Port du turban au soccer: à la FIFA de trancher

12 juin 2013

La guerre de tranchée que se livrent actuellement l'Association canadienne de soccer (ACS) et la Fédération de soccer du Québec (FSQ) concernant la décision de la FSQ d'interdire le port de turbans, patkas et keski par les joueurs lors de matchs qu'elle sanctionne au Québec doit, à mon sens, trouver son dénouement dans l’application du règlement 4 de la Fédération internationale de football association (FIFA), qui détaille les pièces d'équipement permises sur le terrain de soccer, le turban ne faisant pas partie de cette liste.

Dans sa requête, l'ACS rappelle que la consigne d'autoriser le port du turban, du patkas et du keski a bien été transmise le 11 avril 2013 à tous ses membres provinciaux et territoriaux et est depuis « appliquée avec succès à travers le Canada ». Pour sa part, la FSQ allègue que le port du turban sera défendu sur un terrain de soccer au sein d'une équipe membre de la Fédération de soccer du Québec tant que la Fédération Internationale de football association (FIFA) n'aura pas modifié ses règlements pour le permettre.

Comme c'est la FIFA qui régit la réglementation au niveau mondial, elle seule a le pouvoir de la modifier ou de la préciser si elle contient des zones grises. Alors, la balle est dans le camp de la FIFA…à elle de trancher!

quebechebdo 12 juin 2013

La grogne au sein d’Option nationale

11 juin 2013

Candidat dans Hochelaga-Maisonneuve pour Option nationale lors du scrutin du 4 septembre 2012, André Lamy, vice-président régional de la formation politique, a remis sa démission le 14 novembre, expliquant en ces termes les raisons qui motivaient son choix : « L’absence de vision organisationnelle claire et cohérente ayant cours au sein de la direction d’Option nationale conduit notre parti à une impasse…Après mûre réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que je ne peux plus assumer les fonctions que j’occupe au sein de notre parti dans les circonstances actuelles. »

Dans un article publié sur cette tribune le 15 mars 2013 sous le titre « La critique est une force », André Lamy touche, à mon sens, à une des pierres angulaires essentielles à toute formation politique qui aspire à une mobilisation de ses membres, à savoir l’ouverture à la critique. Voici un extrait du billet de M. Lamy :

« D’aucuns ont dénoncé une atmosphère de camp retranché installée à la permanence du parti ayant pour effet de décourager les talents prometteurs à force de faire taire leur esprit critique ou d’étouffer leurs questionnements. Pour certains membres de la direction, la critique est vue comme une attaque contre le parti ou, pire, vécue comme une attaque personnelle. Comment pouvons-nous laisser l’organisation du parti aux mains de gens qui ont peur de la critique ?

Or la critique a un rôle essentiel à jouer dans toute organisation. La critique est une force, car elle est la meilleure façon pour un individu ou une organisation d’éviter de se planter. C’est par ce moyen qu’une personne ou une direction peut être mise en contact avec les problèmes et les réalités du terrain, recevant les mises en garde, les avertissements ou les conseils des gens aguerris qui les entourent. Fermer la porte à la critique, c’est paver la voie aux ratés, aux dysfonctionnements et, dans le cas qui nous occupe, aux frustrations comme celles générées par le dernier Congrès d’ON. »

Le 19 mars 2013, Denis Monière signait à son tour un article sur Vigile sous le titre « Poser les vrais questions », lequel article débutait en ces termes :

« Les militants sont des courroies de transmission et des diffuseurs du message politique dans l’opinion publique, ils doivent être en mesure de faire la défense et l’illustration du programme adopté au congrès. Mais malheureusement ce programme est flou sur la démarche d’accession à l’indépendance et certains ont même soutenu qu’il fallait entretenir ce flou parce que ce serait rentable électoralement. Ceux qui pensaient qu’ON voulait faire la politique autrement en seront bien marris. Je pense au contraire que pour être efficace politiquement, il faut tenir un discours clair et cohérent. Or le programme actuel ne répond pas à cette exigence de la clarté. »

« Vision organisationnelle claire et cohérente », « ouverture à la critique », « clarté dans la démarche d’accession à l’indépendance »…autant de sujets essentiels sur lesquels la grogne semble porter ombrage à l’image d’Option nationale et que les responsables du parti, à commencer par son chef, devront pallier dans les meilleurs délais s’ils désirent positionner adéquatement ON sur la carte électorale du Québec.

vigile.net tribune libre 11 juin 2013

La talon d’Achille d’Option nationale?

