Le besoin d’écrire

12 décembre 2011

Dans sa chronique parue dans le Soleil du 12 décembre intitulée « Écrire, envers et contre tout », Didier Fessou nous fait part d’une entrevue réalisée avec Caroline Moreno, au cours de laquelle l’auteure nous raconte, entre autres, ses déboires avec les maisons d’édition auxquelles elle a été confrontée.

En effet, les quatre romans publiés par Caroline ont dû emprunter les voies de quatre éditeurs différents, soit Lanctôt, Sedes, Trois-Pistoles et La Grenouillère, et, à toutes les occasions, des pépins sont survenus, la plupart du temps, reliés au piètre suivi de ces maisons concernant la promotion de ses livres.

« Il ne suffit pas de publier un livre, il faut faire des pieds et des mains pour le faire connaître. Mais les éditeurs ne le font pas. »



Pourtant, le dernier roman de Caroline, intitulé « Château de banlieue », est un petit bijou d’originalité, autant au niveau de la forme que du fond, un monde de dérision dénonçant avec subtilité l’absurdité de la vie au travers cinq itinérants en quête d’une nouvelle vie pour surmonter leurs malheurs et qui s’introduisent dans une résidence de riches qui sont partis passer l’hiver au soleil.

« Ce sont des gens qui ont été brisés par la vie et qui se reconstruisent jour après jour. Ce qui m’intéressait, c’est ce qui les amenés à tout laisser derrière eux. Il y a de plus en plus d’itinérants… Qu'est-ce qui fait que dans la vie on bascule, on laisse le confort pour se retrouver dans la rue ? »

Mais alors, malgré tous ces déboires avec les maisons d’édition et les maigres revenus que vous rapporte la vente de vos livres, « Pourquoi vous accrochez-vous à l’écriture ? », demande Didier Fessou à Caroline :

« Je ne peux pas faire autrement. J’ai toujours écrit. Je ne peux pas arrêter. C’est quelque chose…Ça ne s’explique pas…C’est à la fois un besoin et un plaisir. Le besoin d’aller jusqu'au bout de quelque chose… »

Pour avoir publié moi-même quelques livres, je peux ressentir ce besoin d’écrire, cet élan qui nous entraîne irrésistiblement à aller au bout de notre histoire…Toutefois, dans un petit marché comme celui du Québec, cette passion de l’écriture doit être appuyée par les éditeurs si nous désirons que des talents comme celui de Caroline Moreno puissent se faire une place bien méritée au soleil de notre littérature québécoise.

Pour l’instant, Caroline retire 1,89$ du livre vendu, des revenus qui ne lui permettent même pas de payer un mois de loyer !

vigile.net tribune libre 12 décembre 2011



La tête dans l’autruche

12 décembre 2011

Au lendemain de sa défaite humiliante dans Bonaventure le 8 décembre, le chef de l’ADQ, Gérard Deltell, réagissant au catastrophique 2,29 % que l'Action démocratique du Québec a recueilli de la part des électeurs, a laissé aller cette perle : « Vous me connaissez. Vous savez que je ne suis pas le genre de gars à me mettre la tête dans l'autruche».

Pourtant, si on y réfléchit bien, peut-être que le subconscient de M. Deltell exprimait une vérité puisqu’il s’apprête à fusionner avec la CAQ de François Legault, un parti qui a décidé d’adopter la politique de l’autruche concernant la souveraineté du Québec, à savoir de se mettre la tête dans le sable pendant plusieurs années.

En ce sens, l’ADQ de Gérard Deltell se mettra véritablement la tête dans l’autruche…une position confortable puisque le chef de l’ADQ n’a rien d’un souverainiste!

quebechebdo 12 décembre 2011 

Vers une équipe nationale de hockey québécoise

11 décembre 2011

La chronique de Maurice Dumas, parue dans Le Soleil du 10 décembre, faisait référence à un numéro spécial du mensuel «Hockey Le Magazine», consacré aux 100 meilleurs Québécois de la Ligue nationale de hockey, sélection effectuée par neuf membres de différents médias, dont Maurice Dumas.

À titre d’exemples et aussi pour vous rappeler de bons souvenirs, je vous en cite quelques uns: Maurice Richard, Jean Béliveau, Jacques Plante, Henri Richard, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Raymond Bourque, Patrick Roy, Martin Brodeur, Mike Bossy, Denis Potvin, Gilbert Perreault, Marcel Dionne, Michel Goulet, Denis Savard, Pierre Turgeon, Yvan Cournoyer, Jean Ratelle, etc…

Dans le top 100 de Maurice Dumas, se retrouvent 53 noms de joueurs ayant endossé l’uniforme du Canadien de Montréal, un chiffre impressionnant qui démontre hors de tout doute l’importance de l’apport des joueurs québécois aux succès des «Glorieux»!

Des statistiques qui illustrent à merveille les talents des hockeyeurs qui ont toujours foisonné et qui foisonnent encore aujourd'hui au Québec. Le hockey est notre sport national… le sport préféré des Québécois, de toutes couches sociales confondues.

