Une menace d’expulsion discutable

22 avril 2013

Une centaine de personnes se sont rassemblées le 21 avril dans le quartier Limoilou à Québec afin d’accorder leur appui à Ibrahim Soumahoro, un professeur à l’École de cirque de Québec. L’homme d’origine ivoirienne, qui habite dans la capitale depuis cinq ans, est menacé d’expulsion par le ministère de l’Immigration.

Analphabète, M. Soumahoro a fait appel à des amis pour remplir sa demande de résidence permanente pour motifs humanitaires, lesquels ont commis des erreurs qu’il n’a pu lui-même déceler, compte tenu qu’il n’avait pas la capacité de remplir toute la paperasse requise.

Même si tous les intervenants s’entendent à dire qu’il y a eu des manquements aux exigences administratives et que Immigration Canada est dans son droit de le renvoyer, ses amis et collègues demandent au ministre fédéral Jason Kenney de lui accorder un sursis, sans quoi il pourrait être expulsé du pays dès le 30 avril.

De son côté, l’avocat du principal intéressé, Me Denis Langlais, réclame un sursis administratif de la mesure de renvoi pour qu’il puisse continuer à vivre et à travailler ici en attendant son traitement, tout en espérant que la mobilisation de la communauté attirera l’attention de Jason Kenney. « C’est de faire en sorte que cet appui populaire permette au ministre d’utiliser son pouvoir discrétionnaire, parce qu’il a le pouvoir de le faire en vertu de la Loi sur l’immigration », plaide-t-il.

Sur la page Facebook mise en ligne le 16 avril en soutien à M. Soumahoro, les commentaires demandant à Ottawa de lui permettre de rester affluaient, plusieurs d’entre eux manifestant leur colère contre le gouvernement Harper :

« On laisse des bums dans la rue, des immigrants qui viennent ici au Québec pour profiter des largesses de notre système, etc., mais on répudie un citoyen bien intégré dans notre société, qui travaille honnêtement, qui supporte ses parents, ses frères et soeurs dans son pays d’origine », a écrit une internaute.

Espérons qu’il reste encore une parcelle de sens humanitaire dans ce gouvernement aux allures effrontément dictatoriales et que Jason Kenney donnera suite favorablement à la demande d’Ibrahim Soumahoro sans quoi, nous serons, pour une énième fois, condamnés à une étroitesse d’esprit dont le gouvernement Harper fait étalage depuis toutes ses années de pouvoir !

vigile.net tribune libre 22 avril 2013

L’attachement de Harper pour « sa Reine »

22 avril 2013

Pour ceux qui doutaient encore que Stephen Harper tenait à « sa Reine », le nouveau guide destiné aux immigrants canadiens, paru le 2 avril, consacre une section entière aux liens du Canada avec la Reine d’Angleterre et au Duc et à la Duchesse de Cambridge, William et Kate.

Or, l’ancienne version, qui date de 2007, ne contient aucune référence aux liens du Canada à la monarchie…une autre « bavure » à ajouter au dossier monarchique rétrograde de Stephen Harper!

quebechebdo 22 avril 2013
vigile.net tribune libre 22 avril 2013

Une hausse de la taxe scolaire déguisée

21 avril 2013

Étranglé par le carcan du déficit zéro, une conséquence directe de la valse des compressions qui touchent la plupart des ministères, le gouvernement Marois, après les premières compressions annoncées dans le budget des commissions scolaires, leur impose une nouvelle coupe de 65 millions $ sur l’ensemble de la province.

"Même si on abolit tous les postes à l’administration, on ne réussira pas à couvrir toutes les coupures", déclare le secrétaire général de la commission scolaire de la Capitale dans la région de Québec, Érick Parent. Ce poste de dépenses représente 3,4 % de son budget, soit environ 9,8 millions $. Or, c’est désormais 11 millions $ d’ici trois ans que le gouvernement provincial lui demande de retrancher.

