L’as du plongeon se retire

6 juin 2013

Après avoir ébahi toute la planète en 1988 à l’âge de 13 ans en inscrivant son nom dans le livre des records aux Jeux du Commonwealth, Alexandre Despatie amorce une carrière phénoménale qui durera 22 ans.

Triple champion du monde, double médaillé olympique, premier plongeur au monde à avoir remporté l’or aux Mondiaux dans trois disciplines, soit les 1, 3 et 10 m, huit médailles aux Championnats du monde et sept aux Jeux panaméricains, l’as du plongeon, le Québécois Alexandre Despatie, se retire à quelques jours de son 28ième anniversaire.

Le 12 juin 2012 aura marqué le début de la fin pour le Lavallois lorsque, moins de deux mois avant l’épreuve olympique de 3 m aux Jeux de Londres, il se frappe la tête de plein fouet sur un tremplin pendant un exercice en préparation pour le Grand Prix de Madrid.

Lors de son point de presse, Alexandre a lancé un appel à la détermination à tous ceux et celles qui aspirent à atteindre les sommets dans leur discipline : « J'ai toujours voulu être le meilleur que je pouvais être, travailler le plus fort possible pour atteindre mes objectifs. J'espère avoir transmis ces valeurs à d'autres athlètes ».

Mission accomplie, Alexandre !…Tu peux être fier des exploits que tu as accomplis ! Nous garderons de toi le souvenir d’un digne représentant du Québec sur tous les tremplins d’où tu as su démontrer au monde entier des performances mémorables !

quebechebdo 6 juin 2013
vigile.net tribune libre 7 juin 2013 "Deux Québécois…deux univers"

Le rat quitte le navire

6 juin 2013

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Jacques Villeneuve a de la suite dans les idées. Après ses propos controversés sur la grève étudiante du printemps 2012, il a récemment plié bagage pour s’installer en Andorre, alléguant qu’il ne se sentait plus chez lui au Québec.

Par ailleurs, quoique sa terre d’exil soit un paradis fiscal, son départ ne serait pas «une question d’impôts» mais plutôt «les problèmes sociaux, la colère des étudiants et les habitudes des assistés sociaux» qui l’auraient chassé.

Et, de poursuivre notre « critiqueux national », un tel climat d’instabilité «fait en sorte qu’on hésite à investir au Québec» où les « lois y bloquent tout et y fâchent les gens », faisant en sorte que « les riches changent de pays», notamment pour s’installer là où il coûte «moins cher» de vivre.

Un comportement aussi méprisable dénote une bassesse qu’il faut condamner sans réserve. Le rat qui quitte le navire pendant que les matelots colmatent les brèches devrait au moins avoir l’obligeance de ne pas couiner trop fort. L’exil nous acquitte peut-être de certaines obligations, mais il nous condamne au mutisme le plus élémentaire.

quebechebdo 6 juin 2013
vigile.net tribune libre 7 juin 2013 "Deux Québécois…deux univers"

 

 

L’instinct du communicateur

5 juin 2013

« Je crois qu’il faut « s’embarquer » et je reproche à ceux et à celles qui ne le font pas de ne pas aller au bout de leur passion et, partant, de ne jamais en découvrir la véritable richesse ». Pierre Bourgault, « La Culture. Écrits polémiques » t.2, 1996.

Qu’à cela ne tienne…les temps auront beau changé, la nécessité incontournable d’un leader charismatique, peu importe son sexe, demeure, à mon avis, la pierre angulaire de tout mouvement qui désire occuper la plate-forme médiatique indispensable pour faire avancer la cause qu’il défend.

On aura beau invoquer les exemples de leaders du passé qui, malgré leur charisme, n’ont pas réussi à mener à terme la mission qu’ils s’étaient donnée, il n’en demeure pas moins que, sans leur détermination et leur charisme, leur cause n’aurait pas cheminé aussi loin.

Dans ce contexte, le dixième anniversaire du décès de Pierre Bourgault le 16 juin, que je qualifierais d’un des plus grands communicateurs de la scène politique québécoise du dernier siècle, mérite qu’on s’arrête, l’espace de quelques lignes, sur certains extraits du livre qu’il a publié en 1990 sous le titre « Maintenant ou jamais » aux Éditions internationales Alain Stanké.