En ce sens, j’ai la conviction qu'il serait opportun, pour souder notre sentiment d’appartenance au Québec, de relancer le projet des années 80 de Me Guy Bertrand, à savoir la formation d'une équipe nationale de hockey québécoise qui participerait aux championnats mondiaux de hockey junior en décembre et professionnel en avril.

De toute façon, nous avons toujours eu ici au Québec du talent à revendre et nous sommes ainsi assurés de bâtir une équipe compétitive, compte tenu des succès antérieurs obtenus par les centaines de joueurs québécois qui ont évolué sur les patinoires nord-américaines et européennes depuis des décennies! 

quebechebdo 11 décembre 2011
vigile.net tribune libre 11 décembre 2011 "Le hockey…objet de fierté nationale"

Qu’il repose en paix?

10 décembre 2011

Eh oui, on en est rendu là!…Même enfoui deux mètres sous terre, l’être humain n’a pas droit à la paix!

En effet, deux ignobles individus sans scrupule, semble-t-il à la suite d’une beuverie, auraient participé au vol d’ossements dans la sépulture d’un cadavre au cimetière Saint-Charles à Québec. Les présumés coupables comparaîtront sous peu au palais de justice de Québec pour outrage à un cadavre et méfait.

Si j’étais le juge de cette cause, je condamnerais les coupables à une peine communautaire consistant à assumer l’entretien d’un cimetière pendant un an…sous surveillance.

Peut-être que de la sorte, ces malfrats comprendraient-ils le sens du souhait bien mérité « Qu'il repose en paix! »

quebechebdo 10 décembre 2011

À quand le français intensif?

9 décembre 2011

Un climat de grogne s’installe chez les enseignants du primaire devant l’intention du gouvernement Charest d’imposer l’enseignement intensif de l’anglais dans toutes les classes de 6ième année francophones du Québec d’ici l’année scolaire 2015-2016.

Une mesure d’autant plus anti-pédagogique qu’elle touche tous les élèves, y compris ceux qui éprouvent déjà des difficultés d’apprentissage et qui se verront par le fait même amputés de la moitié de leurs périodes de cours dans le autres matières, dont le français.

Encore une initiative parachutée des bureaux du ministère de l’Éducation sans que les enseignants n’aient été consultés sur le sujet. Une directive ministérielle qui place les enseignants dans le rôle ingrat de simples exécutants !

Une attitude encore une fois méprisante de Jean Charest qui, dans la lignée des écoles passerelles, ouvre plus grandes les écluses, favorisant de ce fait le déversement d’une utilisation abusive de l’anglais au détriment de notre langue maternelle.

Et tout ce branle-bas à une époque où les critiques fusent de partout concernant la piètre connaissance de la langue maternelle par notre jeunesse québécoise. À mon sens, la vraie solution à ces problèmes de méconnaissance de notre langue se retrouve dans la réponse à cette question : « À quand le français intensif ? »

vigile.net tribune libre 9 décembre 2011
quebechebdo 9 décembre 2011 (version abrégée)

Une facture salée et amère

8 décembre 2011

Selon une étude menée par le chercheur Mikael Michaud, de l’institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), sur les 19 milliards $ nécessaires à l’implantation des lois C-10 et C-25, dont les objectifs visent à lutter contre la criminalité au Canada en durcissant la justice criminelle, le Québec, à lui seul, devra débourser au moins 3 milliards $ pour la construction de nouveaux établissements carcéraux au pays.

En d’autres termes, une facture annuelle de quelque 500 millions $, provoquant une augmentation substantielle de 129% par rapport à l’enveloppe budgétaire prévue pour 2012-2013, soit le tiers du déficit anticipé par le gouvernement du Québec pour cette période.

Et toutes ces mesures arrivent au même moment où le gouvernement Harper propose d’abolir le registre des armes d’épaule, une démarche qui risque d’augmenter la possession illégale de ces armes et, par conséquent, d’accroître les actes criminels !

À cela s’ajoute la conclusion de M. Michaud à l’effet que l’injection de ces sommes astronomiques pour baisser le taux de criminalité risque de n’avoir aucun effet puisque, selon lui, seule une approche misant sur la réinsertion et la réhabilitation a fait ses preuves.

Les lois C-10 et C-25, une facture salée et amère qui risque d’avoir l’effet d’un coup d’épée dans l’eau !…En fait, un autre cadeau de grec du gouvernement Harper à placer sous l’arbre de Noël !

vigile.net tribune libre 8 décembre 2011
quebechebdo 9 décembre 2011

Les minounes et les mines…deux poids, deux mesures

8 décembre 2011

La première mesure du projet de loi du ministre du Développement durable, Pierre Arcand, obligera les propriétaires d’automobiles ayant plus de huit ans, qualifiées de « minounes », représentant 375 000 automobilistes, à faire inspecter leur système antipollution, au coût de 100$ l’inspection.

Par ailleurs, ce même gouvernement, n’exigerait aucune compensation financière aux propriétaires des entreprises minières pour la restauration de centaines de sites miniers abandonnés, à savoir une facture de 900 millions $ qui sera refilée en douce à tous les contribuables!

