La pomme de discorde

27 novembre 2014

Il y a tellement longtemps que le conflit perdure entre les employés municipaux et le gouvernement Couillard concernant le projet de loi 3 que nous sommes en train d’oublier la pomme de discorde dans le panier, à savoir le bris unilatéral des conditions des régimes de retraite des employés municipaux dûment signées par les deux parties.

Le ministre Moreau aura beau invoquer que les employés municipaux ne peuvent échapper à l’effort d’austérité global pour atteindre le déficit zéro, il m’apparaît que l’argument syndical contient son pesant d’or et qu’il devra être tranché devant les tribunaux.

Quoique le projet de loi 3 s’achemine allègrement vers son adoption à l’Assemblée nationale et que je n’aie, par ailleurs, aucune compétence en matière juridique pour juger du bien-fondé de l’argumentaire des syndiqués, j’ai l’impression que le projet de loi 3 risque d’être rabroué devant les tribunaux.

quebechebdo 27 novembre 2014

« Engagez-vous! », qu’ils disaient…

26 novembre 2014

Vous souvenez-vous de ce slogan des forces armées qui incitaient les Canadiens à s’engager? « Engagez-vous! » Une invitation alléchante qui valorisait le rôle du soldat qui engageait sa vie à la défense de son pays!

Eh bien, il est loin ce temps de la bravoure et de la loyauté envers son pays lorsqu’on constate aujourd’hui la façon outrancière dont les militaires qui reviennent de la guerre sont traités concernant les soins en santé mentale qui tardent outrageusement à venir.

Selon le vérificateur général, Michael Ferguson, « si un vétéran aujourd’hui tente d’obtenir ces services, il en aura jusqu’à la fin mars avant de remplir le formulaire. Ensuite, il attendra jusqu’à la fin juillet pour obtenir la réponse du ministère quant à son admissibilité. Et encore là, 20 % d’entre eux n’auront pas obtenu de réponse. Et après cela, encore faut-il se trouver quelqu’un qui offrira le service. Alors il est très facile de penser qu’un vétéran qui tente d’entrer dans le programme d’invalidité pour de sérieux problèmes chroniques de santé mentale ne commencera peut-être pas à recevoir des services avant un an. »

Actuellement quelque 16 000 vétérans et militaires sont admissibles aux soins en santé mentale, dont la très grande majorité (15 000) est considérée comme invalide. Et, pendant ce temps, la Défense nationale met un temps fou avant de transmettre le dossier du demandeur à Anciens Combattants.

Une bureaucratie sclérosante et scandaleuse qui met sérieusement en péril la santé mentale de ces centaines de militaires qui ont cru un jour qu’il était de leur devoir de défendre les droits humains, ces mêmes droits qu’ils peinent désespérément à obtenir pour eux-mêmes dans leur propre pays !

quebechebdo 26 novembre 2014
cyberpresse.ca 28 novembre 2014

La croisade de GND

25 novembre 2014

Rarement une mobilisation d’une telle ampleur et d’une telle vélocité aura suscité autant d’ardeur auprès de groupes de citoyens, à savoir la résistance au projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. En effet, en moins de 24 heures, le site doublonslamise.org, lancé par Gabriel Nadeau-Dubois dont l’objectif était d’atteindre la somme de 50 000 $, avait déjà permis de recueillir plus de 250 000 $.

Nul doute que le volet promotionnel de la présence de GND à l’émission TLMP a contribué grandement à cette effervescence et à créer un contrepoids de taille à la campagne du géant TransCanada. Le mouvement Coule pas chez nous, presque inconnu avant le grand coup de GND, dispose maintenant d’une force de frappe auprès de la population qui pourra dorénavant être mieux informée sur les deux côtés de la médaille.

