Le PQ tire de la patte

25 avril 2015

Le dernier sondage CROP révèle que le PQ, avec Pierre Karl Péladeau comme chef, recule de 7 % dans les intentions de vote des Québécois par rapport à mars dernier alors que l’option souverainiste grimpe de 6 %. Un constat qui laisse PKP perplexe : «Je trouve ça effectivement curieux que la souveraineté soit en hausse et le Parti québécois en baisse parce que le Parti québécois a toujours été le véhicule de la souveraineté».

À mes yeux, PKP, depuis son entrée fracassante en politique, a réussi à attiser la fibre souverainiste sans pour autant l’associer au Parti québécois qui ne semble plus « le véhicule de la souveraineté », particulièrement chez la jeune génération. C’est pourquoi le défi du candidat Péladeau se présente dans une remobilisation des souverainistes au sein du PQ, une tâche titanesque, considérant les dernières décennies de tergiversations du PQ sur son option fondamentale souvent reléguée dans le placard.

À cet effet, les candidats qui demeurent en liste dans la course à la direction du PQ doivent redoubler d’ardeur pour recentrer le PQ au cœur de son option fondamentale sans quoi la locomotive risque de se détacher du convoi et manquer de munitions lorsqu’arrivera la prochaine campagne électorale.

quebechebdo 25 avril 2015
 

La sortie ratée

24 avril 2015

Dans son mot de clôture lors du troisième débat des candidats à la direction du Parti québécois à Québec, Bernard Drainville a mis les péquistes en garde contre la «tentation de se raccrocher à cette idée de l'homme providentiel» et du «sauveur». «Moi, je pense que c'est un mirage». Une flèche on ne peut pas plus directe à l’endroit de Pierre Karl Péladeau.

Moins d’une semaine plus tard, un revirement inattendu, M Drainville se retire de la course et se rallie à PKP. Vous me direz qu’il est difficile de s’y retrouver, je ne peux vous en blâmer. Je peux comprendre les motifs du retrait du député de Marie-Victorin lorsqu’il affirme que le combat était perdu et qu’il privilégie l’unité du parti.

Toutefois, là où le bât blesse avec acuité, c’est le fait qu’il se rallie au candidat qu’il pointait, quelques jours auparavant, comme un « mirage », un qualificatif pour le moins dénigrant. Difficile de croire qu’un homme de la trempe de Bernard Drainville ait pu changer d’idée de façon aussi draconienne en si peu temps. À mon sens, l’ex-candidat Drainville a raté sa sortie, il aurait dû demeurer neutre et ainsi ne pas influencer ses appuis dans le choix de leur candidat…C’est une question d’éthique professionnelle et de respect des libertés individuelles.

quebechebdo 24 avril 2015
Le Journal de Québec 25 avril 2015
 

La « quotamanie »

23 avril 2015

Je ne sais pas si vous éprouvez la même sensation que moi mais, lorsque j’entends le ministre Barrette parler de quotas imposés aux médecins, j’ai l’impression qu’il traite les patients comme des numéros catalogués de façon arbitraire.

La dernière trouvaille du « ministre des quotas » touche les soins à domicile, reconnus comme des activités médicales particulières, qui deviennent des activités d’établissement jugées prioritaires et pour lesquelles tous les médecins doivent faire un nombre d’heures minimal. Ainsi, un patient avec des besoins complexes et en perte d’autonomie sévère suivi à domicile équivaut à 12 patients ordinaires. Pour les soins palliatifs à domicile, on parle d’un ratio de 25 pour 1. Pour les premiers, le quota maximum est de 100 patients par médecin de famille, pour les seconds, 40 patients.