Partant du principe légitime de pollueur-payeur, ne serait-il pas équitable que les propriétaires des minounes et des mines soient soumis au même traitement?

quebechebdo 8 décembre 2011
Le Soleil 9 décembre 2011 "L'équité inéquitable"

 

Le tapis rouge pour Élizabeth

7 décembre 2011

L’année 2012 marquera le 60ième anniversaire de l’accession au trône de la reine Élizabeth II, chef d’État en titre du Canada.

Pour souligner l’événement, le gouvernement Harper prévoit investir 7,5 millions de dollars pour permettre à des groupes d’organiser des « petites fêtes » dans leur communauté, produire et distribuer des articles promotionnels et des outils éducatifs sur la monarchie.

Rappelons que, quelques semaines avant la visite du Prince William en juin 2011, deux tableaux prestigieux du peintre québécois, Alfred Pellan, ont été décrochés du hall d’entrée du ministère des Affaires étrangères et remplacés par un portrait de la Reine.

Plus récemment, soit en août, l’armée de l’Air et la Marine ont repris leurs anciennes dénominations d’ « Aviation royale du Canada » et de « Marine royale. » Enfin, le ministère des Affaires étrangères a demandé à ce que le portrait de la Reine soit visible dans toutes les ambassades et tous les consulats du pays à travers le monde.

Et dire que de ce côté-ci du pays, une certaine province, appelée le Québec, lutte depuis des siècles pour s’affranchir de ces symboles avilissants et rétrogrades incarnés par une monarchie qui ne reflète rien d’autre qu'un squelette dans le placard! 

quebechebdo 7 décembre 2011
vigile.net tribune libre 8 décembre 2011

Commentaire:

"L’opinion d’un Irlandais en ce qui concerne le tapis rouge pour Élizabeth Windsor :

"Nous avouons posséder plus de respect et d’estime pour l’enfant en haillons du paysan le plus pauvre en Irlande aujourd'hui que pour quelconque descendant, même vertueux, du long lignage de meurtriers, de fornicateurs adultères et de fous qui ont occupé le trône d’Angleterre" – James Connolly, 1897.

Patrick T.
vigile.net tribune libre 8 décembre 2011

La mésaventure péquiste persiste

7 décembre 2011

Même si le pourcentage des suffrages exprimés a remonté en faveur du Parti québécois lors de l’élection partielle de Bonaventure et qu’il a baissé envers le Parti libéral comparativement aux dernières élections provinciales, Pauline Marois fait preuve d’un optimisme partisan en qualifiant la performance de son candidat de victoire morale pour le PQ.

À mon sens, une telle attitude fait abstraction du très faible taux de popularité du gouvernement Charest, un contexte qui aurait dû favoriser le parti de l’opposition officielle au Québec et ce, malgré le fait que le comté de Bonaventure soit reconnu comme un bastion libéral.

Quant à l’argument de l’absence de candidat de la CAQ, je suis d’avis qu’il ne faut pas espérer s’accaparer un comté, pas plus que le pouvoir, en comptant sur un autre parti pour disperser le vote entre les libéraux et les caquistes et ainsi se faufiler par la porte d’en arrière.

Une telle conception revêt l’aspect d’une stratégie purement électoraliste tout en faisant fi des véritables enjeux électoraux qui doivent demeurer, en ce qui a trait au PQ, la souveraineté du Québec en priorité.

En conséquence, je considère que cette défaite péquiste dans Bonaventure, puisqu'il faut bien l’appeler par son nom, constitue un autre pavé dans la mare du PQ-Marois et, qu’en ce sens, Bonaventure représente un autre épisode dans la mésaventure péquiste!

quebechebdo 7 décembre 2011
vigile.net tribune libre 7 décembre 2011

Des délais de prescriptions outrageants

6 décembre 2011

Alors qu’elle n’avait que 17 ans, France Bédard, à l’emploi du presbytère de Saint-Marc-des-Carrières, aurait été violée par le vicaire Armand Therrien en 1965.

En 2008, Armand Therrien avait subi son enquête préliminaire et cité à procès au criminel sur des accusations de viol et d’attentat à la pudeur, mais le vicaire est décédé deux semaines avant de subir son procès.

Compte tenu de cette situation, France Bédard a donc décidé de diriger sa poursuite au civil contre l’archevêché et contre la succession d’Armand Therrien.

Julie McCann, professeur à la faculté de droit à l’Université Laval et auteure du livre intitulé « Prescriptions extinctives et fins de non-recevoir », incite le ministre de la justice à sortir le Québec de ce carcan outrageant que constitue le délai de prescription envers les victimes de telles ignominies.

Mme McCann rappelle que dans d’autres provinces, il n’existe aucun délai de prescription pour les affaires d’agressions sexuelles, alléguant qu'il est dans la nature même d’un tel crime que les femmes attendent souvent plusieurs années avant de porter plainte.

Une situation qui risque de causer des complications aux victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres âgés qui vont mourir au cours des prochaines années!

quebechebdo 6 décembre 2011