Candidature à la mairie de Montréal: qui est Mélanie Joly?

18 juin 2013

C’est sans tambour ni trompette que l’avocate de 34 ans, Mélanie Joly, a annoncé officiellement sa candidature à la mairie de la ville de Montréal le 17 juin pour le scrutin du 3 novembre 2013.

Mais qui est Mélanie Joly? Après une formation en droit à l'Université de Montréal et l'université d'Oxford, en Angleterre, Mélanie Joly a fait une courte carrière d'avocate au bureau de Stikeman Elliott. Elle a ensuite fait un stage en journalisme à Radio-Canada, avant d'occuper le poste d'associée directrice de Cohn & Wolfe, un cabinet de relations publiques. Elle siège également sur de nombreux conseils d’administration, dont celui du Musée d’art contemporain de Montréal.

Toutefois, Mélanie Joly est mieux connue du grand public pour avoir cofondé Génération d'idées, un groupe de réflexion politique destiné aux 25 à 35 ans. Elle est également membre du collectif Sortie 13, qui a réuni à l'automne 2011 des penseurs et leaders de divers horizons. Alors que chacun des 13 membres devait publier un texte de réflexion, Mélanie Joly avait choisi d'écrire sur… la politique municipale.

Dans un texte publié sur son blogue et intitulé «Les villes au pouvoir ou comment relancer le monde municipal québécois», elle plaide pour une plus grande autonomie des villes. Elle souhaite notamment une plus grande latitude fiscale pour les villes en leur   permettant d'obtenir plus de sources de revenus, dont la mise en marché de produits et l'instauration d'un modèle utilisateur-payeur. Fait à noter, le premier point de son plaidoyer se lit ainsi: «Assurer un meilleur leadership municipal en appuyant la relève compétente et intègre qui se présentera aux élections de 2013».

Prémonition ou intérêt personnel?…Dans un cas comme dans l’autre, Mélanie Joly semble avoir le feu et les compétences pour prendre sa juste place sur la scène politique municipale montréalaise!

quebechebdo 18 juin 2013

Michael Applebaum: insouciance ou arrogance?

18 juin 2013

« Aujourd’hui, je vous prête serment [citoyens de Montréal], celui d’effacer cette tache sur notre Ville, laquelle, je vous l’assure, n’est pas [indélébile]. Celui de vous consulter, car il est préférable de vous écouter plutôt que de me tromper. Oui, aujourd’hui, je vous prête serment. Celui de regagner votre confiance et de vous redonner votre ville. » Michael Applebaum lors de son assermentation à titre de maire intérimaire de Montréal en novembre 2012.

Sept mois plus tard, Michael Applebaum est arrêté par des agents de l’UPAC à son domicile et fait face à 14 chefs d’accusation dont «complot, fraudes envers le gouvernement, abus de confiance et actes de corruption».

Quoique conscient de la présomption d’innocence, je vois mal les autorités de l’UPAC procéder ainsi à l’arrestation d’un maire sans avoir un dossier solide et des preuves bien établies.

Pourtant, si la justice et les témoignages divers ont forcé Gérald Tremblay à démissionner, comment penser une seule seconde que les squelettes que je cache dans mon propre placard ne seront pas éventuellement étalés au grand jour?

En conséquence, soit que Michael Applebaum n’ait pas fait cette réflexion et il est insouciant, soit qu’il y ait pensé et cru que la justice ne le rattraperait pas et il est arrogant. Dans les deux cas, il n’a pas d’affaires dans l’administration de la métropole.

quebechebdo 18 juin 2013

Conseil général du PLQ: retour vers le futur

17 juin 2013

Devant quelque 500 militants réunis en conseil général à Québec le 15 juin, l’ex-ministre de la santé dans le gouvernement Charest et nouveau chef du PLQ, Philippe Couillard, a lancé un grand cri de ralliement à ses troupes les invitant à revenir aux « valeurs intrinsèques » qui ont fait la marque distinctive de son parti.

