8 octobre 2025
Le droit du gouvernement de s'ingérer dans les cotisations syndicales est une question complexe. Généralement, le gouvernement ne peut pas dicter l'utilisation des cotisations, mais il peut légiférer pour encadrer leur montant ou leur versement. À ce chapitre, le ministre du Travail, Jean Boulet, ouvre la voie à la possibilité de rendre facultative la partie des cotisations servant à des activités politiques dans un projet de loi pour «moderniser le régime syndical», une avenue qui suscite la colère des organisations de travailleurs qui crient à l’ingérence.
De son côté, le ministre prétend avoir l’appui des syndiqués pour « faire le ménage dans la gestion interne des syndicats ». Or à la question d’un journaliste lui demandant s’il avait l’appui des syndiqués dans sa démarche en point de presse, il a répondu que « les abus qui ont été documentés par les médias ont soulevé une colère publique. […] On n’a pas mesuré le niveau d’appui des syndiqués ». Et d’ajouter le ministre, « On ne fait pas ça contre les syndicats, on fait ça pour les syndiqués », a-t-il plaidé, en évoquant ce qui constitue selon lui des excès et des abus de certaines organisations syndicales. Dans cette foulée, le gouvernement annonce ses velléités de rendre une partie des cotisations syndicales facultatives, notamment lorsque les organisations syndicales veulent s’en servir pour contester une loi, par exemple, ou pour des fins autres que défendre directement les droits des travailleurs.
En revanche, la présentation des états financiers aux membres lors de l'Assemblée générale annuelle est une obligation statutaire et un élément essentiel de la transparence et de la démocratie syndicale, assurant que les membres soient informés de la gestion financière de leurs commettants. Par ailleurs, les dirigeants des Centrales syndicales devraient, selon moi, être contraints de convoquer leurs membres en Assemblée générale spéciale dans les cas où le sujet n’est pas relié directement aux conditions de travail des travailleurs. En résumé, l’Assemblée générale est souveraine et, à ce titre, elle a le pouvoir, en tout temps, de présenter une motion de blâme, voire de non-confiance envers l’exécutif syndical et cela, sans l’ingérence du ministre du Travail dans les affaires courantes des syndicats.
vigile.quebec tribune libre 4 octobre 2025
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2 octobre 2025
En pleine campagne électorale municipale, les candidats à la mairie, notamment le maire sortant de Québec Bruno Marchand, dans un long message publié sur Facebook, auraient bien souhaité que le discours inaugural du premier ministre François Legault aborde les épineux dossiers sur la pénurie de logements à prix abordables et la prolifération alarmante du phénomène de l’itinérance, qui ressortent pourtant comme des priorités aux yeux des citoyens comme l’a confirmé un récent sondage Léger publié la semaine dernière qui ont littéralement passé sous le radar.
En revanche, François Legault nous a servi un copier-coller de son allocution ayant suivi l’assermentation de son nouveau cabinet récemment en prenant bien soin d’y ajouter un soupçon d’élan théâtral dans le but d’exprimer toute sa détermination à réaliser ses quatre priorités, à savoir l’identité, la sécurité, l’économie et l’efficacité au sujet desquelles, soit dit en passant, aucun moyen concret n’a été mentionné pour les pallier.
Bien sûr les conditions de vie de monsieur et madame Tout-le-Monde suscitent moins d’éclat que les bras de fer entre les dirigeants syndicaux et le ministre du Travail relié à l’utilisation « excessive » des cotisations syndicales ou entre les fédérations de médecins et le ministre de la Santé sur l’instauration de critères de performance. Et pourtant, selon l'Enquête québécoise sur la santé de la population, environ 0,8 % des personnes de 50 ans et plus avaient vécu une situation d'itinérance au cours des 5 dernières années ce qui correspond à environ 28 400 personnes en 2025.
Rocky est acculé dans les câbles. Aussi doit-il tenter de se sortir de cette situation précaire en faisant preuve de stratégie s’il désire poursuivre le combat. Et, pour y parvenir, il a choisi de faire appel à son expérience de « boxeur aguerri », soit de répondre par la contre-attaque en revenant aux moyens de prédilection de ses premiers combats dans l’arène de la politique. Or depuis 2018, les stratégies ont évolué, la finesse a pris une grande place dans les arènes pugilistique et politique. En revanche, force est d’admettre que François Legault n’a pas évolué à ce chapitre, privilégiant avec acharnement la force brutale et l’affrontement au détriment de la sensibilité.