Parlant de l’objectif d’indépendance qui est « le même depuis plus 30 ans », « Je me sens un peu ridicule d’avoir à le souligner mais quand je pense à tous les détours que nous avons pris et à toutes les contorsions que nous avons faites pour éviter d’en parler ou pour repousser indéfiniment l’échéance, je me dis qu’il est impérieux de frapper toujours sur le même clou, au risque de paraître radoter. »

Parlant de la conjoncture de 1990, « Chez les souverainistes, on s’entend pour dire qu’il faut faire vite. En effet, si la conjoncture est aussi favorable qu’on le dit, il faut savoir saisir l’occasion. Les choses changent vite en notre monde et rien ne nous dit que la ferveur du temps présent ne tournera pas à l’indifférence ou que les circonstances exceptionnelles qui nourrissent le mouvement se perpétueront longtemps. »

Parlant des sondages qui démontraient à cette époque une progression constante de l’appui à la souveraineté du Québec, « Répercutés tous azimuts par les journaux, la télévision ou la radio, ces chiffres confortent les militants dans leur choix, ébranlent les indécis et augmentent le nombre des convertis. C’est le syndrome de la saucisse : plus on en mange… »

Et je pourrais poursuivre la liste des citations de Pierre Bourgault encore et encore…un communicateur qui, en plus d’utiliser les mots qui frappent, qui dérangent et qui vont parfois jusqu’à ébranler, possédait la rare qualité de ce que l’on appelle dans le jargon théâtral « une bête de scène ».

Enfin, on aura beau clamer sur tous les toits que les indépendantistes ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils ont et qu’ils mettent leurs efforts et leur énergie à chercher un chef charismatique au lieu de travailler sur l’indépendance du Québec, je persiste et signe : de Pierre Bourgault à Jacques Parizeau en passant par René Lévesque, le mouvement indépendantiste a accompli un long chemin qui serait demeuré lettre morte sans leur charisme allié à leur conviction viscérale en la cause qu’ils défendaient, à savoir l’accession du Québec à sa pleine autonomie.

vigile.net tribune libre 5 juin 2013

Une figure de proue des carrés verts rejoint Équipe Labeaume

5 juin 2013

L’ex-porte-parole et membre du comité exécutif du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec, opposé à la grève étudiante du printemps 2012, Laurent Proulx, sera candidat pour Équipe Labeaume aux élections du 3 novembre dans le district électoral de Cap-Rouge-Laurentien.

En ouvrant les portes de son parti à une figure de proue des carrés verts, Régis Labeaume ne dévoile-t-il pas du même coup la couleur qu’il privilégiait lors du printemps érable? En fait, ne dit-on pas que quiconque se ressemble s’assemble? Pour vous aider à répondre à ces questions, demandez-vous si M. Labeaume aurait démontré autant de bienveillance envers Gabriel Nadeau-Dubois si ce dernier avait manifesté ses intentions de faire partie de son équipe.

quebechebdo 5 juin 2013
cyberpresse.ca 5 juin 2013 "Une candidature qui parle…"

Et Jean-Martin Aussant…une alternative réaliste?

4 juin 2013

D’entrée de jeu, je tiens à préciser que l’article qui suit m’est venu spontanément après avoir lu les derniers articles faisant allusion à l’hypothétique nomination de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois.

Un débat suscité par Pierre Cloutier dans le cadre d’un candidat possédant les qualités de leader nécessaires à l’accession du Québec à son indépendance. À titre de référence, je vous cite un extrait de l’article de M. Cloutier paru sur cette tribune en date du 2 juin sous le titre « Pourquoi Pauline Marois devrait démissionner ». Ainsi, parlant de la candidature de PKP :

« Le mouvement indépendantiste a surtout besoin à ce stade-ci de son histoire d’un vrai « libérateur » de peuple – qu’il soit ou femme, dont la mission sera prioritairement de mettre le cap sur l’indépendance, de proposer un projet de pays concret et emballant aux Québécois lors de la prochaine élection, de tenir un référendum rapide et de convoquer une constituante citoyenne. »

Du côté de Louis Champagne, dans sa réplique à Pierre Cloutier parue sur cette tribune le 3 juin sous le titre « Questions sur la promotion de Pierre Karl Péladeau par Pierre Cloutier », on peut lire ceci :

« Et comment savez-vous que PKP est intéressé à venir diriger le PQ ? Qui plus est, s’il acceptait, comment savez-vous qu’une fois l’indépendance faite, il va gentiment rentrer dans ses terres avec la satisfaction du devoir accompli ? C’est bien beau de nous faire la promotion de quelqu’un en nous disant qu’une fois faite l’indépendance, nous nous en débarrasserons comme une vieille chaussette, mais je ne crois pas qu’il va apprécier cette marque de respect. »

Deux auteurs, deux argumentaires qui possèdent toutes les deux leur part de pertinence. Toutefois, à tout considérer, ce débat est confiné au monde des hypothèses et, à ce titre, justifie-t-il une telle polémique ? Ne vaudrait-il pas mieux dépenser nos énergies sur des hypothèses qui tiennent compte de la réalité actuelle ?

