PKP prend de l’assurance

21 avril 2015

D’entrée de jeu, je vous cite un extrait de l’article de Michel Beaumont mis en ligne sur la Tribune libre de Vigile le 19 avril sous le titre « PKP perd des plumes ! » : « PKP dans ses réponses floues nous dévoilait timidement que son sac est moins rempli qu’on ne le croyait sur ce thème ! Ce fut sans contredit, à la fois, la déception et la surprise de la soirée… Péladeau, devant les caméras et les feux de la rampe, a perdu des plumes et du charme face à son public. Un coup d’accélérateur s’impose pour ne pas perdre trop de plumes ! Mais au fond, PKP, dans son parcours qui effrite l’optimisme, possède-t-il toutes les plumes qu’on semble lui accorder ? »

Par ailleurs, il m’apparaît clair que les candidats moins favoris à la course à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville, ont voulu se positionner comme le meilleur chef dans l’éventualité d’un deuxième tour de scrutin lors du dernier débat. Et, pour ce faire, rien de mieux que d’attaquer le favori actuel, Pierre Karl Péladeau, en mettant en garde les militants contre « la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ». Une allusion qui n’est pas sans nous rappeler l’épisode André Boisclair…

Toutefois, faut-il le rappeler, PKP n’est pas André Boisclair, à savoir que l’entrée en politique du député de Saint-Jérôme est motivée par sa conviction de « faire du Québec un pays ». Et cela m’apparaît indéniable même si parfois la stratégie qu’il escompte utiliser puisse paraître encore nébuleuse, si on exclut son idée très intéressante de créer un Institut de recherche appliquée sur l’indépendance.

Et, M Beaumont de poursuivre : « Mais qui viendra regarnir les tablettes de l’indépendance et allumer l’affiche publicitaire sur l’Avenue de l’Espoir ? » Une question qui, selon moi, doit être précédée d’une autre en préambule : « Qui viendra « installer » les tablettes de l’indépendance et allumer l’affiche publicitaire sur l’Avenue de l’Espoir ? » Car c’est bien de cela dont il est question, à savoir opter pour le candidat qui réussira à recréer la mobilisation autour du projet d’indépendance du Québec. Et, à cet effet, PKP est en train de fixer solidement les ancrages des « tablettes » par l’assurance indéniable qu’il manifeste envers son projet de pays.

Quoiqu’il soit légitime que les flèches des candidats en direction du favori prennent de plus en plus de mordant et qu’elles contribuent à monter d’un cran l’intérêt des débats, je persiste à croire que chacun des candidats, y compris PKP, gagneraient en crédibilité s’ils déployaient leurs énergies à démontrer d’abord aux militants la force de leurs convictions pour la cause indépendantiste du Québec avant d’étaler leur stratégie pour y parvenir…C’est un prérequis indispensable !

Enfin, quant à savoir si PKP « possède toutes les plumes qu’on semble lui accorder », je n’ai aucun doute à cet effet…Laissons-lui le temps de prendre son envol et nous verrons qu’il est loin de manquer de plumes et d’élan !

vigile.net tribune libre 21 avril 2015
 

La descente aux enfers

20 avril 2015

Fin 2013, Eugénie Bouchard se voit décerner le prix de « Révélation de l’année » par la  WTA. Mais c’est en 2014 qu’elle est révélée au grand public, année où elle remporte notamment son premier titre WTA à Nuremberg et où elle parvient à atteindre les demi-finales de l'Open d’Australie, de Roland-Garros et la finale de Wimbledon. Eugénie se qualifie pour la première fois aux Masters et elle est élue « Joueuse ayant le plus progressé » par la WTA pour sa saison 2014. Elle est la première Canadienne à atteindre la finale d'un tournoi du Grand  Chelem et la 5e place au classement WTA.