Le même scénario est envisagé à la commission scolaire des Navigateurs sur la rive sud de Québec, puisque la diminution des revenus de péréquation se chiffre désormais à 12,8 millions $ sur une période de trois ans alors que les frais administratifs correspondent à 4 % du budget. "Ces efforts doivent se faire sans affecter les services aux élèves… une hausse de la taxe scolaire ne pourra être évitée", souligne la coordonnatrice aux communications, Louise Boisvert.

De toute façon, lors de l’annonce de ces compressions, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy, a encouragé ouvertement les commissions scolaires à hausser les taxes scolaires pour diminuer les répercussions des compressions imposées par son gouvernement tout en présumant probablement que ces compressions placeraient les commissions scolaires dans une situation financière telle qu’elles n’auraient guère d’autre choix que d’augmenter la taxe scolaire pour préserver la qualité des services aux élèves.

Sans entrer dans un autre débat, à savoir une refonte de l’appareil administratif des commissions scolaires qui devrait, à mon sens, être allégé, la voie détournée utilisée par Marie Malavoy pour aboutir à ces compressions correspond à une hausse de taxes déguisée envers les contribuables. Pour pallier cette manœuvre "détournée", un gouvernement responsable aurait dû emprunter la ligne directe et compenser cette hausse de taxes prévisible via une "contribution scolaire" au même titre qu’il le fait pour la contribution santé au lieu de faire supporter l’odieux d’une telle décision par les commissions scolaires.

En terminant, même si je suis "hors jeu", je m’en voudrais de ne pas vous faire part d’une bonne blague que j’ai lue dans un média à propos de la nomination de Pierre Karl Péladeau au poste de commande d’Hydro-Québec qui s’est assuré du même coup que ses Nordiques disposeront de compteurs intelligents !

vigile.net tribune libre 21 avril 2013

1970…Le début d’un temps nouveau

21 avril 2013

1970…Le 29 avril, le Parti québécois participe pour la première fois aux élections générales et fait élire sept députés. Octobre de la même année, le Québec est en crise suite aux enlèvements de James Richerd Cross et Pierre Laporte par le FLQ. Toujours en 1970, Rnée Claude interprète pour la premièr fois la chanson "Le début d'un temps nouveau, sur des paroles et une musique de Stéphane Venne. En voici un extrait:

« On connaît les détours des tours du monde
On a les yeux du cinérama
Nos âmes sont devenues des ballons sondes
Et l'infini ne nous effraie pas
Et l'infini ne nous effraie pas
Et l'infini ne nous effraie pas »

À cette époque, le peuple québécois vit une effervescence patriotique qui bouscule les règles établies depuis des siècles…Il y a de cela plus de quarante ans et…nous en sommes toujours là, « effrayés par l’infini »! C’est Victor Hugo qui disait : « Il y a une chose plus forte que toutes les armées du monde, c’est une idée dont le temps est venu. » Alors, quand allons-nous enfin pouvoir proclamer que « le temps est venu » pour le Québec d’accéder à son indépendance?

Une question toujours sans réponse…Une énigme qui nous place devant la résolution de la quadrature du cercle comme si nous étions condamnés à la fatalité de la dépendance à un pays qui n’est même pas le nôtre! Aberrant, non?

Ce qui m’amène à une autre question : pourquoi? Le peuple québécois se complairait-il dans cette soumission aveugle au Canada, dans ce colonialisme qui semble l’avoir stigmatisé à tout jamais? J’avoue que là aussi, la réponse n’est pas aussi claire que deux et deux font quatre!

Pourtant, il y a eu un moment de notre histoire où nous sommes venus bien prêts de répondre à ces questions, à savoir le 30 octobre 1995, lors du second référendum. N’eût été, comme a déclaré ce soir-là Jacques Parizeau, de « l’argent et du vote ethnique » [phrase lapidaire qui a conduit à sa démission], les Québécois auraient franchi un grand pas vers leur indépendance compte tenu que l’écart entre le « oui » et le « non » n’était que de quelque 55 000 voix.

