Questions « légitimes » à Jacques Duchesneau

2 octobre 2013

Rappelons les faits : Jacques Duchesneau a évoqué la semaine dernière la possibilité d'un lien entre une subvention accordée en 2003 au projet de restauration de l'église St. James à Montréal, piloté par l'entrepreneur Paul Sauvé, l'infiltration de l'entreprise de ce dernier par le crime organisé et la consommation passée de cocaïne d'André Boisclair.

André Boisclair a réagi en annonçant le 29 septembre qu'il entreprenait des procédures judiciaires contre la CAQ, le député de Saint-Jérôme et son chef, François Legault, pour atteinte à sa réputation.

Le 1er octobre, lors de son point de presse, Jacques Duchesneau a de nouveau tenu à remettre en question la légitimité de l'octroi de cette subvention accordée à quatre jours des élections, tout en revendiquant son « droit de soulever des interrogations qui sont légitimes. »

Comme le député caquiste semble s’ériger en justicier des bonnes causes par ses « questions légitimes » dans toute cette affaire, je me permettrai donc, à titre de citoyen, de le lui poser des questions tout aussi « légitimes » :

-M. Duchesneau, que répondez-vous au fait que ce que vous appelez une « subvention » soit en réalité une « confirmation de l’admissibilité à une subvention » sous réserve de l’obtention par l’Assemblée nationale des crédits nécessaires qui lui ont été d’ailleurs octroyés par le gouvernement suivant?

-Comment expliquez-vous qu’André Boisclait puisse avoir été informé en 2003 de l’infiltration de l’entreprise Paul Sauvé par les Hells Angels, laquelle se serait produite en 2006 selon les révélations entendues à la Commission Charbonneau?

-Étant donné que vous attachez beaucoup d’importance au fait que la dite « subvention » a été accordée quelques jours avant le scrutin de 2003, comment réagissez-vous au fait que ce projet avait obtenu d’innombrables appuis des différents paliers de gouvernements, de même que de la Ville de Montréal, et ce, dès le début du projet de réfection dans les années 1990, dont une enveloppe de 800 000 $ par le ministère de la Culture du Québec, et ce, à peine deux semaines avant le déclenchement des mêmes élections de 2003?

-Compte tenu que vous appuyez vos arguments sur la liaison entre Paul Sauvé et André Boisclair, que répondez-vous au fait que la dite subvention de 2,5 millions accordée par André Boisclair était adressée directement à l’église Saint-James, et non à l’entrepreneur?

-En ce qui a trait aux appels d’offres, que répondez-vous à l’intervention du révérend Arlen Bonnar de l’église St. James, qui supervisait toute l’opération, et qui plaide que « tout a été fait en toute transparence et diligence avec les avocats de l’église St. James? »

-Enfin, compte tenu que vos allégations ont été lancées en dehors de l’Assemblée nationale et que d’une part, votre chef a déclaré qu’il s’en remettrait aux règles de l’Assemblée nationale pour déterminer si les contribuables paieront ces frais de défense, et que d’autre part, vos propos ne sont pas couverts par l’immunité parlementaire, la CAQ s’engage-t-elle à défrayer les frais judiciaires liés à la poursuite d’André Boisclair?

quebechebdo 2 octobre 2013
vigile.net tribune libre 2 octobre 2013

Hors du Salon bleu point de salut

1 octobre 2013

Nouvel épisode dans la saga suscitée par les « questions » de Jacques Duchesneau à l’endroit d’André Boisclair relativement aux événements entourant l’octroi d’une subvention au projet de réfection de l’église St. James : le paiement des frais judiciaires encourus par la « défense », en l’occurrence Jacques Duchesneau, François Legault et la CAQ.

À cet effet, le chef de la CAQ a déclaré s’en remettre aux règles de l’Assemblée nationale pour déterminer si les contribuables paieront ces frais de défense. Or, les dites règles sont claires : les députés ont généralement droit au paiement de leurs frais juridiques à même les fonds publics s’ils font l’objet d’une poursuite civile liée à l’exercice de leurs fonctions pour « tous propos tenus à l’intérieur du Salon bleu de l’Assemblée nationale. » Toutefois, comme les déclarations des membres de la CAQ jugées diffamatoires par André Boisclair ont été lancées dans un corridor du Parlement et répétées en conférence de presse, François Legault et Jacques Duchesneau s’exposent à des poursuites. Quant aux partis politiques, ils sont tenus de payer eux-mêmes leurs frais juridiques dans une cause civile comme celle-là.

