Confusion dans le message

25 février 2015

Dans toute communication se retrouvent immanquablement deux éléments-clés, à savoir l’émetteur et le récepteur. Or, il semble évident que, par les temps qui courent, un maillon de la chaîne libérale ne joue pas son rôle adéquatement puisque le premier ministre Couillard est continuellement placé dans la position de remettre à l’ordre ses ministres, le dernier en lice étant le ministre des Transports, Robert Poëti.

Dans ces circonstances, une question se pose : le messager manque de clarté ou les récepteurs n’ont pas le jugement pour comprendre le message? D’un côté, vous avez un premier ministre qui déclare qu’ « il n’y a pas 25 gouvernements au Québec, il y en a un. Et il y a UN message gouvernemental », de l’autre, des ministres qui donnent l’impression de mettre les pieds continuellement sur une pelure de banane.

À moins d’admettre que plusieurs de ses ministres sont des incompétents, une déclaration qui serait suicidaire pour son cabinet, Philippe Couillard n’a d’autre choix que de s’asseoir avec son attaché de presse pour pallier ce qui me paraît être une confusion chronique dans le message du premier ministre qui allègue pourtant qu’il « indique le message du gouvernement à titre de premier ministre du Québec. C’est mon travail à tous les jours ». Eh bien, M Couillard, il serait peut-être temps de vous interroger sur la clarté de votre message!

quebechebdo 25 février 2015
vigile.net tribune libre 25 février 2015

Le C-51 dépasse-t-il les bornes?

24 février 2015

De l’avis du gouvernement Harper, le controversé projet de loi C-51 reçoit une opinion favorable de la part de la population canadienne, Toutefois, plusieurs voix s’élèvent à l’effet qu’il dépasse les bornes en confiant au SCRS des pouvoirs qui risquent de s’attaquer aux droits et libertés individuelles.

Sans connaître tous les articles de ce projet de loi, je dois reconnaître que, à la lecture de certains médias sur le sujet, les dangers d’un débordement légal de la part du SCRS semblent réels, entre autres, en abaissant les seuils de preuve nécessaires pour que les policiers prennent des mesures préventives contre des personnes animées de mauvaises intentions, alléguant que des groupes écologistes ou sociaux faisant de la désobéissance civile ne fassent désormais l’objet des tactiques de perturbation du SCRS.

Considérant que C-51 a été proposé au Parlement dans le but de protéger les Canadiens contre le terrorisme, n’y-a-t-il pas lieu de se demander s’il n’en ratisse pas un peu trop large dans les moyens qu’il se donne pour atteindre ses objectifs? À mon sens, je crois que les parlementaires devront mieux délimiter les pouvoirs du SCRS, à défaut de quoi nous pourrions revivre les tristes épisodes de la crise d’octobre de 1970.

quebechebdo 24 février 2015

Un appel bien reçu

23 février 2015

L’appel au rassemblement des forces indépendantistes lancé par Véronique Hivon récemment semble avoir atteint la cible. En effet, et Françoise David de QS et Sol Zanetti de ON se sont montrés ouverts à l’invitation de Mme Hivon.

Un vent de fraîcheur dans la stratégie du clan indépendantiste considérant le carcan imposé par les péquistes qui ont toujours prôné l’unité autour du PQ sans reconnaissance pour les tiers partis. Enfin, une démarche raisonnable et saine qui reconnaît l’importance de la cause au-dessus de toute partisanerie qui allègue le dicton «hors du PQ, point de salut».

Je ne peux que me réjouir de cet appel qui arrive à un moment charnière pour le PQ qui amorce sa course à la chefferie tout en espérant vivement que le prochain chef en prendra bonne note et qu’il montrera de l’ouverture pour cette unité des forces indépendantistes, à défaut de quoi le PQ risque de se renfermer dans son cocon au détriment d’une éclosion qui ne peut que lui être salutaire.

quebechebdo 23 février 2015
Le Journal de Québec 24 février 2015
Le Devoir 25 février 2015
cyperpresse.ca 1er mars 2015 "Oui à l'union des souverainistes"

 

Alex Harvey, l’étoffe d’un champion

22 février 2015

En remportant la médaille de bronze au skiathlon de 30 km, à Falun, en Suède, le Québécois Alex Harvey est devenu le premier dans l'histoire du ski de fond canadien à gagner deux médailles au cours des mêmes Mondiaux.

