Charte des valeurs québécoises: crucifix au banc des accusés

11 septembre 2013

« Ce qui a guidé nos propositions, c'est notre profond attachement aux valeurs québécoises, et en particulier à quatre d'entre elles…

La troisième valeur qui traverse l'ensemble de nos propositions, c'est la neutralité religieuse de l'État québécois. La meilleure façon de respecter toutes les croyances et toutes les religions, c'est que l'État n'en ait aucune. L'État québécois doit être neutre, laïque, et le principe de la séparation entre les religions et l'État doit être inscrit et affirmé »

Bernard Drainville, député de Marie-Victorin et ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne

La meilleure façon de respecter les croyances de chacun, «c'est que l'État demeure neutre et n'ait aucune religion», peut-on lire dans le document présenté à la presse par Bernard Drainville. Toutefois, il n'est pas question de se départir de symboles religieux tels le crucifix de l'Assemblée nationale ou la croix du Mont-Royal, parce que «la religion a joué un rôle fondamental dans l'histoire du Québec» et qu'il faut «préserver cet héritage»

Plaçons-nous quelques secondes dans la tête d’une musulmane à qui « le gouvernement du Québec propose d'interdire les signes religieux ostentatoires pour le personnel de l'État, sur les heures de travail », qui assiste à la période de questions à l’Assemblée nationale où le crucifix est suspendu au-dessus du siège du président d’assemblée et qui, perplexe, se fait répondre par un Québécois que «la religion a joué un rôle fondamental dans l'histoire du Québec» et qu'il faut «préserver cet héritage».

Croyez-vous sincèrement que le Québécois aura convaincu la musulmane du bien-fondé de son argumentaire? Et si la même musulmane contestait la présence du crucifix à l’AN devant un tribunal en relation avec le principe de « la neutralité religieuse de l’État québécois » !…

Comprenez-moi bien, je suis complètement en accord avec une charte qui prône la neutralité de l’État et l’égalité hommes-femmes. Toutefois, en voulant y enchâsser les valeurs québécoises pour pallier les inconvénients des accommodements raisonnables, le gouvernement a mis les pieds dans un engrenage qui exige que la logique de ses arguments soit respectée jusqu’au bout.

Voilà pourquoi, le crucifix de l’Assemblée nationale, symbole de la religion catholique et, par conséquent de la non-neutralité de l’État, doit être retiré.

quebechebdo 11 septembre 2013 
cyberpresse.ca 12 septembre 2013 "Vos réactions au projet de charte des valeurs québécoises" "Le crucifix au banc des accusés"(version abrégée)
vigile.net tribune libre 12 septembre 2013 "Contre toute logique!"

Laisser l’ONU faire son travail

10 septembre 2013

J’ai toujours éprouvé un vif sentiment de méfiance envers la politique interventionniste des États-Unis dans les conflits au Moyen-Orient, le dernier en liste concernant une possible intervention contre le régime Assad en Syrie.

J’ai l’impression que les autorités gouvernementales, républicaines comme démocrates, se croient investies d’une mission salvatrice sur l’ensemble du globe par une quelconque autorité suprême.

Pourtant, l’Organisation des Nations Unies et ses membres, dont les États-Unis, représentent l’instance chargée de voir à la résolution de situations explosives comme celle que nous vivons présentement en Syrie.

Conséquemment, je désapprouve toute utilisation d’attaque armée unilatérale de la part des États-Unis et j’espère que Barack Obama, le titulaire du Prix Nobel de la paix en 2009 "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples", retrouvera la raison et laissera l’ONU faire son travail!

quebechebdo 10 septembre 2013
Le Journal de Québec 11 septembre 2013 (version abrégée)

Un tramway nommé Labeaume

10 septembre 2013

Au lendemain de la présentation du rapport du comité sur la mobilité durable en juin 2010 dans lequel il entendait refiler la totalité de la facture du tramway au gouvernement du Québec, le maire de Québec, Régis Labeaume, recevait un accueil plutôt froid de la part du ministre responsable de la Capitale Nationale, Sam Hamad.

En avril 2012, devant le refus du gouvernement provincial d’investir dans un tramway à Québec, Régis Labeaume déclarait son intention de mettre la pression sur le fédéral, alléguant que c’était une question de temps pour qu’Ottawa change d’idée : « «Dans 36 mois, quand je vais avoir fini mon étude de faisabilité sur le tramway, regardez-moi bien aller».

Septembre 2013, le discours de Régis Labeaume change de registre. Le maire avoue que le tramway n’est peut-être pas la solution aux problèmes de mobilité à Québec et qu’il devient un « moyen parmi d’autres », tout en alléguant que le tramway devait répondre à certaines conditions pour se réaliser, entre autres, son financement à 100 % par le gouvernement du Québec.

