À vos crayons!

8 décembre 2014

Selon deux chercheurs de l’Institut de neurosciences cognitives de la Méditerranée à Marseille, le fait d’abandonner l’écriture manuscrite au primaire au profit de la tablette pourrait engendrer des difficultés en lecture. Et, qui plus est, à l’âge adulte, la prise de notes sur un clavier d’ordinateur plutôt qu’à la main est moins efficace pour apprendre de nouveaux concepts.

Et pour vérifier s’il est nécessaire d’écrire pour apprendre à lire, ces mêmes chercheurs ont enseigné à certains élèves de la maternelle des lettres en les écrivant à la main et à d’autres en les tapant sur un clavier. Au final, les lettres apprises à la main étaient mieux reconnues que celles apprises au clavier, lors de tests de lecture. Une autre étude a montré que les étudiants universitaires qui prenaient leurs notes de cours avec l’ordinateur réussissaient moins bien dans les épreuves de conceptualisation que ceux recourant aux notes manuscrites. Compte tenu de ces constats favorables à l’écriture manuscrite, les auteurs sont unanimes et affirment qu’« en dépit de la popularité grandissante de l’emploi des ordinateurs en classe, ceux-ci pourraient faire plus de mal que de bien ».

Les avancées ultra-rapides des technologies modernes envahissent peu à peu les écoles. C’est un constat indéniable. Or, l’utilisation abusive de ces technologies suscite des interrogations inquiétantes. Peut-être serait-il pertinent de ressortir le crayon avant qu’il ne soit rangé définitivement dans les tiroirs au détriment d’une acquisition aussi fondamentale que la lecture.

quebechebdo 8 décembre 2014
cyberpresse.ca 16 décembre 2014 "Écrire pour mieux lire"

Le long chemin de l’égalité

7 décembre 2014

Rarement l’anniversaire d’un événement tragique n’aura suscité autant d’émoi que celui du 25ième anniversaire de la tuerie de Polytechnique survenue le 6 décembre 1989. Une tragédie qui s’est gravée à tout jamais dans la mémoire collective des Québécoises et Québécois.

Toutefois, au-delà des souffrances profondes auxquelles ont été soumis les membres des familles éprouvées et les proches des victimes, c’est la symbolique de la violence faite aux femmes et la misogynie que nous rappelle et que doit nous rappeler le geste insensé et inhumain de Marc Lépine.

Les nombreuses dénonciations des dernières semaines de la part de femmes ayant été victimes de violence sexuelle nous révèlent sans l’ombre d’un doute que le chemin vers l’égalité entre les hommes et les femmes est loin d’être terminé. À titre d’exemple, encore aujourd’hui, des hommes entretiennent des tabous rétrogrades face à la place des femmes sur le marché du travail.

Bien sûr, nous devons souligner l’engagement solennel du premier ministre Philippe Couillard sur la tenue d’un registre des armes à feu au Québec, un pas dans la bonne direction. Néanmoins, la tuerie de Polytechnique doit nous servir de pierre d’assise pour poursuivre la lutte incessante de l’égalité entre les hommes et les femmes…C’est une question d’équité sociale incontournable!

quebechebdo 6 décembre 2014
Le Journal de Québec 8 décembre 2014

Les survivants

5 décembre 2014

J’ai reçu ce matin ce courrier électronique d’un ami, référant aux « accommodements » auxquels les personnes âgées ont dû se soumettre tout au cours de leur vie. Aussi, ai-je cru opportun de vous le partager en guise de reconnaissance envers tous ces survivants de l’ère moderne…

Un aîné, c'est celui ou celle qui existait avant la pilule,
les condoms et la vasectomie.

Nous existions avant la télévision, la pénicilline,
le stylo à bille, le radar, les lampes fluorescentes,
les photocopies, les vitamines et les cartes de crédit.

Nous nous sommes mariés d'abord, et nous avons vécu ensemble après.

C'était avant que les hommes portent des boucles d'oreilles.

Nous étions là avant les couches jetables, la radio FM,
les couvertures électriques, les ordinateurs,
les cassettes, la musique électronique,
la danse disco et les face-lifts.

Nous ne connaissions pas les mets congelés,
les fours à micro-ondes, le café «instant»,
les pizzas et les McDonald.

Nous pensions que le «Fast-food» se mangeait pendant le carême.

Dans notre temps, c'était chic de fumer la cigarette,
le coke était un breuvage et le pot, un récipient.

Si on nous avait demandé d'expliquer
OVNI, CSN, JFK, CIA, CLSC , REER, ETC.,
nous aurions parlé de soupe à l'alphabet.