Dans le contexte de la quête au « vrai libérateur de peuple » souhaitée par Pierre Cloutier à laquelle j’ai déjà souscrit officiellement dans un article intitulé « La nécessité incontournable d’un leader charismatique », j’aurais plutôt tendance à me tourner du côté du seul parti qui prône en priorité l’indépendance du Québec, à savoir Option nationale, et, par ricochet, de son chef, Jean-Martin Aussant.

Par contre, malgré les qualités dominantes de JMA, particulièrement son intégrité et ses convictions clairement affirmées dans le programme de son parti, je demeure encore perplexe sur le charisme dont il peut faire preuve à « ce stade-ci de l’histoire du mouvement indépendantiste ».

À mon sens, le chef d’ON devra travailler davantage son image médiatique en changeant la perception « intellectuelle » qu’il projette pour revêtir davantage le costume du tribun accompagnant ses partisans sur le terrain…Alors, on verra s’il possède les qualités d’un leader charismatique recherchées.

vigile.net tribune libre 4 juin 2013

Commentaire:

"Le "charisme" qui manque à JMA, c’est le manque de tribunes où il pourrait se faire valoir. Ni Radio-Canada, ni la Presse ni Québécor ne se ruent aux portes pour se l’arracher. Il marcherait sur les mains de Montréal à Québec et c’est possiblement en page 7 qu’on mentionnerait son exploit. Les oligarques qui nous dirigent savent qu’il est extrêmement dangereux.Tous nos médias vont préférer donner de l’espace à Khadir et David plutôt qu’à JMA. Khadir et David, pour eux, sont des amuseurs de grand public. Ils les présentent d’ailleurs souvent de cette façon."

François Ricard l'inconnu
vigile.net tribune libre 4 juin 2013

La morbidité comme toile de fond artistique!

4 juin 2013

Enlever des enfants en les attirant avec des bonbons et des iPod, les enfermer dans des vieilles poches de patates, les accrocher au plafond et les battre avec une masse en fer. Tel était le projet de fin d'études de David Dulac, 24 ans, ex-étudiant de l'Université Laval, aujourd'hui accusé de menaces de mort.

Sans même avoir besoin d'être convaincu par la procureure de la Couronne, le juge Rosaire Larouche a ordonné la détention du jeune homme, sans antécédents judiciaires, soulignant que le projet des enfants enlevés «dépasse l'entendement». Quant à David Dulac, il affirmé, pour sa défense, qu’il voulait représenter «l'humanité ou son héritage».

Quand un « prétendu futur artiste » pousse la notion de l’art à un tel niveau de morbidité, nous sommes en droit de nous demander jusqu’où David Dulac exploitera sa vision macabre de l’humanité dans son prochain projet machiavélique!

quebechebdo 4 juin 2013

Petite leçon de dépendance

3 juin 2013

Voici une petite histoire qui illustre bien la dépendance aux machines vue par une fille et sa mère.« Un soir, ma mère et moi étions assises dans le salon et parlions de la vie et de la mort… Maman, ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif, où l'on dépend de machines, lui dis-je. Si tu me vois dans cet état, débranche les machines qui me maintiendraient en vie…Je préfère mourir!

 

Alors, ma mère se leva et débrancha …la télévision, le lecteur de DVD, le câble Internet, l'ordinateur, le MP3/4, la Play-station, la PSP, la WII, le Téléphone fixe. Elle me prit aussi mon mobile, mon Ipod, mon Ipad, mon Blackberry et balança le tout dans la poubelle…J'ai failli mourir! »

quebechebdo 3 juin 2013
Le Devoir 4 juin 2013

Le spectre du triangle libéral

3 juin 2013

Suite à mon article paru sur cette tribune le 30 mai sous le titre « La nécessité incontournable d’un leader charismatique », j’ai reçu un message électronique personnel qui m’a « allumé » sur un possible scénario que je n’avais pas encore imaginé, à savoir le spectre du triangle libéral.

Voici l’extrait déclencheur :« La politique n’est plus qu’un emploi comme les autres. Les gens sont terriblement isolés et le talent n’est plus valorisé. Regardez les menaces qui planent sur Montréal, Québec et Ottawa. »

Imaginez la photo suivante dans les médias à tendance « néo-libérale oligarchique » : Coderre, Couillard et Trudeau se serrant la main devant des assiettes bien garnies de spaghetti ! Pour employer le style de La Fontaine, une fable que l’on pourrait intituler « l’éléphant, l’ours et le renard »

Coderre l’éléphant, ce pachyderme à la lourde démarche écrasant tout sur son passage, Couillard l’ours, cet ursidé qualifié souvent de mal léché, et Trudeau le renard, ce fin finaud rusé issu du Maître Renard du disciple d’Ésope.

