Le panier de crabes

16 septembre 2013

En rebaptisant la Charte de la laïcité, tel qu’inscrite dans le programme du Parti québécois et promise lors de la dernière campagne électorale, Charte des valeurs québécoises, le gouvernement Marois vient d’ouvrir un panier de crabes, objet de discorde profonde entre certains québécois d’origine et certaines minorités visibles.

Toutefois, si le projet présenté par Bernard Drainville représente vraiment un document soumis à la consultation de la population, il pourrait, moyennant une véritable ouverture de la part du gouvernement, incarner la pierre d’assise nécessaire sur laquelle un consensus devrait s’établir.

Et, pour y arriver, le gouvernement devra revenir sur les principes inhérents à une charte de la laïcité, à savoir d’abord, la neutralité religieuse de l’État, le principe de l’égalité hommes-femmes et l’obligation d’avoir le visage découvert lorsqu'on donne ou reçoit un service de l'État.

Enfin, pour ce qui est des accommodements raisonnables, il m’apparaît qu’un regard critique approfondi, sérieux et non-partisan sur les recommandations de la commission Bouchard-Taylor, payée à grands frais par les contribuables québécois, permettrait de paver la voie à un terrain d’entente qui pourrait rallier les diverses tendances qui enrayent actuellement un véritable débat d’idées autour de la Charte des valeurs québécoises.

quebechebdo 16 septembre 2013

Sécurité ferroviaire: rien ne va plus

16 septembre 2013

Dans la nuit du 6 juillet 2013, un train fou de 72 wagons-citernes dévale la pente de Nantes pour aller exploser en plein cœur de Lac-Mégantic, ravageant une quarantaine d’édifices dans une zone de 2 km carrés tout en tuant 47 personnes.

Depuis lors, deux ministres des transports fédéraux, Denis Lebel et Lisa Raitt, sont venus faire leur visite « de courtoisie » sur les lieux de la tragédie, et deux mois et demie plus tard, Transports Canada et le Bureau de la sécurité des transports en sont encore à s’en laver les mains sans que rien ne bouge vraiment.

Le dernier épisode de cette saga concerne le contenu et l’étiquetage des wagons qui ont explosé à Lac-Mégantic. Voici les faits. Deux semaines après la tragédie, Transports Canada annonçait en grandes pompes toute une série de mesures pour resserrer la sécurité ferroviaire : verrouiller les locomotives, surveiller les wagons transportant des marchandises dangereuses, s’assurer que les freins soient bien serrés à l’arrêt du train, etc. 
Toutefois, cette série de mesures était précédée d’une mise en garde à l’effet que le ministère restait « convaincu de la solidité du régime réglementaire applicable au transport ferroviaire au Canada ».

Or, le Bureau de la sécurité des transports vient de dévoiler que le pétrole transporté par la compagnie MMA avait été mal étiqueté. Ce n’était pas à un produit de groupe 3, signalant du pétrole brut, qui était dans les wagons, comme cela était écrit sur les 72 wagons-citernes, mais du groupe 2, beaucoup plus volatil et dangereux.

Toutefois, selon les « règles » établies, c’est l’importateur qui a la responsabilité de décrire son produit, alors que pour Lac-Mégantic, c’est la compagnie qui expédiait le brut, la Western Petroleum, qui aurait fait l’erreur tout en alléguant candidement que l’accident de Lac-Mégantic se serait produit quand même compte tenu des conditions de transport du produit.

Et voilà, la balle vient de passer dans l’autre camp…Récemment, Transports Canada a obligé la MMA à fermer 19 kilomètres de voies ferrées au Québec à cause de l’état lamentable des rails qu’elle exploite. Pour sa part, le Globe and Mail avançait qu’un piston défectueux aurait été à l’origine du drame de Lac-Mégantic. Enfin, l’émission J. E. révélait de son côté qu’un employé qui n’avait pas les qualifications requises avait été délégué par la MMA pour inspecter la locomotive du convoi meurtrier de Lac-Mégantic.

De plus, J. E. dévoilait le laxisme de Transports Canada quant à l’autorisation donnée depuis des années à MMA de suivre des normes moins sévères quant à l’utilisation des freins à main. Pour sa part, le ministère rétorque que son seul rôle est de vérifier si les compagnies ferroviaires suivent les mesures de sécurité…sans remettre en question leur efficacité !

