Prorogation abusive

27 août 2013

Au moment où la galère du Sénat canadien est en train de couler sous le poids des scandales, Stephen Harper, pour la quatrième fois depuis 2006, a décidé de proroger le Parlement, soit disant pour préparer un discours du trône en octobre axé sur l’économie et la création d’emploi.

Toutefois, pendant cette prorogation, les 308 députés fédéraux en profiteront pour prolonger leurs vacances aux frais des contribuables à raison de quelque 380 000 $ de salaire par jour, à savoir 1230 $ par jour sur une base annuelle de quelque 130 jours de session parlementaire [chiffre de l’année 2012] calculée sur une rémunération de base de quelque 160 000 $ par député, abstraction faite des avantages sociaux pour le moins généreux liés au travail de député.

Des chiffres faramineux qui démontrent à quel point Stephen Harper n’a aucune crédibilité quant aux motifs d’ordre « économique » derrière lesquels il se cache pour proroger de façon abusive le Parlement en évitant d’affronter les parlementaires à propos des sénateurs conservateurs dont les dépenses font l’objet d’une enquête tout en bafouant du revers de la main les sommes astronomiques qu’une telle décision vient siphonner des poches des contribuables, pris en otages dans le carcan sclérosant d’un Sénat caduc.

Enfin, je vous soumets, en guise de réflexion sur les frasques fédérales de notre premier ministre canadian, ces deux énoncés que j’ai recueillis en haut de la page d’accueil de la tribune libre de Vigile et qui ne peuvent que contribuer à attiser notre enthousiasme à la cause que nous défendons :

« À mon sens, tant que le régime confédératif tiendra Québec sous la tutelle d’Ottawa, il ne s’accomplira rien de décisif. Le parti politique — quel qu’il soit — qui nous sauvera sera celui qui mettra en tête de son programme comme article premier et essentiel une rupture de la Confédération. » François Hertel

« Le Canada est la seule démocratie avancée dans laquelle on a imposé un nouvel ordre constitutionnel à un peuple malgré le refus quasi unanime de son Assemblée nationale [...] le Québec n’a pas consenti à être gouverné par les règles de 1982, il n’a pas à s’y soumettre. » Michel Seymour

vigile.net tribune libre 27 août 2013
quebechebdo 27 août 2013 (version abrégée)

Le crucifix de la discorde

26 août 2013

C'est le gouvernement de l'Union nationale de Maurice Duplessis qui a décidé d'apposer le crucifix au-dessus du trône du président de la Chambre à la première session du gouvernement qui venait tout juste d'être élu, en octobre 1936, une décision réfléchie de Duplessis qui correspondait au désir du nouveau gouvernement de l’époque d'effectuer un virage dans les relations entre l'Église et l'État québécois. Duplessis voulait démontrer qu'il se distinguait ainsi des gouvernements libéraux antérieurs en étant davantage à l'écoute des valeurs catholiques du Québec.

Aujourd’hui, le gouvernement du Parti québécois s’apprête à déposer à l’assemblée nationale une charte des valeurs québécoises à l’intérieur de laquelle les symboles et pratiques catholiques appartiennent au patrimoine historique du Québec alors que les symboles et pratiques minoritaires doivent être relégués à la sphère privée.

Comment l’État peut-il demander à ses employés de ne pas afficher leurs croyances religieuses alors qu’il affiche lui-même un symbole religieux dans son enceinte? Ce crucifix, par lequel Duplessis a voulu sceller l’alliance entre l’État et l’Église catholique, est le symbole même de la non laïcité. Conséquemment, le premier geste à poser par un État qui prétend se déclarer laïque serait de le retirer illico du Salon bleu…

quebechebdo 26 août 2013
vigile.net tribune libre 26 août 2013
cyberpresse.ca 30 août 2013

Couillard évite de mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce

26 août 2013

« L’impôt le plus dommageable [sur l’économie], c’est l’impôt sur le capital ; chaque fois que l’on prélève un dollar, on handicape la croissance du PIB à long terme de 1,37 $», a soutenu le directeur du département de fiscalité à l’Université de Sherbrooke, Luc Godbout lors du forum des idées du Parti libéral du Québec en fin de semaine.