Et, pour ajouter davantage de « couleur » à mon analogie, nous pourrions l’ « engraisser » de quelques traits caractéristiques, tels que l’opportunisme de Coderre qui, ayant perdu ses illusions fédérales à la chefferie du PLC, a jeté son dévolu sur une ville en pleine crise, l’apparence de probité de Couillard dont le passage de la vie politique à la vie professionnelle en 2008 émane encore des odeurs fétides, et la flagornerie de Trudeau dont les antécédents paternels laissent toujours planer des souvenirs déchirants.

Et, mon correspondant d’ajouter, parlant du milieu politique actuel : « Pas de place pour quelqu’un de grand parce que, pour reconnaître la grandeur de quelqu’un, il faut avoir un peu de grandeur soi-même. » Absolument d’accord…Toutefois, malheureusement, contre vents et marées, le spectre du triangle libéral rôde à nos portes et n’attend que les appels aux urnes pour surgir à l’avant-plan des trois paliers gouvernementaux.

Il me semble que cette perspective à elle seule représente un tableau assez « déprimant » pour apporter davantage d’eau au moulin de la cause indépendantiste québécoise ! Vous ne croyez pas ?

vigile.net tribune libre 3 juin 2013



Au sujet de la tribune libre de Vigile

2 juin 2013

En haut de page de la tribune libre de Vigile, on peut lire ceci : "Vigile ouvre ses pages à tous ceux que le combat pour l’indépendance mobilise. Vigile respecte et encourage la liberté d’expression et accueille les différences qui ne compromettent pas l’avenir de la nation. Les auteurs assument l’entière responsabilité du contenu de leurs textes." Telle est la ligne éditoriale que les responsables de Vigile se sont donnée.

Par ailleurs, la saga que se livrent ces derniers jours Robert Barberis-Gervais et Pierre Cloutier ne peut que semer la déception en moi devant l’acrimonie qui s’est installée entre des intervenants que je qualifierais de "personnages respectés" sur cette tribune…et cela est extrêmement déplorable compte tenu que leurs attaques personnelles ne font que faire dévier l’argumentaire de leurs écrits.

"Vigile ouvre ses portes à tous ceux que le combat pour l’indépendance mobilise" »…Dans ce contexte, est-il possible d’imaginer que les chemins empruntés par qui que ce soit qui écrit sur cette tribune puissent diverger des nôtres sans pour autant s’attaquer à ceux et celles qui les défendent ? En d’autres termes, débattre des contenus des argumentaires tout en respectant "la liberté d’expression".

"Vigile accueille les différences qui ne compromettent pas l’avenir de la nation"…Ce n’est pas rien, on parle de "l’avenir de la nation" ! À mon sens, il faut "mettre pas mal épais de beurre sur la rôtie" pour en arriver à un tel niveau de dangerosité. Dans cette ligne de pensée, je ne crois pas que le fait d’être anti-Marois puisse représenter un tel danger…si oui, ce serait accorder beaucoup de prestige à Pauline Marois !

En ce qui me concerne, je ne prétends pas me situer dans la catégorie des anti-Marois mais plutôt des anti-gouvernance souverainiste, un vieux meuble décapé auquel on voudrait attribuer les qualités d’un meuble fraîchement sorti de l’entrepôt. En d’autres termes, peu importe qui essaierait de défendre "l’indéfendable", à mes yeux, que ce soit un homme ou une femme, recevrait la même aversion de ma part.

En conclusion, je crois en l’intégrité des responsables de cette tribune libre qui représente encore aujourd’hui un espace privilégié qui nous est offert pour exprimer nos opinions et commentaires sur les débats suscités par les différences de point de vue des divers intervenants. Je ne peux que souhaiter que Vigile "ouvre ses pages à tous ceux que le combat pour l’indépendance mobilise" encore assez longtemps pour que nous puissions tous ensemble savourer un jour notre ultime victoire.

En attendant, laissons jaillir la lumière du choc des idées au lieu de l’éteindre par des attaques personnelles.

vigile.net tribune libre 2 juin 2013



Tu seras un homme, mon fils

2 juin 2013

En cette époque agitée que nous traversons où le monde de l’électronique nous propulse en une fraction de seconde dans des mondes souvent aux antipodes, j’ai cru opportun de vous proposer la lecture d’un célèbre poème de Rudyard Kipling intitulé « If » et traduit en français par André Maurois sous le titre « Tu seras un homme, mon fils », dans lequel l’auteur nous invite à garder l’équilibre dans notre vie.

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur; 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant; 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, tu seras un homme, mon fils.

quebechebdo 2 juin 2013