Le début de la fin pour le PLQ?

7 décembre 2016

Selon mes informations, 67 883 électeurs ont voté pour un des quatre partis principaux lors des élections partielles, le PLQ récoltant 23,4% du suffrage exprimé, la CAQ, 32,2%, le PQ, 34,8% et QS, 9,5%. Des chiffres qui en disent long sur la dégringolade du PLQ. Et, comme des élections complémentaires sont souvent révélatrices du scrutin général à venir, le PLQ de Philippe Couillard, si la tendance se maintient, pourrait bien amorcer le chemin qui le conduirait à une défaite en 2018.

Toutefois, contre vents et marées, Philippe Couillard, selon son habitude, est demeuré de glace face à ces résultats, clamant qu'il avait fait ce qu'il devait faire, que son plan de match fonctionnait et qu'il n'y dérogerait pas. «On a littéralement sauvé le Québec», qui allait frapper «un immense mur», a-t-il affirmé. Des révélations qui détonnent avec les résultats de quatre élections partielles lors desquelles le PLQ a réussi à sauver Verdun avec seulement 35% d’appuis, au lieu de 50% lors du scrutin général de 2014, et des scores nettement inférieurs à ceux de 2014 dans Arthabaska, mais surtout dans Marie-Victorin et Saint-Jérôme.

Abstraction faite de l’attitude de l’autruche à laquelle le premier ministre nous a habitués depuis 2014, force est de constater que le mécontentement contre l’austérité s’est clairement manifesté le 5 décembre…et qu’il pourrait bien représenter le début de la fin pour le PLQ!

quebechebdo 7 décembre 2016
 

Un statu quo de 2 millions $

6 décembre 2016

Nonobstant le décès subit de Sylvie Roy dans Arthabaska, les trois nouveaux députés dans Saint-Jérôme, Verdun et Marie-Victorin sont le fruit de démissions en cours de mandat et représenteront le même parti qu’avant le scrutin. Malgré un faible taux de participation qui s’échelonne de 19 % à 33 %, ces élections complémentaires coûteront aux contribuables québécois quelque 2 millions $.

En réalité, les visages changent, les partis demeurent les mêmes. C’est le statu quo. Seul indice pertinent, les suffrages démontrent des baisses substantielles au niveau des pourcentages de votes recueillis dans les quatre comtés par le Parti libéral de Philippe Couillard.

Toutefois, la tenue d’élections partielles causées par les départs de députés en cours de mandat revient hanter le sens du devoir des députés qui quittent délibérément leur siège en cours de route, faisant fi de la sorte de l’engagement solennel qu’ils ont pris envers leurs électeurs lors du scrutin général. Une situation pour le moins gênante qui ébranle les bases du processus électoral démocratique.

Jusqu’à quand les décideurs tolèreront-ils un tel laxisme? À quel moment ces mêmes décideurs mettront-ils un frein à un désengagement aussi inadmissible de la part de certains « dépités »?

quebechebdo 6 décembre 2016
 

Deux femmes au front

6 décembre 2016

Les membres de Démocratie Québec et de Projet Montréal ont tranché pour deux candidates féminines à la tête de chacun des partis d’opposition dans la Capitale nationale et dans la Métropole. En effet, c’est Anne Guérette et Valérie Plante qui devront affronter deux bonzes de la politique municipale, à savoir Régis Labeaume et Denis Coderre, aux élections municipales de novembre 2017.

Même si la pente risque d’être abrupte pour atteindre la mairie des deux municipalités concernées, je suis d’avis que la seule présence des mesdames Guérette et Plante apportera un élément de fraîcheur dans le débat de la politique municipale qui en a grandement besoin compte tenu que messieurs Labeaume et Coderre font cavaliers seuls depuis leur élection à la mairie de leur municipalité respective.

J’ajouterais que la présence au front de deux représentantes de la gent féminine apportera une dimension différente dans le débat municipal qui est mené actuellement par deux hommes qui voguent la galère sans réelle opposition depuis des années… un scénario nouveau qui ne peut que bénéficier aux Montréalais et aux Québécois.  

quebechebdo 5 décembre 2016
Le Devoir 6 décembre 2016 "Deux femmes montent au front"

L’enseignant-guide

4 décembre 2016

Parmi la kyrielle de recommandations émises par une centaine d’ « experts » en éducation, je me permets d’attirer votre attention sur une de celles-ci qui m’interroge grandement sur les répercussions inquiétantes qu’elle pourrait engendrer sur le rôle premier de l’école, à savoir la communication de connaissances par un enseignant à des élèves en situation d’apprentissage.