Toutefois, pour des raisons qu’elle peine à s’expliquer, Eugénie vit la descente aux enfers depuis le début de la saison 2015, subissant cinq défaites consécutives. «Je doute sur le terrain. J'ai assez bien fait hier [samedi], mais pas aujourd'hui. Je dois trouver des explications. Ce sera long, je vais perdre des matchs, c'est sûr, mais ça fait partie du processus… Je n'ai pas été assez agressive. Mon adversaire n'avait rien à perdre, et moi, j'ai joué sur les talons…Je pense que j'ai aussi manqué de concentration après la deuxième manche. Je dois travailler afin que ça ne se reproduise plus, mais je sais que je suis capable.»

Je persiste à croire qu’Eugénie Bouchard est une joueuse de tennis de très grand calibre et qu’elle saura remonter les échelons dans la WTA pour autant qu’elle se réapproprie la concentration, la confiance en soi et la combativité qui lui ont permis de se démarquer de façon exceptionnelle en 2014.

quebechebdo 20 avril 2015
 

L’infection se propage…

20 avril 2015

Plus question de couper dans le gras comme le réclame le gouvernement Couillard en exigeant des Commissions scolaires des mesures qui ne jouent pas sur la qualité des services aux élèves face aux coupures annoncées.

À titre d’exemple, la Commission scolaire de Montréal s’apprêterait à couper dans le maigre en supprimant 30 des 65 postes de conseillers pédagogiques de son réseau, des postes-clés dont le rôle est d’accompagner les enseignants dans la transmission des programmes et, par ricochet, de soutenir les élèves en difficulté d’apprentissage. Et, c’est sans compter sur l’augmentation de tâche des enseignants qui se verront alourdis par l’inclusion de certaines activités extrascolaires à leurs tâches d’enseignement. 

Par ailleurs, en parallèle avec ces mesures draconiennes, notre ministre de l’Éducation, François Blais, s’apprête à lancer une campagne de valorisation de la profession d’enseignant…Un paradoxe qui frise le mépris alors que l’infection se propage de façon épidémique entre les quatre murs des écoles québécoises !

quebechebdo 20 avril 2015

L’environnement, version Harper

19 avril 2015

La dernière frasque du gouvernement Harper en matière d’environnement relève du mépris le plus outrancier. En effet, en plus d’avoir outrepassé la date butoir pour présenter à l’ONU ses cibles à long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), la ministre fédérale de l’Environnement, Leona Aglukkaq, a même poussé l’audace d’écrire aux provinces pour leur demander davantage d’informations.

Pire encore, alors que le fédéral s’accapare tout le crédit des minimes réductions des dernières années, ce sont les provinces qui y ont contribué dans la plus large mesure, la Table ronde sur l’environnement estimant la participation des provinces à 75%. Comme le souligne fort à propos la commissaire à l’environnement : « Comme le gouvernement fédéral partage la compétence en matière d’environnement avec les provinces et les territoires, les deux ordres de gouvernement doivent coordonner leurs mesures de manière efficace et continue s’ils veulent atteindre la cible nationale ».

Foutaise ! Le gouvernement Harper n’en fait qu’à sa tête dans le dossier environnemental et se fiche carrément de projeter une image de cancre du Canada sur la scène internationale. Probablement que le déploiement de soldats canadiens sur les terres de combats présentent une image plus « percutante » sur le plan de la petite politique partisane dans laquelle excelle notre chef du law and order !

quebechebdo 19 avril 2015

Parlant d’idées…avec Martine Ouellet

18 avril 2015

Au fur et à mesure où les débats pour la course à la chefferie du PQ se déroulent, nous en apprenons un peu plus sur les idées qu’entendent mettre de l’avant les divers candidats pour mettre de l’avant l’indépendance du Québec.

Et, parmi ces candidats, la députée de Vachon, Martine Ouellet, s’impose comme celle qui avance un scénario qui me semble à la fois réaliste et emballant : « J’invite les
citoyens de tous les horizons à se réapproprier leur État parce qu’il leur appartient… et il est beau ! Plus on va l’investir, plus il va nous ressembler et travailler pour nous ». 