10 juin 2013

Un mois jour pour jour après la tenue du premier congrès d’Option nationale les 2 et 3 mars 2013, André Lamy et Denis Monière cosignaient un article sur cette tribune le 2 avril sous le titre « Pour redresser la barre d’Option nationale et construire un parti efficace ». En relisant cet article dernièrement, je me suis arrêté tout particulièrement à ce passage :

« En effet, pourquoi se donner la peine de mettre en place toute une structure organisationnelle cohérente et fonctionnelle, si le but du parti est de se fondre dans une autre formation à la première occasion. Cette situation en porte-à-faux n’est pas sans conséquence. Elle induit une démobilisation des militants onistes se traduisant par une incapacité à attirer et à retenir des organisateurs de talents s’inscrivant dans la durée. Il s’agit d’une perspective des plus préoccupantes pour l’avenir du parti.

Option nationale, son chef, ses instances, ses membres et militants doivent redresser la barre du parti avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons d’abord cesser de croire que le salut viendra de l’extérieur. D’un ailleurs politique, au PQ ou à QS, qui retrouverait comme par magie leur vertu souverainiste et leur marche en avant. Car il faut d’abord compter sur soi, se construire et s’organiser avant de penser imprimer sa marque dans une alliance ou un mariage avec un autre parti. Il faut être fort chez-soi avant d’envisager de faire un pas au dehors. Il faut être costaud à l’intérieur de soi si l’on veut se faire respecter chez les autres. Cette force qu’ON saurait se donner ne pourrait que constituer un atout supplémentaire appréciable rendant toute alliance incontournable entre forces politiques partageant le même idéal souverainiste que lui. Il faut malheureusement reconnaître qu’Option nationale se situe à mille lieux d’un tel résultat. Les signataires du présent manifeste demandent donc que des mesures soient prises afin qu’ON reprenne l’initiative politique au Québec. »

Un passage qui, à mon sens, porte son lot de lourdes conséquences sur l’avenir, voire la survie d’ON. À cet effet, je me permets de revenir sur un extrait de l’argumentaire des auteurs : « … pourquoi se donner la peine de mettre en place toute une structure organisationnelle cohérente et fonctionnelle, si le but du parti est de se fondre dans une autre formation à la première occasion. »

En réalité, l’ouverture manifeste de Jean-Martin Aussant, même s’il l’encadre dans certaines conditions, face à une fusion avec un autre parti souverainiste, n’est-elle pas le talon d’Achille du parti ? N’est-elle pas en train de créer « une démobilisation des militants onistes » ? Ne vaudrait-il pas mieux « compter sur soi, se construire et s’organiser avant de penser imprimer sa marque dans une alliance ou un mariage avec un autre parti » ?

Des interrogations qui soulèvent chez moi une sérieuse réflexion sur la stratégie d’ouverture de JMA qui, en théorie semble bien fondée mais qui, en pratique, risque de se retourner contre la mobilisation de la base militante de son parti.

« Cette force qu’ON saurait se donner [de l’intérieur] avant de penser imprimer sa marque dans une alliance ou un mariage avec un autre parti, ne pourrait que constituer un atout supplémentaire appréciable rendant toute alliance incontournable entre forces politiques partageant le même idéal souverainiste que lui. » De fait, Option nationale ne devrait-il pas mobiliser sa base à sa cause avant de zieuter ailleurs ? J’en suis rendu là dans ma réflexion !…

En terminant, je vous laisse à cette réflexion de Montesquieu qui a paru ce matin en haut de page de la tribune libre de Vigile et qui pourrait fort bien, dans les circonstances, s’appliquer au chef d’Option nationale : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes ; il faut être avec eux"

vigile.net tribune libre 10 juin 2013

Ça s’est passé il y a 35 ans

10 juin 2013

En 1978, Gilles Villeneuve en est à sa première saison complète en Formule 1. Pendant les 15 Grands Prix disputés avant celui du Canada, Gilles Villeneuve est contraint d’abandonner six courses, trois fois en raison de bris mécanique et à trois autres reprises en raison d’un accident ou d’une sortie de route.

Néanmoins, il signe une quatrième place au Grand Prix de Belgique, la sixième étape de la saison. Puis, après une étape difficile au cours des cinq courses suivantes, il atteint son premier podium avec une troisième place en Autriche. Ensuite, il obtient deux autres résultats encourageants, à savoir une sixième position au Danemark et une septième place au Grand Prix d’Italie.

