Prorogation abusive

Au moment où la galère du Sénat canadien est en train de couler sous le poids des scandales, Stephen Harper, pour la quatrième fois depuis 2006, a décidé de proroger le Parlement, soit disant pour préparer un discours du trône en octobre axé sur l’économie et la création d’emploi.

Toutefois, pendant cette prorogation, les 308 députés fédéraux en profiteront pour prolonger leurs vacances aux frais des contribuables à raison de quelque 380 000 $ de salaire par jour, à savoir 1230 $ par jour sur une base annuelle de quelque 130 jours de session parlementaire [chiffre de l’année 2012] calculée sur une rémunération de base de quelque 160 000 $ par député, abstraction faite des avantages sociaux pour le moins généreux liés au travail de député.

Des chiffres faramineux qui démontrent à quel point Stephen Harper n’a aucune crédibilité quant aux motifs d’ordre « économique » derrière lesquels il se cache pour proroger de façon abusive le Parlement en évitant d’affronter les parlementaires à propos des sénateurs conservateurs dont les dépenses font l’objet d’une enquête tout en bafouant du revers de la main les sommes astronomiques qu’une telle décision vient siphonner des poches des contribuables, pris en otages dans le carcan sclérosant d’un Sénat caduc.

Enfin, je vous soumets, en guise de réflexion sur les frasques fédérales de notre premier ministre canadian, ces deux énoncés que j’ai recueillis en haut de la page d’accueil de la tribune libre de Vigile et qui ne peuvent que contribuer à attiser notre enthousiasme à la cause que nous défendons :

« À mon sens, tant que le régime confédératif tiendra Québec sous la tutelle d’Ottawa, il ne s’accomplira rien de décisif. Le parti politique — quel qu’il soit — qui nous sauvera sera celui qui mettra en tête de son programme comme article premier et essentiel une rupture de la Confédération. » François Hertel

« Le Canada est la seule démocratie avancée dans laquelle on a imposé un nouvel ordre constitutionnel à un peuple malgré le refus quasi unanime de son Assemblée nationale [...] le Québec n’a pas consenti à être gouverné par les règles de 1982, il n’a pas à s’y soumettre. » Michel Seymour

vigile.net tribune libre 27 août 2013
quebechebdo 27 août 2013 (version abrégée)

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