Devant des performances aussi extraordinaires, on est placé indubitablement devant le constat que l’orgueil de Saint-Ferréol-les-Neiges a acquis ses lettres de noblesse et qu’il se classe maintenant dans la liste sélecte des  « des cinq meilleurs skieurs au monde», aux dires de son père, Pierre Harvey.

Malgré quelques contre-performances au cours des dernières années, on ne peut qu’applaudir la détermination sans limite d’Alex Harvey et constater hors de tout doute qu’il possède l’étoffe d’un champion…Chapeau à toi, Alex, tu peux maintenant porter la tête haute dans le cercle restreint des champions mondiaux de ski de fond!

quebechebdo 22 février 2015 

Bolduc Lagaffe

21 février 2015

Comme il lui est arrivé souvent depuis le début de son mandat à titre de ministre de l’Éducation, la dernière semaine d’Yves Bolduc a été particulièrement éprouvante, marquée par le débat sur les fouilles à nu dans les écoles.

Je ne sais pas pourquoi, mais notre Bolduc Lagaffe national semble avoir le don de se mettre les deux pieds dans les plats avec une facilité déconcertante. Et c’est sans parler  de la qualité de sa langue qui, avouons-le, laisse plutôt à désirer, une coquille assez gênante pour un ministre de l’Éducation.

J’ai l’impression que M Bolduc devient de plus en plus un poids dans l’équipe ministérielle du premier ministre Couillard qui doit regretter de lui avoir confié l’Éducation en guise de prix de consolation, compte tenu que Gaétan Barrette convoitait la Santé, un prix de consolation qui est devenu un cadeau de grec. En bref, le temps est venu pour Yves Bolduc de quitter la scène, la gaffe a assez duré!

quebechebdo 21 février 2015

 

La loi du silence

20 février 2015

Malgré les arguments peu convaincants de Philippe Couillard pour exiger la loi du silence à ses ministres pour qu’ils « connaissent les faits avant de répondre à des questions sur des sujets d’actualité », cette consigne a toutes les allures d’une infantilisation des ministres, voire même d’un manque de confiance à leur égard. Et tout ce scénario au détriment de l’information ministérielle en direct recueillie par les médias au profit des citoyens.

Pourtant, si on y regarde plus près, n’est-ce pas plutôt les maladresses de certains ministres qui sont en jeu, le plus visé étant Yves Bolduc qui, depuis qu’il occupe le poste de ministre de l’Éducation, n’en finit plus de se mettre les pieds dans les plats? Dans ce cas, pourquoi Philippe Couillard n’a-t-il pas une bonne séance de « breafing » 101 avec son ministre au lieu d’imposer cette mesure malhabile et contraignante à tous ses ministres?

Un peu de courage, M Couillard, et attaquez le problème de front au lieu de tergiverser dans les couloirs du silence. Laissez l’omerta de côté et réglez le vrai problème une fois pour toutes pour le plus grand bien d’une saine démocratie! 

quebechebdo 20 février 2015

Le Phare de Québec

19 février 2015

Ce n’est pas tous les jours qu’un promoteur québécois présente un projet de construction d’un gratte-ciel de 65 étages et de 250 mètres de hauteur à l’entrée de la Capitale nationale. Un investissement entièrement privé de 600M$ sur 10 ans.

Bien sûr, comme il est de coutume dans les propos de ceux qui ont développé le syndrome québécois du « petit pain », il s’en trouvera pour trouver des arguments négatifs à ce projet.

Heureusement, Michel Dallaire fait partie de ceux qui croient au rayonnement de Québec et, en ce sens, nous ne pouvons que nous en réjouir. Bravo à vous, M Dallaire, pour votre dynamisme et votre confiance envers les citoyens de la Ville de Québec qui ne pourront que ressortir plus fiers de leur ville lorsque Le Phare les accueillera! 

quebechebdo 19 février 2015
Le Devoir 20 février 2015

La tour de Babel

19 février 2015

Si on demandait aux Québécois s’ils désirent devenir indépendants ou demeurer dans le Canada, quelle serait leur réponse? Bien malin celui qui pourrait répondre avec certitude à cette question.