Dix-huit ans plus tard, nous en sommes encore à tourner en rond autour de fioritures désuètes au lieu de nous poser [et surtout de nous faire poser] la vraie question : sommes-nous pour ou contre l’indépendance du Québec? À mon sens, cette question nous révélera une fois pour toutes si « le temps est venu » et si « l’infini ne nous effraie pas ».

quebechebdo 21 avril 2013

La gouvernance souverainiste: une démarche « provinciale »

21 avril 2013

Dans un document gouvernemental public concernant la gouvernance souverainiste, on peut lire qu’elle vise à «freiner et à combattre les ingérences» du gouvernement fédéral, à «assumer tous les pouvoirs» du Québec, à «repousser les limites imposées par l'ordre constitutionnel actuel» ainsi qu’à «acquérir de nouveaux pouvoirs».

Si on porte attention à ces objectifs, tout gouvernement, de toutes allégeances confondues, pourrait les viser dans l’état actuel du statut du Québec. Conséquemment, la gouvernance souverainiste ne représente qu’une démarche « provinciale » sans aucune connotation souverainiste.

quebechebdo 21 avril 2013

Une invitation à la rigueur intellectuelle

20 avril 2013

Ce que j’ai surtout retenu de l’article de Pierre Cloutier publié sur cette tribune le 18 avril sous le titre « À qui profite le crime ? », et qui peut s’appliquer particulièrement dans le domaine politique, c’est le dernier item de son argumentaire, à savoir : « Notre premier devoir comme citoyen est d’avoir le courage minimal et la rigueur intellectuelle de ne pas gober automatiquement tout ce qu’on essaie de nous présenter comme des vérités incontestables. »

Une rigueur intellectuelle qui nous ramène au « cogito ergo sum » [je pense donc je suis] de Descartes qui, ayant entrepris de repenser entièrement la philosophie sur des bases solides, met en œuvre un « doute méthodique », consistant à éliminer tout ce qui n’est pas absolument certain.

Le dernier exemple de la liste des « vérités incontestables » qu’un certain politicien manipulateur essaie de faire « gober » aux Québécois réside dans le débat suscité par Frédéric Bastien sur le rapatriement de la Constitution dans son livre « La bataille de Londres ».

Et la liste pourrait se poursuivre indéfiniment…Toutefois, là où le bât blesse avec acuité, c’est que les Québécois ont souvent tendance à se laisser envoûter par les « beaux parleurs » maniant la langue avec beaucoup de bagou, tel le père de l’autre auquel je réfère dans le paragraphe précédent. À titre d’exemples, je vous reporte à ces deux extraits du « célèbre » discours de Pierre-Elliott Trudeau prononcé au Centre Paul-Sauvé le 14 mai 1980 : « Je sais que je peux prendre l’engagement le plus solennel qu’à la suite d’un NON, nous allons mettre en marche immédiatement le mécanisme de renouvellement de la Constitution et nous n’arrêterons pas avant que ça soit fait. » Curieux comme l’histoire se répète d’une génération à l’autre dans la famille Trudeau, non ?

« Si je m’adresse solennellement à tous les Canadiens des autres provinces, nous mettons notre tête en jeu, nous, députés québécois, parce que nous le disons aux Québécois de voter NON, et nous vous disons à vous des autres provinces que nous n’accepterons pas ensuite que ce NON soit interprété par vous comme une indication que tout va bien puis que tout peut rester comme c’était auparavant. Nous voulons du changement, nous mettons nos sièges en jeu pour avoir du changement ». Remarquez l’utilisation des mots « l’engagement solennel » et « je m’adresse solennellement… » Des termes qui s’adressent aux émotions des spectateurs… Et le changement promis, certains Québécois l’attendent encore !