Quand on pense à quel point le monde a changé
et combien d'ajustements il nous a fallu faire,
nous pouvons et devons être fiers
de ce que nous avons accompli.
Nous sommes les aînés d'aujourd'hui,
un groupe de «superman et de superwoman».
Nous sommes des survivants!

quebechebdo 5 décembre 2014

L’école brouillon

4 décembre 2014

Un récent rapport du Conseil supérieur de l’Éducation sonne l’alarme sur les innombrables variantes que le curriculum emprunte dans les écoles du Québec. Pour pallier cette carence inconcevable, son président, Claude Lessard, recommande l’instauration d’un observatoire indépendant du curriculum dans le but de savoir ce qui s’enseigne dans nos écoles québécoises.

Mais, quels sont les facteurs qui pourraient expliquer un tel état de fait ? Si on exclut l’intégration des élèves en difficulté d’apprentissage dans les groupes réguliers, il m’apparaît que la dernière réforme pédagogique constitue un élément déclencheur dans les chambardements majeurs des approches pédagogiques des enseignants.

Une réforme qui s’est opérée beaucoup trop rapidement pour que les enseignants puissent en connaître tous les tenants et aboutissants. Il n’en fallait pas davantage pour que des écarts pédagogiques substantiels se développent entre les écoles et entrainent avec eux des résultats impossibles à comparer sur le plan de l’évaluation.

Devant ces constats, l’heure est au temps d’arrêt, l’école brouillon doit terminer ses devoirs. La réforme pédagogique doit être consolidée et cela, dans l’ensemble des écoles du Québec. Sans quoi, ce sont nos jeunes qui écoperont d’un enseignement désuet auquel ils n’ont absolument pas le droit d’être soumis !

quebechebdo 4 décembre 2014
Le Journal de Québec 6 décembre 2014

Une légende incontournable

3 décembre 2014

J’ai souvenir encore de mes premières années d’adolescence où je m’assoyais avec mon père au salon pour admirer les prouesses de nos deux idoles, Jean Béliveau et Maurice Richard. Mon père admirait la grâce de Béliveau, moi, la détermination du Rocket qui était déjà en fin de carrière à cette époque.

Aussi, après la retraite de Richard, n’ai-je pas eu de difficulté à me tourner vers l’élégance de Béliveau qui, à la manière de l’artiste sur glace, parvenait à fabriquer des jeux d’une adresse sans pareil. Même si ses longues enjambées donnaient l’impression qu’il ne patinait pas rapidement, j’ai pu constater que la rondelle se transportait avec une précision remarquable sur le bâton de ses coéquipiers.

À mon sens, l’élégance du hockeyeur sur la patinoire de même que sa grande facilité à manier la rondelle demeureront dans les souvenirs impérissables de ses nombreux fans…Jean Béliveau, une légende incontournable dans le monde du hockey qui avait le CH tatoué sur le cœur.

quebechebdo 3 décembre 2014
Le journal Métro 4 décembre 2014

Un scandale sanitaire

2 décembre 2014

La thalidomide est un médicament utilisé durant les années 1950 et 1960 comme sédatif et anti-nauséeux chez les femmes enceintes. Or, on découvrit qu’elle provoquait de graves malformations congénitales. D’abord occultées ou niées par le fabricant Grünenthal, ces séquelles furent au cœur d’un scandale sanitaire qui aboutit au retrait du médicament à partir de 1961. Mais le mal était fait…

Au Canada, les victimes ont été forcées de se débrouiller individuellement. Aucun cas n'a pu bénéficier d'un jugement en cour. Les familles ont plutôt dû se contenter d'un règlement hors cour et se soumettre à la loi du bâillon, en vertu de laquelle ils ne pouvaient discuter du montant du règlement.

Or, plus de cinquante ans plus tard, le dossier des victimes de la thalidomide refait surface via une motion du NPD adoptée à l’unanimité visant à assurer un soutien adéquat aux victimes. Espérons que cette motion ne restera pas au niveau d’un vœu pieux et qu’enfin, justice sera faite pour pallier ce scandale sanitaire qui continue d’entacher outrageusement notre histoire nationale.

quebechebdo 2 décembre 2014
Le Journal de Québec 4 décembre 2014

Picolo est parti

1 décembre 2014

Personnage haut en couleur, Paul Buissonneau ne passait jamais inaperçu peu importe le média qu’il utilisait pour faire valoir ses idées qui sortaient régulièrement de l’ordinaire. De Picolo à l’Osstidcho en passant par le Théâtre de Quat’Sous sans oublier son passage à titre de membre des Compagnons de la chanson, il est arrivé à nous émerveiller par le dynamisme et la créativité dont il a fait preuve tout au cours de sa carrière avec un élan de vitalité sans borne.