Cette idée de diminuer l’impôt sur le revenu pour augmenter la taxe à la consommation a été appuyée par le chef libéral, Philippe Couillard. « Sur le principe, je pense que c’est la direction à suivre si on veut rééquilibrer […] Mais attention, si on taxe la consommation davantage, les mesures de protection doivent être en place pour les bas revenus […] parce que la taxation sur la consommation a un effet potentiellement régressif si on ne fait pas attention. »

En fin politicien, le chef du PLQ maîtrise fort bien l’art de ne pas mettre le doigt entre l’arbre et l’écorce mais, un jour, il faudra bien qu’il tranche entre la taxe à la consommation ou l’impôt sur le revenu…En attendant, j’aimerais connaître les « mesures de protection » pour les bas revenus qu’entend mettre de l’avant Philippe Couillard concernant la taxe à la consommation!…

vigile.net tribune libre 26 août 2013
quebechebdo 26 août 2013 "Entre l'arbre et l'écorce"

Les maîtres de la rue

25 août 2013

Je demeure dans un quartier dit « résidentiel », donc dans un endroit où les résidents s’attendent à vivre dans un environnement relativement calme. Pourtant, à toute heure du jour…ou de la nuit, certains chauffards avides de sensations fortes, relents d’une adolescence inachevée, décident d’utiliser ma petite rue comme piste d’accélération, créant un vrombissement de moteur assourdissant , d’autres, amateurs de musiques modernes, circulent toutes fenêtres ouvertes, le volume ouvert à pleine capacité.

Je me demande parfois si ces maîtres de la rue ont déjà entendu parler de la notion de « respect »…Si oui, comme disait ma mère, ils ont mal appris et sinon, ils devraient s’inscrire à un cours de respect 101!

quebechebdo 25 août 2013

Par ici la sortie!

25 août 2013

C’est devenu presque une vérité de La Palice, les contribuables québécois sont parmi les plus taxés en Amérique du Nord! Eh bien rassurez-vous, nous allons pouvoir continuer de nous classer dans cette catégorie puisque la démission en cours de mandat de quatre députés fédéraux au cours des derniers mois va convier les électeurs des comtés laissés vacants à des élections partielles.

Et vous savez quoi? Élections Canada évalue le coût moyen d’une élection partielle à 900 000 $, ce qui représente une facture de 3,6 M$. Si vous ajoutez à cette somme, les quelque 260 000 $ de pensions annuelles récurrentes auxquelles ont droit ces messieurs, vous obtenez un tableau plutôt déprimant.

Et qui sont ces joyeux naufragés? Denis Coderre dans Bourassa (89 690 $), Vic Towes dans Provencher au Manitoba (79 584 $), Bob Rae dans Toronto-Centre (55 879 $) et Merv Tweed dans Brandon-Souris au Manitoba (37 548 $)…Par ici la sortie!

Enfin, si vous aimez les chiffres, sachez que, lors de l’élection partielle dans Toronto-Danforth en mars 2012 à la suite du décès de Jack Layton, 575 personnes réparties dans 43 bureaux de scrutin avaient été engagées pour compter 32 469 bulletins de vote, soit 56 bulletins de vote par employé…Vive le fédéral!

quebechebdo 23 août 2013

Le harpon hargneux

25 août 2013

Les « rumeurs » de propositions [car ces propositions n’ont pas été encore formellement déposées] du gouvernement Marois pour la future Charte des valeurs québécoises ont eu l’heur de froisser le coauteur du rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, Charles Taylor.

Selon une source digne de confiance, le gouvernement compterait bannir les signes religieux dans toute la fonction publique, mais également dans les CPE, les écoles et les hôpitaux, des intentions qui outrepassent grandement les recommandations du rapport Bouchard-Taylor en 2008.

En entrevue sur les ondes de Radio-Canada le 20 août, Charles Taylor a parlé d’un « acte d’exclusion absolument terrible », allant jusqu’à dire que « c’est quelque chose qu’on ne s’attendrait même pas à voir dans la Russie de Poutine » et jugeant « liberticides » les mesures à venir. « C'est absolument draconien », a-t-il déclaré, tout en doutant qu'elles passent le test des Chartes des droits et libertés du Québec et du Canada compte tenu de la neutralité dont l’État doit faire preuve en matière de laïcité.

Fuite ou ballon d’essai? Quoi qu’il en soit, Charles Taylor a mordu à l’hameçon et semble l’avoir avalé avec l’appât tant son laxisme outrancier envers le port des signes religieux ressort tel un harpon hargneux lancé en plein cœur d’une véritable laïcité québécoise!

quebechebdo 23 août 2013

Pour contribuer à la sauvegarde des librairies québécoises…

22 août 2013

L’année 1981 représente un moment charnière dans l’histoire du livre au Québec. La Loi 51 sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre est instaurée. Les retombées positives sont instantanées : un fort réseau de librairies indépendantes agréées se développe, offrant une vitrine unique au savoir-faire local et à la virtuosité de nos créateurs. À l’époque ministre des Affaires culturelles du Québec, Denis Vaugeois n’a qu’un seul regret : l’absence d’une réglementation sur le prix du livre dans cette loi.