Car c’est bien là, à mon sens, le grand avantage de la croisade de GND, à savoir de créer le climat propice à un portrait complet des implications du projet d’oléoduc Énergie Est, en particulier sur les dangers liés à l’environnement. Qu’un véritable dialogue s’amorce maintenant entre les parties pour le plus grand bénéfice d’une saine démocratie !

quebechebdo 25 novembre 2014
vigile.net tribune libre 25 novembre 2014 "La croisade de GND contre l'oéloduc" 

Quand on se compare…

24 novembre 2014

Aux dires de plusieurs observateurs, le rapport préliminaire de la Commission de révision permanente des programmes [CRPP] présidée par Lucienne Robillard nous présente un survol de propositions non étayées, agrémentées de quelques tableaux tout aussi superficiels.

Toujours selon ces mêmes observateurs, une certaine idéologie de droite, privilégiant le privé et la concurrence semble ressortir des recommandations des membres de la Commission, particulièrement au chapitre des comparaisons entre le Québec et les autres provinces. Il en est ainsi des programmes d’aide à la famille et aux agriculteurs québécois qui sont « plus généreux » qu’ailleurs. Or, à aucun endroit dans le rapport, il n’est fait mention de l’impact positif de ces programmes, encore moins des choix de société qu’ils véhiculent.

Il est toujours périlleux de comparer, particulièrement en matière de programmes gouvernementaux qui ont été créés pour répondre à des besoins spécifiques au Québec. À mon sens, la Commission Robillard fait fausse route. Elle devra réajuster son tir en fonction des véritables enjeux de son mandat, à savoir présenter des recommandations qui tiennent compte de « tous » les paramètres inhérents aux programmes concernés…et surtout éviter de nous amener dans le piège des comparaisons fallacieuses ! 

quebechebdo 24 novembre 2014
Le Journal de Québec 1er décembre 2014

Pour en finir avec le conflit d’intérêts

24 novembre 2014

Aucun simple député de l’Assemblée natio¬nale ne suscite autant de débats que Pierre Karl Péladeau depuis qu’il a fait son entrée sur la scène politique québécoise. Outre la notoriété dont il était investi avant son élection en tant que député de Saint-Jérôme, le député Péladeau, faut-il le rappeler, a été désigné critique de l’opposition officielle en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de PME et d’exportations.

Il n’est donc pas surprenant qu’il s’oppose, à ce titre, à la vente d’entreprises québécoises entre les mains des étrangers ou à la réduction des crédits d’impôt de 20% pour la production en télévision et en cinéma au Québec.

PKP a délibérément choisi de sauter dans l’arène politique, et ce, malgré une carrière entrepreneuriale des plus florissantes. Actuellement, les libéraux et les caquistes font leurs choux gras des apparences de conflit d’intérêts auxquels serait confronté le député de Saint-Jérôme.

En ce qui me concerne, je demeure convaincu que Pierre Karl Péladeau a le Québec tatoué au cœur et je lui fais entièrement confiance lorsqu’il affirme qu’il agit d’abord et avant tout dans l’intérêt général des Québécois.

Le Journal de Québec 24 novembre 2014

 

La fin justifiait-elle les moyens?

22 novembre 2014

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a tranché : c’est pour éviter de perdre la trace de l’ancien directeur général du PLQ, Robert Parent, que trois voitures banalisées, sans gyrophares, ont parcouru le boulevard Gaétan-Boucher à 122 km/h dans une zone de 50 km/h le 13 février 2014 à Longueuil. Résultat, une collision a causé la mort d’un enfant de 5 ans lorsque le conducteur, le père de l’enfant, s’est engagé à tourner à gauche sur un feu vert.

Selon le porte-parole du DPCP, René Verret, « On ne devrait pas comparer le cas d’un policier à celui d’un civil qui circulerait sur la même voie à une vitesse semblable. Les policiers sont autorisés à dépasser les limites de vitesse, selon les circonstances. »

Parlant des « circonstances », il est pour le moins surprenant qu’à aucun moment le DPCP n’a cherché à savoir quelle était l’urgence de la situation, ce dernier alléguant que « les procureurs n’avaient pas à connaître cette information ». Or, si les procureurs de la Couronne ne savaient pas la nature de l’enquête, comment peuvent-ils justifier l’urgence de la situation ?

