cet extrait : « Et si, comme vous le craignez, Harper dit non à toutes nos demandes, c’est clair que le PQ va tenter de se faire réélire en promettant un référendum. La gouvernance souverainiste, même avec un gouvernement minoritaire, ça marche encore. »

Personne ne met en doute la première partie de l’intervention de M. Barberis-Gervais, à savoir que Harper refusera toutes les demandes de Pauline Marois…c’est un secret de polichinelle !

Toutefois, là où le bât blesse, c’est qu’il faille passer par les vieilles routes, utilisées à outrance depuis plus de quarante ans par les délégations péquistes antérieures qui, une après l’autre, ont essuyé les mêmes refus, pour faire la preuve, par la négative, que le ROC ne veut rien savoir des « demandes » du Québec au lieu de prendre possession dès maintenant du pays qui nous appartient de droit.

C’est à ce défi que nous invite Option nationale, c’est cette approche que défend Serge Savoie dans ses articles et c’est dans le respect de cette nécessaire intégrité envers les personnes qui ne pensent pas comme les péquistes convaincus que j’invite tous les vigiliens à faire preuve de pondération dans leurs écrits.

vigile.net tribune libre 10 septembre 2012

Michel le Magicien disparaît…

10 septembre 2012

Durant l'été 1956, Michel Cailloux interprétait le rôle du fakir Murad-Bey, un fakir magicien, dans le cadre d'une émission de Radio-Canada, Le Cirque Alphonsino. C'est alors que Fernand Doré, directeur de la section jeunesse, lui propose de poursuivre sa carrière de magicien en devenant l'un des personnages de l'émission La Boîte à Surprise, qui allait prendre l'antenne à l'automne 1956. C'est ainsi qu'est né Michel le Magicien.

Tout au cours de ses performances abracadabrantes, le mystérieux magicien fera un grand usage de poudre de perlimpinpin et utilisera sa fameuse formule : « Ali-Baba, pyjama, qu'est-ce que tu fais là ? Pingui, pingo, pingo les noix, bibelin, bibelo, pompon la galipette! ».

Par ailleurs, il est bien connu que, derrière le personnage à l’écran, se cache souvent un concepteur dans l’ombre…Michel Cailloux, l’auteur de Bobino, incarne aussi l’un de ceux-là qui a marqué l’imagination des « tout-petits » pendant plus de 5000 épisodes entre 1957 et 1985, un record de longévité sur le petit écran de la Société Radio-Canada.

Né le 1er octobre 1931 à Issoudun en France, Michel Cailloux, une icône du monde imaginaire des petits, est décédé le 3 septembre 2012 d'une pneumonie à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal. Il avait 80 ans…Avec lui s’envolent les regards ébahis de toute une génération d’enfants québécois qui ont vibré pendant près trois décennies aux effets magiques de la poudre de perlimpinpin et aux captivantes complicités fraternelles entre Bobino et Bobinette.

En cette période où la scène médiatique est envahie par les événements politiques qui gravitent autour des résultats de la dernière campagne électorale et les circonstances tragiques qui entourent le mort d’une innocente victime, il m’a semblé opportun, voire même bénéfique, de faire une pause pour souligner l’apport remarquable de Michel Cailloux au merveilleux monde des enfants qu’il a réussi à envoûter pendant si longtemps grâce à son talent imaginaire débordant de créativité.

quebechebdo 6 septembre 2012 « Michel le Magicien est disparu » (version abrégée)
Le Soleil 8 septembre 2012 (version abrégée)
vigile.net tribune libre 9 septembre 2012

Commentaire:

"Un hommage à celui qui a donné la vocation à plusieurs personnes. Que c’est beau le métier de magicien. Michel doit maintenant nous observer du ciel."

Patrick
quebechebdo 13 septembre 2012

 

 

Si tu veux construire un bateau…

10 septembre 2012

Mon regard a toujours été attiré par les pensées des grands écrivains qui représentent, à mes yeux, des réflexions empreintes d’une grande sagesse. Lorsque ces pensées sont signées par Antoine de Saint-Exupéry, un auteur qui a marqué mon cheminement dans les méandres des valeurs qui m’ont rejoint au plus profond de mon être, mon attention redouble sa capacité de rétention.

Il en est ainsi de l’image qui reflète d’une de ses pensées qui est apparue en haut de la page d’accueil de la tribune libre de Vigile :

« Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer. »

N’est-ce pas là un message fort révélateur de l’approche que nous devrions avoir lorsque nous avons un rêve à réaliser ? À cet effet, je me rappelle les nombreuses occasions où, pendant mes années d’enseignement, j’ai réussi à susciter l’intérêt de mes élèves pour la lecture d’un roman simplement en leur communiquant le plaisir que j’avais ressenti à le lire.

Dans le même ordre d’idée, si nous caressons le rêve que le Québec accède à son indépendance, n’aurions-nous pas avantage à faire naître dans le cœur des Québécoises et des Québécois le désir de l’indépendance ?

Pourtant, lorsque nous regardons objectivement les arguments que nous utilisons auprès de nos interlocuteurs pour atteindre l’objectif visé, n’avons-nous pas souvent tendance à nous accrocher à des détails stratégiques sur l’appareillage du « bateau » au détriment de son utilité, à savoir de prendre la mer et voguer vers la liberté?

Partant de cette réflexion de Saint-Exupéry, je nous invite à faire le ménage dans les corridors que nous avons dû emprunter durant toutes ces années de lutte pour notre survie en tant que nation engloutie par des intérêts étrangers et à redécouvrir notre rêve d’antan, notre feu sacré qui jaillissait de notre regard et qui, à lui seul, parvenait à créer auprès de notre entourage le « désir de construire un bateau » !

vigile.net tribune libre 9 septembre 2012
quebechebdo 10 septembre 2012

Prendre possession du pays qui nous appartient de droit

9 septembre 2012

Il m’apparaît évident que les Québécois, et l’histoire du Québec regorge d’événements qui pourraient confirmer cette réalité, sont des gens fondamentalement pacifiques et que le simple mot « séparation » les place aussitôt sur la défensive et nuit considérablement à notre pouvoir de persuasion. Par ailleurs, ces mêmes Québécois sont des gens intègres et fiers qui ne toléreront pas que des étrangers ne viennent troubler les possibilités de s’épanouir librement et ouvertement sur la terre de leurs ancêtres.

En réalité, n’y-a-t-il pas une vérité absolue dans le fait que nous n’avons pas à nous séparer d’un pays puisque le nôtre existe déjà? Et, comme corollaire logique, qu’est-ce que nous attendons pour en prendre possession?

Si nous arrivions à changer la dynamique de notre argumentaire auprès des personnes que nous tentons de convaincre à l’idée de la souveraineté en mettant l’accent sur l’ingérence du ROC dans nos juridictions vitales et existentielles et les effets négatifs de ces effractions qui nuisent considérablement à notre qualité de vie, peut-être parviendrions-nous à avoir une écoute davantage attentive de la part de nos interlocuteurs.

En termes clairs, évitons les braquages et les irritants viscéraux des Québécois envers les confrontations et sortons l’artillerie lourde des arguments qui arriveront à les convaincre de la nécessité de prendre possession du pays qui nous appartient de droit!

quebechebdo 9 septembre 2012