Depuis lors, le monde du livre a changé et de nouveaux obstacles ont surgi, dont le plus important est la prolifération des grandes surfaces. Ces géants du commerce au détail ont commencé à vendre à prix dérisoires les best-sellers qu’on ne trouvait auparavant que dans les librairies traditionnelles, grugeant ainsi une part importante des revenus de ces dernières. Pourtant, ces « paradis » de la consommation n’offrent qu’un minime pourcentage des nouveautés. Ils ne valorisent en rien le livre et ne proposent aucun service-conseil : un livre et une boîte de cure-dents y sont égaux.

Première industrie culturelle au Québec, le livre emploie quelque
12 000 personnes et génère près de 800 M $ annuellement. Cette industrie est aujourd’hui sérieusement fragilisée par la vente à rabais des best-sellers dans les magasins à grande surface qui vendent ces livres à perte pour attirer la clientèle dans les autres rayons de leur commerce.

Dans ce contexte, le milieu du livre se mobilise pour réclamer d’urgence au gouvernement une réglementation du prix de vente des nouveautés au Québec dans le but de préserver le réseau de librairies. En cinq ans, seize librairies agréées ont fermé boutique au Québec selon les chiffres de l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec.

Afin de « stopper l’hémorragie » de la fermeture des librairies, la solution proposée consiste à adopter une mesure législative qui limiterait à 10 % les rabais sur le prix des livres neufs, qu’ils soient imprimés ou numériques, et ce, pour une période temporaire de neuf mois, échéance au-delà de laquelle le prix du livre obéirait aux lois du libre marché.

À mon avis, la solution avancée par le milieu du livre, quoique louable, souffre d’une timidité qui ne fait que reporter le problème à plus tard en ce qui a trait aux livres québécois. En conséquence, le législateur peut et doit intervenir au niveau du réseau de distribution pour redonner au livre québécois ses lettres de créances.

Compte tenu du caractère culturel important, voire essentiel, de l’industrie du livre québécoise, le gouvernement du Québec, pour contribuer efficacement à sa sauvegarde en tant que premier responsable de la culture, doit légiférer en faisant en sorte que les librairies indépendantes québécoises, actuellement noyées dans une mer de concurrence déloyale, obtiennent l’exclusivité de la distribution du livre de chez nous, fleuron de notre culture identitaire.

quebechebdo 21 août 2013 "Exclusivité du livre de chez nous aux librairies" (version abrégée)
vigile.net tribune libre 22 août 2013
Le journal de Québec 22 août 2013 "Le livre aux librairies" (version abrégée)

Pourquoi pas une décoration?

22 août 2013

En fin de soirée, le 20 mai 2012, la policière Stéphanie Trudeau du Service de police de la Ville de Montréal, désormais « célèbre » par son numéro de matricule, le 728, a été captée sur bande vidéo en train de vaporiser abondamment des manifestants étudiants de « poivre de Cayenne » au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert à Montréal.

Toutefois, à la suite de l’enquête menée par le SPVM et après analyse de l’ensemble de la preuve, le Directeur des poursuites criminelles et pénales arrive à la conclusion qu’aucune accusation criminelle ne sera portée contre Stéfanie Trudeau, alléguant que la preuve soumise, notamment la vidéo, « ne permet pas d’apprécier l’intégralité de l’événement et son contexte » et que l’« intervention ne dépassait pas les limites établies par l’article 25 du Code criminel et la jurisprudence sur l’emploi de la force nécessaire par un agent de la paix chargé de l’application de la loi ».

À mon sens, le DPCP n’est pas allé assez loin dans sa décision envers le matricule 728…il aurait dû proposer au SPVM de décorer Stéphanie Trudeau d’une médaille pour conduite exemplaire!

quebechebdo 22 août 2013

Sensations fortes et…dangers

22 août 2013

Pour rajeunir sa clientèle, Expo-Québec a revu l'ensemble de sa programmation, cette année, misant notamment sur les sensations fortes…une décision qui pourrait nuire à la réputation de cette foire annuelle.

À cet effet, devant l’alerte sonnée par le personnel de l’hôpital de l’Enfant-Jésus relativement à l’hospitalisation d’une dizaine de personnes qui souffraient de douleurs ou de fractures après avoir fait le grand saut du Vertige, une attraction qui offrait aux amateurs de sensations fortes la possibilité de s'élancer dans le vide d'une hauteur d'environ 10 m pour aller atterrir sur un coussin gonflable, la direction d’Expo-Québec a pris la décision de fermer le manège.

