Pour un face à face avec l’intimidation

6 décembre 2011

Comme il arrive souvent dans notre société laxiste, il aura fallu le suicide de la jeune Marjorie Raymond pour que les méfaits pernicieux de l’intimidation dans nos écoles refassent surface sur la scène médiatique.

Bien qu’il faille saluer l’initiative des Jeunes musiciens du monde pour la création de leur chanson intitulée « Reste debout! », l’instauration d’un code de vie strict devra un jour être établi dans nos écoles si l’on souhaite étouffer ce fléau.

À mon sens, si les intervenants en milieu scolaire désirent vraiment que les victimes d’intimidation « restent debout », comme le souhaite le titre de la chanson, ils devront faire face aux agresseurs et les caser énergiquement dans un cadre de vie qui ne tolère pas de tels agissements!

quebechebdo 6 décembre 2011 

Un printemps inachevé

5 décembre 2011

De retour d’un séjour d’une semaine en République dominicaine au cours duquel j’ai lu le Tome II de la biographie de Claude Léveillée publiée chez Art Global sous la plume de Marie-Josée Michaud, j’ai cru intéressant de vous partager un passage significatif dans la carrière de Claude Léveillée, à savoir sa rencontre avec Marcel Dubé, particulièrement un épisode datant de juillet 1980.

C’est au début des années ’60 que Marcel Dubé rencontre pour la première fois Claude Léveillée en tant que spectateur assidu chez Bozo. Dubé décrit le pianiste en ces termes :

« Chez Bozo, lorsque Claude apparaissait au piano, il était d’une telle timidité, d’une telle modestie, fragile, incertain de plaire, ça me touchait énormément. »

Et Dubé, en bon semeur de récoltes foisonnantes, a su veiller au grain :

« Son œuvre de dramaturge est aujourd'hui indissociable de l’œuvre musicale de Claude Léveillée. L’un mouille les mots de son encre, l’autre y trempe sa musique. Dubé et Léveillée sont frères d’encre. »

Nous sommes le 2 juillet 1980. Depuis longtemps, Dubé et Léveillée caressent le rêve de « créer le grand truc » en collaboration. Les spectateurs de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec vont assister au projet le plus ambitieux du tandem Dubé-Léveillée.

Grâce au Comité organisateur des Rencontres francophones de Québec, dont le thème tourne autour de « Questionnement 80 », les deux artistes mettent à profit leur talent respectif en créant « Un printemps inachevé », un poème symphonique d’une envergure phénoménale mettant en présence 110 artistes sur scène.

Six semaines avant la première du spectacle, une majorité de Québécois avait refusé le projet de souveraineté-association proposé par l’équipe de René Lévesque. À travers la poésie et la musique, les souverainistes se consolaient et posaient un baume sur une blessure encore toute fraîche.

« Dans la marche d’un pays vers son identification, il y a certaines heures graves, et il arrive que l’une d’elles sonne au printemps, d’où un printemps inachevé. Mais rien de ce qui est né ne doit mourir et toute promesse doit se réaliser un jour. Le germe de la liberté ne s’embaume pas, le cri d’espérance ne peut toujours se taire et il n’y a pas de saisons mortes ; il ne peut y avoir qu'un printemps inachevé… »

Pour Dubé et Léveillée, cette œuvre représentait leur façon de dire aux Québécois « à la prochaine fois »… « Le printemps est semence, l’idée va germer un jour prochain. À quand la récolte ? »

vigile.net tribune libre 5 décembre 2011
quebechebdo 6 décembre 2011



Salut Bonhomme!

5 décembre 2011

La 57e édition du Carnaval de Québec 2011 se voit décerner le Prix de l’événement de l’année aux Grands Prix du tourisme canadien, une distinction remise aux événements qui ont offert des expériences touristiques de qualité supérieure aux touristes canadiens.

Aux dires du président, Jean Pelletier, ce prix vient conforter le virage familial et les choix stratégiques entrepris par les organisateurs du Carnaval depuis 2008, sans compter l’élan que vient insuffler une telle distinction auprès de toute l’équipe et des 1500 bénévoles.