À la veille de lancer son livre intitulé « Mieux d’État », Martine Ouellet, dans l’hypothèse où elle se voyait confier les rênes du pouvoir, réinstaurerait la taxe sur le capital des établissements financiers. Selon la députée de Vachon, « l’austérité a été créée de toutes pièces » par le gouvernement de Jean Charest qui, en abolissant progressivement la taxe sur le capital des établissements financiers, a privé littéralement l’État de plus de 1,5 milliard de dollars de revenus, une décision qui a précipité le Québec dans une spirale de déficits structurels.

Aux yeux de Martine Ouellet, les Québécois doivent « se réapproprier » l’État québécois au moment où le « modèle québécois » subit les assauts de l’« austérité ». Il est urgent de s’atteler à la tâche de dissiper le « discours » dominant selon lequel « l’État est trop gros, l’État est inefficace… On est mûr au Québec pour une deuxième révolution tranquille », une seconde révolution tranquille qui devrait déboucher ni sur plus d’État ni sur moins d’État, mais sur « mieux d’État, un État plus agile, plus expert ». Dans son livre, elle souhaite contribuer à dissiper le « cynisme ambiant » envers l’administration publique, un cynisme qui « fait l’affaire de ceux qui veulent le saccager ».

Mme Ouellet voit dans l’État le garant du « développement économique intelligent » du Québec. Dans cet esprit, le gouvernement doit exprimer sur-le-champ ses réticences à l’égard de projets toxiques comme l’exploitation du gaz de schiste ou, à tout le moins, s’abstenir de s’y associer. À cet effet, « d’aucune espèce de façon », le projet d’oléoduc Énergie Est ne s’inscrit dans une politique de développement économique intelligent. « C’est insensé. Peu importe les redevances offertes, ça ne sera jamais suffisant pour payer [les dépenses encourues en cas d’] accident dans le fleuve Saint-Laurent. »

Et, de conclure Martine Ouellet, les Québécois doivent être maîtres du « demi-État » du Québec, et ce, d’ici à ce qu’ils récupèrent l’autre demi. « On ne peut plus se limiter au rôle d’une province », et c’est pourquoi, elle s’engage à tenir un référendum sur l’indépendance du Québec au cours des quatre années qui suivront l’élection d’un gouvernement majoritaire du PQ, se démarquant de la sorte des quatre autres candidats.

quebechebdo 18 avril 2015 

Amen! (prise 2)

17 avril 2015

Lors de son point de presse devant les médias concernant la décision de la Cour suprême d’interdire la prière dans les conseils municipaux, une phrase, particulièrement trois mots, sont passés presque inaperçus, à savoir : « Là, on est après s’effriter, surtout les Québécois. Les autres, je ne les ai pas vus se faire attaquer bien fort ces temps-ci et se défendre. Mais les vrais Québécois, avec notre histoire, on n’est pas tellement actifs pour se défendre. »

Mais, qui sont les « vrais Québécois » auxquels le maire de Saguenay fait allusion? Seraient-ils les Québécois de souche? Et si oui, qu’en est-il des autres? Le bon maire catholique semble oublier, par cette exclusion malvenue d’une catégorie de Québécois, un grand principe religieux qui prône que les hommes sont tous des frères et que chacun est égal devant Dieu…Amen!

quebechebdo 17 avril 2015
Le Journal de Québec 18 avril 2015 "Amen!"

Les convictions avant la stratégie

17 avril 2015

Il m’apparaît clair que les candidats moins favoris à la course à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville, ont voulu se positionner comme le meilleur chef dans l’éventualité d’un deuxième tour de scrutin lors du dernier débat. Et, pour ce faire, rien de mieux que d’attaquer le favori actuel, Pierre Karl Péladeau, en mettant en garde les militants contre « la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ». Une allusion qui n’est pas sans nous rappeler l’épisode André Boisclair…
 
Toutefois, faut-il le rappeler, PKP n’est pas André Boisclair, à savoir que l’entrée en politique du député de Saint-Jérôme est motivée par sa conviction de « faire du Québec un pays ». Et cela m’apparaît indéniable même si parfois la stratégie qu’il escompte utiliser puisse paraître encore nébuleuse, si on exclut son idée très intéressante de créer un Institut de recherche appliquée sur l’indépendance.