Enfin, pour revenir à la conclusion de l’article de Pierre Cloutier, je la perçois comme une sage mise en garde contre les « apparences » de vérités dans lesquelles excellent de nombreux politiciens, et une invitation à développer le sens critique nécessaire à toute prise de décision à laquelle nous sommes confrontés, particulièrement quand l’avenir de notre nation est en jeu.

vigile.net tribune libre 20 avril 2013

Usage du français: des dérives inquiétantes

20 avril 2013

L’Université Laval, la plus vieille université francophone en Amérique du Nord, dérogerait à sa Politique sur l’usage du français. C’est du moins ce que prétend, preuves à l’appui, Dominique Beaulieu, doctorant en génie électrique, qui vient de créer la branche lavalloise du Mouvement Québec français.

Adoptée par le conseil d'administration de l'Université Laval en 2004, la Politique s'inscrit dans le prolongement des travaux réalisés par la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec. Elle est partie prenante d'une volonté de valorisation et de promotion de la langue française comme moyen de production, de diffusion et de rayonnement de la culture scientifique, artistique, littéraire et professionnelle.

Dans ce document tenant sur moins de deux pages, on précise que «le français est la langue d'usage à l'Université Laval. Il est la langue normale d'enseignement et d'apprentissage, la langue de communication et la langue de travail».

On y précise, entre autres, que les enseignants et les chercheurs ont la responsabilité de s'exprimer dans un français de qualité. Ceux-ci doivent également privilégier, «à qualité scientifique et pédagogiques égales, l'utilisation de manuels, de recueils de texte et d'outils didactiques en français», tout comme ils doivent utiliser, «à qualité scientifique et à portées égales, les canaux francophones pour la diffusion des résultats de leurs travaux scientifiques». Idem pour les étudiants, qui, de surcroît, doivent rédiger leur essai, leur mémoire ou leur thèse en français «à moins d'une autorisation spéciale de leur direction de programme».

À titre d’exemples de dérives notées par M. Beaulieu, il cite des sites Internet internes, tel celui d'ArcticNet – un réseau de scientifiques et de gestionnaires étudiant les impacts des changements climatiques dans l'Arctique canadien côtier – dont certaines sections ne sont disponibles qu'en anglais, certains travaux, dirigés par les professeurs lavallois Louis Fortier et Steeve Côté, par exemple, ne présentent que des résumés en anglais, la publication d'articles rédigés en anglais dans des revues acceptant autant les propositions anglophones que francophones. C'est le cas notamment de Richard Marcoux et Mamadou Kani Konaté, de la Faculté des sciences sociales, qui ont publié dans la langue de Shakespeare un article portant sur la francophonie en Afrique dans la revue bilingue African Population Studies, acceptant aussi des textes en français et une courte présentation de l'Université Laval, accompagnée d'une photo du recteur Denis Brière, écrite uniquement en anglais sur le site de Rio+20.

Des dérives inquiétantes qui dénotent un laxisme inacceptable de la part de la direction de l’Université qui, en raison de son prestige comme première université francophone créée en 1852, devrait démontrer un comportement exemplaire dans la défense et la promotion du français, particulièrement à cause de sa position géographique, à savoir la plus vieille ville francophone en Amérique du Nord.

quebechebdo 20 avril 2013 

L’ara beau parleur du Canada

19 avril 2013

Comme je l’ai déjà mentionné à plusieurs occasions sur cette tribune, je porte toujours une attention spéciale aux diverses pensées qui apparaissent régulièrement en haut de la page d’accueil de la tribune libre de Vigile. Cette fois-ci, elle provient de Claude Rifat El-Sayed :

« Le plus haut degré de tyrannie dans une société n’est pas l’exercice du pouvoir par les armes. Il réside dans la manipulation psychologique de la conscience, qui débouche sur le fait que la réalité est définie de telle façon que ceux qui la vivent, ne se rendent même pas compte qu’ils sont dans une prison. »

Ces citations, en plus d’être imprégnées d’une grande sagesse, ont souvent la qualité d’être encore d’actualité. À preuve celle de Rifat El-Sayed qui m’a tout de suite allumé sur l’arrivée du nouvel « ara beau parleur du Canada » sur la scène politique fédérale, à savoir Justin Trudeau.