Enfin, le Carnaval 2011 laisse derrière lui une feuille de route impressionnante tant aux niveaux de la participation que des retombées économiques : une affluence de 750 000 personnes, des retombées de 30 M$, des recettes fiscales de 10 M$ et la création de 630 emplois.

Salut Bonhomme pour le rayonnement que tu fais rejaillir sur la capitale nationale!

quebechebdo 27 novembre 2011

Femmes à la rue

25 novembre 2011

L'Auberge Madeleine, qui vient en aide aux femmes itinérantes, a hébergé récemment une femme de 83 ans qui sortait d'un séjour de six mois à l'hôpital. Elle avait dû quitter un logement insalubre et était confuse quant à son propre compte en banque.

Appuyée par cinq organismes spécialisés dans l'aide aux femmes itinérantes, la directrice de l’Auberge Madeleine, Micheline Cyr, lance un cri d'alarme pour dénoncer le manque criant de ressources pour cette clientèle dont le nombre de femmes âgées de 70 ans et plus ne cesse de croître.

Chaque soir, un organisme comme Le Chaînon doit refuser des femmes en quête d'hébergement d'urgence. L'organisme La Rue des femmes, qui ne compte que trois places d'hébergement d'urgence, accueille de façon récurrente des femmes en surnombre sur des matelas et se voit même obligé de distribuer des couvertures à des femmes pour leur permettre d’aller dormir dans des parcs.

Toutes les données indiquent que l'itinérance des femmes est en croissance, les effets de la crise économique et la hausse du coût des loyers étant invoqués comme les causes principales de ce phénomène. La Rue des femmes, Le Chaînon et l'Auberge Madeleine ont dû refuser près de 4000 demandes d'hébergement au cours de la seule dernière année.

Les besoins sont criants…Nouvelles places d'urgence, nouveaux bâtiments, accroissement des programmes. Des appels pressants ont été lancés aux différents paliers de gouvernement qui, par leur mutisme chronique, font preuve d’un désaveu de responsabilité inacceptable envers ces femmes à la rue!

quebechebdo 25 novembre 2011

En plein coeur de la tourmente

25 novembre 2011

Dans la saga des bouches d’incendie qui ne cessent d’alimenter le camion de pompier de Pauline Marois, le dernier feu s’est déclaré dans le comté de Blainville où le député péquiste Daniel Ratthé s’est fait montrer la porte par la chef pour avoir contesté son leadership et avoir été pris en flagrant délit de fréquentations avec la CAQ.

Rappelons, en passant, que le député de Beauharnois, Guy Leclair, a été suspendu temporairement du caucus du PQ en début de semaine pour avoir été identifié par la direction du parti comme étant la « source anonyme » ayant affirmé à un média qu'une nouvelle menace de putsch se préparait contre la chef.

Mais, revenons à Daniel Ratthé et posons-nous la question suivante : Comment se fait-il qu'un député péquiste et, par conséquent, adhérant à l’option prioritaire de son parti, soit la souveraineté du Québec, allègue qu'il faille, pour l’instant, mettre la priorité sur d’autres enjeux que la souveraineté, bien qu'il soit encore convaincu de ses avantages ?

À mon sens, les cheminements de Guy Leclair et de Daniel Ratthé, quoique différents en partie, se rejoignent en ce sens que l’un comme l’autre se sont retrouvés en plein cœur de la tourmente et ont été désillusionnés, chacun à sa façon, par les piétinements fastidieux du plan de gouvernance souverainiste du PQ-Marois.

Le premier, dans la lignée de plusieurs autres députés péquistes qui ont, soit quitté la galère, soit continué d’y naviguer sous le joug de la capitaine, le second, qui a perçu, dans la galère du pirate caquiste, des défis qui semblent correspondre davantage à ses aspirations immédiates purement électoralistes.