Mais que s’est-il donc passé dans la tête du maire de Québec pour qu’il effectue un recul aussi important dans ses positions, lui qui généralement, a plutôt tendance à maintenir le cap sur ses projets ? Y-aurait-il une odeur d’élections dans l’air ?

quebechebdo 10 septembre 2013
cyberpresse.ca 14 septembre 2013

Le sparadrap sur la plaie

10 septembre 2013

L’annonce du gel des cotisations à l’assurance-emploi pour les employeurs et les employés par le ministre Flaherty donne toutes les apparences d’une décision « politically correct » de la part du gouvernement Harper.

Toutefois, derrière ces « apparences » se cache une réalité toute autre qui démontre les vraies raisons d’un geste aussi « généreux » de la part du fédéral : la bonne performance de l’économie et de l’emploi alliée à la réforme en cours, qui privera des milliers de travailleurs saisonniers, en particulier du Québec, des prestations auxquelles ils avaient droit jusqu’ici.

En effet, la réforme de l’assurance-emploi, entrée en vigueur en janvier 2013, fait partie du projet de loi omnibus C-38 adopté en juin 2012 par le gouvernement Harper dans le but de réduire les coûts pour les entreprises tout en favorisant une plus grande mobilité de la main-d’oeuvre d’un bout à l’autre du pays.

De plus, la réforme introduit maintenant trois catégories de prestataires, pour lesquelles la recherche d’un emploi convenable n’a pas les mêmes caractéristiques, la plus critiquée de ces catégories étant celle du « prestataire fréquent », qui touche en particulier les critères relatifs aux prestations des travailleurs saisonniers, dont 40 % des prestataires de l’assurance-emploi au Canada sont des Québécois.

L’opposition à cette catégorie s’est surtout manifestée dans l’Est du pays, où la proportion de travailleurs saisonniers est plus élevée, ces travailleurs étant plus susceptibles de devenir des prestataires fréquents de l’assurance-emploi. Il s’agit par exemple des travailleurs des pêcheries, de l’agriculture et de la foresterie, mais aussi du tourisme, du transport scolaire, des services de garde en milieu scolaire, de la construction, du cinéma et de la télévision, etc.

À cet effet, le gouvernement du Québec a mis sur pied une Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi, chargée de faire des recommandations sur l’impact de la réforme sur le recrutement, l’embauche et la rétention. La Commission a reçu jusqu’à maintenant plus d’une soixantaine de mémoires, dont 17 en provenance des trois régions de l’Est du Québec, tous défavorables à la réforme. Si la tendance se maintient, la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi viendra confirmer le désaveu des Québécois vis-à-vis la réforme-Harper.

En conclusion, il ne faudrait pas se laisser berner par le sparadrap que vient de placer le ministre fédéral des finances sur la plaie qu’il a causée par sa réforme de l’assurance-emploi sur la précarité d’emploi de milliers de travailleurs québécois qui demandent des programmes de formation de qualité et une aide financière adéquate pour poursuivre leur vie dans la région où ils habitent !

vigile.net tribune libre 10 septembre 2013
quebechebdo 12 septembre 2013

Débat sur la convergence nationale

9 septembre 2013

L’élection de Pierre Curzi à la présidence du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) relance le débat sur la convergence nationale et les élections primaires souverainistes.

À mon sens, un débat qui risque de mourir dans l’œuf tant et aussi longtemps que les militants souverainistes, de tous partis confondus, ne se seront pas assis autour d’une table pour discuter idéologie avant stratégie.

En effet, il ne faut pas jouer à l’autruche, l’origine de l’idée de la convergence nationale émerge de la division du vote souverainiste amenée par l’arrivée de nouveaux partis, à savoir Québec solidaire et Option nationale. Pour QS, le PQ incarne la dérive néo-libérale, pour ON, la démission nationale. Conséquemment, toute forme de coalition, dans l’état des choses, semble absolument impossible.

QS réussit à rassembler des militants issus du milieu communautaire et d’autres d’anciens partis d’extrême gauche. ON attire une certaine jeunesse idéaliste et dynamique, indépendantiste de gauche, des groupes que le PQ s’est aliénés à force d’exercer le pouvoir, de perdre des référendums, et surtout de se conduire comme un authentique vieux parti.

Il m’apparaît évident que ce qui accentue la division au sein du mouvement souverainiste est le choix du gouvernement de mettre de côté toute promotion et actions politiques concrètes visant à faire avancer l’option, celle-là même qu’ont en commun ces trois partis. La stratégie de la gouvernance dite souverainiste du PQ-Marois rend impossible toute alliance effective d’une «famille» souverainiste de plus en plus éclatée. Sans cet objectif partagé dans l’action politique, une coalition véritable perd toute motivation. Inévitablement, dans un tel contexte, les intérêts particuliers de chaque parti détermineront la suite des choses.

