Priorité à la qualité des services éducatifs

D’entrée de jeu, je vous soumets les questions suivantes, extraites d’une rencontre avec Jean-François Parent, secrétaire général de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, publiée dans Le Soleil du 3 octobre 2013 :

« Est-ce que les gens savent qu’on donne le transport scolaire et qu’on le coordonne ? Est-ce que les gens savent que pour la clientèle qui est en adaptation scolaire, on organise des services ? Est-ce que les gens savent qu’on construit une école présentement ? Qu’on en a construit une l’an passé et qu’on en construira deux l’an prochain ? Est-ce que les gens savent que l’été, on remplace les blocs sanitaires dans les écoles, qu’on change les toitures et qu’on remplace les fenêtres ? Est-ce que les gens savent qu’on fait la paye de 5000 employés à temps presque plein et qu’on avait 6000 T4 l’an passé ? »

Des questions qui donnent un éclairage nouveau dans le débat qui s’annonce sur la gestion des commissions scolaires, voire même sur la pertinence de leur existence. Et, de poursuivre M. Parent : « Je pense qu’il faut dire c’est quoi le rôle d’une commission scolaire : c’est un centre de services pour les écoles et c’est un réseau d’écoles ensemble. Parce que si on n’était pas là pour faire ce que je vous ai évoqué, il faudrait que chacune des écoles ait les moyens de réaliser ces tâches ».

Une crainte partagée par la directrice générale de la commission scolaire des Navigateurs, Esther Lemieux. « Est-ce qu’il y aurait un danger de faire mourir les petites écoles ? » questionne-t-elle, faisant valoir comme son collègue que certains services, notamment ceux plus spécialisés, ne sont offerts que grâce au regroupement de plusieurs établissements et à la force du nombre, tout en ajoutant que, si le gouvernement choisissait d’abolir les commissions scolaires, les établissements auraient besoin de personnel administratif pour mener à bien toutes les tâches.

Sans nier que certaines économies pourraient être réalisées dans certains services administratifs, je ne suis pas convaincu que l’élimination des commissions scolaires apporterait les sommes nécessaires à l’amélioration des services aux élèves, compte tenu que les économies obtenues par leur disparition devraient être réinvesties dans les budgets de chacune des écoles…en réalité, un déplacement de postes budgétaires sans réelles économies.

En somme, dans tout ce débat qui, rappelons-le, est né à la suite des augmentations de taxes scolaires imposées par certaines commissions scolaires, conséquences directes des compressions budgétaires du gouvernement, il m’apparaît essentiel de demeurer prudent dans les décisions qui seront prises, tout en étant conscient que les écoles québécoises se doivent de garder leur priorité sur la qualité des services éducatifs offerts aux jeunes du Québec.

vigile.net tribune libre 4 octobre 2013

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