Comment Gaétan Barrette, lui-même médecin de profession, peut-il sérieusement parvenir à de tels quotas lorsque le simple profane peut très bien comprendre que chaque patient demeure un cas unique qui nécessite le temps qu’il faut lui accorder pour répondre à ses attentes? Une question toute simple à laquelle je n’ai aucune réponse adéquate…En attendant que le ministre retrouve le gros bon sens, vogue la galère des quotas!

quebechebdo 23 avril 2015
vigile.net tribune libre 27 avril 2015 "La "quotamanie" de Gaétan Barrette"

PKP au premier tour

23 avril 2015

Avec le retrait de Bernard Drainville de la course à la direction du PQ et son appui au favori Pierre Karl Péladeau, il m’apparaît de plus en plus possible que PKP soit élu dès le premier tour de scrutin.

En effet, si l’on considère que les appuis des sept députés dont bénéficiait le député de Marie-Victorin rejoindront en grande partie le clan du député de Saint-Jérôme, et l’avance de PKP sur les autres candidats selon les derniers sondages, il serait surprenant que l’un d’eux puisse recueillir assez de votes pour empêcher PKP d’atteindre le 50 % +1 au premier tour.

Enfin, pour ce qui est de Bernard Drainville, je crois que les huées qu’il a dû subir lors du dernier débat en attaquant la stratégie référendaire de PKP ont constitué la goutte qui a fait déborder le vase. Le député de Marie-Victorin, en gagnant qu’il est, a donc pris une décision pragmatique en se retirant de la course tout en s’assurant d’une place de choix auprès du futur chef du PQ.

quebechebdo 23 avril 2015
 

Budget Oliver: L’art de pelleter par avant

22 avril 2015

C’est avec la fierté du paon arborant son plumage que le ministre des Finances, Joe Oliver, a déposé en Chambre un budget équilibré. Pourtant, quand on y regarde de près, on s’aperçoit rapidement que des contorsions fiscales ont dû être exercées pour parvenir à l’objectif visé par les Conservateurs pour se donner un beau portrait de famille à la veille des élections fédérales prévues à l’automne.

D’entrée de jeu, pour en arriver à un budget équilibré, le ministre des Finances fait passer la réserve pour éventualités de 3 à 1 milliard de dollars, une mesure sans laquelle le budget aurait affiché un déficit de 600 millions.

Toutefois, là où le bât blesse davantage, c’est le nombre de mesures annoncées qui s’étaleront sur plusieurs années ou qui seront en vigueur dans l’avenir. À titre d’exemples, notamment aux niveaux de la recherche scientifique, des infrastructures, de la défense ou de la réduction d’impôt pour les petites entreprises où les effets du budget Oliver ne se feront sentir qu’en 2016-2017, voire même en 2019.

Même la sécurité, qui incarne le fer de lance du gouvernement Harper, n’échappe pas à cet étalement des dépenses, le ministère de la Défense nationale se voit promettre une indexation automatique de son budget annuel de 3 %, plutôt que 2 %, à partir de 2017, et ce, sur 10 ans. Par ailleurs, le gouvernement accorde un total de 293 millions supplémentaires à la Gendarmerie royale du Canada, au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et à l’Agence des services frontaliers pour qu’ils s’acquittent plus facilement de leurs nouvelles responsabilités. L’investissement, là encore, n’est que de 18 millions cette année, le gros de l’enveloppe survenant entre 2018 et 2020.

L’autre important volet de ce budget est la promesse d’investir dans le transport en commun dans les grandes villes du Canada où le chiffre de 1 milliard s’avère trompeur. En fait, les fonds ne commenceront à affluer que dans deux ans, et encore, à raison de 250 millions la première année et 500 millions la deuxième. Ce n’est qu’en 2019, soit au prochain rendez-vous électoral, que ce sommet d’un milliard sera atteint.

Une nouveauté, Ottawa fait passer à 10 000 $ le maximum annuel qu’un contribuable peut verser à un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI), malgré les mises en garde du directeur parlementaire du budget, qui estime que cette mesure ne profitera qu’aux plus riches. Et enfin, les plus importantes dépenses qui ont lieu cette année sont celles destinées aux familles, à savoir la bonification des prestations mensuelles pour enfants et le fractionnement du revenu, lesquelles avaient déjà été annoncées en octobre dernier par Stephen Harper.

