Dans les méandres interminables du concept de l’indépendance

2 septembre 2013

« Je n’ai jamais compris pourquoi le nationalisme "canadian" de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n’ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d’autorité, rester attaché au Canada. » Pierre Bourgault

Si nous parcourions tous les méandres interminables qu’a dû emprunter le concept de l’indépendance du Québec depuis l’option claire du RIN jusqu’à la gouvernance dite souverainiste du PQ, nous arriverions à comprendre pourquoi les Québécois, majoritairement, désirent encore demeurés au sein du Canada.

Question existentielle s’il en est une, pourquoi le Québec doit-il, d’autorité, rester attaché au Canada? Si vous le voulez bien, permettez-moi d’avancer deux hypothèses. D’abord, les questions emberlificotées des deux référendums qui, à elles seules, demandaient une gymnastique intellectuelle pour arriver à les déchiffrer. Alors, aussi bien répondre « non » plutôt que de s’embarquer dans quelque chose de nébuleux!

Ensuite et surtout, le concept même de l’indépendance qui est devenu, avec les années, mi-figue mi-raisin, ni chair ni poisson, se transformant rapidement et pernicieusement en concept flou de souveraineté-association, soumis par la suite aux caprices maladifs de l’étapisme, puis aux attentes interminables des conditions gagnantes, pour finalement être confronté à l’attentisme utopique de la gouvernance souverainiste.

Quarante ans de pérégrinations fastidieuses dans les corridors parlementaires ont finalement métamorphosé radicalement le concept de départ de l’indépendance en une espèce de rengaine à consonance de bruit de fond de scène politique à laquelle nos oreilles se sont habituées.

Et, tout cet arrière-scène sans que les Québécois n’aient rien à changer du scénario principal orchestré magistralement dans l’illusion d’un certain confort fédéraliste insidieux. Voilà, à mon sens, pourquoi le concept d’indépendance à l’état pur de Pierre Bourgault s’en est allé gros jean comme devant, cédant la place à la souveraineté-association de la « chèvre et du chou » de René Lévesque.

L’indépendance est en quelque sorte devenu un concept fade, incolore et inodore, auquel il nous faut redonner, avec conviction, son éclat, sa limpidité et sa saveur d’origine en remisant dans le placard les vieilles stratégies de petits pas et d’aplaventrisme sclérosant pour lui conférer enfin toute la place sur la scène politique du Québec.

Alors seulement le nationalisme québécois deviendra « plus valable ou plus défendable » que le nationalisme canadian de Pierre Trudeau!

quebechebdo 2 septembre 2013
vigile.net tribune libre 2 septembre 2013 "Les méandres interminables de l'indépendance"

Vous avez la mémoire courte, Dr Couillard!

1 septembre 2013

C’était à l’automne 2002…Les libéraux de Jean Charest étaient réunis dans une salle aux abords de la chute Montmorency devant un paysage splendide, propice aux élucubrations sur la fiscalité, une période pré-electorale étant toujours privilégiée pour promettre des baisses d’impôt aux contribuables les plus taxés d’Amérique du Nord.

Finalement, après plusieurs heures de « mûres réflexions », l’intelligentia libérale accoucha d’un document qui proclamait que l’État québécois était « obèse » et qu’il fallait y remédier par une réingénierie, une réduction des effectifs et une révision des programmes.

Des mesures qui permettraient au futur gouvernement libéral une réduction de l’impôt sur le revenu des particuliers d’un milliard $ par année et ce, pendant cinq ans. On connaît la suite…Aussitôt élus, les libéraux constatèrent [comme à chaque fois qu’un nouveau gouvernement prend le pouvoir] le mauvais état des finances publiques et il aura fallu mettre à profit les talents de certains « magiciens » des Finances pour donner l’illusion d’une paye nette regarnie aux contribuables alors que, dans les faits, les règles de la fiscalité demeurèrent inchangées.