Après des ennuis de moteur au Grand Prix des États-Unis, il ne lui reste plus que le Grand Prix du Canada à Montréal pour terminer sa première année en Formule 1. Lorsque la Lotus du Français Jean-Pierre Jabouille, dominante jusque-là, éprouve des ennuis après 49 tours, Gilles Villeneuve, qui est à ce moment deuxième, hérite de la tête. Il reste alors 21 tours à faire avant que le Québécois franchisse le fil d’arrivée en première place, devançant dans l’ordre son futur coéquipier Jody Scheckter et Carlos Reutemann, son compagnon d’alors chez Ferrari.

Ce qui venait de se passer en ce 8 octobre 1978 était non seulement spécial, mais unique… En effet, plus jamais on ne reverra un événement aussi mémorable sur le circuit de Montréal… Merci à toi, Gilles, pour ces souvenirs inoubliables!

quebechebdo 10 juin 2013

Vivement la relâche à l’Assemblée nationale!

9 juin 2013

Comme dirait l'expression populaire, "les couteaux volaient bas" lors de la période de questions à l'assemblée nationale jeudi le 6 juin, à une semaine de la fin de la session parlementaire. 

Toutefois, si je devais décerner le premier prix des insultes qui ont déferlé dans l’enceinte de nos élus, je la décernerais sans hésiter au député caquiste Jacques Duchesneau qui, faisant référence au ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, y est allé d’une antithèse acerbe en le qualifiant de «ministre de l’Injustice», devant son inertie à réclamer des poursuites civiles contre les entreprises citées à la commission Charbonneau.

Puis, pour ajouter la grivoiserie à l’insulte, M. Duchesneau est venu coiffer son intervention par une métaphore dénigrante en comparant le ministre de la Justice à un «leader d’une bande d’eunuques incapables de prendre des décisions».

Je présume que le député de Saint-Jérôme ne faisait pas allusion au sens propre du mot «eunuque», mais plutôt au sens figuré, soit un homme dépourvu de virilité, sans énergie. Quoi qu’il en soit, il est temps que nos «distingués députés» quittent l’atmosphère nauséabond du Salon bleu et se retirent sur leurs terres pour respirer un peu d’air pur avant leur retour dans l’arène politique en septembre!

quebechebdo 9 juin 2013

L’effet boomerang du déficit zéro

9 juin 2013

Inutile d’être expert en finances, l’objectif du déficit zéro que s’est fixé le gouvernement Marois occasionne comme conséquences ultimes des augmentations de taxes aux contribuables québécois.

Le dernier exemple de cet effet boomerang auprès des contribuables est parfaitement illustré par les coupures de quelque 80 millions $ imposées aux commissions scolaires en avril dernier, lesquelles s’ajoutaient à la coupe de 200 millions $ décrétée en novembre 2012.

Il n’y aura donc pas de surprise si des hausses de taxes scolaires sont annoncées par les commissions scolaires pour la période d’août 2013 à août 2014. À sa défense, le réseau affirme qu’il ne peut comprimer davantage ses dépenses administratives qui sont déjà « sur l’os » tout en soutenant que ses frais administratifs de 5 % sont parmi les plus bas de toute la fonction publique québécoise.

Du côté du ministre des Finances, Nicolas Marceau, la réplique se présente en deux volets, rappelant d’une part qu’il a invité les commissions scolaires à réduire leurs coûts avant de taxer davantage, et d’autre part, que les décisions que prennent les commissions scolaires leur appartiennent puisqu’elles sont des « gouvernements autonomes ».

Et pourtant, sans entrer dans les astuces comptables que seuls les experts sont en mesure de déchiffrer, je suis enclin à me poser la question suivante : les versements annuels au Fonds des générations, créé en 2006 par le gouvernement libéral « dans le but de réduire le fardeau de la dette du Québec », ne sont-ils pas en train de produire un effet boomerang sur les coupures annoncées par le gouvernement péquiste dans les services publics pour atteindre à la date prévue le déficit zéro ?

Selon des sources officielles du ministère des Finances et de l’Économie, le Fonds des générations a atteint en mars 2013 la somme de 5,5 milliards de dollars. En tenant compte des versements effectués depuis sa création et de ceux prévus au cours des prochaines années ainsi que de l’utilisation du Fonds des générations pour rembourser des emprunts venant à échéance, le Fonds des générations devrait atteindre 13,5 milliards de dollars au 31 mars 2018.