Et voilà, la table est mise pour le prochain scrutin fédéral, les convives risquent d’être éblouis par la variété du menu. Toutefois, ils devront patienter encore longtemps avant de pouvoir déguster les mets présentés…à moins qu’un autre traiteur leur fasse miroiter des agapes plus alléchantes qu’ils pourront déguster dans un proche avenir… Toutefois, disons que, pour l’instant, le menu libéral est plutôt discret! 

quebechebdo 22 avril 2015
viile.net tribune libre 24 avril 2015 "L'ar de pelleter par avant"

 

Metallica mur à mur

21 avril 2015

C’est confirmé, le groupe Metallica se produira en spectacles à l’occasion de la fermeture du Colisée Pepsi et de l’ouverture du Centre Vidéotron, un groupe qui, selon les adeptes de la musique populaire, semble chouchouté par les fans de Québec. Les billets se vendront entre 76 $ et 120 $ et, paraît-il, plusieurs admirateurs du groupe assisteront aux deux spectacles qui, selon un membre du groupe, seront fort différents. Voilà pour le topo gagnant, les salles seront remplies. En réalité, n’est-ce pas là l’objectif des organisateurs?

Toutefois, qu’en est-il du fait français dans la ville de Samuel de Champlain? Pourquoi n’a-t-on pas opté pour des artistes francophones, tout au moins pour un des deux spectacles? Le Québec regorge de talents qui se démarquent partout sur la planète et on n’arrive pas à offrir aux Québécois un spectacle francophone pour souligner des événements d’une telle envergure…Pathétique! Goodbye to Pepsi Coliseum and welcome to Videotron Center!

quebechebdo 21 avril 2015 
 

Un peu de retenue, M Drainville

21 avril 2015

Le dernier débat sur la course à la chefferie du Parti québécois ressemblait à un champ de tirs nourris de la part de Bernard Drainville à l’endroit de Pierrre Karl Péladeau, à tel point qu’on aurait pu être porté à penser que les deux candidats n’appartenaient pas au même parti.

Si le député de Marie-Victorin aspire vraiment à devenir chef du PQ, il devra changer sa stratégie et cesser d’attaquer PKP au lieu de tenter de nous démontrer qu’il incarne le meilleur candidat pour redonner le pouvoir au PQ et conduire le Québec à son indépendance…Un peu de retenue, M Drainville, vous n’en sortirez que plus crédible!

quebechebdo 21 avril 2015
 

Tout simplement révoltant!

21 avril 2015

Dans la kyrielle d’articles contenus dans le projet de loi mammouth 28 adopté sous le bâillon par le gouvernement Couillard se retrouve une somme astronomique de 1,3 milliard $, résultat de montants trop-perçus par Hydro-Québec auprès des contribuables en raison de l’inexactitude de ses prévisions de consommation.

Un montant trop-perçu qui équivaudrait à une baisse de 1,3 % des tarifs sur une base annuelle pour le consommateur québécois qui lui serait redevable à cause d’une surestimation de la consommation de 2 % en moyenne depuis 10 ans.

Et c’est sans scrupule que le gouvernement empoche cette somme de 1,3 milliard $, le consommateur québécois laissé pour compte alors qu’il a été bombardé d’augmentations de tarifs à répétition durant toutes ces années…Tout simplement révoltant!

quebechebdo 21 avril 2015
 

PKP prend de l’assurance

21 avril 2015

D’entrée de jeu, je vous cite un extrait de l’article de Michel Beaumont mis en ligne sur la Tribune libre de Vigile le 19 avril sous le titre « PKP perd des plumes ! » : « PKP dans ses réponses floues nous dévoilait timidement que son sac est moins rempli qu’on ne le croyait sur ce thème ! Ce fut sans contredit, à la fois, la déception et la surprise de la soirée… Péladeau, devant les caméras et les feux de la rampe, a perdu des plumes et du charme face à son public. Un coup d’accélérateur s’impose pour ne pas perdre trop de plumes ! Mais au fond, PKP, dans son parcours qui effrite l’optimisme, possède-t-il toutes les plumes qu’on semble lui accorder ? »