Onze ans plus tard, le « digne » successeur de Jean Charest, ce bon vieux docteur Couillard, suppute à qui veut l’entendre que l’État est « gras comme un voleur » et qu’il faut le dégrossir pour réduire le fardeau fiscal des contribuables les moins fortunés, alléguant que le « nouveau » PLQ doit entreprendre un virage vers une meilleure répartition de la richesse collective par la mise sur pied d’une « réforme majeure de la fiscalité ».

Qu’on ne se leurre pas… Philippe Couillard, si jamais il prenait le pouvoir, comme tous ses prédécesseurs, de toutes allégeances politiques confondues, se mettra à l’écoute des mandarins du ministère des Finances pour apprendre « avec stupéfaction » que le gouvernement précédent a laissé les finances de l’État dans un piètre état et que, par conséquent, son gouvernement devra se résoudre à augmenter les taxes et les impôts au lieu de les diminuer.

De toute façon, les contribuables québécois devraient savoir qu’au Québec, c’est une tradition établie depuis fort longtemps…le taxage!

vigile.net tribune libre 1er septembre 2013
quebechebdo 1er septembre 2013

Un vieux débat

1 septembre 2013

J’aimerais revenir sur un extrait de l’article de la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mme Josée Bouchard, paru dans le Journal de Québec du 1er septembre 2013 sous le titre « Un signal clair en faveur de l’école publique » :

« Ce signal est d’autant plus important que le réseau des établissements privés a davantage été épargné par les plus récentes compressions et qu’il continue de bénéficier d’un généreux financement public à la hauteur de 60% en plus de demander un financement additionnel pour accueillir les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. La Fédération demande au gouvernement de revoir le financement de l’enseignement privé depuis plusieurs années, mais c’est un sujet qui semble tabou au Québec. Il est temps de faire le débat sur cette question et ce sera donc un enjeu important de la prochaine année. »

Premièrement, en ce qui a trait au financement des établissements privés, il m’apparaît important de signaler que chaque élève qui migrerait de l’école privée à l’école publique advenant une diminution du financement du réseau privé, voire son abolition, loin d’amener des économies, engendrerait des coûts supplémentaires au réseau public.

Deuxièmement, pour avoir œuvré plus de trente ans dans le réseau privé et, par conséquent, avoir pu vivre ce vieux débat pendant toutes ces années, j’ai pu constater l’effet positif de la saine compétitivité entre les deux réseaux de l’éducation, particulièrement au niveau des structures d’encadrement des élèves.

quebechebdo 1er septembre 2013

Pour une véritable commission d’enquête

31 août 2013

Le 30 août, Le Devoir rapportait que la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012 éprouvait des difficultés à trouver des témoins civils. Selon la source du quotidien, « les trois commissaires, Serge Ménard, Bernard Grenier et Claudette Carbonneau, ont passé l’été à faire des appels téléphoniques sans grand succès. »

Le même jour, les commissaires niaient avoir du mal à recruter des témoins, affirmant que les travaux avaient progressé « considérablement », tout en défendant la légitimité de la commission. Selon Serge Ménard, peu de gens ont refusé de témoigner et, jusqu’ici, 36 entrevues de fond ont été menées et 18 seront réalisées la semaine prochaine.

Par ailleurs, l’Association des policiers provinciaux du Québec, la Fédération des policiers municipaux du Québec, les Fraternités à Québec et à Montréal et une trentaine d’associations et syndicats, dont la Ligue des droits et libertés, ont déjà annoncé leur intention de boycotter la commission.