À mon avis, des failles importantes se sont glissées dans le processus qui a conduit à ce jugement et laissent planer des doutes sérieux sur les motifs qui ont conduit à une telle poursuite dans une zone de 50 km/h. En conséquence, je plaide pour une révision indépendante de la décision du DPCP pour que justice pleine et entière soit rendue. 

quebechebdo 22 novembre 2014

Le rôle des commissions scolaires

21 novembre 2014

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les commissions scolaires sont sur la sellette depuis plusieurs années, en particulier sur le rôle qu’elles jouent sur la scène de l’éducation au Québec. Pour en connaître davantage sur leur rôle, je me suis permis une petite recherche sur internet qui m’a conduit aux informations suivantes : 

Actuellement, 72 commissions scolaires, dans toutes les régions du Québec, veillent à la réussite des élèves en offrant des services essentiels aux 2 741 établissements d’enseignement pour qu’ils puissent se consacrer entièrement à leur mission éducative.

La mission d’une commission scolaire (CS) est d’assurer aux élèves, jeunes et adultes, l’accessibilité à des services éducatifs de qualité. Pour y parvenir, la CS veille à apporter tout le soutien et l’accompagnement nécessaires aux écoles et aux centres de formation dans la réalisation de leur mission. Le rôle d’une commission scolaire est également de contribuer au développement de la région dans laquelle elle évolue par la concertation et la coopération avec le milieu. L’ouverture sur le monde et la coopération internationale sont également des volets importants de son action.

La première responsabilité de la commission scolaire consiste à s’assurer que les personnes relevant de sa compétence reçoivent les services éducatifs auxquels elles ont droit. Cette responsabilité inclut l’administration d’un réseau d’établissements d’enseignement; l’admission aux services éducatifs; l’inscription dans un établissement; l’élaboration de politiques pédagogiques ou administratives; la conclusion d’ententes de scolarisation; l’adoption d’un calendrier scolaire; l’organisation du transport scolaire.

La deuxième responsabilité importante de la commission scolaire consiste à répartir équitablement les ressources entre ses établissements, en tenant compte des besoins exprimés par les établissements et des inégalités sociales et économiques. Pour la répartition des ressources financières, la commission scolaire doit rendre publics les objectifs, principes et critères afférents.

La troisième responsabilité de la commission scolaire consiste à organiser et à offrir des services à la communauté. Ces services peuvent être de nature culturelle, sociale, sportive, scientifique ou communautaire, tel les services de garde; les activités de formation de main-d’oeuvre; les services aux entreprises; les activités de coopération avec d’autres organismes du milieu.

À ces différentes activités, s’ajoutent d’autres champs d’actions qui contribuent activement au développement local et régional, soit la participation à différentes instances de développement local et régional et la mise en place d’infrastructures (bibliothèques, gymnases, fibre optique, etc.).

Advenant le regroupement des commissions scolaires, une question devrait être posée : qui, parmi les autres intervenants éducatifs, pourrait pallier les mandats qui sont actuellement dévolus aux 72 commissions scolaires ? Une question à laquelle les tenants des fusions devront répondre avant d’en ranger 26 dans le placard, soit 24 francophones et 2 anglophones, d’autant plus que le ministre Bolduc est incapable de fournir à ce jour une évaluation des économies escomptées par ces fusions !

quebechebdo 21 novembre 2014
vigile.net tribune libre 21 novembre 2014

 

La transfuge

20 novembre 2014

Deux mois après avoir été expulsée du Bloc québécois pour s’être prononcée contre le projet de charte des valeurs du Parti québécois en 2013, Maria Mourani se déclarait dorénavant fédéraliste, ne se reconnaissant plus dans le mouvement indépendantiste. Il ne lui restait plus qu’à choisir son parti d’allégeance, et elle opte finalement pour le NPD.