En réalité, l’attrait qu'exerce la CAQ de Legault, autant auprès d’un pourcentage significatif de l’électorat québécois qu'auprès de certains candidats potentiels, ne fait que représenter l’illustration des dérives du PQ-Marois devant l’affirmation de l’option fondamentale du Parti québécois.

La frustration de Leclair et le flirt de Ratthé auprès de la CAQ sont des exemples frappants d’une gangrène dévastatrice qui s’est infiltrée au sein du PQ actuel. Des événements qui illustrent clairement que le PQ devient de plus en plus un parti moribond.

En conséquence, il devient urgent qu'une solution alternative prenne le leadership de la cause souverainiste. En ce qui me concerne, cette solution se retrouve auprès d’hommes et de femmes qui affichent clairement et ouvertement leurs convictions envers la souveraineté du Québec.

vigile.net tribune libre 25 novembre 2011
quebechebdo 27 novembre 2011

Marois continue d’éteindre des feux

25 novembre 2011

Les allégations de mécontentement à l’égard du leadership de Pauline Marois ne datent pas d’hier. Depuis les départs fracassants des Curzi, Beaudoin et Lapointe, suivis de celui de Aussant, il ne s’est pas passé beaucoup de jours sans que la chef du PQ n’ait à sortir le boyau pour éteindre le feu.

Encore cette semaine, elle a dû suspendre le député de Beauharnois, Guy Leclair, pressenti par la direction du parti comme la source anonyme qui a déclaré à un média qu'une nouvelle fronde se préparait contre Pauline Marois.

Puis, c’est maintenant au tour du député de Blainville, Daniel Ratthé, de subir la sanction ultime, à savoir l’expulsion du caucus péquiste, la chef ne pouvant pas accepter qu'un député demeure au sein de sa formation pendant qu’il réfléchit à se joindre possiblement à la CAQ de François Legault.

Au milieu de tous ces incendies qui surgissent dans l’entourage de Pauline Marois, j’ai l’impression qu’elle tente désespérément de garder les deux mains sur le volant…du camion de pompier!

quebechebdo 25 novembre 2011 

Tout va pour le mieux?

24 novembre 2011

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) semble éprouver des problèmes d’image. En effet, depuis la semaine dernière, les médias, via certains témoignages anonymes, font état, entre autres, de frictions entre les employés de la Sûreté du Québec et ceux du Service de police de Montréal, de malaises devant des dossiers qui piétinent ou de critiques quant à la présence de représentants d'Hydro-Québec, pourtant dans la mire des enquêteurs.

Entouré des dirigeants de cinq des six équipes d'enquête et de vérification qui composent l'UPAC, soit des représentants de l’escouade Marteau, des Affaires municipales, de l’Agence du revenu, de la Régie du bâtiment et de l’Unité anticollusion, le commissaire Robert Lafrenière a fait une sortie théâtrale devant la presse pour s’empresser de nier tout dysfonctionnement dans son organisation, alléguant des problèmes d’ajustement normaux pour des enquêteurs provenant de milieux différents et d’affirmer que
« tout va pour le mieux »!

Toutefois, la prestation de M. Lafrenière vis-à-vis la probité des travaux de l'UPAC a atteint son point culminant lorsqu'il a attaqué les allégations de camouflage de certains dossiers embarrassants pour le gouvernement.

Même si je dois accorder le bénéfice du doute à la parole de M. Lafrenière, je demeure sensible aux bruits de fond qui se manifestent en sourdine dans les couloirs de l'UPAC et je me demande si « tout va vraiment pour le mieux »…Enfin, l’avenir le dira!

quebechebdo 24 novembre 2011 

Quiconque sème le vide…

24 novembre 2011

Devant l’infiltration de nombreuses inscriptions bidon à titre de nouveaux membres de la CAQ de François Legault, la direction du parti a rétorqué dans le style de son chef : « On verra ça en temps et lieu »!

Ainsi, sur le site résolument indépendantiste « AmeriQuebec.net », deux collaborateurs ont laissé libre cours à leur fantaisie en y inscrivant le nom de Tony Thomassi, accusé de fraudes et d’abus de confiance, dans les rangs de la CAQ. Des formulaires au nom de Plante Latulipe et de Lee Nocent ont été également enregistrés dans le système.

