16 novembre 2016
Notre bon docteur Barrette semble posséder une propension naturelle à catégoriser les aînés comme de vulgaires produits de consommation étalés sur les rayons des magasins de grande surface.
Cette fois-ci, notre ministre de la Santé et des Services sociaux s’attaque au financement de la sécurité dans les résidences pour personnes âgées. Or, pour arriver à disperser « équitablement » l’argent de ses goussets dédiés à la sécurité, il propose que les aînés soient classés sur une échelle de 1 à 5, soit des plus autonomes au moins autonomes.
Or, en vertu de cette classification, une personne de 95 ans vivant avec des facultés réduites quoique bénéficiant d’une assez grande autonomie pourrait être classée sur une échelle de 2, tandis qu’une autre de 66 ans, sous l’emprise d’un handicap physique sérieux, se verrait placée sur une échelle de 5. Soit!
Mais là où le bât blesse, c’est sur le plan des budgets alloués à la sécurité pour des gens comme la dame de 95 ans « autonome » qui présente de facto des risques liés à son âge avancé, d’où le danger imminent à s’entêter à traiter les aînés comme des objets de consommation!
quebechebdo 16 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
15 novembre 2016
L’idée de la création d’un ordre professionnel des enseignants n’est pas nouvelle. La Coalition Avenir Québec (CAQ) la relance en alléguant qu’une telle structure permettrait de disqualifier plus facilement les professeurs qui sont considérés comme dysfonctionnels ou incompétents.
Un argumentaire qui m’irrite au plus haut point. En effet, pourquoi une direction d’école, qui possède déjà toute l’expertise pour intervenir auprès d’un enseignant éprouvant des difficultés professionnelles, ne pourrait-elle pas jouer le rôle de « chien de garde » que les tenants d’un ordre professionnel voudraient lui conférer ?
Certains rétorqueront qu’il est quasi impossible de congédier un enseignant compte tenu de la protection syndicale dont il bénéficie. À mon sens, cet argument ne tient pas la route puisque, pour les syndicats comme pour tout organisme, à l’impossible, nul n’est tenu. Et, quoi qu’il en soit, en cas de mésentente entre les parties, un mécanisme d’arbitrage neutre peut toujours intervenir pour régler le litige.
En bref, si l’utilité d’un ordre professionnel des enseignants se résume à une cour de dernière instance pour congédier un professeur, nous faisons carrément fausse route…Laissons les structures établies jouer leur rôle et le corps professoral ne s’en portera que mieux !
quebechebdo 15 novembre 2016
Le Devoir 16 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
14 novembre 2016
Maintenant que le Parti québécois de Jean-François Lisée s’est dépouillé de son épouvantail référendaire, tous les espoirs sont permis pour espérer conquérir les partisans libéraux mécontents du gouvernement Couillard. C’est du moins ce que pense le nouveau chef du PQ qui allègue qu’«il est difficile pour les libéraux de retenir captifs les non-francophones qui étaient captifs lorsque le référendum était la question électorale».
Il est quand même pour le moins étonnant que le « vaisseau amiral » de l’indépendance du Québec se transforme en une frégate de recrutement des désoeuvrés fédéralistes pour élargir sa base militante alors que ce même vaisseau vogue sur la scène politique québécoise depuis près de 50 ans.
Il y a quelque chose qui sent l’auto-destruction dans la stratégie suicidaire de Jean-François Lisée qui me glace les ardeurs souverainistes. Cette politique du « petit pas » qui me ramène à l'étapisme de Claude Morin et, il n’y a pas si longtemps, à la gouvernance souverainiste de Pauline Marois, sans oublier les conditions gagnantes de Lucien Bouchard.
En novembre 1976, Jean-François Lisée, alors âgé de 18 ans, est persuadé que le Québec deviendra un pays avant longtemps. Eh bien, quarante ans plus tard, le Québec est toujours une province canadian…Et je suis prêt à parier qu’avec le PQ désincarné que nous propose M. Lisée, l’indépendance du Québec demeurera une « voie d’évitement » pour bien des lunes!
quebechebdo 14 novembre 2016
vigile.net tribune libre 16 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
13 novembre 2016
Selon un sondage Léger, 79 % des Québécois francophones et 67 % des non-francophones sont d'avis que sous la gouverne de Philippe Couillard les problèmes de corruption sont «aussi importants» ou «plus importants» que ce qui se passait sous les gouvernements précédents. Ce qui n’empêche pas Philippe Couillard de se situer nez à nez avec Jean-François Lisée et François Legault comme meilleur chef de parti selon un autre sondage réalisé récemment.