En conséquence, les caquistes devront assumer leurs frais judiciaires…et leurs « questions » bassement tendancieuses envers André Boisclair !

vigile.net tribune libre 1er octobre 2013
quebechebdo 1er octobre 2013



Une facture salée de 12,5 M$ sur cinq ans

1 octobre 2013

Pendant que les universités se débattent avec de « douloureuses » compressions budgétaires, la politique d’exonération partielle des droits de scolarité consentie aux familles du personnel des universités a coûté 12,5 millions $ depuis 2009 aux universités, dont 2,8 millions pour la dernière année financière seulement.

Une information obtenue en vertu de l’accès à l’information qui indique que tous les établissements accordent une telle exemption, à l’exception de la plupart des universités affiliées au réseau de l’Université du Québec.

Ce sont trois établissements de la région de Montréal qui déboursent le plus, l’Université de Montréal ayant versé 3,3 millions $ en compensations en cinq ans, Concordia, 2,8 millions $ et McGill, 2,1 millions $. En ce qui a trait à l’Université Laval, cette politique représente 1,4 million $ pour la même période et 1,3 million $ pour l’Université de Sherbrooke.

Même si les droits de scolarité ont été gelés pendant des années, les montants varient généralement, à la hausse d’une année à l’autre, en raison du nombre croissant de bénéficiaires.

Quant aux pourcentages de la facture remboursée, il fluctue d’une institution à l’autre. Ainsi, à Sherbrooke, 50 % de la note est payée par l’établissement employeur ; à McGill, c’est 66 % ; à l’Université de Montréal, 90 % ; Bishop, 100 %. À l’Université Laval, le montant assumé par l’institution est plafonné à 300 $, ce qui représente environ 21 % de la facture normale.

Avouons qu’une telle « largesse » de la part des directions universitaires envers la progéniture de leur personnel laisse plutôt un arrière-goût amer de favoritisme pour le moins déplacé, voire éhonté, dans un contexte où nos institutions du haut savoir clament à tout vent qu’ils peinent à boucler un budget équilibré…Une politique scandaleuse qui dépasse l’entendement et les règles élémentaires d’une gestion équitable !

vigile.net tribune libre 1er octobre 2013
quebechebdo 1er octobre 2013

Le contrôle sur l’immigration: une nécessité

30 septembre 2013

Le débat en cours sur le projet de Charte des valeurs québécoises a fait resurgir par ricochet celui sur les politiques d’immigration qui suscitent depuis des années des tensions relativement aux coûts exorbitants reliés à l’arrivée des nombreux immigrants qui choisissent le Québec comme terre d’accueil.

Avant d’aborder le sujet spécifique de l’immigration québécoise, je vous propose ce court extrait d’un texte de Wilfrid Laurier paru en 1907 sur sa perception de l’immigration canadienne de l’époque, un argumentaire pour le moins encore d’actualité avec la Charte des valeurs québécoises :

« En premier lieu, nous devrions insister pour que si l’immigrant qui vient ici est de bonne foi de devenir un Canadien et s’assimiler à nous, il doit être traité sur un pied d’égalité avec ceux des nôtres, car il serait outrageant d’agir avec discrimination envers une telle personne en raison de la croyance, ou lieu de la naissance ou de son origine.

Mais cela repose sur la personne de devenir un Canadien dans tous les aspects, et rien d’autre qu’un Canadien. Il ne peut y avoir aucune allégeance divisée ici. Tout homme qui dit qu’il est un Canadien, mais autre chose aussi en essayant de nous imposer ses coutumes et habitudes, n’est pas un Canadien.