En effet, plusieurs experts soutiennent que l'enseignant doit être un « guide » plutôt que « quelqu'un qui enfonce une matière dans le crâne de l'enfant ». Une assertion qui dénigre de façon insolente et méprisante toute la dynamique qui sous-tend le mécanisme de communication des connaissances.

À mes yeux, si on ramène le rôle de l’enseignant à un simple guide dans le but de rendre l’école « plus personnalisée », nous risquons de créer des milieux scolaires où le maître devient un moniteur de terrains de jeux où les jeunes voyagent à leur guise sur leur bidule électronique, créant de la sorte un milieu ludique surement intéressant pour les jeunes mais combien stérile en termes d’acquisitions de connaissances sur les matières scolaires au programme de l’élève, telles la qualité du français et les mathématiques.

quebechebdo 4 décembre 2016 

En quête d’une enquête

3 décembre 2016

Même si les révélations d’abus sexuels envers les femmes autochtones par des policiers de la Sureté du Québec (SQ) s’accumulent, le gouvernement Couillard persiste dans ses tergiversations concernant la création d’une enquête indépendante sur ces allégations soutenues par un regroupement de 90 femmes élues de l'Assemblée des Premières Nations du Québec-Labrador (APNQL).

Et pourtant, forte de l’appui de 6 000 signatures faisant suite à la mise en ligne d'une pétition sur le site internet de l'Assemblée nationale pour la création d'une telle enquête indépendante, la députée de Québec solidaire (QS), Manon Massé, a déposé une motion en ce sens à l'Assemblée nationale, motion qui a toutefois été bloquée par les députés du Parti libéral du Québec (PLQ) et n'a pas fait l'objet d'un débat en chambre.

Il semble de plus en plus évident qu’un racisme systémique se soit établi entre les policiers et les autochtones sur les réserves du Québec. Conséquemment, le gouvernement n’a plus le choix. Il se doit de faire face à une réalité accablante dont les effets risquent de dégénérer en un conflit dévastateur entre les deux parties impliquées…

quebechebdo 3 décembre 2016
 

Sauver la chèvre et le chou

1 décembre 2016

En choisissant d’augmenter la capacité de transport du pétrole par pipelines au Canada de 30 %, de plus d’un million de barils par jour, Justin Trudeau annonce clairement que les énergies renouvelables sont reléguées au second plan de ses priorités.

Et pourtant, combien de fois avons-non entendu au cours de la campagne électorale et encore ces derniers temps que le chef libéral s’engageait à maintenir l’équilibre entre les deux types d’énergies? On aura beau alléguer que les profits générés par l’augmentation du pétrole sera affecté au développement de la protection de l’environnement, je suis prêt à parier que cet argument ne représente que de la poudre aux yeux et que ce sont les pétrolières qui auront la grosse part du gâteau.

Et, qui plus est, Justin Trudeau allègue que son choix cadre dans la transition énergétique en cours…Foutaise! M. Trudeau devrait savoir qu’il ne peut pas sauver la chèvre et le chou. Tant et aussi longtemps que la priorité sera mise sur l’exploitation pétrolière, grande responsable de l’émission de gaz à effet de serre, nous vivons dans une utopie rocambolesque.

En conséquence, deux questions préalables doivent trouver réponses. D’abord, quand le Canada commencera-t-il à réduire sa production de pétrole pour la remplacer par davantage d’énergies renouvelables? Ensuite, pourquoi le gouvernement du Canada ne fait-il pas le choix de plafonner sa production de pétrole?

quebechebdo 1er décembre 2016
cyberpresse.ca 1er décembre 2016 "Pipelines: sauver la chèvre et le chou"
 

Décès d’un visionnaire

30 novembre 2016

C’est en 1971 que Guy Drouin prend la relève de son père qui opérait depuis 1963 un centre de glissades d’hiver à Saint-Gabriel-de-Valcartier, en banlieue de Québec. À partir de ce moment, le nouveau propriétaire n’a cessé de multiplier les réalisations qui font aujourd’hui du Village Vacances Valcartier un des mégaparcs d’attractions les plus achalandés en Amérique.

Un cancer virulent est venu lui enlever la vie brutalement à quelques jours de l’ouverture officielle du Bora Parc et de son hôtel, le dernier grand rêve de sa vie, à l’aube d’une retraite bien méritée.

