Deux chefs libéraux, un profil similaire

21 janvier 2026

Si on y réfléchit bien, le chef des libéraux fédéraux, Mark Carney, et le futur chef pressenti des libéraux provinciaux, Charles Milliard, présentent un profil possédant des caractéristiques similaires. Et de un, tous les deux n’avaient aucune expérience en politique lorsqu’ils se sont présentés à la chefferie de leur parti respectif, et de deux, ils sont des chefs non-élus, et de trois, les deux hommes sont issus de la sphère économique, Carney en tant qu’ex-gouverneur des banques d’Angleterre et du Canada, Milliard en tant qu’ex-président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. Enfin et de quatre, si on pousse un peu plus loin la réflexion sur les similitudes liées aux circonstances entourant leur arrivée en politique, force est d’admettre qu’ils arrivent tous les deux à la tête de leur parti respectif pour répondre à un besoin pressant de changement des Libéraux sur les deux scènes politiques à la suite des démissions en catastrophe de Justin Trudeau et de Pablo Rodriguez.

À ce jour, les comparaisons s’arrêtent là. En effet, pour que les similitudes puissent s’ajouter au profil des deux chefs politiques, il faudrait que le nouveau chef du PLQ puisse combler l’écart qui le sépare du PQ et obtienne le pouvoir en octobre 2026, un scénario qui fait encore partie du monde de la pure spéculation. Toutefois, le cas échéant, il faudra ajouter une cinquième comparaison entre le profil des deux chefs libéraux. À cet effet, rappelons que le plus récent sondage Léger, paru le 17 décembre, jour de la démission de Pablo Rodriguez, prévoyait que le Parti libéral terminerait deuxième derrière le Parti québécois à 35 %, avec 20 % du vote populaire.

Enfin si Charles Milliard parvient à tenir dans l’ombre les scandales qui hantent le PLQ depuis des décennies, qu’il incarne, à l’image de Mark Carney, le sauveur attendu et qu’il remporte le prochain scrutin, le tableau des comparatifs entre les deux chefs libéraux atteindra le chiffre six, certainement une primeur sur la scène politique fédérale-provinciale. Entre temps, Charles Milliard ne dispose que de 6 ou 7 mois [ s’il y a course au leadership ] pour mobiliser ses troupes et regagner la confiance des Québécois, particulièrement dans les régions.

vigile.quebec tribune libre 20 janvier 2026

La troisième voie, entre rêve et utopie

19 janvier 2026

En 2011, François Legault créait la Coalition avenir Québec (CAQ), un parti politique qui regroupait des fédéralistes et des souverainistes qui ont vu dans ce parti la possibilité d’un Québec fort à l’intérieur du Canada doté d’une autonomie renforcée. Or quinze ans plus tard, après avoir obtenu deux mandats majoritaires consécutifs, force est de constater que le rêve de François Legault tenait de la pure utopie. En bref, de toutes les demandes d’accommodements faites par la CAQ au gouvernement fédéral, aucune n’a reçu l’aval d’Ottawa.

Et pourtant en théorie, l’idée d’un parti ni fédéraliste ni souverainiste qui se définit comme un parti nationaliste semble plutôt rassembleuse à prime abord. À l’origine, son fondateur créait un créneau politique tout à fait réaliste, tirant les avantages et du souverainisme et du fédéralisme tout en se dotant d’une identité propre. Dans les faits, le temps a donné raison à François Legault qui a pris le pouvoir après seulement sept années de construction.Tout un exploit, il faut bien l’admettre.

Or aujourd’hui, de toute évidence, la troisième voie tracée par François Legault est cahoteuse, elle recherche ses repaires qui lui ont donné l’élan nécessaire pour occuper le pouvoir au cours des huit dernières années. L’union des bleus et des rouges qui ont réussi à déchiffrer une troisième voie a perdu sa boussole. La convivialité s’est effritée au détriment de l’usure du pouvoir. Ce parti ni-chair ni-poisson qui devait ouvrir la porte à une troisième voie est irrémédiablement confronté au « noui » à l’égard de l’avenir constitutionnel du Québec.