« Mes chers amis, disons-le haut et fort et avec fierté, le Parti libéral du Québec, c’est le grand parti progressiste de notre histoire, celui qui a su nous donner les moyens de la solidarité et du partage. »

En réponse à la « social-démocratie de pacotille » du gouvernement Marois, Philippe Couillard essaie ainsi de refocusser le Parti libéral comme l’option progressiste au Québec. « Le changement a commencé », a martelé Philippe Couillard, tentant de mobiliser ses brebis assoiffés de pouvoir.

Selon l’enfant prodigue libéral revenant triomphalement au bercail, si le PQ et la CAQ

« ne peuvent dire quelles sont leurs racines ou leurs valeurs profondes », le Parti libéral du Québec, lui, connaît ses priorités. Et la toute première, c’est le développement économique « parce que c’est en créant la richesse que nous pourrons bâtir une société plus juste qui tend vers l’égalité des chances ; c’est ça, le véritable progressisme ».

Puis, ressortant l’album de photos de famille libéral de la boîte de souvenirs, le « bon père de famille » tourne une à une les pages montrant la liste des mesures progressistes adoptées au fil du temps par le Parti libéral, insistant sur les mesures économiques tout en précisant que l’économie redeviendra le thème central de son « nouveau » parti.

Et, dans cette envolée oratoire digne des grands tribuns d’une époque lointaine où le PLQ volait sur les ailes de la Révolution tranquille, notre badaboum national, toujours hypothéqué par une sortie de scène politique alambiquée, ose se donner des allures de sauveur du PLQ en le ramenant à ses belles années…en bref, un véritable « retour vers le futur »!

Toutefois, ce que l’ex-ministre de John James Charest oublie de mentionner, c’est qu’il s’est produit une cassure entre son parti et l’électorat québécois et, qu’à ce chapitre, il devra s’inspirer d’un autre scénario que le film « Back to the future » s’il désire le ressusciter de ses cendres.

En attendant le « nouveau » programme du PLQ Couillard, son fier porte-étendard a soulevé les passions « canadian » de ses troupes en lançant un vibrant cri du cœur pour la défense et la sauvegarde du pays : « Nous nous battrons, je me battrai pour elle [citoyenneté canadienne] et nous répéterons avec fierté : notre patrie le Québec, notre pays le Canada. »

Comme dirait la chanson « Paroles, paroles » interprétée par Dalida en compagnie d’Alain Delon, « Parole, parole, parole, parole encore des paroles que tu sèmes au vent… Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots. »

quebechebdo 17 juin 2013
Le Devoir 18 juin 2013 (version abrégée)

Une fleur à jamais refermée

16 juin 2013

Nous célébrons aujourd’hui la fête des pères et, comme bien d’autres de ma génération, j’ai eu un père renfermé sur l’expression de ses émotions. Lorsque à mon tour, je suis devenu père, il m’est venu ce poème que j’aimerais offrir aujourd’hui à tous ces pères qui éprouvent de la difficulté à s’ouvrir face à leurs enfants et les inviter à leur exprimer leur amour.

J’avais un père que je voyais rarement
Un père voyageur très souvent absent
Et lorsqu’il était là
Il ne me parlait pas

Son dernier voyage fut précipité
Je n’ai pas eu le temps de lui exprimer
À quel point je l’aimais
Dans ma tête un regret…

Pourquoi papa es-tu resté
Une fleur à jamais refermée?

À mon tour d’être père de deux enfants
Un père divorcé donc souvent absent
Pourtant lorsqu’elles sont là
Je ne leur parle pas

J’ai peur de partir trop tôt à regret
Et de ne pouvoir leur dire à jamais
Combien je les aimais
À leur tour elles diraient…

Pourquoi papa es-tu resté
Une fleur à jamais refermée?

quebechebdo 16 juin 2013

La culture, fondement de l’identité québécoise

16 juin 2013

« C’est par la culture plus que par le nombre que nous nous imposerons. » – Georges-Émile Lapalme

Le groupe de travail sur la philanthropie culturelle, présidé par l'homme d'affaires et mécène Pierre Bourgie propose d’inciter les Québécois et les entreprises privées à faire davantage de dons aux arts et à la culture plutôt qu'uniquement aux causes liées à la santé, aux services sociaux, à la religion ou aux organismes internationaux , tout en demandant aux deux paliers de gouvernements d’accorder des crédits d'impôt plus généreux aux donateurs.