En conclusion, le NMQ de Pierre Curzi doit replacer le débat de la nécessaire convergence nationale sur les rails de l’idéologie souverainiste au lieu de le maintenir contre vents et marées dans les méandres tortueux et pernicieux de la stratégie axée sur la division du vote souverainiste. En réalité, replacer les bœufs devant la charrue…sinon, le mouvement souverainiste est condamné à la division !

quebechebdo 9 septembre 2013
vigile.net tribune libre 9 septembre 2013 

L’aura avant les idées

8 septembre 2013

En janvier 2013, un sondage Segma Recherche révélait que le maire de Saguenay, Jean Tremblay, « remontait la pente » avec un taux d’approbation quasi unanime de 87 %. Or, la pente évoquée par l’hebdomadaire référait à un « creux historique » de 73 % d’opinion positive atteint par M. Tremblay en octobre 2011 à la suite de sa bataille autour de la prière aux réunions du conseil municipal.

Un phénomène qui semble marquer la propension des Québécois à pencher pour des candidats à la mairie qui « se tiennent debout face à la fonction publique municipale et face à toutes les contraintes qu’ils rencontrent. Les gens veulent un boss, et les politiciens qui exercent ce type de leadership ont une cote de popularité élevée », affirme Raynald Harvey, président de la firme de sondages Segma.

Sans que les électeurs québécois n’attachent aucune importance aux qualités de gestionnaires des candidats, la tendance qui ressort de l’histoire récente des élections municipales québécoises démontre clairement que les aspirants leaders municipaux dotés d’une forte personnalité partent avec une longueur d’avance sur leurs rivaux qui insistent davantage sur l’idéologie de leur parti.

Une cote d’insatisfaction envers les partis municipaux qui risque de s’accentuer suite aux révélations troublantes de la commission Charbonneau au sujet des réseaux de collusion et corruption qui se sont érigés entre les autorités municipales et les intervenants de la construction.

Selon Laurence Bherer, professeure de science politique à l’Université de Montréal, la perte de valeur des partis politiques municipaux explique en bonne partie le culte de la personnalité autour des maires. Sur la scène municipale, les partis sont éphémères, peu solides, et finissent par tous se ressembler. La population se méfie des partis, perçus comme des machines électorales et non pas des machines à idées. « Sans partis qui se distinguent, les courses à la mairie peuvent se transformer en concours de personnalité. C’est la stratégie de Denis Coderre pour la mairie de Montréal », pense Mme Bherer.

Toutefois, selon Benoît Gignac, auteur, consultant en communication et ex-attaché de presse de Jean Doré, l’ex-maire de Montréal de 1986 à 1994 était tout le contraire d’un sauveur charismatique. C’était un « gars de gang » qui s’appuyait sur l’équipe de son parti et qui incarnait une espèce répandue dans la faune municipale, mais qui ne fait pas les manchettes : le maire plus discret, moins flamboyant, mais capable de gérer une ville de façon efficace.

À mon sens, les candidats à la mairie qui préconisent une gestion démocratique au sein d’un parti municipal ont du pain sur la planche avant d’éclipser l’image omniprésente de l’aura des candidats populistes et de réussir à imposer leurs idées auprès des électeurs québécois…C’est pourtant à ce niveau qu’une véritable gestion des affaires municipales retrouvera ses lettres de noblesse !

vigile.net tribune libre 8 septembre 2013
quebechebdo 8 septembre 2013

Xavier Dolan à plein gaz

7 septembre 2013

En 2008, Xavier Dolan entreprend de manière autodidacte la production puis la réalisation de son premier long métrage « J'ai tué ma mère », sélectionné à la 41ième Quinzaine des réalisateurs à Cannes ; en 2009, il écrit le scénario de son deuxième long métrage, « Les Amours imaginaires » qui reçoit un accueil très enthousiaste de la critique du Festival de Cannes en mai 2010 ; en 2011, il amorce le tournage de « Laurence Anyways », sélectionné encore une fois au festival de Cannes 2012 dans la section « Un certain regard ».

Le quatrième long métrage du cinéaste québécois Xavier Dolan « Tom à la ferme », un thriller psychologique, vient de recevoir à Venise le Prix de critique internationale du meilleur long métrage…et le cinquième long métrage du cinéaste de 24 ans est déjà en préparation. Xavier Dolan, à plein gaz sur les écrans des cinéphiles avertis!

 

quebechebdo 7 septembre 2013
Le Journal de Québec 8 septembre 2013 

Lac Mégantic: ville endeuillée

6 septembre 2013

Deux mois après la funeste tragédie de Lac Mégantic qui a vu son centre-ville éventrée par le train meurtrier de la Montreal, Maine and Atlantic Railway, l’horreur a cédé la place à la fatidique réalité d’une ville endeuillée où les obsèques se succèdent au rythme de la remise des corps des victimes aux familles.