En somme, la troisième voie sur l’échiquier politique du Québec se retrouve encarcanée entre l’arbre et l’écorce D’un côté, le fédéral ne se pliera jamais aux demandes du Québec et de l’autre, le nationalisme de la CAQ incarnera toujours la pâle image d’un Québec fort qui n’existe que dans les rêves des militants de la CAQ.

vigile.quebec tribune libre 19 janvier 2026

Chu pu capable!

19 janvier 2026

Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump en janvier 2025, il ne se passe pas une journée sans qu’il fasse les manchettes dans les médias. Aujourd’hui, c’est son intention d’acheter le Groenland, le déploiement de ICE au Minnesota pour des mesures dites de sécurité publique, hier c’était son plan de paix à Gaza, ses menaces contre l’Iran, il y a quelques semaines, l’enlèvement du président Maduro du Venezuela, et j’en passe…Le président américain apparaît quotidiennement dans les médias partout dans le monde telle une icône incontournable. L’attendu dossier Epstein est finalement sorti des boules à mites non sans avoir été presque entièrement clavardé. La politique internationale est entièrement drapée autour de son image, vêtu de son complet foncé, sa chemise blanche et sa cravate rouge. La géo-politique internationale est suspendue à ses lèvres aussitôt qu’il ouvre la bouche pour y aller d’une déclaration la plupart du temps farfelue et déconnectée de la réalité sur le terrain. L’imposition de ses tarifs sont devenus monnaie courante. Le droit international est cavalièrement reléguée aux oubliettes. Son omniprésence sur les médias donne l’impression que le reste du monde s’est arrêté de tourner. Enfin bref, chu pu capable de le voir ni de l’entendre déblatérer contre tout ce qui bouge sur la planète!

vigile.quebec tribune libre 17 janvier 2026

 

Les paris sont ouverts

19 janvier 2026

Qui se lancera dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ)? Les paris sont ouverts. Parmi les noms qui circulent actuellement comme candidats pressentis, mon choix s’arrêterait sur Simon Jolin-Barette, Christine Fréchette ou Sonia Lebel.

Issu de la frange nationaliste de la CAQ, Simon Jolin-Barrette, l’actuel ministre de la Justice, est perçu au cabinet comme un ministre hyperactif, réformateur, efficace et professionnel dans l’exécution des dossiers qui lui son confiés notamment dans la création du tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale. De son côté, la ministre de l’Économie, Christine Fréchette a su répondre à l’appel efficacement en remplacement de Pierre Fitzgibbon dans un ministère névralgique du gouvernement, et elle incarne la nouvelle génération des membres du gouvernement caquiste. Enfin la nouvelle ministre de l’Éducation et ex-ministre responsable du Conseil du trésor, Sonia Lebel, est perçue comme une ministre perfectionniste doublée d’un professionnalisme exemplaire, et est parvenue à conserver sa crédibilité dans l’épineux dossier des négociations collectives des employés du secteur public.

À la suite du départ de François Legault, de nombreux dossiers épineux restent en plan dont les négociations avec les médecins spécialistes, le projet de loi 3 sur la transparence des syndicats, le projet de loi 1 sur une nouvelle constitution du Québec et le virage du gouvernement vers un régime minceur de l’appareil de l’État.

De plus, le défi est immense. Depuis des mois, la CAQ est reléguée loin dans les sondages sur les intentions de vote des Québécois, le dernier coup de sonde la plaçant en quatrième position à égalité avec Québec solidaire et un maigre 11%. Et de surcroît, le parti ne dispose que de quelque huit mois pour élire un chef et plonger dans une campagne électorale dont l’issue est fixée au 5 octobre 2026. Toute une odyssée attend le futur chef du gouvernement de la CAQ.

viile.quebec tribune libre 17 janvier 2026

L’usure du pouvoir est venue à bout de François Legault

16 janvier 2026

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe sur la scène politique québécoise, François Legault quitte le navire dont il assurait la gouverne depuis 2011. L’usure du pouvoir et son corollaire, le besoin de changement, seront venus à bout du fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui incarnait la troisième voie sur le spectre politique du Québec, la voie du nationalisme québécois. Depuis plusieurs mois, des vents violents soufflaient sur les voiles du navire qui tanguaient dangereusement de tous côtés. Le capitaine n’arrivait plus à calmer la tempête.