Un fait demeure : le 6 juillet 2013, les 72 wagons de MMA transportaient du pétrole du groupe 2 et non pas du pétrole brut tel que le spécifiait leur étiquetage et ce, sur des rails en piteux état…Et les responsables en sont encore à se renvoyer la balle, en attendant peut-être qu’une autre catastrophe ne vienne briser la vie de dizaines de citoyens !

vigile.net tribune libre 16 septembre 2013
quebechebdo 16 septembre 2013
Le Journal de Québec 21 septembre 2013 "Sécurité déficiente" (version abrégée)

À un pas de la finale

15 septembre 2013

Deuxième Québécoise à avoir atteint la demi-finale du Challenge Bell après Aleksandra Wozniak en 2008, Eugénie Bouchard, 19 ans, a finalement dû s’incliner en trois sets de 3-6, 6-3 et 6-2 devant la Tchèque de 26 ans, Lucie Safarova, troisième favorite du tournoi, après avoir éliminé la veille la deuxième favorite, Kristina Mladenovic.

Tout un parcours pour la jeune Montréalaise dont le nom apparaîtra maintenant dans le Top 50 de la WTA…Émilie Bouchard, un exemple de détermination et de courage pour la jeunesse québécoise et une digne représentante du Québec sur la scène internationale du tennis !

quebechebdo 14 septembre 2013

La vie après la mort

15 septembre 2013

Parfois on se demande comment expliquer la vie après la mort…Or, voici un texte savoureux sur le sujet enrobé autour d’une allégorie entre des jumeaux dans le sein de leur mère :

Bébé 1 : Et toi, tu crois qu’il y a une vie après l’accouchement ?

Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Pour le moment, nous vivons ici dans l’utérus pour prendre des forces et nous préparer à ce qui nous attend dans l’autre monde, après l’accouchement.

Bébé 1: Tout ça, c’est insensé. Selon moi il n’y a rien après l’accouchement ! D’ailleurs, à quoi ressemblerait une vie hors de l’utérus ?

Bébé 2 : Eh bien, il se dit beaucoup de choses à propos de "l'autre côté"… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à faire, d’expériences à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons un cordon ombilical et c’est par là qu’on se nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, personne n’est jamais revenu dans l’utérus pour témoigner de ce qui se passe après l’accouchement donc, tout ce qu’on raconte, ce sont des balivernes. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça, il faut l'accepter.

Bébé 2 : Et bien, permets-moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne peux rien te prouver. Mais j'aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que, sans l’avoir vue, tu crois en "maman" ? Ah et dis-moi, si elle existe, où se trouve-t-elle en ce moment?

Bébé 2 : Mais elle est partout, autour de nous ! Nous vivons en elle, nous sommes faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman et donc pour moi c’est évident, elle n’existe pas !

Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord avec ton point de vue car parfois, lorsque tout devient calme, on peut l’entendre parler ou chanter. Et, sans la voir, on peut sentir sa présence quand elle caresse notre monde. Je suis bien ici mais je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement, dans l’autre monde qui nous attend…

quebechebdo 14 septembre 2013

La saga des taxes scolaires

14 septembre 2013

En décrétant de nouvelles compressions dans le financement des commissions scolaires, le gouvernement Marois a fait le choix, à mon avis, de faire porter l’odieux de la hausse des taxes scolaires auprès des contribuables par les directions des commissions scolaires.

Et aujourd’hui, jouant les vierges offensées devant les augmentations des taxes scolaires, le gouvernement songerait à adopter une loi pour limiter les augmentations ou même exiger des remboursements aux contribuables alors qu’il a lui-même ouvert la porte au champ de la taxation scolaire pour compenser ce qu’il avait déjà coupé de l’autre main…une opération cousue de fil blanc qui sent de plus en plus un parfum électoral.

quebechebdo 14 septembre 2013

Le franc-parler au pilori

13 septembre 2013

L’expulsion de Maria Mourani du caucus du Bloc québécois suite à ses prises de position concernant le projet de Charte des valeurs québécoises remet sur la table le débat entre l’opinion d’un membre d’un parti politique et la ligne de parti.

Reconnue pour son franc-parler, Maria Mourani n’y est pas allée avec le dos de la cuillère en accusant Bernard Drainville de « faire fausse route » en instaurant une « discrimination contre les femmes » et en déplorant que le PQ s’apprête à perdre des joueurs « qui ne veulent plus faire partie de ce mouvement-là parce qu’ils pensent que c’est un nationalisme ethnique ».

La goutte d’eau venait de faire déborder le vase…Aux yeux du chef du Bloc, Daniel Paillé, c’en était assez. Devant le refus de Mme Mourani de cesser de s’exprimer « de façon aussi virulente », on allègue dans l’entourage de Daniel Paillé qu’il n’avait d’autre choix que de riposter à ce refus de suivre la ligne de parti.