J’ai comme l’impression que cette vague de plaisantins qui s’amusent sur le site de Legault laissent entendre que quiconque sème le vide…récolte le vide!

quebechebdo 24 novembre 2011  

Rabroués comme des enfants d’école

24 novembre 2011

Partis en croisade sur la colline parlementaire de notre cher pays pour revendiquer les demandes du gouvernement Charest, deux ministres libéraux provinciaux fédéralistes québécois, soit Mm Fournier et Dutil, ont été cavalièrement rabroués comme des enfants d’école par le parlement canadien concernant leurs doléances envers le projet de loi omnibus C-10, visant le durcissement des peines envers les criminels, et l’abolition du registre des armes d’épaule.

Une fin de non-recevoir brutale et méprisante, une attitude mesquine et inacceptable, une arrogance outrancière à l’image de Stephen Harper qui persiste et signe dans son odyssée vers la conquête de l’espace canadian au mépris des intérêts légitimes d’un Québec dont il semble avoir oublié l’existence.

Néanmoins, malgré ce constat de violations constantes de nos droits de la part du gouvernement Harper, malgré une sourde oreille arrogante de la part du cavalier bien en selle sur le ROC, Pauline Marois, la chef du parti qui est censé nous faire monter sur la selle de notre indépendance, se contente, à l’exemple de nos vaillants chevaliers fédéralistes Dutil et Fournier, de maintenir le cap sur un plan de gouvernance orienté sur une quête de récupération de nos leviers politiques auprès de ce même gouvernement qui, rappelons-le, se retrouve au début d’un mandat majoritaire.

Inutile d’être prophète pour prédire, sans risque de se tromper, que le PQ-Marois, en adoptant une stratégie aussi aplaventriste, se verra servir la même médecine, sinon plus acrimonieuse en raison de son allégeance souverainiste, que les ministres libéraux !

Les culs de sac frustrants auxquels se sont butés et se butent encore les intervenants devant l’inflexibilité des gouvernements fédéraux depuis des décennies, face à leurs récriminations, démontrent, sans l’ombre d’un doute, une profonde lacune au niveau de notre autonomie en matière de pouvoirs politiques.

En conséquence, il m’apparaît urgent qu'un coup de barre soit donné par le mouvement indépendantiste, citoyens et partis politiques, dans le but de se réapproprier les mécanismes nécessaires qui leur permettront de faire avancer la société québécoise vers sa pleine autonomie.

Dans le cas contraire, les Québécois sont condamnés à perpétuité à frapper le mur de la mesquinerie et de la roublardise et à se faire rabrouer implacablement comme des enfants d’école !

vigile.net tribune libre 23 novembre 2011
quebechebdo 24 novembre 2011 (version abrégée) 

Vers une coalition des indignés

23 novembre 2011

Il est un fait maintenant connu que le mouvement des indignés et ce, partout à travers le monde, a tendance à s’effriter, particulièrement à cause des interventions policières municipales régulières qui ont pour effet pervers de démobiliser les manifestants.

À mon avis, s’il désire assurer sa survie, le mouvement des indignés devra suivre deux pistes stratégiques.

Il devra d’abord cesser ses occupations stationnaires pour se déplacer vers d’autres endroits stratégiques, tels les centres commerciaux des centres-ville et des quartiers dans le but de sensibiliser davantage de citoyens à sa cause et, par le fait même, accroître sa capacité de mobilisation.

Ensuite, il devra sortir de son isolement et se greffer à d’autres mouvements dont les objectifs s’apparentent aux siens, entre autres le mouvement altermondialiste et le mouvement écologiste.

À cet effet, deux slogans, issus des indignés américains, soit « Occupy everything » et « Occupy together », invitent à aller au-delà des places publiques et suggèrent des pistes de coalitions.

quebechebdo 23 novembre 2011
cyberpresse.ca 25 novembre 2011