Gouverner un État pendant presque huit ans laisse inévitablement des écorchures parfois difficiles, voire impossibles à refermer, et cela, malgré sa gestion remarquable de la pandémie qui, sans l’ombre d’un doute, restera un legs inoubliable de François Legault envers les Québécois. Autre fait notoire, le chef de la CAQ aura défendu jusqu’au bout la sauvegarde du français au Québec, menacée particulièrement sur l’île de Montréal.

On aura beau passer en revue tous les écueils jonchant le chemin emprunté par François Legault tels le scandale SAAQclic ou la mésaventure de Northvolt, les pénibles négociations avec les médecins ou le projet de loi 1 sur une constitution du Québec, chacun de ces dossiers a laissé une cicatrice profonde dans la population au fil du temps. On dit souvent qu’en politique, six mois peuvent paraître une éternité. Dans ce contexte, il est aisé de comprendre qu’une durée de sept ans ne peut que laisser des empreintes indélébiles.

François Legault a toujours placé l’économie au centre de ses priorités, son obsession pour atteindre le PIB de l’Ontario en faisant foi. Or en agissant de la sorte, il a délaissé la qualité de vie des citoyens notamment à l’égard de l’augmentation du coût de la vie, de la pénurie de logements abordables et de la croissance des itinérants qui ont été relégués au second plan si bien que l’homme d’affaires a décroché de la pénible réalité aux yeux des contribuables québécois.

« Pour le bien du parti et surtout, pour le bien du Québec », François Legault a décidé de céder le flambeau à un successeur. Il marque incontestablement la fin d’une époque. Plusieurs journalistes feront le bilan de son passage à la tête du gouvernement du Québec. Toutefois, avec le recul, c’est l’histoire qui évaluera objectivement son bilan politique pour le meilleur comme pour le pire.

vigile.quebec tribune libre 15 janvier 2026 

La reconnaissance, bougie d’allumage des enseignants

15 janvier 2026

Lourdeur de la tâche, manque de ressources humaines spécialisées pour venir en aide aux élèves à besoins particuliers, surmenage, violence physique et psychologique contribuent directement à amener un travailleur sur trois à envisager de changer d’emploi au courant du premier semestre chez les enseignants. Toutefois, par-delà ces écueils contraignants, se cache un manque de reconnaissance flagrant de la part des gestionnaires chargés de leur venir en aide.

Ce n’est pas d’hier que le manque de reconnaissance envers la profession d’enseignant occupe sans coup férir le spectre de la carrière « facile » bénéficiant de vacances nombreuses étalées sur toute l’année scolaire, deux mois d’arrêt complet durant l’été, une semaine de relâche, sans compter les semaines de vacances aux temps des Fêtes. Et s’ajoutent à toutes ces « faveurs », les journées pédagogiques étalées sur toute l’année scolaire.

Or aujourd’hui, en ces temps perturbés où les média sociaux ont envahi subrepticement l’univers des jeunes, la tâche des enseignants s’est proportionnellement transformée. Fini le temps où les élèves s’assoyaient docilement au son de la cloche et où leur attention était illico dirigée sur le professeur. Fini le temps où les élèves se pressaient pour répondre aux questions de leurs enseignants.