Un parcours pour le moins sinueux de la part d’une politicienne dont la conviction souverainiste a toujours constitué son fer de lance sur toutes les tribunes auxquelles elle s’est présentée depuis des années. D’autant plus que le nouveau chef du Bloc, Mario Beaulieu, entend bien mettre la souveraineté du Québec au centre de ses interventions.

Quant au NPD, un parti qui s’oppose catégoriquement aux transfuges, cela n’a pas empêché son chef, Thomas Mulcair, de s’exhiber devant les caméras aux côtés de Mme Mourani pour l’inviter à signer une carte de membre géante du NPD. Toutefois, en signe de « congruence », la future candidate devra se faire réélire sous ses nouvelles couleurs au scrutin de 2015 !

Mme Mourani, j’ai deux questions pour vous : comment une politicienne aussi convaincue que vous de la nécessité de la souveraineté du Québec peut-elle se convertir si rapidement au fédéralisme que vous avez tant décrié au lieu de continuer à militer pour la cause que vous avez défendue avec autant d’acharnement ? Et, si vous ne vous reconnaissez plus dans le mouvement indépendantiste, pourquoi ne pas travailler à le façonner dans le sens de vos convictions ?

quebechebdo 20 novembre 2014

Initiation à la vie publique

20 novembre 2014

La dernière sortie de Pierre Karl Péladeau contre les médias qui, à son dire, s’ingèrent dans sa vie privée via son téléphone cellulaire, dénote à mon sens que PKP ne réalise pas encore qu’il est devenu un homme public et, qu’à ce titre, il se doit d’en accepter les conséquences.

Et l’une de celles-ci réside dans le fait qu’il doit se montrer disponible auprès des médias qui désirent connaître sa perception sur tel ou tel sujet de nature politique dans un autre média que sa page Facebook. PKP devra apprendre qu’il ne peut plus gérer son agenda personnel comme il le faisait du temps où il était gestionnaire de Québecor.

Votre mode de vie a changé, M Péladeau…Bienvenue au cours d’initiation à la vie publique!

quebechebdo 20 novembre 2014

 

Le coach et la recrue

19 novembre 2014

La dernière déclaration de Pierre Karl Péladeau à l’effet que « le Bloc ne sert strictement à rien, sauf à justifier le fédéralisme » a eu l’heur de susciter des réactions négatives dans le clan souverainiste, particulièrement du côté de Bernard Landry qui a vite fait de ramener sa recrue sur le banc pour lui donner un petit cours de politique 101.

M Péladeau aura beau invoqué que son commentaire ne soulevait qu’une « interrogation », il m’apparaît évident que le futur aspirant à la chefferie du PQ n’attache pas une grande importance à la présence d’un parti souverainiste à Ottawa. Toutefois, il m’apparaît tout aussi évident qu’il devra composer avec la réalité du Bloc s’il désire vraiment travailler dans la « convergence » avec toutes les instances souverainistes.

Pierre Karl Péladeau est un personnage entier qui devra apprendre à nuancer ses propos s’il désire faire sa marque sur la scène politique québécoise. Le député de Saint-Jérôme a actuellement le vent dans les voiles dans la course à la direction du PQ. Néanmoins, il devra rapidement tirer les leçons de ses déclarations et surtout bien les peser avant de les lancer s’il désire maintenir sa cote d’amour auprès de « tous » ses frères d’armes, y compris ceux du Bloc québécois.

L’erreur est humaine pour autant qu’on ne la répète pas, particulièrement en politique où la confiance est tel un arbre, lente à pousser, mais vite à couper !

quebechebdo 19 novembre 2014
vigile.net tribune libre 19 novembre 2014