C’est un secret de polichinelle de constater que la culture est l’enfant pauvre des causes encouragées par les donateurs. À titre d’exemple, la santé et les hôpitaux ont accaparé 32 % des dons en 2010, les organismes religieux, 20 % et ceux reliés aux services sociaux 14 % alors que la part de l'art et de la culture s’est vu remettre seulement 3 % des dons.

Pourtant, tous les experts en retombées économiques admettent que la culture francophone est l'un des fondements du Québec et de son identité et qu'elle contribue grandement au développement économique et au rayonnement du Québec sur la scène internationale.

Toutefois, afin d’éviter que les gouvernements se désengagent et se fient au privé pour prendre le relais, le groupe de travail a bien pris soin de faire une mise en garde au gouvernement en insistant sur le fait que la philanthropie culturelle doit être un complément pour le milieu culturel et non pas un palliatif pour les gouvernements.

En accord avec Pierre Bourgie, je demeure convaincu que les mentalités des donateurs ne changeront pas du jour au lendemain. Toutefois, un des premiers gestes que les organismes culturels devraient poser serait de dissocier le mot « don » de l’expression péjorative véhiculée par le vocable « don de charité ».

Autrement dit, offrir une visibilité positive de l’art et de la culture québécois dans le paysage du Québec au lieu de l’image traditionnelle du quémandeur miséreux!

quebechebdo 15 juin 2013

Quand mon père chantait Félix…

15 juin 2013

Nombreuses sont les activités qui soulignent cette année le 25ième anniversaire de la mort de Félix Leclerc, décédé le 8 août 1988. Pour l’occasion, j’aimerais vous partager une page de mon enfance qui est restée marquée dans ma mémoire.

D’été en été, mon père avait pris l’habitude de louer un chalet au Lac Sept-Îles en banlieue de Saint-Raymond dans le comté de Portneuf où toute la famille se réfugiait pour quelques semaines. Et je me souviens du périple qui nous y menait, cordés comme des sardines dans la voiture, entourés de bagages et de victuailles qui n’avaient pas pu trouver place dans le coffre arrière de la voiture.

Puis, tout à coup, sans avertissement, profitant d’un des rares moments de silence, mon père, arborant sa voix de chanteur, entonnait Le P’tit bonheur de Félix Leclerc…Avec les années, j’ai commencé à en connaître les paroles, si bien que j’accompagnais mon père en sourdine car, quand mon père chantait Félix, c’était un moment sacré !

Un autre moment privilégié qu’il m’était donné de vivre consistait à accompagner mon père dans les sentiers de broussailles qui remontaient le cours de la rivière donnant accès au Lac Sept-Îles. Accoutré dans mon costume de pêcheur rudimentaire, mon chapeau d’expéditeur de brousse renfoncé sur la tête, ma canne constituée d’une branche que mon père m’avait appareillée, nous partions tous les deux à la conquête de la truite de ruisseaux.

Ce sont ces moments qui m’ont inspiré le poème qui suit et que je dédie à tous les pères du Québec à l'occasion de la journée de la fête des pères.

Le pêcheur

Partant très tôt le matin
Sa canne à pêche à la main
Il arpente le long sentier
Le menant à son gibier

Tout près d’un arbre géant
Il appâte son guet-apens
Et d’un gracieux mouvement
Dépose sa ligne dans l’étang

Entouré de maringouins
Fouinant ses moindres recoins
Il s’allume une cigarette
Faisant fuir tous ces insectes

Soudain la corde se raidit
Et son poignet réagit
D’un coup sec il sort sa proie
Qui sans succès se débat

Il l’empoigne dans ses mains
La ramène sur sa poitrine
Désamorce sa gueule fine
Et l’ensache avec grand soin