Nous avons de la place pour un seul drapeau, le drapeau Canadien. Il n’y a de place que pour deux langues ici, l’anglais et le français. Et nous avons de la place pour la loyauté, mais une seule, et c’est une loyauté envers le peuple Canadien. Nous n’accepterons personne, je dis bien personne qui essayera de nous imposer sa religion ou ses mœurs. »

Mais revenons au Québec au XXIième siècle…Pour ce faire, je vous réfère à cet extrait de l’article de Réjean Labrie paru sur cette tribune le 24 septembre 2013 sous le titre « Le coût de l’immigration désordonnée » :

« Le coût de l’immigration désordonnée au Canada est de 20 milliards de dollars par année. Au Québec, cela représente au prorata la somme faramineuse de 4 milliards de dollars, somme égale à tous les revenus d’impôts des sociétés (4,7 G$) que reçoit le gouvernement chaque année, ou à tous les revenus des fonds de santé (4,9 G$) que vous et moi payons, ou au double des taxes à la consommation, la TVQ (2 G$). Autrement dit, nos impôts ne vont pas là où ils sont supposés aller, ils aboutissent dans le poches des immigrants et des divers programmes qui leur sont consacrés. Imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec cet argent perdu pour répondre aux besoins prioritaires des Québécois…À lui seul, le coût de l’aide sociale aux immigrants dépasse les 600 millions de dollars annuellement…Nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence de telles dépenses de fonds publics qui pourraient être beaucoup mieux utilisés pour faire avancer notre propre société et améliorer le sort des nôtres. Peut-être le temps est-il venu de remettre en question le fait de continuer à faire entrer 55 000 étrangers chaque année, dont une bonne part est difficilement intégrable. »

À mon sens, oui le temps est venu « de remettre en question le fait de continuer à faire entrer 55 000 étrangers chaque année » Et il est plus que temps, cela est devenu une nécessité pour toutes sortes de raisons, entre autres les coûts, mais d’abord et avant tout, la nécessité de combler les emplois disponibles par les Québécois qui souvent, sont reliés au second plan par les employeurs recherchant une main d’œuvre à coût moindre…et ça, c’est une situation inacceptable et intolérable dans le contexte de la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs névralgiques de l’économie québécoise !

vigile.net tribune libre 30 septembre 2013 

L’affaire Boisclair devant les tribunaux

30 septembre 2013

C’est un André Boisclair piqué au vif par les allégations de corruption de Jacques Duchesneau dans l’octroi d’un contrat pour la réfection de l’église St. James qui a rencontré la presse le 29 septembre.

Sans être un expert en procédures judiciaires, il m’apparaît que les allégations de M. Duchesneau souffrent de quelques failles qui pourraient lui nuire relativement aux « questions » qu’il a soulevées sur la place publique.

Le premier élément de discordance se situe au niveau du libellé de la subvention au projet qui était conditionnelle à l'approbation des crédits par le gouvernement suivant, à savoir les libéraux de Jean Charest qui ont donné suite au projet, la seconde, que la date d'envoi de la lettre confirmant l'admissibilité du projet à un financement, en 2003, précédait de trois ans la date alléguée de l'infiltration de l'entreprise Paul Sauvé par les Hells Angels, soit en 2006.

Conséquemment, j’ai l’impression que les soupçons soulevés par Jacques Duchesneau sur l’éthique d’André Boisclair ont du plomb dans l’aile et qu’ils risquent de se retourner contre lui, son chef et son parti à la suite des procédures judiciaires entamées contre eux par André Boisclair pour « atteinte à sa réputation »!

quebechebdo 30 septembre 2013
vigile.net tribune libre 30 septembre 2013

Un repli insensé

29 septembre 2013

L’annonce en fracas du retrait de Jean-Claude Saint-André de la course à la chefferie d’Option nationale au début deuxième débat des candidats à l'Université de Sherbrooke revêt à mon avis un caractère insensé quant au motif de sa décision, à savoir son appréhension de la tenue d’un scrutin provincial probable le 9 décembre.

À moins que M. Saint-André ait une boule de cristal cachée quelque part, bien peu de gérants d’estrades prédisent l’éventualité d’un tel scrutin et, même si c’était le cas, la course à la direction d’ON qui se terminera le 26 octobre laisserait assez de temps pour mettre en branle la machine électorale pour un éventuel scrutin le 9 décembre.