Par ailleurs, il m’apparaît clair que les candidats moins favoris à la course à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville, ont voulu se positionner comme le meilleur chef dans l’éventualité d’un deuxième tour de scrutin lors du dernier débat. Et, pour ce faire, rien de mieux que d’attaquer le favori actuel, Pierre Karl Péladeau, en mettant en garde les militants contre « la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ». Une allusion qui n’est pas sans nous rappeler l’épisode André Boisclair…

Toutefois, faut-il le rappeler, PKP n’est pas André Boisclair, à savoir que l’entrée en politique du député de Saint-Jérôme est motivée par sa conviction de « faire du Québec un pays ». Et cela m’apparaît indéniable même si parfois la stratégie qu’il escompte utiliser puisse paraître encore nébuleuse, si on exclut son idée très intéressante de créer un Institut de recherche appliquée sur l’indépendance.

Et, M Beaumont de poursuivre : « Mais qui viendra regarnir les tablettes de l’indépendance et allumer l’affiche publicitaire sur l’Avenue de l’Espoir ? » Une question qui, selon moi, doit être précédée d’une autre en préambule : « Qui viendra « installer » les tablettes de l’indépendance et allumer l’affiche publicitaire sur l’Avenue de l’Espoir ? » Car c’est bien de cela dont il est question, à savoir opter pour le candidat qui réussira à recréer la mobilisation autour du projet d’indépendance du Québec. Et, à cet effet, PKP est en train de fixer solidement les ancrages des « tablettes » par l’assurance indéniable qu’il manifeste envers son projet de pays.

Quoiqu’il soit légitime que les flèches des candidats en direction du favori prennent de plus en plus de mordant et qu’elles contribuent à monter d’un cran l’intérêt des débats, je persiste à croire que chacun des candidats, y compris PKP, gagneraient en crédibilité s’ils déployaient leurs énergies à démontrer d’abord aux militants la force de leurs convictions pour la cause indépendantiste du Québec avant d’étaler leur stratégie pour y parvenir…C’est un prérequis indispensable !

Enfin, quant à savoir si PKP « possède toutes les plumes qu’on semble lui accorder », je n’ai aucun doute à cet effet…Laissons-lui le temps de prendre son envol et nous verrons qu’il est loin de manquer de plumes et d’élan !

vigile.net tribune libre 21 avril 2015
 

La descente aux enfers

20 avril 2015

Fin 2013, Eugénie Bouchard se voit décerner le prix de « Révélation de l’année » par la  WTA. Mais c’est en 2014 qu’elle est révélée au grand public, année où elle remporte notamment son premier titre WTA à Nuremberg et où elle parvient à atteindre les demi-finales de l'Open d’Australie, de Roland-Garros et la finale de Wimbledon. Eugénie se qualifie pour la première fois aux Masters et elle est élue « Joueuse ayant le plus progressé » par la WTA pour sa saison 2014. Elle est la première Canadienne à atteindre la finale d'un tournoi du Grand  Chelem et la 5e place au classement WTA.

Toutefois, pour des raisons qu’elle peine à s’expliquer, Eugénie vit la descente aux enfers depuis le début de la saison 2015, subissant cinq défaites consécutives. «Je doute sur le terrain. J'ai assez bien fait hier [samedi], mais pas aujourd'hui. Je dois trouver des explications. Ce sera long, je vais perdre des matchs, c'est sûr, mais ça fait partie du processus… Je n'ai pas été assez agressive. Mon adversaire n'avait rien à perdre, et moi, j'ai joué sur les talons…Je pense que j'ai aussi manqué de concentration après la deuxième manche. Je dois travailler afin que ça ne se reproduise plus, mais je sais que je suis capable.»

Je persiste à croire qu’Eugénie Bouchard est une joueuse de tennis de très grand calibre et qu’elle saura remonter les échelons dans la WTA pour autant qu’elle se réapproprie la concentration, la confiance en soi et la combativité qui lui ont permis de se démarquer de façon exceptionnelle en 2014.

quebechebdo 20 avril 2015