Pourtant, à cet effet, Bernard Landry invoque que la ligne de parti n’est pas véritablement en cause puisque le vote sur la Charte des valeurs québécoises ne se tient pas à la Chambre des communes et, qu’en ce sens, la direction du Bloc a commis une « erreur » en expulsant la députée bloquiste du caucus. « C’est une émission d’opinion dans un débat démocratique important… Je suis profondément attristé, a poursuivi l’ancien premier ministre. J’ai une immense sympathie pour cette femme. Ç’a été une militante exceptionnelle. Elle est elle-même un modèle d’intégration. Elle n’est pas née sur les rives du Saint-Laurent, mais sur les rives de la Méditerranée, et elle est devenue profondément québécoise. »

Quant à la grogne suscitée par la décision du chef du Bloc, ce dernier a refusé de s’inquiéter et s’est défendu d’empêcher le débat. « On peut être en désaccord sur certains aspects. Mais de manière aussi virulente… On ne pourrait pas faire son rôle de député du Bloc québécois, qui est de faire valoir à Ottawa les intérêts du Québec sans compromis. »

Mais là où le bât blesse avec acuité, c’est que M. Paillé et Mme Mourani se rejoignent sur une position commune relativement à l’interdiction de porter des symboles religieux sur les lieux de travail, le chef du Bloc laissant lui-même entendre que la proposition péquiste allait peut-être trop loin, tout en rappelant la position du Bloc devant la commission Bouchard-Taylor proposant l’interdiction de symboles religieux pour les postes « qui représentent l’autorité de l’État », le parti allant même jusqu’à dire qu’il voyait « mal la pertinence d’une interdiction globale ».

Alors, M. Paillé, où est votre congruence ? À moins que vous ne l’ayez reléguée quelque part entre Ottawa et Québec…et si c’était le cas, je vous conseille d’installer vos pénates sur les terres de vos commettants, à savoir les Québécois !

vigile.net tribune libre 13 septembre 2013
quebechebdo 14 septembre 2013

Décès d’Albert Jacquard (1925-2013)

13 septembre 2013

Dans tout ce branle-bas suscité par la Charte des valeurs québécoises, le monde journalistique est en train de reléguer aux oubliettes la mort de Albert Jacquard survenue le 11 septembre 2013 des suites d’une leucémie à l’âge de 87 ans.

Lors de son dernier entretien avec Le Devoir en mai dernier, le célèbre généticien nous laissait une sorte de « charte des valeurs » dans ce qu’il appelait « l’humanitude », c’est-à-dire une humanité qui soit complètement basée sur d’autres forces économiques et humaines.

« Ça ne va pas être facile, il faut changer les états d’esprit, changer les rapports entre les uns et les autres. Le point de départ, c’est de réaliser que le rapport entre les hommes a été gâché. L’homme est quelqu’un capable de rencontrer l’autre en étant efficace. Or, on ne se rencontre plus, actuellement, et si on le fait, on le fait dans la violence. Je crois qu’il faut changer la façon de réagir à la rencontre de l’autre, et ce n’est pas rien ».

En fouillant dans les citations d'Albert Jacquard, j’en ai retenu trois, extraites de la Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes, et qui me semblent inspiratrices de valeurs dans la saga qui gravite autour de la Charte des valeurs québécoises :

« Il faut prendre conscience de l’apport d’autrui, d’autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande. »

« Désormais la solidarité la plus grande est celle de l’ensemble des habitants de la Terre. »

« Les autres ne sont pas notre enfer parce qu'ils sont les autres ; ils créent notre enfer lorsqu'ils n'acceptent pas d'entrer en relation avec nous. »

quebechebdo 13 septembre 2013 
vigile.net tribune libre 14 septembre 2013 "Disparition d'Albert Jacquard (1925-2013)"

Pour une Charte « raisonnable »

13 septembre 2013

Depuis la présentation officielle du projet de Charte des valeurs québécoises par le ministre Bernard Drainville, et bien avant compte tenu de la « fuite » médiatique dont elle a été l’objet, il m’apparaît incontestable que le tollé de contestations qu’elle soulève la destine à un avenir pour le moins turbulent.

On aura beau invoquer que le ROC martèle les Québécois de tous les noms et s’amuse à jouer à son petit jeu préféré, à savoir le « quebec bashing », il n’en demeure pas moins que les critiques les plus virulentes proviennent des minorités visibles du Québec, particulièrement des femmes.