À mon avis, il est là le problème identitaire québécois. À cet effet, le texte laconique de Félix Leclerc « Interdire la langue française au Québec » est révélateur. En voici un extrait :

« …La langue française devrait disparaître du Québec,
s’en aller et ne plus revenir comme une mère qui s’en va.
L’interdire pour un an.
Puisqu’on n’en veut pas. Qu’on en a honte.
Et qu’on la traite avec ses trois siècles sur le même pied
qu’une autre langue avec ses trois ans.
Nous méritons tous qu’elle s’en aille.
Plus de français nulle part…
Fini, interdit et même payer l’amende si on la parle.
Nous la découvririons peut-être
et à six millions
l’imposerions logiquement et sans heurt,
comme chez tous les peuples du monde où la langue
de la majorité est la seule officielle.
À la Tour de Babel, elles étaient toutes officielles,
de là, la confusion… »

Le Québec, province du Canada, vit dans une Tour de Babel, dans l’utopie d’un pays bilingue, le dernier affront en lice de Stephen Harper étant la nomination d’un ministre des Affaires étrangères unilingue anglophone. C’est ce qu’on appelle se faire passer un sapin dans le sens de la longueur! Pourtant, à part quelques mots de protestations plutôt discrets, l’imposture de Harper est passée comme du beurre dans la poêle.

On pourrait faire une longue liste de ces exemples ignominieux de la part du ROC face à l’identité du Québec depuis des décennies et pourtant, les Québécois continuent de se laisser manger la laine sur le dos, emmaillotés dans la ouate du sacrosaint bilinguisme, une attitude qui laisse dans la gorge un arrière-goût de colonialisme invétéré, une soumission viscérale dont on semble incapable de se départir.

Pour revenir au texte lapidaire de Félix, les Québécois ne réagiront à la fragilité de leur langue que le jour où elle sera menacée de disparition. Et peut-être, à ce moment-là, pourrions-nous nous  joindre à Félix : « Nous la découvririons peut-être et à six millions l’imposerions logiquement et sans heurt, comme chez tous les peuples du monde où la langue de la majorité est la seule officielle »

En attendant, la réponse à la question posée au début de ce billet demeure entière…

quebechebdo 19 février 2015
 

Une fouille à nu « respectueuse »

18 février 2015

La fouille à nu d’une jeune fille de l’école secondaire de Neufchâtel, parce que la direction la soupçonnait de posséder de la drogue, outrepasse à mon sens les règles élémentaires de l’éthique dans une maison d’éducation.

On aura beau invoquer toutes les « précautions » qui ont été prises au moment de la fouille, il n’appartient pas à l’école de pousser aussi loin son invective pour un « soupçon » de possession de drogue, mais plutôt aux forces policières qui ont toute la légitimité pour procéder à une telle opération.

En tant qu’ex-directeur d’école, jamais je n’aurais procédé à un scénario aussi dégradant dans mon école, considérant les impacts psychologiques sur la jeune fille et les répercussions de cette fouille sur ses camarades. Enfin, n’y-a-t-il pas quelque chose de contradictoire dans le fait qu’une fouille à nu puisse être « respectueuse »? 

quebechebdo 18 février 2015

L’ambivalence gênante d’Hubert Lacroix

18 février 2015

Hubert Lacroix a été nommé par Stephen Harper président-directeur général de CBC/Radio-Canada le 5 novembre 2007, pour un mandat de cinq ans. Il est entré en fonction le 1er janvier 2008. Le 5 octobre 2012, son mandat a été reconduit pour une durée de cinq ans.

Considérant que la plupart des membres du CA ont été désignés par le premier ministre, y compris le PDG, croyez-vous réellement que M Lacroix va s’ériger contre les déclarations de M Harper à l’effet que « beaucoup » d’employés de Radio-Canada « détestent les valeurs » que défend son parti?

En termes clairs, le patron de l’entreprise ne lève pas le petit doigt pour se poser à la défense de ses employés, tout en alléguant par ailleurs que « les valeurs journalistiques de CBC/Radio-Canada sont vigoureusement appliquées dans la livraison de nos nouvelles ». N’est-ce pas là pourtant une forme de désaveu « par la bande » des critiques de Stephen Harper?

quebechebdo 18 février 2015