De quoi en perdre son latin, vous allez dire? Eh bien, détrompez-vous…De la même façon que les Américains ont élu un clown misogyne et xénophobe à la présidence des États-Unis, les Québécois ont cette propension à passer outre ces scandales de corruption ancrés dans les mœurs du PLQ et à lui réitérer leur confiance lorsqu’arrive le temps de déposer leur bulletin dans l’urne.
Même les experts sont confondus par l’inexplicable. Le dernier de ces scénarios inattendus s’est déroulé il y a à peine quelques jours aux É.U. La voix du peuple semble imprévisible, voire paradoxale, un peuple qui fait fi des sondages et qui n’a pas fini de nous étonner!
quebechebdo 13 novembre 2016
Le Journal de Québec 18 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
12 novembre 2016
Quoique Donald J. Trump ait été élu démocratiquement suivant le processus électoral en vigueur aux États-Unis, on ne peut passer sous silence la grogne qui s’est manifestée dans plusieurs villes américaines depuis son élection, une grogne qui traduit un désaveu inquiétant des milliers de manifestants relativement à l’arrivée du candidat républicain à la Maison-Blanche. Un précédent dans l’histoire des élections présidentielles aux É.U.
Des slogans inscrits sur des pancartes, tel « Not my président », traduisent toute la hargne envers l’élection de Donald Trump. À cet effet, une manifestante résume assez bien la colère et la stupéfaction qui l’habitent : «Ce n'est pas parce qu'on est mauvais perdants, a-t-elle lancé. C'est que nous sommes sincèrement renversés, fâchés et terrifiés qu'un programme fondé sur le racisme, la xénophobie et l'homophobie soit devenu si puissant et qu'il contrôle maintenant complètement notre représentation.»
Au lendemain de son élection, Donald Trump s’est engagé à rallier TOUS les Américains dans une seule nation. Force est de constater que le chemin pour y parvenir sera semé d’embûches et qu’il risque de d’avoir laissé sur son passage des plaies béantes résultant d’une campagne électorale empreinte d’attaques vicieuses contre les émigrants et la gent féminine en particulier…
quebechebdo 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
11 novembre 2016
Le fait d’assister de visu à la rencontre entre Barack Obama et Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche dans le but de discuter de passation des pouvoirs nous présentait l’image de deux Amériques complètement opposées, l’une ouverte aux marchés internationaux et à l’accueil des émigrants, l’autre tournée carrément vers le protectionnisme et la fermeture des frontières.
Bien sûr, diplomatie oblige, les deux politiciens ont promis de travailler en collaboration jusqu’à l’assermentation de Donald Trump en janvier 2017 dans le but d’assurer un passage « en douce » de leurs différences d’opinions sur de nombreux dossiers chauds, tels l’Obamacare et l’ALENA.
Une collaboration de façade médiatique qui ne m’a pas du tout convaincu, le président désigné n’ayant eu de cesse de dénigrer à outrance le président sortant tout au cours de sa campagne de destruction massive.
À mon sens, lorsque le nouveau président républicain s’installera à la Maison-Blanche, sa « collaboration » avec Barack Obama sera reléguée dans l’armoire aux oubliettes, et Donald Trump tentera de mettre de l’avant ses promesses électorales…C’est à suivre!
quebechebdo 11 novembre 2016
vigile.net tribune libre 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
10 novembre 2016
Dans toute cette saga qui a conduit l’homme d’affaires milliardaire, Donald J. Trump, jusqu’à la porte de la Maison-Blanche, le grand perdant, quoique Hillary Clinton doive vivre des moments douloureux et amers après sa défaite imprévisible et crève-cœur, est, selon moi, le président Barack Obama.
En effet, même si le président sortant a déployé des efforts surhumains pour appuyer la candidature d’Hillary, force est de constater que ses sorties enflammées n’ont pas eu l’effet escompté, une fin de non-recevoir qui remet en question les politiques de la présidence.
À titre d’exemples, il est fort à prévoir que Donald Trump risque de démanteler l’Obama Care, une politique des soins de santé que Barack Obama, contre vents et marées, a réussi à mettre sur pied à la suite de nombreux compromis par rapport au projet initial. Dans un autre ordre d’idée, il est fort à parier que le nouveau président érigera des barrières avec le Moyen-Orient, annihilant de la sorte les multiples efforts de rapprochement d’Obama avec ces pays.