Tant et aussi longtemps que les enseignants évolueront dans ce capharnaüm, et que notre société, à commencer par les dirigeants des écoles, fera abstraction de toute la reconnaissance que la profession d’enseignant exige, nous assisterons à l’abandon d’enseignants laissés en otages dans un monde qui ne reconnaît plus toute l’importance de la carrière d’enseignant dans la formation des adultes de demain.

vigile.quebec tribune libre 14 janvier 2026

Le bienveillance de Charles Milliard

14 janvier 2026

Le Robert définit la bienveillance comme une « disposition favorable à l'égard de qqn ». Dès son premier point de presse annonçant sa candidature dans le cadre de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), l’ex- PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Charles Milliard, a insisté sur le fait qu’un PLQ qu’il dirigerait mettrait en exergue la bienveillance dans ses propos avec ses adversaires politiques.

Une déclaration qui n’est pas sans nous rappeler le style de gestion axé sur le respect de ses adversaires du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), au début de son mandat, une attitude qui, il faut bien l’admettre, a été chamboulée dans la foulée des débats houleux à l’Assemblée nationale. Et pourtant, nombreux étaient ceux qui voyaient en PSSP un politicien qui, enfin, ferait de la politique autrement.

Conséquemment, assisterons-nous à l’abandon de la bienveillance promise par Charles Milliard lorsque cette dernière sera bombardée par les attaques véhémentes, voire vicieuses, de ses amis d’en face? Les coups bas et les uppercuts venant de l’arène politique forceront-ils le chef néophyte du PLQ à sortir ses gants de pugiliste s’il aspire gagner le combat prévu pour le 5 octobre 2026? À mon sens, il n’aura pas le choix s’il ne veut pas être mis au tapis le soir du combat. En termes clairs, Charles Milliard, tout bien intentionné qu’il soit, sera tôt ou tard, s’il devient chef du PLQ, être confronté brutalement à la lutte féroce de la scène politique.

Le Soleil (version numérique) 14 janvier 2026
vigile.quebec tribune lire 14 janvier 2026

Les appels à la paix de l’ONU…et après?

12 janvier 2026

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale en 1945, la communauté internationale s’est munie d’institutions internationales telle l’Organisation des Nations unies (ONU) afin de préserver la paix et d’éviter que des dictateurs ne contournent le droit international et n’imposent leur domination et leur soif de pouvoir illimité au reste de la planète.

Or aujourd’hui même sur notre planète, des conflits sanguinaires se déroulent sans coup férir et sous nos yeux par l’intermédiaire des médias sociaux à Gaza et en Ukraine au mépris odieux du droit international, l’enlèvement illégal du président du Venezuela, Nicolás Maduro, par Donald Trump en étant un exemple patent. Et pendant ce temps, António Guterres, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, se contente de lancer des appels à la paix et au respect du droit international qui coulent comme de l’eau sur le dos d’un canard. 

En tant qu'ancien ambassadeur du Canada à l'ONU, Bob Rae a fermement soutenu l'Ukraine contre l'agression russe, soulignant que l'invasion violait la Charte des Nations Unies et que les Ukrainiens se battaient pour les principes mondiaux, appelant à une paix juste et durable. Concernant Gaza, il a soutenu la reconnaissance de l'État de Palestine pour encourager un dialogue de paix, insistant sur le respect des droits humains, l'aide humanitaire et la libération des otages, tout en réaffirmant le soutien du Canada à la sécurité d'Israël. Somme toute, de beaux discours qui résonnent comme la voix dans le désert.

La mission principale de l'ONU est de maintenir la paix et la sécurité internationales, en prévenant les conflits et en aidant à résoudre les différends par des moyens pacifiques, tout en promouvant les droits de l'homme, l'aide humanitaire, le développement durable et le droit international. Or dans les faits, à quand remonte le dernier conflit que l’ONU a réussi à « prévenir » ou à « résoudre »? Poser la question, c’est y répondre…

vigile.quebec tribune libre 11 janvier 2026

En quête de la fontaine de Jouvence

11 janvier 2026

À une certaine époque, les rides au visage représentaient les traces du sourire, ces fines lignes autour des yeux et de la bouche apparaissant plus tôt chez les personnes particulièrement joyeuses, qui rient beaucoup en plissant souvent les yeux.Or aujourd’hui, nous assistons à un changement de paradigme radical qui identifie l’apparition de ces ridules au vieillissement, d’où l’émergence en forte croissance d’injections esthétiques telles le Botox. Autres temps, autres mœurs…