vigile.quebec tribune libre 2 octobre 2025
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30 septembre 2025
C’est sur la chanson « Eye of the tiger » que François Legault a été accueilli comme un héros à son entrée au congrès national de la CAQ par des militants littéralement gonflés à bloc. Dans la foulée du légendaire Rocky, le chef de la CAQ a lancé d’entrée de jeu qu’un vrai boxeur est capable d’encaisser les coups mais aussi de continuer le combat. Or François Legault est acculé dans les câbles par un adversaire redoutable, une partie de ses propres militants. Le défi est pharaonique. Rocky réussira-t-il à se sortir de cette impasse ou sera-t-il mis KO? La suite au prochain épisode…
vigile.quebec tribune libre 30 septembre 2025
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30 septembre 2025
Nonobstant l’appui majoritaire du caucus envers François Legault, des militants se lèvent pour manifester leur désaveu envers leur chef. C’est dans un tel climat que le chef de la CAQ lance une offensive en règle visant le retour à droite de l’ADN de son parti dans le sillon des objectifs qui lui a valu son ascension au pouvoir en 2018, notamment un régime minceur dans l’appareil de l’État et la restauration de la loi et l’ordre au sein de la société québécoise. De toute évidence, François Legault joue son va-tout, un récent sondage cantonnant la CAQ au quatrième rang des intentons de vote des Québécois derrière le Parti conservateur d’Éric Duhaime (PCQ) à 11% des intentions de vote.
La stratégie du retour en arrière de François Legault peut-elle le faire remonter dans la faveur populaire? Qu’en est-il des dossiers criants en Éducation et en Santé, les grands oubliés de M. Legault à l’occasion de son allocution lors de l’assermentation de son cabinet? Jusqu’où ira le ministre du Travail Jean Boulet dans son projet de réforme du syndicalisme qui suscite déjà un tollé de contestations de la part des dirigeants syndicaux? Les effets collatéraux catastrophiques de la montée vertigineuse de l’extrême droite chez nos voisins du Sud ne devrait-elle pas déclencher une sonnette d’alarme aux oreilles du premier ministre?
Les temps ont changé depuis huit ans, M. Legaulut, on ne refait pas le passé. Le bras de fer actuel entre le gouvernement et les fédérations des médecins, les perspectives d’avenir houleuses entre le ministre du Travail et les syndicats, le mécontentement généralisé en Santé et en Éducation, l’échec financier catastrophique de votre gouvernement dans les dossiers Northvolt et SAAQclic, les sempiternelles tergiversations à l‘égard du troisième lien Québec/Lévis font inéluctablement partie des accidents de parcours ressentis aujourd’hui par les Québécois. Dans un tel contexte, votre intention de reconquérir la confiance de l’électorat tient, à mon avis, de l’utopie. De ce fait, je suis d’avis que la seule solution raisonnable serait de quitter la scène politique québécoise immédiatement avant que vos militants vous l’imposent sans coup férir.
vigile.quebec tribune libre 30 septembre 2025
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28 septembre 2025
Kim Thuy, née le 18 septembre 1968 à Saïgon, est une écrivaine québécoise adulée d’origine vietnamienne qui a quitté le Vietnam avec les boat people dans la cale d'un bateau à l’âge de dix ans, et s’est installée avec sa famille au Québec en 1979.
Tout récemment a paru la pièce de théâtre Am, un récit biographique dans lequel elle fait part de sa peine d’amour face à un Québec qu'elle ne reconnaît plus en raison de la prise de positions de certains partis politiques face à l'immigration. Or dans cette foulée, à ceux et celles qui disent que la situation a changé en 45 ans, elle remémoré le contexte économique de l’époque à un moment où le monde vivait une profonde récession. Néanmoins, les Québécois ont accueilli chaleureusement la famille de Kim alors que plusieurs usines fermaient à Granby, leur ville d’adoption.
Par ailleurs, invitée le 21 septembre sur le plateau de Tout le monde en parle, l’autrice, qui avait déclenché une polémique en se confiant, en entrevue à Radio-Canada, sur sa « peine d’amour » à l’égard du Québec, a défendu l’importance du choix des mots pour parler d’immigration. Ainsi « au lieu de parler de l’immigration comme un coût, pourquoi on ne parle pas en termes d’investissement? » se demande-t-elle. Kim Thuy s’interroge également sur le fait que l’immigration reçoive tout le blâme ayant trait à la pénurie de logements sans que les dirigeants nous donnent un éventail complet des facteurs en cause.