Jean-Claude Saint-André a invité le candidat Nic Payne à faire de même tout en se rangeant, comme lui, derrière Sol Zanetti afin de lui laisser la voie libre pour en faire le prochain chef d'Option nationale, une annonce qui a semblé surprendre tout le monde dans la salle, y compris M. Zanetti. Les deux candidats ont immédiatement balayé du revers de la main l'invitation de M. St-André.

De son côté, Nic Payne a reconnu que des élections générales à ce moment-ci représenteraient un gros défi pour son parti, mais il ne croit pas que l'arrêt de la course à la direction d'Option nationale, déjà bien amorcée, n'aide son parti dans les circonstances, un avis partagé par Sol Zanetti, qui a d'ailleurs invité M. Payne à rester dans la course tout en déclarant, à juste titre, que c'est aux membres du Parti de choisir leur chef.

Le 24 septembre 2013, je signais un article sur cette tribune sous le titre « Course à la chefferie d’Option nationale » dans lequel je donnais mon appui à Jean-Claude Saint-André …Et bien aujourd’hui, suite à la décision de M. Saint-André et au motif farfelu de cette décision, j’émets de sérieux doutes sur le bon jugement de l’ex-candidat Saint-André, en particulier sur les effets négatifs qu’une telle décision peut entraîner sur la crédibilité d’Option nationale .

Quant aux deux autres candidats sur les rangs, vous me permettrez, après une telle déception, de prendre un peu de recul, avant de faire mon choix entre Mm Payne et Zanetti en espérant qu’ils demeureront en lice jusqu’au 26 octobre!

quebechebdo 29 septembre 2013

La saga Nathalie Normandeau

28 septembre 2013

Selon les informations obtenues par l’équipe de l’émission « Enquête », les policiers de l’Unité permanente anticorruption étaient à la recherche de preuves dans des dossiers de financement politique occulte lors de leur perquisition qui s’est déroulée dans la plus grande discrétion au siège social du Parti libéral du Québec à Montréal en juillet 2013.

Cette perquisition s’inscrirait dans le cadre d’une enquête de l’UPAC sur la question du financement politique illégal. Mais rien ne permet de savoir qui sont les individus visés.

Or, devant la commission Charbonneau, l’an dernier, l’ex-entrepreneur Lino Zambito avait témoigné sur sa participation à certaines activités de financement impliquant le PLQ.

Il avait éclaboussé au passage diverses personnalités politiques liées au Parti libéral, soit les ex-ministres Nathalie Normandeau et Line Beauchamp, l’ancien organisateur Pierre Bibeau et Violette Trépanier, ex-ministre et responsable du financement du parti.

M. Zambito avait même évoqué le lieu du siège du PLQ dans son témoignage en parlant d’une activité de financement politique qu’il avait organisée pour Nathalie Normandeau, en 2008, une soirée qui avait rapporté 110 000 $ grâce à l’utilisation de prête-noms, selon son témoignage.

À cette occasion, Nathalie Normandeau avait fait les manchettes en raison de sa proximité avec Lino Zambito, témoin-vedette à la commission Charbonneau. À la suite de cette activité, en chevalier galant, M. Zambito avait fait parvenir un bouquet de 40 roses à la vice-première ministre pour son anniversaire. Visiblement touchée, Mme Normandeau avait répondu à Zambito avec une lettre débutant par « Cher Lino ».

Récemment, l’ex-vice-première ministre, dans une brève déclaration émis au Bureau d’enquête de Radio-Canada affirmait « se sentir visée injustement par la perquisition de l’Unité permanente anticorruption aux bureaux de la permanence du Parti libéral du Québec survenue en juillet dernier. »

Par ailleurs, certaines sources ont confirmé que, si l’ancienne numéro deux du cabinet de Jean Charest n’a pas été rencontrée individuellement, des membres de son cabinet, eux, l’ont été. Selon ces mêmes sources, au moins une personne qui travaillait avec Nathalie Normandeau vers la fin de sa carrière politique a été interrogée par l’UPAC relativement à des questions de financement et de subventions.