Bien planté sur une roche
Une main dans sa poche
Passe le temps lentement
Tournoie la ligne rondement

Puis au bout de quelques heures
Empli de son élixir
Il reprend son p’tit bonheur
Sur ses lèvres un sourire

vigile.net tribune libre 15 juin 2013 

 

Garder la mainmise sur notre histoire nationale

14 juin 2013

Ottawa investira 12 M$ dans différentes mesures de promotion de l’histoire canadienne dans le but de « faire mieux connaître l’histoire du Canada » à l’approche de son 150e anniversaire. Le nouveau Fonds pour l’histoire du Canada accaparera la plus grande part du budget, soit 4,3 M$ en 2013-2014 et 6,3 M$ par année jusqu’en 2017.

Il chapeaute, entre autres, les Prix d’histoire, 225 bourses de 1000 $ et 30 autres de 2 000$ qui seront remises annuellement [soit plus de 1 M$ étalé sur quatre ans] à des élèves et des enseignants « remarquables qui manifestent un intérêt pour la célébration de l’histoire du Canada ». C’est l’organisme indépendant Histoire Canada qui sera chargé de gérer ce programme.

On se souvient qu’une controverse avait éclaté à ce sujet entre Québec et Ottawa en mai dernier, un comité parlementaire fédéral ayant suggéré d’analyser et de comparer le contenu des cours d’histoire nationale offerts dans les provinces. Or, cette fois-ci, le gouvernement Harper a bien pris soin de prévenir les coups. À cet effet, selon la directrice d’Histoire Canada, Deborah Morrison, les travaux récompensés pourront aborder tous les pans de l’histoire canadienne. « On veut encourager une grande exploration de notre histoire …Les prix seront remis de façon équitable entre les provinces et n’empiètent pas sur les systèmes d’éducation provinciaux ».

C’est Lionel Groulx qui disait : « Le devoir certain, où il n'y a pas de risque de se tromper, ni de perdre son effort, c'est de travailler à la création d'un État français dans le Québec, dans la Confédération si possible, en dehors de la Confédération si impossible. » À mon sens, l’un des outils privilégiés pour « travailler à la création d’un État français dans le Québec », c’est de garder la mainmise sur son histoire nationale…Aux dirigeants d’en prendre bonne note et de veiller à promouvoir l’histoire du Québec auprès de notre jeunesse!

quebechebdo 14 juin 2013

Projet de loi 52: aux frontières de la légalité

13 juin 2013

Loin de moi l’intention de mettre en doute tout le sérieux des membres du comité « Mourir dans la dignité » dont le rapport a été présenté le 12 juin dans le projet de loi 52. Toutefois, en ouvrant la porte à « l’aide médicale à mourir », ce projet de loi jette les bases d’un balisage de l’euthanasie qui se définit, selon Le Larousse, comme étant « l’acte d'un médecin qui provoque la mort d'un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie, illégal dans la plupart des pays ».

Reste maintenant à valider les balises entourant cet acte médical pour lui donner le caractère « humain » qu’il vise en plaçant le patient au centre de la décision qu’il prend en demandant l’aide médicale à mourir.

quebechebdo 13 juin 2013
vigile.net tribune libre 13 juin 2013 "Réflexions personnelles"

Projet de loi 52: les balises

13 juin 2013

Attendu depuis longtemps, le projet de loi 52, intitulé Loi concernant les soins de fin de vie, suscite incontestablement des débats auxquels nous ne pouvons ni ne devons échapper au risque de nous laisser emporter par l’émotivité et la subjectivité.

Aussi est-il essentiel de valider les balises qui sous-tendent le projet de loi qui introduit l’obligation de fournir des soins de fin de vie « respectueux de la dignité et de l’autonomie » des personnes mourantes, un respect de l’autonomie qui va jusqu’à l’aide médicale à mourir tout en comprenant le continuum des soins palliatifs et la sédation terminale.