De toute évidence, Kim Thuy est en amour avec sa terre d’accueil envers qui elle voue une profonde reconnaissance. Or le contexte démographique a changé depuis 1979, le Québec ayant accueilli un flux volumineux d’immigrants au cours de la dernière décennie. Sa capacité d’accueil a atteint son seuil de tolérance. De son côté, Kim Thuy rêve d’un Québec ouvert à une augmentation d’immigrants dans un effort de valorisation de leur présence dans le paysage socio-économique du Québec…un décor jaillissant de la lumière du passé sur un fond d’ombre émergeant du présent.
vigile.uebec tribune libre 26 septembre 2025
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28 septembre 2025
C’est un véritable bras de fer auquel nous assistons entre les fédérations de médecins et le ministre de la Santé Christian Dubé depuis des mois, ce dernier ayant fermement l’intention de maintenir le cap sur le projet de loi 106, notamment sur l’utilisation de critères de performance pour évaluer 15% de la tâche des médecins. Le dialogue est rompu, chacune des parties demeurant fermement sur ses positions, et s’accusant mutuellement d’entêtement anti-productif.
Or ces derniers jours, les médecins spécialistes suivis des omnipraticiens ont augmenté la pression en cessant leur prestation de cours auprès des étudiants en médecine, ce qui aura pour effet de retarder indûment la diplomation des futurs médecins dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre flagrant en médecine.
De facto, ces étudiants sont littéralement pris en otages au détriment de leur future promotion en médecine. En agissant de la sorte, je suis d’avis que les médecins outrepassent sans coup férir les bornes du cadre raisonnable de la négociation, et créent de la sorte un vice de procédure outrancier en interférant implacablement sur l’avenir des futurs médecins, lesquels deviennent les innocentes victimes d’un débat sans fin qui les condamne inexorablement à mettre un frein sur leur avenir professionnel…et qui sait, à l’abandonner. Dans un contexte aussi malsain, il est à souhaiter que les médecins feront appel à leur conscience professionnelle et reviennent rapidement sur leur décision pour le plus grand bien des étudiants en médecine qui ont fait le choix de consacrer leur vie aux soins de santé des Québécois.
vigile.quebec tribune libre 26 septembre 2025
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28 septembre 2025
La langue française évolue constamment si bien que des centaines de mots nouveaux liés notamment à l’évolution en recherche et en technologie sont intégrés dans les dictionnaires d’année en année. En revanche, l’apparition du mouvement LGBTQ+ a ouvert la porte à une langue visant à intégrer les personnes non-binaires. Des termes nouveaux ont émergé ces dernières années pour désigner les personnes qui ne s’identifient ni comme homme ni comme femme, d’autres visant à neutraliser les genres dans le but de créer une écriture plus inclusive d’où le mot « iel » représentant la jonction des pronoms « il » et « elle ». Il en est ainsi de la jonction de « tous » et de « toutes » en « toustoutes ».
Et pourtant, partant du fait que les mots « il, elle, tous et toutes » sont des pronoms, et qu’à ce titre, ils remplacent des noms « genrés » qui les précèdent, la contorsion linguistique devient oiseuse. À titre d’exemple, dans le procès-verbal d'un comité de parents, on peut lire: «Iels se sont rencontré.e.s trois fois déjà.» On peut se demander l’utilité de l’emploi de « iels » alors qu’il remplace les parents, un nom masculin regroupant les substantifs « mère et père ».
Dans ce contexte, le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge interdira l’utilisation de mots non binaires, comme «iel» et «toustes», ainsi que les formulations inclusives telles que «citoyen.e.s» (dont l’amalgame, soit dit en passant, se traduit par « citoyenes »), dans les communications de l’État. Le ministre publiera un règlement en ce sens s’appliquant notamment aux ministères, aux sociétés d’État, aux organismes publics et aux municipalités. Par ailleurs, à ceux qui seraient tentés de traiter de nostalgique le ministre, il serait opportun de vous rappeler que, dès 1979, la Gazette officielle du Québec recommandait à toutes les administrations de l’État de féminiser les noms de fonction et de métier soit 9 ans avant que la Suisse romande passe une motion semblable, 14 ans avant la Belgique wallonne et 19 ans avant la France.
Nonobstant qu’une société doit se tenir au faîte de l‘évolution, un rappel portant sur l’orthographe grammaticale s’impose notamment au chapitre des pronoms dont le genre est prédéterminé par celui du ou des mots qu’ils remplacent dans la phrase. Enfin j’invite les défenseurs de l’écriture inclusive à faire preuve de réserve et de clarté à l’égard de leurs propositions de changements…Bonne réflexion à « toustoutes »!
vigile.quebec tribune libre 27 septembre 2025
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24 septembre 2025
Le cauchemar dans lequel est plongée Anaïs, une adolescente de 13 ans, relaté par Patricia Rainville du Soleil en date du 22 septembre dans un article titré «Mets-toi la corde au cou»: une ado brisée par l’intimidation, m’a littéralement sidéré.