La popularité des injections esthétiques pour contrer les rides a explosé au Québec. Des centaines d’infirmières et de médecins ont tourné le dos au réseau de la santé pour profiter de la manne entourant l’explosion de la popularité des injections esthétiques, comme le Botox. «Maintenant, tout le monde pique!», constate Mirna Saadeh, une infirmière de Montréal qui pratique des injections depuis 15 ans. Depuis sept ans, le nombre d’infirmières qui travaillent en «soins médico-esthétiques» a plus que doublé, passant de 149 à 344 à travers le Québec.

Signes des temps, les injections esthétiques ont particulièrement la cote auprès des jeunes Québécois de moins de 30 ans qui sont prêts à payer des milliers de dollars par année pour améliorer leur apparence. «100% de mes amis ont recours au Botox. C’est très normal de faire ça!, confie ouvertement Amélie Riel, 29 ans, qui reçoit des injections esthétiques régulièrement depuis quatre ans.

L’éventail des utilisateurs réguliers des injections esthétiques ne cessent de s’accroître chez les jeunes adultes autant que chez les personnes âgées, un phénomène transgénérationnel qui défie toutes les statistiques. Les premiers visent la prévention des rides, les seconds, leur disparition. En revanche, les deux groupes d’âges sont envoûtés par un défi similaire, la quête de la fontaine de Jouvence.

vigile.quebec tribune libre 10 janvier 2026

Semaine de trois jours en présentiel pour les fonctionnaires

11 janvier 2026

Pour les besoins de la petite histoire, il m’apparaît judicieux de rappeler que l’instauration du télé-travail a été implantée dans le cadre des mesures de protection décrétées par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de la COVID-19. Autrement dit, le travail à la maison était une mesure circonstancielle. En conséquence, la circonstance étant éliminée, la logique devrait se traduire par un retour à la case départ, à savoir le travail en présentiel cinq jours par semaine telle qu’était la règle avant la pandémie.

Or une nouvelle mesure du gouvernement impose le présentiel trois jours par semaine à compter du 26 janvier, une décision qui soulève un tollé de contestation au sein des fonctionnaires qui soupçonnent François Legault de vouloir inciter des employés à démissionner pour réduire la taille de l’État. « C'est une belle porte pour le gouvernement pour pouvoir abolir encore plus de postes, et ça coûtera encore plus de services à la population, malheureusement [...] Pourquoi est-ce qu’on irait engorger le trafic existant déjà dans les grandes villes? » allègue le président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle.

Un récent sondage maison [dont on peut douter tout au moins de l’objectivité] réalisé auprès des membres du SFPQ révèle que les fonctionnaires ne sont pas d’avis qu’une augmentation du travail en présentiel améliore la collaboration et la cohésion d’équipe, les employés évoquant même des difficultés de concentration en raison de l’absence d’espaces fermés. Pire encore, les employés de l’État anticipent des effets négatifs avec l’ajout d’une troisième journée de boulot au bureau, 87% des travailleurs sondés prévoyant une hausse du stress et de la fatigue, 63% une baisse de la productivité individuelle et 71% une diminution de l’intention de rester en poste.

À mon sens, le télétravail à trois jours par semaine a contribué à installer une zone de confort chez les employés de l’État. En revanche, de mémoire, je ne me souviens pas que le travail au bureau cinq jours par semaine ait fait l’objet de quelque doléance avant la pandémie. Enfin je suis plutôt d’avis que le travail en présentiel contribue à créer un climat de travail sain et productif en comparaison avec un travail isolé à la maison et, de facto, je préconise le retour au présentiel trois jours par semaine.

vigile.quebec tribune libre 10 janvier 2026