Depuis que les toiles noires qui voilaient la zone sinistrée ont été enlevées, plusieurs résidents sont confrontés à chaque réveil à la profonde cicatrice béante toujours visible au cœur de leur ville.

Quoique le Musi-Café aménagé sous le chapiteau après sa destruction le 6 juillet ait jeté un certain baume sur leurs plaies, plusieurs résidents craignent que l’arrivée de l’automne et la fin de la programmation ne laissent un grand vide dans l’exutoire que leur permettait cette bouée de sauvetage.

Toutefois, depuis la présentation d’un plan de reconstruction de la ville par le gouvernement du Québec, une lueur d’espoir s’est allumée dans le regard des Méganticois qui commencent à percevoir la lumière au bout du tunnel…comme quoi, la vie doit inlassablement reprendre le pas sur la mauvaise fortune!

quebechebdo 6 septembre 2013

La trudeaumanie, version moderne

6 septembre 2013

Interrogé sur la présence de l’armée canadienne dans les rues de la ville le 13 octobre 1970 par un journaliste qui lui demande jusqu’où il irait dans la suspension des libertés civiles pour maintenir l’ordre, Pierre-Elliott Trudeau lui répond « Well, just watch me »… Trois jours plus tard, il proclame la Loi des mesures de guerre.

Quelque 40 ans plus tard, on apprend que le PLC de Justin Trudeau décide de réduire radicalement la taille de son personnel au Québec qui passera de 12 à 3. Pas surprenant puisque le nouveau chef, à lui seul, a permis à sa formation politique de reprendre la pôle position dans le dernier sondage Léger Marketing avec 35 % des intentions de vote au Québec.

La raison de cette remontée impressionnante ? Les aveux « sympathiques » de Justin Trudeau sur ses finances personnelles, la divulgation de certaines notes de frais en ligne, sa confession au sujet de sa consommation de marijuana.

Vous ne trouvez pas que toute cette mise en scène ressemble beaucoup au « Just watch me » de son père, version moderne?

quebechebdo 6 septembre 2013
Le Soleil 9 septembre 2013

Il faut rendre à César…

5 septembre 2013

Depuis l’avènement au pouvoir du Parti québécois le 4 septembre 2012, nombreux ont été les commentaires [dont certains des miens] qui ont décrié sa valse hésitation, ses promesses électorales non tenues, ses annonces publiques suivies de reculs et ses décisions recadrées, une attitude qui a souvent donné l’impression d’une improvisation constante et d’un amateurisme inquiétant de la part d’un gouvernement.

Les exemples en ce sens sont nombreux : recul sur l’abolition de la taxe santé, réforme de la loi 101 annoncée en grande pompe mais sans véritable mordant, dégel des tarifs d’électricité, compressions surprises et nombreuses dans les programmes sociaux, projet de loi controversé et décevant sur les redevances minières, etc…

Toutefois, il faut bien l’admettre, le véritable ennui pour Pauline Marois et son équipe s’est trouvé dans le statut minoritaire de son gouvernement. Dans ce contexte plutôt inconfortable, les nouveaux ministres péquistes ont non-seulement dû apprendre à gouverner rapidement, mais ils ont dû le faire en découvrant l’art du compromis politique, chose difficile pour quiconque aspire à diriger sans les pleins pouvoirs.

Malgré tout, force est de constater que le gouvernement Marois a tout de même marqué des points dans des dossiers importants, à savoir une solution acceptable à la crise étudiante, l’abandon de l’amiante, la fermeture de Gentilly 2 et le moratoire sur le gaz de schiste, l’abaissement des dons aux partis politiques, la loi sur la destitution des maires accusés au criminel, les élections à date fixe et la loi 1 sur l’octroi des contrats publics.

C’est un fait reconnu, Pauline Marois et son équipe ministérielle ont fait du va et vient politique un exercice quasi hebdomadaire durant leurs premiers mois de gouvernance. Par ailleurs, je dois admettre que je préfère de loin des dirigeants qui admettent s’être trompés et reculent, à des leaders qui, persuadés de la justesse de leurs actions, passent outre le sentiment populaire et imposent ce qu’ils croient approprier pour le citoyen.

À la suite du dépôt de la charte des valeurs québécoises qui doit être fait d’ici quelques jours, la reprise des travaux parlementaires s’annoncent chauds pour la troupe de Pauline Marois et le défi est immense compte tenu de l’émotivité engendré par ce sujet délicat.

En conclusion, j’accorderais une note positive au « bulletin » du gouvernement péquiste qui a su, malgré ses nombreux reculs, faire preuve de transparence et de sagesse, des qualités auxquelles les Québécois n’étaient plus habitués au cours des années de gouvernement libéral…Bref, un bilan qui m’amène à rendre à César ce qui appartient à César!

quebechebdo 5 septembre 2013