Après la « tomatina » qui a dû être annulée à cause des caprices de dame nature et le manoir de l’horreur qui ne brille pas par son ingéniosité, c’est au tour du Vertige à faire les manchettes des divers quotidiens de la capitale nationale…tout une image publicitaire!…

quebechebdo 22 août 2013

Statuts et règlements d’Option nationale: exit l’article 2

20 août 2013

« Option nationale affichera une ouverture permanente à collaborer, voire fusionner, avec toute autre formation politique partageant des objectifs jugés suffisamment similaires. » Statuts et règlements d’Option nationale, article 2

Le 2 avril 2013, André Lamy et Denis Monière cosignaient un article sur cette tribune sous le titre « Pour redresser la barre d’Option nationale et construire un parti efficace » dont voici un extrait :

« En effet, pourquoi se donner la peine de mettre en place toute une structure organisationnelle cohérente et fonctionnelle, si le but du parti est de se fondre dans une autre formation à la première occasion. Cette situation en porte-à-faux n’est pas sans conséquence. Elle induit une démobilisation des militants onistes se traduisant par une incapacité à attirer et à retenir des organisateurs de talents s’inscrivant dans la durée. Il s’agit d’une perspective des plus préoccupantes pour l’avenir du parti. »

Lors du lancement officiel de sa campagne à la direction d’Option nationale le 14 août 2013, Sol Zanetti déclarait :

« Il faut qu’on soit tous ensemble dans un véhicule qui va véritablement dans une démarche indépendantiste. Je propose que nous soyons plus proactifs […] en présentant clairement et publiquement les conditions auxquelles Option nationale va accepter de [former] une union avec d’autres indépendantistes. Ça ne veut pas dire nécessairement des conditions de sabordage, je pense que si on veut opérer une refonte du mouvement indépendantiste, il ne faut pas se fondre dans un parti existant, il faut qu’on en crée un nouveau, le plus grand possible, une large coalition. »

Trois jours plus tard, soit le 17 août, le même Zanetti, devant les questions suscitées par sa déclaration, signe un billet dans Le Devoir sous le titre « Pas question de saborder Option nationale » :

« Quelle que soit la forme que prendra le ralliement des forces indépendantistes, nous avons le devoir d’emprunter la voie qui nous mènera le plus vite à notre but, sans compromis sur l’objectif. Pour ce faire, Option nationale a le devoir de clarifier les conditions évoquées dans l’article 2 de ses statuts, qui démontre une ouverture à la collaboration avec d’autres partis qui opèreraient un virage indépendantiste. Il faut dire clairement ce qu’on entend lorsqu’on leur demande d’être « suffisamment indépendantistes ». Ces conditions doivent être connues, précises et élaborées de façon démocratique au sein du parti. Et, bien sûr, la décision finale de l’orientation que doit prendre Option nationale, ce sont les membres qui doivent la prendre. Se saborder, c’est couler son bateau avant qu’il ne soit pris par l’ennemi. Option nationale, c’est le bateau de l’indépendance. Nous ne le coulerons pas, pas celui-là, pas cette fois. »

De son côté, Nick Payne, qui est actuellement en processus de réflexion sur sa décision de briguer la direction d’ON, publie un article sur cette tribune en date du 17 août sous le titre « Option nationale, état des lieux » dans lequel il s’exprime en ces termes :

« Si Option nationale veut avoir un jour assez de poids électoral pour initier une vraie coalition indépendantiste, il nous faut d’abord consolider nos acquis, continuer de bâtir notre parti sur des fondations solides, de la base militante en allant vers le haut, et continuer de le faire connaître pour ce qu’il est, c’est-à-dire le seul parti au Québec qui fait de l’indépendance son chantier prioritaire et immédiat, avant, pendant et après les élections. Pour ce faire, il me semble évident qu’ON ne doit pas dépenser de ses belles énergies à reconduire la sempiternelle discussion entre souverainistes qui a cours depuis des années, et dont les bénéfices sont loin de nous sauter aux yeux. Nous n’avons pas travaillé d’arrache-pied à fonder notre parti pour aussitôt nous mettre à jaser en rond en circuit fermé, mais plutôt pour briser ce cycle stérile, ouvrir les portes et aller enfin à la rencontre des Québécois de toutes tendances. »

En réalité, partant du principe que « personne n’est contre la vertu », est-il vraiment pertinent d’intégrer un tel article dans les statuts et règlements d’un parti qui s’affiche d’abord et avant tout indépendantiste ? Pourquoi faut-il qu’Option nationale, un parti politique qui prône la priorité de l’option sur le parti, montre « patte blanche » devant quelque coalition possible avec quelque parti ou mouvement indépendantiste ?

À mon sens, compte tenu que l’article 2 sème une controverse inutile sur son interprétation en plus d’enrayer le processus de mobilisation indispensable à l’essor d’Option nationale, il doit être rayé de ses statuts et règlements pour qu’enfin la base militante du parti puisse « consolider ses acquis, continuer de le bâtir sur des fondations solides, de la base militante en allant vers le haut, et de le faire connaître pour ce qu’il est, c’est-à-dire le seul parti au Québec qui fait de l’indépendance son chantier prioritaire et immédiat, avant, pendant et après les élections. »

vigile.net tribune libre 20 août 2013