Conséquemment, pourquoi ne pas puiser dans le versement annuel à ce Fonds pour réduire le déficit au lieu de marteler les contribuables de coupures dans les services publics qu’ils se paient à gros prix à même leurs impôts ?

vigile.net tribune libre 9 juin 2013

Une brèche dans la réouverture de la Constitution

8 juin 2013

De l’avis de deux constitutionnalistes enseignant à la faculté de droit de l’Université Laval, Geneviève Motard et Patrick Taillon, la Loi sur la succession au trône adoptée par Ottawa et sanctionnée en mars dernier serait inconstitutionnelle et ouvrirait la porte à une possible réouverture de la Constitution.

Dans leur requête en Cour supérieure, les deux plaignants invoquent que le gouvernement Harper ne peut agir unilatéralement p
our changer les règles de succession de la couronne et que, par conséquent, il n’a d’autre choix que de rouvrir la Constitution en obtenant l’assentiment de toutes les provinces et du Sénat.

Devant un tel scénario qui s’offre à Québec, il est quand même surprenant, voire même décevant, que le gouvernement Marois soit demeuré muet…Coucou!…Y a quelqu’un là-d’dans?

quebechebdo 8 juin 2013

Sauvé par la cloche…de la relâche parlementaire

8 juin 2013

Décidément, les dernières semaines de la session parlementaire à Ottawa auront été difficiles pour l’entourage de Stephen Harper qui aura dû se défendre comme un diable dans l’eau bénite contre des tirs ciblés sur les comptes de dépenses des sénateurs qu’il a lui-même désignés, sur le remboursement des 90 000 $ au sénateur Duffy par son chef de cabinet, Nigel Wright, et enfin sur l’existence d’une « petite » caisse secrète, gérée de son bureau par le même monsieur Wright.

Et, dans tout ce branle bas de combat, le premier ministre a vu son député d’Edmonton-St.Albert, Brent Rathgeber, quitter le caucus conservateur le 5 juin, alléguant le « manque d’engagement du gouvernement en matière de transparence » tout en déclarant que la source du pouvoir avait lentement été transférée de la Chambre des communes au bureau du premier ministre, tout cela après que son projet de loi C-461, portant sur la divulgation des salaires des employés de l’État gagnant plus de 188 000 $ ait été amendé pour élever ce seuil à 444 000 $, limitant ainsi la mesure à un nombre restreint de fonctionnaires.

« Je me suis joint au mouvement réformiste et conservateur parce que je pensais que nous étions différents, une bande provenant de l’extérieur des officines d’Ottawa arrivant en ville pour nettoyer la place, faire la promotion d’un gouvernement ouvert et responsable. Je nous reconnais à peine. Pire, je crois que nous sommes devenus ce que nous raillions avant. Mes commettants demandent mieux. », a déclaré M. Rathgeber sur son blogue.

Si vous ajoutez à cette démission la divulgation de l’existence d’une caisse occulte au bureau du premier ministre, sous l’autorité du chef de cabinet et dont les fonds proviennent du Parti conservateur, vous avez la recette idéale pour créer une fissure dangereuse dans le navire de l’intégrité de Stephen Harper.

Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, de l’avis de deux constitutionnalistes enseignant à la faculté de droit de l’Université Laval, Geneviève Motard et Patrick Taillon, la Loi sur la succession au trône adoptée par Ottawa et sanctionnée en mars dernier serait inconstitutionnelle et ouvrirait la porte à une possible réouverture de la Constitution. Dans leur requête en cour supérieure, les deux plaignants invoquent que le gouvernement Harper ne peut agir unilatéralement pour changer les règles de succession de la couronne et que, par conséquent, il n’a d’autre choix que de rouvrir la Constitution en obtenant l’assentiment de toutes les provinces et du Sénat.

Toutefois, comme par un heureux « effet du hasard », notre premier ministre quitte le pays pour l’Europe le 11 juin, [à bord de son avion officiel « fraîchement repeint aux couleurs du logo du Parti conservateur »], où il participera entre autre au sommet du G8. Conséquemment, il risque de ne plus se présenter aux Communes d’ici la fin des travaux parlementaires, qui devraient prendre fin dans la semaine du 17 juin pour faire relâche jusqu’en septembre prochain.