Il y a quelques semaines, de jeunes intimidateurs lui ont martelé de se «mettre la corde au cou» en ajoutant malicieusement que « la corde ne tiendrait pas» sous son poids. «Depuis qu’elle est en maternelle qu’elle se fait dire qu’elle est grosse, qu’elle est ci, qu’elle est ça. Ça dure depuis le primaire, mais là, ça a atteint un autre niveau», insiste la maman d’Anaïs, Jenny Guillemette.
À bout de nerfs, Anaïs a décidé de porter plainte à la police, et comble d’ironie, «la plainte n’a pas été retenue au criminel parce qu’il manquait le mot “pendre” dans la phrase. Le procureur a décidé que ce n’était pas assez incitatif au suicide…» explique la mère d’ Anaïs, littéralement estomaquée.
L’intimidation à l’école est devenue un fléau qui se propage à vitesse grand V. Les médias sociaux en présentent sans coup férir à longueur de journée sur les gadgets électroniques des jeunes qui en subissent les effets pernicieux pouvant aller jusqu’au suicide. Il est à souhaiter que d’autres cas comme Anaïs dénoncent aux policiers la violence psychologique dont ils sont les innocentes victimes tout en espérant que les procureurs prennent leur déposition au sérieux…sans s’enfarger dans les fleurs du tapis.
vigile.quebec tribune libre 23 septembre 2025
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24 septembre 2025
Bien au fait de la très forte adhésion de la population québécoise à l’égard de la Loi sur la laïcité, le gouvernement Carney a décidé de ne pas contester ladite Loi mais plutôt de s’attaquer à la constitutionnalité de la clause dérogatoire qui a été insérée dans la Constitution canadienne lors du rapatriement de 1982, un dossier piloté par le lieutenant politique de Mark Carney au Québec, le député québécois Steven Guilbeault.
De fait, le gouvernement fédéral propose que la Cour suprême donne aux tribunaux le pouvoir d’évaluer si une loi adoptée par un parlement élu démocratiquement enfreint les droits fondamentaux des individus de manière «exorbitante». En somme, une telle disposition reviendrait à changer carrément les règles du jeu dans l’équilibre existant entre les tribunaux et les parlements des provinces, ces dernières ayant le pouvoir d’avoir le dernier mot sur la validité d’une loi qui brimerait certains droits fondamentaux grâce à la clause dérogatoire.
D’où les questions suivantes : l’interdiction de porter des signes religieux ostentatoires sur les lieux de travail entraîne-t-elle des conséquences exorbitantes, à savoir « qui dépassent la mesure, les proportions normales », telles que définies par le Petit Larousse illustré. Et, dans l’hypothèse où la Cour suprême acquiesce à la poursuite du gouvernement fédéral, quelles seront les conséquences sur les autres lois adoptées par le gouvernement québécois faisant appel à la clause dérogatoire?
En somme, en contournant l’attaque de front d’Ottawa contre la Loi sur la laïcité québécoise, assisterons-nous à l’émergence de la pointe de l’iceberg? Le verdict appartient maintenant aux juges de la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire du pays, agissant en tant que tribunal d'appel de dernier ressort…
vigile.quebec tribune libre 23 septembre 2025
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22 septembre 2025
L’assassinat de Charlie Kirk est venu amplifier le mouvement d’extrême droite déjà grandement polarisé depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis. La liberté d’expression garantie dans le premier amendement de la Constitution américaine est fortement mise à mal, particulièrement au sein des talk-show télévisés ayant critiqué les fondements extrémistes de droite du trumpisme qui ont été cavalièrement suspendu.. À titre d’exemple flagrant, le retrait du talk-show de l’humoriste Jimmy Kimmel indique une intention claire de l’administration du président de faire rentrer dans le rang les personnalités publiques voulant contredire le clan Trump sur le narratif entourant l’assassinat de Charlie Kirk. En termes clairs, on assiste à un glissement de la liberté de parole vers l’exercice d’un pouvoir autocratique dévolu essentiellement à ceux qui défendent les positions de Donald Trump à défaut de quoi les récalcitrants sont traités comme des parias.
En tant qu’observateur éloigné de la politique américaine, je suis profondément inquiet des répercussions négatives de cette chasse systémique aux anti-trumpistes chez nos voisins du Sud. La liberté d’expression incarne un des fondements existentiels de la démocratie, et toute violation de ce droit risque d’ébranler sérieusement ses pierres d’assise. Aussi est-il pertinent, dans ce contexte explosif, de s’interroger sur l’éventualité qu’un tel déferlement de l’extrême droite ne s’étende jusqu’ici et ne vienne contaminer la scène politique canadienne. De facto, nos dirigeants doivent faire preuve de vigilance et de clairvoyance à l’égard de la survie et de la protection des règles démocratiques qui sont enracinées dans la Charte canadienne des droits et libertés et qui en constituent une valeur fondamentale.
vigile.quebec tribune libre 22 septembre 2025
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