Face à une telle toile de fond pour le moins nébuleuse sur laquelle certains personnages principaux « brillent par leur absence », je crois que le gouvernement devrait instituer une véritable commission d’enquête, pleinement indépendante, avec le pouvoir de contraindre des témoins, si son intention est vraiment de faire la lumière sur les événements entourant les interventions policières et les manifestations étudiantes lors du printemps érable 2012…

vigile.net tribune libre 31 août 2013
quebechebdo 31 août 2013

Lettre ouverte aux candidats à la chefferie d’Option nationale

30 août 2013

Dans son édition du 11 juillet 2013, Le Devoir publiait un article de Catherine Dorion sous le titre « Le défaitisme, notre principal adversaire » dont voici un extrait :

« Nous avons entre les mains un parti qui ose affirmer sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant, et qui croit au potentiel de l’authenticité dans un monde où le citoyen-consommateur est plus qu’écoeuré de se faire bullshiter pour son vote ou pour son argent. …Mais si Jean-Martin a pogné, c’est justement parce qu’il y a au Québec à la fois ce paysage politique extrêmement morne au milieu duquel la sincérité ne peut que briller très fortement par contraste, et à la fois, cette nouvelle vague qui débarque à la recherche de cette sincérité-là précisément, à la recherche d’un sens qui ne découle pas d’un économisme aveugle ou d’un individualisme indéfectible, dogmes de notre temps. »

Deux mots-clés ressortent du discours de Catherine Dorion, à savoir « authenticité » et « sincérité », deux vocables qui m’apparaissent être la bougie d’allumage de « cette nouvelle vague qui débarque à la recherche de cette sincérité-là précisément », particulièrement de cette jeunesse québécoise qui découvre dans l’affirmation « sans ambages ni hésitation que le Québec doit être indépendant » un leitmotiv mobilisateur et rassembleur.

C’est Saint-Exupéry qui disait : « Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer. »

À vous, candidats à la chefferie d’Option nationale, qui aspirez à prendre la gouverne de ce magnifique paquebot au mât duquel flotte le drapeau fleurdelisée du pays du Québec, je vous invite à faire naître dans le cœur des militantes et des militants d’ON le désir de l’indépendance.

Hormis l’argumentaire rationnel inhérent au contenu du programme d’Option nationale, le seul parti qui prône la primauté de la cause indépendantiste du Québec sur le parti et sur lequel vous devez tabler, j’attire votre attention sur un fait qui m’apparaît incontournable, à savoir que vous devez provoquer l’électrochoc mobilisateur qui viendra toucher les cordes sensibles des militants, les mots qui frappent au cœur du patriotisme, les mots qui appellent au rassemblement autour de la cause.

Des mots simples, des mots qui émergent de vos convictions profondes, des mots qui rejoignent les Québécoises et les Québécois « à la recherche d’un sens qui ne découle pas d’un économisme aveugle ou d’un individualisme indéfectible, dogmes de notre temps. »

quebechebdo 30 août 2013
vigile.net tribune libre 30 août 2013 "Provoquer l'électrochoc mobilisateur"

Charte des valeurs québécoises – Erreur de parcours

29 août 2013

Au jour 15 de la campagne électorale de 2012, soit le 14 août, Pauline Marois promet de faire adopter une « charte de la laïcité » dans les services publics et parapublics advenant l'élection de son parti, une charte qui reposerait sur les principes de neutralité de l'État et de prépondérance de l'égalité entre les femmes et les hommes :

« Des milliers de gens viennent vivre au Québec pour ce que nous sommes : une terre de liberté dont le coeur bat en français, où les droits des gens sont protégés, où les femmes et les hommes sont égaux et où la religion n'intervient pas dans les affaires publiques. » Extrait de l’allocution de Pauline Marois prononcée le 14 août 2012 à Trois-Rivières

En mai 2013, le ministre Bernard Drainville annonce que le gouvernement du Parti québécois déposera après les vacances d’été un projet de loi sur une charte de la laïcité établissant les balises et les normes des accommodements religieux, répondant à un engagement de la dernière campagne électorale. Rebaptisée « charte des valeurs québécoises », ce texte entend assurer la neutralité de l’État quant aux services offerts par le gouvernement et réaffirmer la notion d’égalité homme-femme.

Et voilà, la graine de la discorde et de la confusion était semée…Désormais, la neutralité de l’État cèdera sa place au patrimoine historique des Québécois, travestissant de la sorte la neutralité de l’État en une sorte de fourre-tout patrimonial confus.

Pire encore, ce fourre-tout ouvre la voie à tous les Charles Taylor et tous les Justin Trudeau du Canada qui pourront désormais clamer que les valeurs québécoises signifient la limitation de l’expression des croyances religieuses, le concept de valeur québécoise devenant de la sorte synonyme de xénophobie, une démagogie contre laquelle il n’existe aucun discours rationnel possible hormis un discours émotif dépourvu de toute crédibilité, et que le ROC a déjà commencé à exploiter en sa faveur.

Conséquemment, à mon avis, il est primordial que le gouvernement répare dans les meilleurs délais ce que je qualifierais d’ « erreur de parcours » en resituant le débat autour d’une charte de la laïcité proclamant la neutralité « mur à mur » de l’État envers tout symbole religieux dans la fonction publique, à fortiori dans l’enceinte de l’Assemblée nationale en ce qui a trait à la présence du crucifix accroché bien en vue au-dessus du fauteuil du président de la Chambre.

Sinon, les intentions louables du gouvernement péquiste en ce qui a trait à son désir d’inscrire une fois pour toutes dans une charte de la laïcité la neutralité de l’État en matière de symboles religieux risquent de dégénérer en une interminable saga autour de valeurs qui relèvent davantage des croyances personnelles que des traditions collectives des Québécois.

quebechebdo 29 août 2013

Neuf coups de fusil contre un couteau

29 août 2013

La rapidité avec laquelle le policier James Forcillo a dégainé dans l’affaire Sammy Yatim à Toronto soulève à mon sens une carence au niveau des personnels qualifiés pour échanger avec un individu paniqué ou atteint d’une maladie mentale.

Il ne faudrait pas oublier que le policier de Toronto n’était pas seul au moment de la fusillade de Yatim puisqu’une vingtaine d’agents étaient sur place et pas un seul n’a réagi après les premiers coups de feu. Le policier a eu le temps de tirer neuf fois sur le jeune alors qu’il brandissait un couteau, fin seul dans un tramway immobilisé, trois de ces coups de feu ayant été tirés après que Yatim se soit effondré au sol, un immobilisme des policiers présents qui me paraît tout aussi préoccupant que les gestes de l’agent Forcillo.

En bout de ligne, les forces policières ressortent de cette tragédie amochée sur le plan professionnel aux yeux du public qu’elles doivent protéger. Si tous les intervenants s’entendent pour affirmer que le métier de policier est exigeant, ce genre d’événement me pousse à croire que le problème est en amont, à savoir au niveau de la formation que reçoivent les futurs policiers. Si on souhaite améliorer la qualité du travail policier, c’est à ce niveau qu’il faudra travailler.

quebechebdo 29 août 2013

Autopsie d’une défaite crève-coeur

28 août 2013

Le retrait de Raymond Bachand de la vie politique n’est pas sans me rappeler la parabole de l’enfant prodigue qui bénéficie de la clémence de son père après une absence prolongée du foyer familial alors que le fils aîné se voit laissé pour compte malgré sa fidélité constante à son père.

« …Et ils commencèrent à se réjouir. Cependant son fils aîné, qui était à la campagne revint ; et comme il approchait de la maison, il entendit les chants et les danses. Et il appela un des serviteurs, à qui il demanda ce que c’était. Et le serviteur lui dit : « Ton frère est de retour et ton père a tué un veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé ». Mais il se mit en colère, et ne voulut point entrer. »

Or, en ce soir du 17 mars 2013, à l’auditorium de Verdun, le directeur général du Parti libéral du Québec, Karl Blackburn, se présente sur scène pour annoncer les résultats du premier tour. Les militants cessent leur tintamarre pour l’écouter. Depuis les estrades, les candidats Philippe Couillard et Pierre Moreau affichent une belle confiance. Raymond Bachand, lui, semble plutôt anxieux.

Pendant toute la durée du décompte des votes, le critique en matière de finances du PLQ texte inlassablement sur son Blackberry pendant que ses adversaires se dandinent et tapent dans les mains comme des vacanciers au Club Med.

Aussitôt que Blackburn s’installe derrière le lutrin pour l’annonce des résultats, Bachand lâche son gadget et porte son regard sur cet homme de belle stature et fier d’apporter la « bonne nouvelle » aux nombreux militants.

« Avec 19,5% des votes, Raymond Bachand ». Quelques murmures résonnent dans l’auditorium de Verdun. Avait-il dit 19,5 % des voix ? Oui, c’est bien cela… Bon troisième, bon dernier. Son doctorat en administration et ses compétences en matière de finances se trouvent soudainement très loin… Le député d’Outremont esquisse un faible sourire, sachant que des caméras sont braquées sur lui pour filmer sa réaction. Toutefois, le mal est fait. Quelques supporters ont beau le féliciter, l’amertume l’a gagné pour ne plus le quitter…

Depuis lors, le fils prodigue a refait son nid dans le giron libéral tout en sillonnant le Québec, clamant partout où il passe le renouveau de son parti. Sa dernière trouvaille, baisser les impôts à la source et augmenter la taxe à la consommation…comme « renouveau », avouez que Philippe Couillard, qui se prétend le porte-étendard d’une politique axée sur l’économie et la création d’emploi, n’a pas inventé la solution du siècle à la relance de l’économie !

vigile.net tribune libre 28 août 2013
quebechebdo 30 août 2013
Le Journal de Québec 5 septembre 2013 (version abrégée)

Otages des compressions budgétaires

28 août 2013

Malgré le fait que les commissions scolaires aient dû augmenter leurs taxes en raison des compressions budgétaires que le gouvernement Marois leur a imposées en invoquant le « sacro-saint spectre » de l’équilibre budgétaire, les commissions scolaires ont dû réduire les services aux élèves handicapés et en difficulté.

Bien que le gouvernement ait soutenu que les compressions budgétaires imposées aux commissions scolaires n'affecteraient pas les services directs aux élèves, la réalité sur le terrain est tout autre, assurent divers intervenants du milieu scolaire qui rapportent la suppression de postes de techniciens en éducation spécialisée, des compressions dans le transport pour élèves handicapés, une réduction des heures de soutien à l'intégration et une diminution des sorties éducatives.

Nous assistons là à un scénario digne des plus grands burlesques où les élèves en difficulté sont pris en otages par l’effet boomerang des compressions budgétaires d’un gouvernement obsédé par l’équilibre budgétaire…à tout prix!

quebechebdo 28 août 2013
Le Journal de Québec 31 août 2013
vigile.net tribune libre 31 août 2013

L’hôpital qui ne veut pas mourir!

28 août 2013

Dans toute la saga que se livrent depuis des mois les divers intervenants de la santé sur le déménagement de l’Hôtel-Dieu de Québec sur les terrains de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, le ministre de la Santé, le Dr Réjean Hébert, a décidé de demander à la Société immobilière du Québec de faire une étude comparative des coûts et des échéanciers des projets de construction neuve à l'Enfant-Jésus et de rénovation de L'Hôtel-Dieu.

Quoique les coûts engendrés par les projets actuellement à l’étude constituent des facteurs importants, il ne faudrait pas oublier que la qualité des services offerts à la population doivent demeurer, à mon sens, la première priorité du gouvernement.

Conséquemment, il m’apparaît justifiable d’envisager le choix final d’une solution plus dispendieuse dans la mesure où il est prouvé que les patients en tireront davantage de profit sur leur santé tout en tenant compte de la capacité de payer des contribuables québécois et de l’étendue de l’écart des coûts entre les projets présentés.

quebechebdo 28 août 2013