Si Paul Buissonneau n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer tellement ses personnages ont réussi à captiver l’imaginaire des Québécois pendant toutes ces années. Toutefois, au-delà de toutes ses réalisations, je retiendrai de Paul Buissonneau l’image d’un monstre de l’écran et de la scène, imbu d’une aura magnétique qui lui conférait une place privilégiée au sein des créateurs et des artistes d’ici.

Salut à vous, M Buissonneau, nous garderons de vous le souvenir impérissable d’un personnage hors du commun qui a su graver son nom au temple de la renommée des grands Québécois!

quebechebdo 1er décembre 2014
 

Devant mon arbre de Noël

30 novembre 2014

Question de nous tremper quelque peu dans l’atmosphère des Fêtes qui approchent, je vous offre ce petit poème que j’ai composé en souvenir de mes Noëls d’antan.

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel
Annonciateurs de la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Mes Noëls d’aujourd’hui ont bien changé
Relégués derrière la réalité
D’une famille à tous vents éparpillée
Par les séquelles d’un tortueux sentier

Assis devant mon arbre de Noël
Emporté par la féerie de la nuit
Et la magie de la messe de minuit
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel

Distorsion du passé et du présent
Amertume de mes souvenirs d’enfant
Sont toujours présents les chants de Noël
Entonnés par des anges venus du ciel

Assis devant mon arbre de Noël
Mes souvenirs me ramènent devant l’autel
Où est annoncée la bonne nouvelle
D’un Sauveur-Enfant aux joyeux fidèles

quebechebdo 30 novembre 2014

 

Accessibilité aux soins de santé: à quel prix?

29 novembre 2014

Le couperet est tombé. Le projet de loi 20 du ministre Barrette stipule qu’un médecin de famille cumulant dix ans d’expérience devra, en plus de ses 12 heures de présence obligatoires à l’hôpital ou en CHSLD, assumer le suivi d’au moins 1000 patients, la moyenne étant de 564 actuellement, selon le ministre.

Et, pour justifier cette mesure, Gaétan Barrette y va de cette explication : « Nous avons tenté d’augmenter le nombre de médecins. Ça n’a pas marché. De négocier des augmentations. Ça n’a pas marché. D’instaurer des incitatifs. Ça n’a pas marché. Nous ne dépenserons plus d’argent sans garantie de résultats. » Un constat d’échec envers ses prédécesseurs, y compris Mm Couillard et Bolduc.
 
En termes clairs, le ministre de la santé place le corps médical sous tutelle, autant les omnipraticiens que les spécialistes. Toutefois, dans l’hypothèse où les avenues du ministre s’avéraient fondées, une constante sur l’échiquier m’apparaît fondamentale, à savoir le « temps ».

En effet, considérant le nombre imposant auquel seraient soumis annuellement les médecins généralistes, est-il réaliste de croire qu’ils pourront offrir la même qualité de soins qu’ils prodiguent actuellement ? En bref, par une telle mesure, sommes-nous en train de sacrifier la qualité à la quantité ? Des questions qui me laissent perplexe et que les divers intervenants devraient discuter dans une saine négociation entre les parties. Il en va de l’éthique professionnelle de l’acte médical.

quebechebdo 29 novembre 2014

La balle est dans le camp de PKP

28 novembre 2014

En annonçant officiellement sa candidature à la chefferie du PQ, Pierre Karl Péladeau a promis d’être un « chef rassembleur, qui va faire le nécessaire pour que le Québec devienne un pays ». Des mots lourds de sens pour un candidat issu du milieu des affaires qui devra rallier l’électorat québécois autour d’une option qui se situe bon an mal an autour de 40 % des intentions de vote de la part des Québécois.

Toutefois, à sa défense, PKP arrive sur la scène politique avec toute la naïveté du novice, un atout qui joue indubitablement en sa faveur. Mais, au-delà de cette considération, il m’apparaît clair que les convictions qu’il épouse sont sincères et sans nuance.

J’ai lu quelque part un jour que lorsque tu désires fortement quelque chose, tu peux y parvenir. Si vous ajoutez à cette pensée le charisme contagieux dont fait preuve le député de Saint-Jérôme, vous obtenez tous les ingrédients pour lui permettre d’aspirer à l’atteinte de ses objectifs.

À vous, M Péladeau, de faire la preuve maintenant que vous pouvez rassembler les troupes souverainistes autour de la table et paver la voie au pays du Québec…La balle est maintenant dans votre camp ! 

quebechebdo 28 novembre 2014