Les convictions avant la stratégie

Il m’apparaît clair que les candidats moins favoris à la course à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville, ont voulu se positionner comme le meilleur chef dans l’éventualité d’un deuxième tour de scrutin lors du dernier débat. Et, pour ce faire, rien de mieux que d’attaquer le favori actuel, Pierre Karl Péladeau, en mettant en garde les militants contre « la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ». Une allusion qui n’est pas sans nous rappeler l’épisode André Boisclair…
 
Toutefois, faut-il le rappeler, PKP n’est pas André Boisclair, à savoir que l’entrée en politique du député de Saint-Jérôme est motivée par sa conviction de « faire du Québec un pays ». Et cela m’apparaît indéniable même si parfois la stratégie qu’il escompte utiliser puisse paraître encore nébuleuse, si on exclut son idée très intéressante de créer un Institut de recherche appliquée sur l’indépendance.

Quoiqu’il soit légitime que les flèches des candidats en direction du favori prennent de plus en plus de mordant et qu’elles contribuent à monter d’un cran l’intérêt des débats, je persiste à croire que chacun des candidats, y compris PKP, gagneraient en crédibilité s’ils déployaient leurs énergies à démontrer d’abord aux militants la force de leurs convictions pour la cause indépendantiste du Québec avant d’étaler leur stratégie pour y parvenir…C’est un prérequis indispensable!  

quebechebdo 17 avril 2015 

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