Le cœur du débat se situe autour de la notion d’ « aide médicale à mourir », une option qui, selon les termes du projet de loi, serait limitée aux personnes majeures, aptes à consentir aux soins, atteintes d’une maladie grave et incurable qui provoque des souffrances constantes et insupportables à un stade où le déclin est avancé et irréversible. De plus, la personne en fin de vie doit pouvoir signifier de façon immédiate et répétée son désir de recevoir l’aide médicale à mourir et faire entériner par deux médecins ses intentions.

Partant du principe où la personne qui demanderait l’aide médicale à mourir dans le contexte de ces balises demeure la première préoccupation à laquelle nous devons nous référer, les intervenants ont-t-ils en mains tous les outils pour prendre une décision juste et équitable? Une question à laquelle il faudra apporter une réponse « blindée » sans quoi les portes sont ouvertes au débat sur l’euthanasie.

quebechebdo 13 juin 2013
vigile.net tribune libre 13 juin 2013 "Réflexions personnelles"

Fred Pellerin, le pèlerin du conte québécois

12 juin 2013

Diplômé en littérature à l’Université du Québec à Trois-Rivières, fils de comptable agréé, Fred Pellerin est devenu "conteur agréable par mégarde" après avoir été bercé par les histoires de sa grand-mère, de son voisin Eugène et de son père. Les histoires de Fred Pellerin sont celles de son village : Saint-Elie-de-Caxton, petit village québécois de la Mauricie à travers duquel anecdotes, potins, rumeurs passent à la moulinette pour en ressortir sous forme de contes pour adultes.

Fred Pellerin, c’est aussi plus de 200 000 spectateurs en Europe et au Canada, plus de 150 représentations à guichets fermés en France et 8000 spectateurs à Paris… 36 ans seulement et plus de 2 500 représentations professionnelles au sein de la francophonie mondiale…sans compter son entrée officielle dans le Petit Robert.

Dans son nouveau spectacle de conte "De peigne et de misère" présenté à l’Atelier à Paris, Fred Pellerin continue de faire vivre les légendes de Saint-Elie-de-Caxtone, cinquième chapitre qui met en scène Méo, le coiffeur…ou décoiffeur du village, qu’on découvrait au travers des précédents spectacles et qui prend ici, le premier rôle.

"Au recensement du Saint-Élie-de-Caxton légendaire, le barbier figure en tête de liste… Le barbier, Méo. Lui qui tint chignon sur rue principale pendant de nombreuses années et qui marqua l’histoire de son fer à friser. Au village, Méo veilla pendant longtemps sur la capillarité générale. À décoiffer juste à point, il su prendre de front tous les tenants de la raie droite et monotone. Le génie frisait la folie. Ou l’inverse. Et peu importe. Ça se tenait ensemble.

Maître dans l’art du sarclage, habile à trier les cheveux blancs et les idées noires, Méo avait surtout les cheveux en face des trous. Aussi, sachant tirer profit de son accès aux têtes des chacune et chacun, Méo en vint vite à s’inventer une philosophie du secret éventré et une sagesse de la redistribution de la confidence. Sans lui, les histoires ambiantes n’auraient pas l’élan qu’on leur connaît. Méo. Fin stratège de l’incroyable. Jusqu’à ce jour-là où le sort de l’humanité vint se poser sur les épaules du village. Ce fut lui qui sut garder vive la mèche de l’espoir." Fred Pellerin

Toutefois, à mon sens, Fred Pellerin, c’est d’abord et avant tout un vibrant représentant du langage québécois qui outrepasse les frontières, un "p’tit gars de chez nous" qui a su faire vivre les légendes de son village et prendre avec conviction et simplicité le bâton du pèlerin du conte québécois !

Un Québécois à la Grande Boucle

C’est maintenant confirmé, le cycliste de 25 ans, David Veilleux, natif de Cap-Rouge, en banlieue de Québec, fera partie de la 100 ième édition du Tour de France et deviendra le premier Québécois d’origine à faire partie de la Grande Boucle…un honneur qui rejaillit sur l’organisation cycliste québécoise en général et sur la détermination du cycliste caprougeois en particulier.

vigile.net tribune libre 12 juin 2013
quebechebdo 11 juin 2013 (version abrégée)