Négociation ou engagement électoral?
En usant de prudence en vertu de l'article 12 du Code du travail qui interdit à un employeur de s'ingérer dans les négociations en s'adressant aux employés syndiqués sans passer par les syndicats, le maire sortant Régis Labeaume, alléguant qu’il s’adressait à la population de Québec et non pas aux syndiqués, a réitéré sa position prise depuis 2010 à l’effet de réduire de 12% l'écart entre la rémunération globale des employés de la Ville de Québec et les fonctionnaires du gouvernement provincial.
En agissant de la sorte, Régis Labeaume transporte habilement la table de négociation patronale-syndicale sur le plancher de la campagne électorale en demandant aux citoyens le plébiscite nécessaire pour acculer les syndiqués devant le fardeau de la preuve lorsque les deux partis retourneront en négociation.
En bref, le maire de Québec fait le pari qu’il se présentera devant les syndiqués avec un as de cœur en mains pour obtenir gain de cause sur sa proposition…À suivre!
quebechebdo le 9 octobre 2013
Henri Marineau