Pour les profanes en ornithologie, sachez que l’ara est un perroquet recherché pour ses couleurs vives, son bec fort et crochu et sa capacité à répéter, d’où l’expression bien connue « répéter comme un perroquet ».

Ce n’est donc pas surprenant qu’après son tout premier caucus à titre de nouveau chef libéral le 17 avril, Justin Trudeau ait laissé entendre que la raison pour laquelle le Québec n’avait pas signé la Constitution de 1982 résidait dans le fait que son premier ministre de l’époque, René Lévesque, était souverainiste…Notre ara national « répétait » de la sorte le raisonnement de son illustre père, un argument qui ne tient pas la route puisque aucun des premiers ministres qui ont succédé à M. Lévesque, y compris les fédéralistes, n’a jamais voulu signer cette Constitution, estimant que le Québec n’en tirait pas son compte.

Par ailleurs, de passage à Québec le 18 avril, le fils de l’autre a déclaré qu’il faut « prendre au sérieux » la motion de Québec concernant les événements préjudiciables qui entoureraient le rapatriement de la Constitution tout en ajoutant du même souffle qu’il n’a pas l’intention d’y donner suite. De toute façon, l’ara beau parleur du Canada ne cesse de « répéter » qu’il n’a pas l’intention de faire resurgir les « vieilles chicanes » mais plutôt de travailler sur les dossiers importants, tels l’éducation et la santé, deux domaines, soit dit en passant, de juridiction provinciale.

Honnêtement, comment Justin Trudeau peut-il demander sérieusement aux Québécois de lui accorder leur confiance aveugle, alléguant qu’il était allé à la bonne école, à savoir celle de son père ? Comment le fils de l’homme qui a berné, voire trahi le peuple du Québec, peut-il demander, sans honte, l’allégeance de ces mêmes personnes qui ont vécu douloureusement la Nuit des longs couteaux qu’il s’efforce par tous les moyens de laisser dans le placard ?

Qu’on le veuille ou non, Justin Trudeau est bel et bien de la race de son père…un manipulateur psychologique de la conscience, « le plus haut degré de tyrannie dans une société », dans le corps d’un beau parleur. Il reste maintenant à voir s’il possède la qualité du « ramage » du paternel et s’il ira jusqu’à « répéter » sa célèbre boutade à un journaliste durant la crise d’octobre ‘70… « Just watch me » !

vigile.net tribune libre 19 avril 2013



Attentats aux États-Unis: malédiction ou vengeance?

19 avril 2013

Le terrible attentat survenu le 15 avril au marathon de Boston nous rappelle, une fois de plus, l’omniprésence de la violence et des tragédies meurtrières chez nos voisins du Sud. Dans la foulée du drame, des dizaines de médias francophones ont repris une dépêche de l’Agence France-Presse relatant les dix principaux attentats survenus aux États-Unis depuis 1970. Si on tient compte des victimes des attentats du 11 septembre 2001, le total des personnes décédées s’élève à quelque 3200 sans compter les blessés.

Quand on jette un coup d’œil sur les groupes ou individus qui ont revendiqué ces attentats, on constate que la plupart sont des ressortissants étrangers liés aux politiques d’ingérence des États-Unis dans leur pays. Conséquemment, il y a lieu, à mon sens, de se demander si ces actes terroristes sont le fruit de la malédiction ou de la vengeance!

quebechebdo 19 avril 2012

Un argument qui ne tient pas la route

19 avril 2013

Après son tout premier caucus à titre de nouveau chef libéral le 17 avril, Justin Trudeau a laissé entendre que la raison pour laquelle le Québec n’avait pas signé la Constitution de 1982 résidait dans le fait que son premier ministre de l’époque, René Lévesque, était souverainiste… Un argument qui ne tient pas la route puisqu’aucun des premiers ministres qui ont succédé à monsieur Lévesque, y compris les fédéralistes, n’a jamais voulu signer cette Constitution, estimant que le Québec n’en tirait pas son compte.

Le Devoir 19 avril 2013