Parlant d’idées…avec Martine Ouellet

Au fur et à mesure où les débats pour la course à la chefferie du PQ se déroulent, nous en apprenons un peu plus sur les idées qu’entendent mettre de l’avant les divers candidats pour mettre de l’avant l’indépendance du Québec.

Et, parmi ces candidats, la députée de Vachon, Martine Ouellet, s’impose comme celle qui avance un scénario qui me semble à la fois réaliste et emballant : « J’invite les
citoyens de tous les horizons à se réapproprier leur État parce qu’il leur appartient… et il est beau ! Plus on va l’investir, plus il va nous ressembler et travailler pour nous ». 

À la veille de lancer son livre intitulé « Mieux d’État », Martine Ouellet, dans l’hypothèse où elle se voyait confier les rênes du pouvoir, réinstaurerait la taxe sur le capital des établissements financiers. Selon la députée de Vachon, « l’austérité a été créée de toutes pièces » par le gouvernement de Jean Charest qui, en abolissant progressivement la taxe sur le capital des établissements financiers, a privé littéralement l’État de plus de 1,5 milliard de dollars de revenus, une décision qui a précipité le Québec dans une spirale de déficits structurels.

Aux yeux de Martine Ouellet, les Québécois doivent « se réapproprier » l’État québécois au moment où le « modèle québécois » subit les assauts de l’« austérité ». Il est urgent de s’atteler à la tâche de dissiper le « discours » dominant selon lequel « l’État est trop gros, l’État est inefficace… On est mûr au Québec pour une deuxième révolution tranquille », une seconde révolution tranquille qui devrait déboucher ni sur plus d’État ni sur moins d’État, mais sur « mieux d’État, un État plus agile, plus expert ». Dans son livre, elle souhaite contribuer à dissiper le « cynisme ambiant » envers l’administration publique, un cynisme qui « fait l’affaire de ceux qui veulent le saccager ».

Mme Ouellet voit dans l’État le garant du « développement économique intelligent » du Québec. Dans cet esprit, le gouvernement doit exprimer sur-le-champ ses réticences à l’égard de projets toxiques comme l’exploitation du gaz de schiste ou, à tout le moins, s’abstenir de s’y associer. À cet effet, « d’aucune espèce de façon », le projet d’oléoduc Énergie Est ne s’inscrit dans une politique de développement économique intelligent. « C’est insensé. Peu importe les redevances offertes, ça ne sera jamais suffisant pour payer [les dépenses encourues en cas d’] accident dans le fleuve Saint-Laurent. »

Et, de conclure Martine Ouellet, les Québécois doivent être maîtres du « demi-État » du Québec, et ce, d’ici à ce qu’ils récupèrent l’autre demi. « On ne peut plus se limiter au rôle d’une province », et c’est pourquoi, elle s’engage à tenir un référendum sur l’indépendance du Québec au cours des quatre années qui suivront l’élection d’un gouvernement majoritaire du PQ, se démarquant de la sorte des quatre autres candidats.

quebechebdo 18 avril 2015 

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