Parmi les commentaires éloquents qui affluent depuis l’annonce de son décès à l’âge de 68 ans, je retiens celui de son fidèle ami et proche conseiller, Louis Massicotte, qui considère Guy Drouin comme « un grand créateur qui a bâti tout un Walt Disney du nord ».

Seule note encourageante, en visionnaire qu’il était, Guy Drouin avait déjà mis en place les mécanismes assurant la relève autour de ses trois fils. Mission accomplie, M. Drouin, et un grand merci de la part des millions de visiteurs qui ont eu la chance de vivre des moments inoubliables dans votre royaume fantastique!

quebechebdo 30 novembre 2016
vigile.net tribune libre 30 novembre 2016
 

Diplomatie 101

29 novembre 2016

Après avoir qualifié Fidel Castro de «leader plus grand que nature» ayant «consacré près d'un demi-siècle au service du peuple cubain» à la suite de l’annonce de son décès, le premier ministre Justin Trudeau a dû admettre que le « lider maximo » était un dictateur, pressé de questions par les journalistes au Sommet de la Francophonie à Madagascar.

Puis, face à un tir en règle de la part de l’opposition à Ottawa sur ses intentions d’assister ou non aux funérailles de l’ancien président cubain, on apprenait, par voie d’un communiqué de Rideau Hall, que le Canada sera représenté à Cuba par le gouverneur général David Johnston à une cérémonie de commémoration qui se tiendra à la Place de la révolution, à La Havane. Quant aux funérailles qui auront lieu dimanche, le bureau du premier ministre n’était cependant pas en mesure de dire si un membre du gouvernement y assisterait.

À mon point de vue, je demeure convaincu que le fils de Pierre Elliot Trudeau, lequel a vécu de grands rapprochements avec Fidel Castro, aurait apprécié être présent aux funérailles de l’homme fort de La Havane. En conséquence, je suis d’avis que Justin Trudeau a raté son cours de diplomatie 101 et qu’il aurait dû se présenter à ces funérailles en tant que premier ministre d’un pays ayant toujours entretenu de saines relations diplomatiques avec Cuba. 

quebechebdo 29 novembre 2016
 

L’éducation selon Castro

28 novembre 2016

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la mort de Fidel Castro ne laisse personne indifférent. De l’héroïsme à la tyrannie, toute la gamme des portraits du père de la révolution cubaine sont évoqués par les divers analystes de la scène internationale. À Cuba, une partie de la population est en liesse, l’autre, en pleurs. C’est le paradoxe Castro.

Par ailleurs, il y a une grande réalisation de Castro sur laquelle tous les observateurs s’entendent. Fidel disait souvent: «Il faut vaincre le sous-développement économique. Mais il y a une tâche tout aussi importante qui découle de la première: le sous-développement culturel qu’il faut absolument éradiquer. Comment? Par l’éducation.» D’ailleurs, la première tâche de la Révolution à ses débuts fut de lancer à travers le pays une vaste campagne d’alphabétisation.

À mon sens, Fidel Castro demeurera toujours une figure légendaire incarnant la tête pensante qui a réussi à sortir son peuple de l’ignorance et à lui inculquer les outils nécessaires pour résister pendant des décennies à l’impérialisme américain…Une contribution majeure qui sera gravée à jamais dans la mémoire collective!

quebechebdo 28 novembre 2016
 

L’effet Rouge et Or

27 novembre 2016

En remportant la neuvième coupe Vanier de son histoire, symbole de la suprématie du football universitaire canadien, le Rouge et Or de l’Université Laval a fait un pas de plus dans le cercle sélect des grands champions.

Une réputation qui déborde amplement les limites du campus de Laval et qui est devenue la fierté du grand Québec métropolitain dont le public s’est arrogé les retombées des honneurs que les couleurs du Rouge et Or font rejaillir sur toutes les autres disciplines sportives auxquelles participent les étudiants de l’Université Laval.

L’effet « Rouge et Or » contribue de la sorte à la visibilité de la scène sportive de la Capitale nationale tout en apportant des retombées économiques substantielles grâce à la participation massive de nombreux touristes qui envahissent les espaces sportifs de Laval, tous sports confondus.

Chapeau aux membres de la direction et aux joueurs du Rouge et Or pour leur détermination et leur talent qui se reflètent sur toute la population du grand Québec métropolitain…Une fierté bien méritée qui s’inscrit dans les efforts déployés par une équipe sportive qui a contribué grandement à conférer une place de choix aux mots « Rouge et Or » dans le cœur des Québécois!

quebechebdo 27 novembre 2016
cyberpresse.ca 28 novembre 2016
​Le Soleil 29 novembre 2016