Enfin, le dernier épisode de la saga Normandeau, l’ex-ministre libérale a nié catégoriquement le 26 septembre avoir été contactée par l’UAC, dans la foulée de la perquisition effectuée à la permanence du PLQ en juillet dernier, alors qu’elle assistait aux assises annuelles de la Fédération québécoise des municipalités, au Centre des congrès de Québec.

Croisée dans un corridor, Mme Normandeau a d’abord refusé de répondre aux questions des journalistes, prétextant qu’elle n’avait « rien à dire », mais elle a par la suite tenu à rétablir les faits, en soutenant que personne de l’UPAC, ni d’ailleurs de la commission Charbonneau, n’était entré en contact avec elle. « Je n’ai jamais été contactée par les gens de l’UPAC, en aucun temps, personne, personne, et pas davantage par les enquêteurs de la commission Charbonneau, je ne commenterai pas autre chose que ce que je viens de vous dire. »

Dans toute cette saga, même si les preuves tangibles d’ « activités tendancieuses »contre l’ex-vice-première ministre ne sont pas encore étalées, il me semble que la vie secrète de Nathalie Normandeau est sur le point de ressortir des antichambres du pouvoir…Comme dirait l’adage, il n’y a pas de fumée sans feu et, dans le cas présent, la « fumée » devient de plus en plus dense…à suivre !

vigile.net tribune libre 28 septembre 2013
quebechebdo 28 septembre 2013

Denis Brodeur, le compas dans l’oeil

27 septembre 2013

Natif de Montréal le 12 octobre 1930, le photographe officiel pour les Canadiens de Montréal pendant de nombreuses années, Denis Brodeur, est décédé le 26 septembre, après avoir légué en 2006 à la Ligue nationale de hockey plus de 110 000 illustrations dont certaines sont âgées de 40 ans. Le fonds d'archives de Denis Brodeur est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

À l'instar de son fils Martin, Denis a aussi été considéré comme un gardien de but remarquable et a aidé l'équipe canadienne à gagner la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1956 à Cortina d'Ampezzo en Italie.

Toutefois, ce que l’on retiendra le plus de Denis Brodeur, c’est sa passion alliée à son talent pour la photographie de l’instantané qu’il su mettre à profit dans de nombreuses situations exceptionnelles, en particulier lors du moment historique où Paul Henderson enfile le but gagnant pour l’équipe canadienne à 34 secondes de la fin du match lors de la septième partie de la série du siècle de 1972 contre les Soviétiques.

Denis Brodeur, l’ex-gardien de but aux réflexes aiguisés et le photographe passionné et talentueux, aura contribué, de façon exceptionnelle, au rayonnement du hockey autant pour les acteurs que pour les amateurs de ce sport.

quebechebdo 27 septembre 2013

Duchesneau, le justicier

27 septembre 2013

Les dernières révélations du révérend de l’église St. James, Arlen Bonnar, concernant la subvention de 2,5 millions $ octroyée par André Boisclair, ministre des Affaires municipales dans le gouvernement Landry en avril 2003, pour la rénovation de l’église, apportent des éléments nouveaux qui méritent certainement un œil plus éclairé sur la controverse soulevée par cet octroi.

Tout d’abord, on apprend que ce projet avait obtenu d’innombrables appuis des différents paliers de gouvernements, de même que de la Ville de Montréal, et ce, dès le début du projet de réfection dans les années 1990, dont une enveloppe de 800 000 $ par le ministère de la Culture du Québec, et ce, à peine deux semaines avant le déclenchement des mêmes élections de 2003. Conséquemment, l’octroi de cette aide financière s’inscrivait dans une continuité et n’avait rien d’une subvention spontanée.

Ensuite, argument non négligeable, la dite subvention de 2,5 millions accordée par André Boisclair était adressée directement à l’église Saint-James, et non aux entrepreneurs, et qui plus est, elle spécifiait que l’octroi devait recevoir une confirmation de l’admissibilité à une subvention « sous réserve de l’obtention par l’Assemblée nationale des crédits nécessaires ».

Quant aux appels d’offres, c’est l’église elle-même qui en avait la responsabilité, précise le Conseil du patrimoine religieux, qui supervisait une partie des travaux de réfection et qui plaide que « tout a été fait en toute transparence et diligence avec les avocats de l’église St. James. » Le révérend Arlen Bonnar se souvient que l’entrepreneur Paul Sauvé était arrivé à l’époque avec un plan de réfection qui les avait vivement intéressés et c’est pourquoi le conseil d’administration de l’église avait décidé de l’embaucher comme gérant de construction.

De son côté, Jacques Duchesneau refuse de se rétracter pour les accusations qu’il a portées contre André Boisclair, dénonçant l’octroi d’une subvention à quatre jours des élections et le lien entre la consommation de cocaïne de l’ex-ministre et l’octroi de la subvention à un entrepreneur associé aux Hells Angels, allant même jusqu’à s’interroger sur la façon dont André Boisclair s’est procuré sa cocaïne.

À mon avis, nous assistons là à un scénario digne des romans policiers dans lequel Jacques Duchesneau, selon ses habitudes, s’érige en justicier des « bonnes causes » mais dont la trame « cachée » voile l’intérêt secret de la CAQ, à savoir de s’emparer de l’agenda politique accaparé par le dépôt du projet de Charte des valeurs québécoises du gouvernement péquiste.

quebechebdo 27 septembre 2013
vigile.net tribune libre 27 septembre 2013

L’insulte n’est pas un argument

26 septembre 2013

"C’est bien connu : les insultes sont les armes des faibles. Quand ils sont à court d’arguments rationnels pour défendre leur point, ils attaquent la personne au lieu de ses idées.

Pour toute personne de langue française qui se définit comme québécoise, la défense du Canada et des intérêts qui le maintiennent en place est un acte incohérent. Pour malgré tout se présenter en politique pour défendre l’indéfendable, il faut nécessairement avoir d’autres objectifs que de servir son peuple. Ça en dit long sur le niveau d’opportunisme, d’absence d’intégrité et d’hypocrisie des "French Canadians" prêts à s’abaisser à servir leurs maîtres, l’État néo-libéral canadian et l’Ordre marchand qui cherche à nous faire disparaître.

Faut-il être désespéré des mérites de sa cause (et de soi-même) pour se sentir obligé de monopoliser et noyauter tous les moyens de communication pour empêcher un débat libre et impartial sur leurs idées ?"

Commentaire de Luc Bertrand à la suite de l’article de Richard Le Hir paru sur cette tribune en date du 24 septembre 2013 sous le titre "Christine St-Pierre insulte Pauline Marois : va ch….!", faisant référence à la "vulgarité" de Christine St-Pierre à l’endroit de Pauline Marois.

Un discours lapidaire qui jette la lumière sur le parallèle patent entre l’indéfendable incohérence de la défense du Canada et les intérêts opportunistes et carriéristes des politiciens qui s’aventurent dans cette galère !

Un contraste frappant avec l’argumentaire de Claude G. Thompson dans son billet paru sur vigile.net le 25 septembre 2013 concernant ses commentaires sur la "civilité" de la rencontre à laquelle l’auteur a assisté entre les trois aspirants à la direction d’Option nationale, dont voici un extrait :

"Le discours de ces candidats est enflammé, c’est vrai, mais il est porteur de valeurs que nous souhaitons voir dominer chez nos politiciens, plus particulièrement chez nos "politiciens professionnels" Ainsi, y voit-on apparaître cette vérité fondamentale qui veut qu’un homme politique soit au service de ceux qui l’ont élu et qu’il soit, en tant que membre de la communauté citoyenne et représentant de la volonté démocratiquement exprimée par ladite volonté citoyenne, redevable de celle-ci. Cette idée s’est vue clairement exprimée et expliquée par les trois candidats."

Ne serait-ce pas, comme le chantait Renée Claude sur une musique et des paroles de Stéphane Venne, "le début d’un temps nouveau" ? Ne serait-ce pas le temps de reléguer dans le placard "l’indéfendable incohérence de la défense du Canada" pour y substituer avec conviction "cette vérité fondamentale qui veut qu’un homme politique soit au service de ceux qui l’ont élu" ?

vigile.net tribune libre 26 septembre 2013