Ainsi va la vie dans le « merveilleux monde » de Stephen Harper qui, selon son style louvoyant habituel, tentera de profiter de la brise estivale pour soulever tout doucement la poussière des dernières semaines loin des communes, et espérer ainsi être « sauvé par la cloche…de la relâche parlementaire » !

vigile.net tribune libre 8 juin 2013

La citation de la semaine

7 juin 2013

Le député conservateur d’Edmonton-St,Albert, Brent Rathgeber a décidé de claquer la porte du caucus le 5 juin après que son projet de loi C-461, portant sur la divulgation des salaires des employés de l’État gagnant plus de188 000$ ait été amendé pour élever ce seuil à 444 000$, limitant ainsi la mesure à un nombre restreint de fonctionnaires.

«Je me suis joint au mouvement réformiste et conservateur parce que je pensais que nous étions différents, une bande provenant de l’extérieur des officines d’Ottawa arrivant en ville pour nettoyer la place, faire la promotion d’un gouvernement ouvert et responsable. Je nous reconnais à peine. Pire, je crois que nous sommes devenus ce que nous raillions avant. Mes commettants demandent mieux», déclare M. Rathgeber sur son blogue.

Ajoutez à cette démission la divulgation de la «caisse secrète» de Nigel Wright qui aurait servi à défrayer les 90 000$ versés au sénateur Mike Duffy, vous avez la recette idéale pour créer une fissure dangereuse dans le navire de l’intégrité de Stephen Harper.

quebechebdo 7 juin 2013 
Le Soleil 8 juin 2013

Le merdier conservateur

6 juin 2013

Comme si le débat suscité au Sénat par l’affaire Duffy n’était pas suffisant pour jeter de l’huile sur le feu dans la cour de l’entourage de Stephen Harper, c’est maintenant au tour d’Élections Canada de réclamer la suspension immédiate de deux députés conservateurs de la Chambre des communes pour des rapports de dépenses de scrutin 2012 incomplets. De son côté, le bureau du premier ministre Harper a refusé de commenter la situation de ses deux députés, transmettant toutes les questions au Parti conservateur, lequel à éludé toutes les questions des médias à ce sujet le 4 juin.

En ce qui a trait au président de la Chambre, le député « conservateur » Andrew Sheer, il sursoit pour l’instant à cette demande le temps que les tribunaux tranchent le litige. Par conséquent, les demandes de suspension logées les 23 et 24 mai 2013 par Élections Canada contre les députés conservateurs du Manitoba James Bezan et Shelly Glover resteront « en suspens », a tranché le président de la Chambre des communes.

Pourtant, après de nombreuses demandes auprès des agents financiers respectifs des deux députés impliqués et des réponses jugées insatisfaisantes, Élections Canada a invoqué un article de la Loi électorale rarement utilisé qui stipule qu’un candidat élu n’ayant pas rempli son rapport « ne peut continuer à siéger et à voter à titre de député à la Chambre des communes tant et aussi longtemps qu’il n’a pas remédié à son omission ».

Par ailleurs, le Parti conservateur n’en est pas à ses premières démêlées avec Élections Canada puisque en 2011, après cinq ans de contestation judiciaire, les Bleus se sont reconnus coupables d’avoir mis sur pied un stratagème dit de « in and out » par lequel ils avaient défoncé leur plafond national de dépenses en faisant porter à 67 candidats une partie de leurs dépenses excédentaires.

Enfin, Élections Canada enquête toujours sur les appels frauduleux robotisés placés pendant la campagne de 2011. À cet effet, dans un jugement qui portait sur six circonscriptions, un juge de la Cour fédérale a tranché récemment que les informations utilisées pour placer ces appels provenaient « très probablement » de la base de données du Parti conservateur qui a livré une « guerre de tranchées » pour que la cause avorte.

Dans tout ce merdier nauséabond dans lequel se vautrent Stephen Harper et sa clique de gais lurons de bas étage, nous assistons pour une énième fois au spectacle dégradant offert par les conservateurs qui continuent d’extorquer de façon scandaleuse les contribuables, y compris ceux du Québec qui, malgré ces escroqueries, persistent à dilapider leur argent dans un système pourri à l’os ! Cherchez l’erreur…

Petite ombre au tableau « transparent » du premier ministre

Alléguant le « manque d’engagement [du gouvernement] en matière de transparence », le député fédéral conservateur d’Edmonton-St.Albert, Brent Rathgeber, a décidé de claquer la porte du caucus tout en déclarant que la source du pouvoir a lentement été transférée de la Chambre des communes au bureau du premier ministre…La preuve que tout ne tourne pas rond dans le « beau monde » de monsieur Harper !

vigile.net tribune libre 6 juin 2013