Quoiqu’il soit légitime que les flèches des candidats en direction du favori prennent de plus en plus de mordant et qu’elles contribuent à monter d’un cran l’intérêt des débats, je persiste à croire que chacun des candidats, y compris PKP, gagneraient en crédibilité s’ils déployaient leurs énergies à démontrer d’abord aux militants la force de leurs convictions pour la cause indépendantiste du Québec avant d’étaler leur stratégie pour y parvenir…C’est un prérequis indispensable!  

quebechebdo 17 avril 2015 

Des bains sur le marché noir

16 avril 2015

Sans vouloir généraliser les critiques sur la qualité des soins dans les CHSLD, la dernière révélation du député de Lévis, François Paradis, concernant les bains sur le marché noir qui sont offerts aux bénéficiaires par des préposés révèlent à mon sens une situation inquiétante à divers points de vue.

D’abord sur l’absence de contrôle sur la qualité des bains de même que sur le prix variable de ces soins. Ensuite et surtout, une question qui me laisse perplexe : comment se fait-il que ces préposés disposent de temps libres pour prodiguer ces soins alors qu’ils sont incapables d’agir ainsi sur leurs heures de travail? La réponse m’apparaît claire, ils sont surchargés.

La solution est tout aussi claire, engager le personnel supplémentaire qui permettrait à l’équipe de préposés d’accomplir une tâche « raisonnable », à savoir offrir aux bénéficiaires de profiter de deux ou trois bains par semaine. En termes clairs, bannir les bains sur le marché noir et régulariser une situation inacceptable.

quebechebdo 16 avril 2015
 

Amen!

15 avril 2015

Après une saga qui dure depuis 2006 concernant une plainte d’un citoyen de Saguenay au sujet de la prière au début des séances du conseil municipal, laquelle avait reçu l’aval du Tribunal des droits de la personnel, la Cour suprême du Canada, dans une décision unanime, a tranché en décidant qu’une telle pratique portait atteinte à la liberté de conscience et de religion.

Tout un soufflet pour le maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui tenait mordicus à ce rituel moyenâgeux qui reflétait une « religieuserie » déplacée et hors contexte dans l’enceinte d’un hôtel de ville…Amen!

quebechebdo 15 avril 2015
 

Les élections scolaires au pilori

15 avril 2015

Le ministre de l’Éducation, François Blais, a tranché. Terminées les élections scolaires : « Pour moi, c’est terminé. En ce moment, on travaille sur des hypothèses de remplacement… » « Je laisse une petite porte entr’ouverte», mais seulement pour entendre « l’argumentation » des « défenseurs de ce mode électif ». Pour lui, la chose est jugée. « Je pense que la population a fait le tour du sujet. »

Et quand on lui parle de l’hypothèse de tenir les élections scolaires en même temps que les élections municipales de façon à stimuler la participation des électeurs [5 % de participation lors des dernières élections scolaires de novembre 2014], la réponse est tout aussi laconique : «  Non, je pense qu’on n’est plus là du tout ».

Toutefois, là où le ministre baigne en pleine contradiction, c’est lorsqu’il évoque le pouvoir démocratique d’un si faible taux de participation tout en proposant un mode de nomination de conseils d’administration désignés par le ministre.

Ce n’est surement avec de telles propositions saugrenues que le ministre va gagner en crédibilité. Je crois plutôt qu’il aurait avantage à ouvrir toute grande sa « petite porte » et à s’asseoir avec les représentants des diverses instances concernées pour tenter de trouver une solution qui réponde vraiment à ses objectifs…avant de condamner les élections scolaires au pilori!

quebechebdo 15 avril 2015