À ce effet, il ne fait aucun doute que l’interdiction de porter des signes « ostentatoires » [qui cherche à se faire remarquer et fait étalage d'un avantage ou d'une qualité] en milieu de travail soulève le plus de commentaires négatifs, la plupart d’entre eux tournant autour de la liberté de porter les accessoires de leur choix pour exercer leur profession.

Une anecdote fort révélatrice à ce sujet : un hôpital ontarien, le Lakeridge Health, a décidé de profiter de la controverse suscitée au Québec par l’interdiction des signes religieux en milieux de travail à l’intérieur de la Charte des valeurs québécoises en achetant un espace publicitaire dans le journal étudiant de l’Université McGill. La publicité montrera une médecin musulmane qui arbore un voile coloré et un sourire paisible, ainsi que le slogan: « We don’t care what’s on your head, we care what’s in it ». Le directeur de l'hôpital d'Oshawa, Kevin Empey, a affirmé à CBC News qu'il a vu dans la controverse une occasion de créer de l'intérêt autour de son établissement.

Mais revenons à notre sujet principal…Compte tenu que le projet de charte du gouvernement-Marois est voué à des débats émotifs qui ne feront que contribuer à semer la division chez les Québécois au lieu de les unir, je propose que la charte devienne une Charte de la laïcité [telle que promis en campagne électorale par le PQ] qui serait articulée autour des quatre valeurs suivantes, lesquelles recevraient probablement un appui substantiel, voire unanime :

-Neutralité religieuse de l’État québécois;

-Égalité hommes-femmes;

-Égalité de tous les citoyens et citoyennes, les uns par rapport aux autres, et égalité de tous et toutes devant l'État;

-Obligation d’avoir le visage découvert lorsqu'on donne ou reçoit un service de l'État.

En conclusion, le projet actuel de Charte des valeurs québécoises souffre de viser trop d’objectifs à la fois, le plus délicat résidant dans les balises établissant les accommodements raisonnables, qui devraient faire partie d’un autre débat et s’inspirer des recommandations du rapport Bouchard-Taylor, qu’on a peut-être un peu trop caricaturé sans en prendre pleinement connaissance.

quebechebdo 13 septembre 2013
vigile.net tribune libre 15 septembre 2013 "Miser sur le consensus"

L’habit fait le moine

12 septembre 2013

Un rapport du Conseil des relations interculturelles publié en 2001 estimait que la représentation des minorités visibles au sein de la fonction publique oscillait autour de 2 %, une proportion qui n’a pas évolué depuis. Or, compte tenu que la fonction publique québécoise compte aujourd’hui un peu plus de 68 000 employés, c’est donc autour de 1360 personnes considérées comme des minorités visibles qui œuvrent au sein de la fonction publique.

Par ailleurs, la saga soulevée par ces mêmes minorités visibles autour de l’interdiction de porter des signes ostentatoires durant leurs heures de travail à titre d’employés de l’État suscite à mon sens toute la question de la pratique religieuse qui semble liée davantage à des accessoires vestimentaires qu’à une foi sincère et intériorisée…un prosélytisme pernicieux qui nous laisse à penser que « l’habit fait le moine »!

Conséquemment, je considère les doléances de cette « poignée » d’employés de l’État comme inadmissibles et déraisonnables et j’appuie la mesure proposée par le projet de Charte des valeurs québécoises du gouvernement concernant l’interdiction d’arborer des signes visibles attachés à des pratiques religieuses superficielles.

quebechebdo 12 septembre 2013
cyberpresse.ca 13 septembre 2013 "Vos réactions au projet de charte des valeurs québécoises"

Guerre de pouvoir entre Obama et Poutine

11 septembre 2013

Les États-Unis et leurs alliés soutiennent que le régime syrien de Bachar al-Assad doit être puni pour une présumée attaque chimique qui a fait des centaines de morts en banlieue de la capitale syrienne le 21 août, alléguant que Damas est responsable de cet assaut alors que celle-ci blâme les rebelles.

Les États-Unis et la France réclament une résolution ferme de la part des Nations unies afin de s'assurer que le régime du président syrien remette son arsenal chimique à la communauté internationale, mais la Russie a demandé à l'Occident de renoncer à recourir à la force advenant le cas où Damas faillirait à sa promesse, des positions qui menacent de faire dérailler un plan qui permettrait à l'administration Obama de ne pas se lancer dans une intervention militaire en Syrie.

À mon sens, nous assistons là à une guerre de pouvoir entre Obama et Poutine qui dégénère en un jeu puéril dans lequel le gagnant sera celui qui aura le dernier mot et ce, au risque de mettre en péril la vie d’innocentes victimes!

quebechebdo 11 septembre 2013