En clair, Barack Obama se retire de sa présidence avec l’épée de Damoclès sur plusieurs de ses réalisations et, de ce fait, il devient, à mes yeux, le grand perdant de cette élection en faveur de Donald Trump.
quebechebdo 10 novembre 2016
vigile.net tribune libre 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
9 novembre 2016
En choisissant de voter contre l’establishment, incarné par Hillary Clinton, les Américains ont opté pour l’homme d’affaires milliardaire, Donald J. Trump, pour devenir le 45ième président des États-Unis.
Fort d’une majorité républicaine au Sénat et à la Chambre des représentants, le nouveau président dispose dès lors d’une marge de manœuvre qui lui laisse carte blanche. Une situation qui n’a pas tardé à faire réagir les marchés boursiers à la baisse.
À mes yeux, les Américains se sont prononcés pour le changement, un changement draconien qui risque de créer des remous drastiques non seulement dans la vie quotidienne des Américains mais aussi et surtout dans la politique extérieure des É.U.
Enfin, les incartades grossières auxquelles s’est adonné le nouveau président tout au cours de sa campagne ont été reléguées rapidement dans l’oubli au profit du spectre envahisseur du changement. Un changement radical qui coupe les ponts avec des décennies de politique ouverte sur le monde au profit d’une politique protectionniste à outrance qui risque d’isoler la terre de l’oncle Sam dans le chaos économique…Plus que jamais, God bless America!
quebechebdo 9 novembre 2016
cyberpresse.ca 9 novembre 2016
Le Soleil 10 novembre 2016
vigile.net tribune libre 12 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
8 novembre 2016
Selon une source du ministère de l’Éducation, les hommes constituaient 11 % des enseignants masculins au primaire en 2014-2015 et 36 % au secondaire pour la même période. Des statistiques qui dénotent un désintéressement inquiétant de la gent masculine pour la profession d’enseignant.
Et, parmi les raisons évoquées pour expliquer cette situation, on cite la perte de prestige de la profession, le salaire qui est légèrement inférieur à celui que peuvent espérer des universitaires et les conditions de travail qui sont plus difficiles qu’auparavant.
Loin de vouloir contester la légitimité de ces motifs, force est de constater que cette carence de personnel enseignant masculin laisse des traces inquiétantes sur la vie quotidienne de l’école qui a la responsabilité de présenter aux jeunes un monde pluriel, fidèle à la société dans laquelle ils sont appelés à évoluer. Les garçons, qui constituent la grande majorité des décrocheurs, se doivent d’avoir autour d’eux des modèles masculins auxquels ils peuvent s’identifier.
Conséquemment, les décideurs ont la responsabilité de pallier cette incurie néfaste relativement à la diminution des hommes dans le monde de l’enseignement, à commencer par une campagne de sensibilisation auprès des cégépiens sur la grandeur et l’importance de la profession d’enseignant dans notre société…Le message est lancé, M. Proulx, à vous d’agir en ce sens!
quebechebdo 8 novembre 2016
Le Journal de Québec 9 novembre 2016 "Un monde pluriel"
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
7 novembre 2016
Décidément, le pape François n’a de cesse d’innover au sein de l’Église catholique, sa dernière intervention ayant trait à une rencontre avec des détenus au sein même du Vatican. Nonobstant le caractère novateur d’une telle cérémonie, force est de constater l’invitation de François à une réflexion humaine sur l’humilité qui incombe aux catholiques de toutes provenances.
J’en ai pour preuve cette phrase « provocatrice » de François vis-à-vis la pénible réinsertion sociale des détenus : « On oublie que nous sommes tous pécheurs et que, souvent, nous sommes aussi des prisonniers sans nous en rendre compte », faisant ainsi allusion à une société « enfermée » dans les préjugés, les schémas idéologiques, la loi des marchés financiers et l’individualisme.
Comme quoi, François est demeuré fidèle à sa question désormais « célèbre » : « Qui suis-je pour les juger ? »… En accueillant chez lui ces quelque mille détenus sans réserve, François nous invite sur le chemin de l’humilité, une vertu qui semble avoir été refoulée par une société égocentrique pour qui les honneurs individuels sont devenus le leitmotiv central de ses préoccupations !
quebechebdo 7 novembre 2016
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »