Parlons Carnaval…

6 octobre 2013

À l’aube des festivités qui marqueront les débuts de la 60e édition du Carnaval de Québec, les commentaires vont bon train sur les critiques essuyées par l’édition 2013 relativement, entre autres, à l’augmentation du coût de l’effigie à 15 $ qui tente désespérément de pallier les baisses récurrentes des ventes de la bougie traditionnelle, et au regroupement des activités principalement sur les plaines d'Abraham où a été déplacé le palais de Bonhomme dans le but d’attirer davantage…les touristes.

Par ailleurs, la Revengeance des duchesses réitère, pour sa cinquième année, la présentation de son concours, appuyé par le maire sortant Régis Labeaume qui aurait promis d’assister au couronnement. De son côté, l’ordre des duchesses, à l’occasion de la 60e présentation du Carnaval, organise la soirée Retrouvailles des duchesses au Capitole de Québec.

À cet effet, dans le but de « parler pour parler », et au risque de me faire lapider par certaines féministes, j’aime me rappeler avec une certaine nostalgie cette période grandiose où les sept duchesses du Carnaval représentaient fièrement leur duché respectif, créant de la sorte une saine émulation auprès de la population qui vibrait au sein des activités de son duché !…Pour l’instant, les organisateurs du Carnaval demeurent plutôt flous au sujet d’un éventuel retour des duchesses, reportant les discussions d’année en année !…

quebechebdo 6 octobre 2013

La grande noirceur, version Harper

6 octobre 2013

La chronique de Manon Cornellier signée dan Le Devoir du octobre 2013 sous le titre "Fuir la lumière" révèle encore une fois la politique voilée et malsaine de Stephen Harper. Voici donc l'Élément déclencheur:

«Le premier ministre Stephen Harper s’est envolé pour l’Asie cette semaine avec, en poupe, un caméraman de CTV qu’il aurait préféré laisser derrière. Dave Ellis avait eu l’audace, lors du passage de M. Harper à New York, de poser une question au premier ministre.

Rien d’impoli. Une petite question toute simple. «Un commentaire, monsieur, au sujet des accusations contre [le député] Dean Del Mastro ?» Mais voilà, depuis que M. Harper est au pouvoir, son entourage interdit de façon stricte aux membres des médias de poser des questions durant les prises d’images. Un silence de plomb a donc suivi la question.»

Et Manon Cornellier de poursuivre : «Le même jour où M. Ellis osait poser sa question, la commissaire à l’information Suzanne Legault rencontrait en privé des douzaines de fonctionnaires fédéraux pour leur dresser un portrait désolant de l’accès à l’information à Ottawa. «Je vois les signes d’un système en crise, où des ministères sont incapables de respecter les obligations de base que leur impose la loi», disait-elle, citant plusieurs obstacles qui se sont dressés au fil des ans, certains inscrits dans nulle autre que la Loi sur la responsabilité des conservateurs.»

Une politique du secret qui a conduit à une augmentation phénoménale de 42 % du nombre de plaintes administratives au bureau de la commissaire à l’information au cours de l’année 2012-2013. À titre d'exemple, Mme Legault cite le cas d’un organisme public qui a demandé plus de 1000 jours pour répondre à une demande et d’un autre qui a tout simplement cessé de répondre.

Même son de cloche du côté du commissaire aux élections, Yves Côté, qui note dans son premier rapport annuel qu’il lui arrive régulièrement, pendant ses enquêtes, de contacter des individus qui ont des renseignements utiles, mais qui refusent de collaborer.

Or les commissaires n’ont qu’un pouvoir de persuasion et de recommandation et ce, même si les conservateurs avaient promis durant la campagne de 2006 de réformer la loi afin de donner plus de dents au commissaire dont les pouvoirs sont demeurés inchangés depuis sept ans.

Et Mme Cornellier de conclure : «Qu’il s’agisse de questions restées sans réponse ou de tactiques électorales impossibles à débusquer en temps opportun, la même logique est à l’oeuvre, celle du secret et de l’esquive. L’envers même de cette transparence et de cette responsabilité promises lors de la campagne qui a porté les conservateurs au pouvoir en 2006.»

http://www.ledevoir.com/politique/canada/389217/fuir-la-lumiere

quebechebdo 6 octobre 2013
vigile.net tribune libre 6 octobre 2013 

Complémentarité homme-femme

5 octobre 2013

Le débat actuel sur le projet de charte des valeurs québécoises replace à la une le principe de l’égalité homme-femme comme valeur fondamentale, un principe auquel nous ne pouvons nous soustraire dans une société démocratique.

Toutefois, à mon sens, indépendamment de ce principe, je crois que la société québécoise en général devrait exploiter davantage les différences entre les hommes et les femmes et les avantages à tirer de leur complémentarité.

À titre d’exemple, le milieu des affaires, depuis que les femmes y ont pris leur juste place, n’a fait que perpétuer un style de gestion propice au tempérament de l’homme alors qu’il aurait tiré davantage de bénéfices si les femmes y avaient exploité leur propension à un style de gestion axée sur la reconnaissance de l’être humain.

En bref, mesdames, cessez de reproduire les comportements des hommes pour des motifs d’égalité et soyez vous-mêmes pour le plus grand bien d’une saine complémentarité homme-femme!

quebechebdo 5 octobre 2013

Priorité à la qualité des services éducatifs

5 octobre 2013

D’entrée de jeu, je vous soumets les questions suivantes, extraites d’une rencontre avec Jean-François Parent, secrétaire général de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, publiée dans Le Soleil du 3 octobre 2013 :

« Est-ce que les gens savent qu’on donne le transport scolaire et qu’on le coordonne ? Est-ce que les gens savent que pour la clientèle qui est en adaptation scolaire, on organise des services ? Est-ce que les gens savent qu’on construit une école présentement ? Qu’on en a construit une l’an passé et qu’on en construira deux l’an prochain ? Est-ce que les gens savent que l’été, on remplace les blocs sanitaires dans les écoles, qu’on change les toitures et qu’on remplace les fenêtres ? Est-ce que les gens savent qu’on fait la paye de 5000 employés à temps presque plein et qu’on avait 6000 T4 l’an passé ? »

Des questions qui donnent un éclairage nouveau dans le débat qui s’annonce sur la gestion des commissions scolaires, voire même sur la pertinence de leur existence. Et, de poursuivre M. Parent : « Je pense qu’il faut dire c’est quoi le rôle d’une commission scolaire : c’est un centre de services pour les écoles et c’est un réseau d’écoles ensemble. Parce que si on n’était pas là pour faire ce que je vous ai évoqué, il faudrait que chacune des écoles ait les moyens de réaliser ces tâches ».

Une crainte partagée par la directrice générale de la commission scolaire des Navigateurs, Esther Lemieux. « Est-ce qu’il y aurait un danger de faire mourir les petites écoles ? » questionne-t-elle, faisant valoir comme son collègue que certains services, notamment ceux plus spécialisés, ne sont offerts que grâce au regroupement de plusieurs établissements et à la force du nombre, tout en ajoutant que, si le gouvernement choisissait d’abolir les commissions scolaires, les établissements auraient besoin de personnel administratif pour mener à bien toutes les tâches.

Sans nier que certaines économies pourraient être réalisées dans certains services administratifs, je ne suis pas convaincu que l’élimination des commissions scolaires apporterait les sommes nécessaires à l’amélioration des services aux élèves, compte tenu que les économies obtenues par leur disparition devraient être réinvesties dans les budgets de chacune des écoles…en réalité, un déplacement de postes budgétaires sans réelles économies.

En somme, dans tout ce débat qui, rappelons-le, est né à la suite des augmentations de taxes scolaires imposées par certaines commissions scolaires, conséquences directes des compressions budgétaires du gouvernement, il m’apparaît essentiel de demeurer prudent dans les décisions qui seront prises, tout en étant conscient que les écoles québécoises se doivent de garder leur priorité sur la qualité des services éducatifs offerts aux jeunes du Québec.

vigile.net tribune libre 4 octobre 2013

Vibrant témoignage

5 octobre 2013

En réaction au texte «La vie derrière les pierres» de Mme Sonia Plourde

En savourant le témoignage de Sonia Plourde en faveur d'un Vieux-Québec qui «est vivant, qui a un coeur qui palpite sous ses parcs secrets et moins secrets, derrière ses cours et ses ruelles», je n'ai pu m'empêcher de vibrer au cri du coeur de l'auteure dans son désir de prouver «qu'il y a de la vie derrière les portes colorées du Vieux-Québec» et que «les souvenirs ne sont pas uniquement dans les boutiques, ne sont pas nécessairement faits en Chine et ne sont pas réservés aux touristes.»

Merci Mme Plourde pour ce vibrant témoignage!

cyberpresse.ca 5 octobre 2013

La poésie contagieuse

4 octobre 2013

Je me rappelle des « pirouettes » pédagogiques que je devais effectuer auprès de mes élèves du secondaire lorsque j’abordais la poésie qu’ils percevaient souvent comme un concept nébuleux et quasi inaccessible.

Un tabou qu’ont réussi à surmonter de façon éloquente les concepteurs du Festival international de poésie de Trois-Rivières qui ne cesse de gagner en popularité depuis près de trente ans. La recette de Maryse Baribeau, la directrice générale du FIPTR ?

« Ceux qui disent de prime à bord « moi, j’aime pas ça, la poésie », mais qui vont se retrouver par hasard dans un bar à Trois-Rivières en octobre, étonnés d’être touchés et de se reconnaître dans les mots d’un poète qui va aussi être là, vont peut-être ensuite se déplacer pour réentendre ce même poète, en découvrir un autre… et ainsi de suite. »

Comme je le disais à mes élèves, le texte poétique tourne autour des émotions vécues lors d’un « récit de vie »…Et à ce titre, il devient alors contagieux!

quebechebdo 4 octobre 2013

Charte des valeurs: au sujet des propos de Jacques Parizeau

4 octobre 2013

C’est un Jacques Parizeau plus pondéré dans ses propos et surtout moins émotif que lors de sa déclaration fracassante au soir du référendum de 1995 qui a rencontré Paul Arcand lors d’une entrevue réalisée le 3 octobre au sujet du projet de Charte des valeurs québécoises présenté par Bernard Drainville.

Essentiellement, M. Parizeau adresse une mise en garde au Parti québécois, « le feu commence à prendre dans notre société…Les immigrants de fraîche date, qui parlent d’ailleurs un excellent français, commencent à avoir peur. Ici, ils avaient la paix. Et nous, on entre là-dedans avec nos gros sabots. Et on ne vise pas les musulmans, mais les musulmanes…Passer une législation de ce genre-là, essentiellement destinée à un certain nombre de femmes musulmanes, c’est gênant! ».

Conséquemment, Jacques Parizeau plaide pour un assouplissement de la Charte, qu’il estime trop contraignante. Selon lui, il n’est pas nécessaire d’interdire le port de signes religieux à tous les employés de l’État, une interdiction qu’il limiterait aux policiers, aux juges et aux gardiens de prison. Par ailleurs, Jacques Parizeau se prononce en faveur du retrait du crucifix de l’Assemblée nationale.

M. Parizeau se dit aussi en faveur de la modification de la Charte des droits et libertés et de l’instauration de balises claires pour gérer les demandes d’accommodements religieux, tout en insistant sur l’obligation de donner ou recevoir des services publics à visage découvert partout au Québec.

Par ailleurs, dans une chronique publiée le 3 octobre dans Le Journal de Montréal, M. Parizeau écrit qu’il serait « préférable de se limiter, dans la Charte, à l’affirmation des principes de la séparation de l’Église et de l’État, et de la neutralité de l’État à l’égard des religions ».

De son côté, le ministre responsable de la Charte, Bernard Drainville, s’est montré diplomate en recevant les commentaires de Jacques Parizeau comme un apport constructif au débat sur la Charte des valeurs et une contribution qui sera prise en considération par le gouvernement.

En résumé, quoique les réactions officielles du gouvernement soient plutôt « politically correct » envers les déclarations de Jacques Parizeau, on doit convenir qu’elles risquent d’apporter de l’eau au moulin des détracteurs du projet de Charte des valeurs.

Enfin, en ce qui me concerne, je vois dans la position de Jacques Parizeau, sans qu’il l’ait mentionné nominalement, un penchant vers une Charte de la laïcité qui fait abstraction des valeurs québécoises qu’il semble juger sévèrement quant aux tensions « gênantes » et contraignantes qu’elles soulèvent dans le débat de société actuel.

quebechebdo 4 octobre 2013

Le goon KO…place au talent!

3 octobre 2013

C’est un fait reconnu, George Parros a été engagé par le Canadien de Montréal pour incarner le « goon » (de l’anglais « go on ») sur la patinoire, le protecteur des attaquants de petite taille qui se faisaient malmener sur la glace depuis quelques années.

Et le goon n’a pas tardé à faire sentir sa présence dès le match d’ouverture du Tricolore contre les Maple Leafs de Toronto, un match ponctué de cinq bagarres et au cours duquel Parros s’est effondré sur la glace, victime d’une commotion cérébrale suite à une bagarre contre Colton Orr.

Et les joueurs des deux équipes de clamer après le match, « les bagarres font partie intégrante du jeu, elles sont là pour rester! »…La direction du Canadien aura beau invoquer que l’équipe évolue dans le « quartier tough » de la LNH, à savoir la division Atlantique, il n’en demeure pas moins que Marc Bergevin et sa troupe devraient mettre leur énergie à bâtir une équipe dans la tradition de ce qui a fait les beaux jours du Tricolore, le talent des hockeyeurs!

quebechebdo 3 octobre 2013
Le Journal de Québec 4 octobre 2013 "Parros K.-O., place au talent!" 

L’échiquier électoral se précise

3 octobre 2013

On se souviendra qu’au printemps 2013, le gouvernement Marois imposait des compressions de 200 millions $ aux commissions scolaires à la suite de l’abolition de la péréquation, une décision qui a conduit à des augmentations de taxes parfois substantielles de la part des commissions scolaires.

Il est important aussi de se rappeler, qu’au moment de cette annonce de compressions, la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, avait ouvert la porte aux directions de commissions scolaires en déclarant qu’elles avaient toute juridiction pour augmenter les taxes aux contribuables.

Or, aujourd’hui, Québec impose aux commissions scolaires une réduction de la facture des contribuables de 100 millions $ sur deux ans et, pour les aider à dégager les sommes nécessaires, soit 50 millions $ respectivement pour 2014-2015 et 2015-2016, la ministre de l'Éducation annonce la création d'un comité d'experts pour revoir leur financement et leur gestion. «On pense qu'il faut un regard externe de gens qui ne sont pas spécialistes en éducation», a plaidé Marie Malavoy, interrogée à savoir s'il s'agissait d'un désaveu pour les commissions scolaires.

Un comité d’ « experts » qui « ne sont pas spécialistes en éducation »!…Disons que la logique de Mme Malavoy en prend un bon coup! De toute façon, la création de ce comité, qui agira sans la présence des principaux intervenants, représente, à mon avis, une mesure infantilisante qui incarne une forme de désaveu envers les compétences des directions des commissions scolaires et ne fera que jeter de l’huile sur le feu qui est déjà assez attisé.

Par ailleurs, j’ai beaucoup de difficulté avec l’argument massue et fourre-tout du gouvernement qui réplique à toutes compressions budgétaires qu’elles n’affecteront pas les services aux usagers, en l’occurrence ici les services aux élèves, la ministre alléguant que son ministère a versé la somme plutôt « modeste » de 2,8 millions $ de plus cette année pour les services pédagogiques offerts aux écoles.

De l’autre côté de la table, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard, à raison, se montre inquiète quant à l'avenir des commissions scolaires alors que la première ministre, Pauline Marois, aurait indiqué lors de leur rencontre du 1er octobre que toutes les avenues étaient étudiées par un comité chargé d'évaluer les modes de gouvernance du système scolaire.

À cet effet, Mme Bouchard voit dans la dernière approche du gouvernement Marois une stratégie électoraliste visant à faire le plein de votes chez les électeurs de la Coalition avenir Québec, qui prônent l'abolition des commissions scolaires.

En bref, si vous regroupez, sur un échiquier, la bonne performance du gouvernement dans la tragédie de Lac-Mégantic, l’objectif du déficit zéro, le projet de Charte des valeurs québécoises et le dossier des taxes scolaires qui pourrait aboutir à une remise en question de la survie des commissions scolaires, vous obtenez des pièces majeures sur un prochain échiquier électoral…Un printemps chaud peut-être!

quebechebdo 3 octobre 2013
vigile.net tribune libre 3 octobre 2013

Le crucifix au « sein » des débats

2 octobre 2013

En dévoilant leur poitrine devant l’auguste Assemblée de nos élus, trois féministes radicales issues de Femen, un groupe contestataire féministe d’origine ukrainienne fondé à Kiev en 2008, ont créé tout un émoi au moment où la première ministre prenait la parole.

Toutefois, hormis le caractère « ostentatoire » de la manifestation et le vocabulaire à connotation « religieuse » de leur slogan « Crucifix, décâlisse ! », je dois admettre que le but recherché, à savoir le retrait du crucifix à l’Assemblée nationale, a replacé le crucifix de la discorde au « sein » des débats sur la Charte des valeurs québécoises !

quebechebdo 2 octobre 2013
vigile.net tribune libre 2 octobre 2013