Metallica mur à mur

21 avril 2015

C’est confirmé, le groupe Metallica se produira en spectacles à l’occasion de la fermeture du Colisée Pepsi et de l’ouverture du Centre Vidéotron, un groupe qui, selon les adeptes de la musique populaire, semble chouchouté par les fans de Québec. Les billets se vendront entre 76 $ et 120 $ et, paraît-il, plusieurs admirateurs du groupe assisteront aux deux spectacles qui, selon un membre du groupe, seront fort différents. Voilà pour le topo gagnant, les salles seront remplies. En réalité, n’est-ce pas là l’objectif des organisateurs?

Toutefois, qu’en est-il du fait français dans la ville de Samuel de Champlain? Pourquoi n’a-t-on pas opté pour des artistes francophones, tout au moins pour un des deux spectacles? Le Québec regorge de talents qui se démarquent partout sur la planète et on n’arrive pas à offrir aux Québécois un spectacle francophone pour souligner des événements d’une telle envergure…Pathétique! Goodbye to Pepsi Coliseum and welcome to Videotron Center!

quebechebdo 21 avril 2015 
 

Un peu de retenue, M Drainville

21 avril 2015

Le dernier débat sur la course à la chefferie du Parti québécois ressemblait à un champ de tirs nourris de la part de Bernard Drainville à l’endroit de Pierrre Karl Péladeau, à tel point qu’on aurait pu être porté à penser que les deux candidats n’appartenaient pas au même parti.

Si le député de Marie-Victorin aspire vraiment à devenir chef du PQ, il devra changer sa stratégie et cesser d’attaquer PKP au lieu de tenter de nous démontrer qu’il incarne le meilleur candidat pour redonner le pouvoir au PQ et conduire le Québec à son indépendance…Un peu de retenue, M Drainville, vous n’en sortirez que plus crédible!

quebechebdo 21 avril 2015
 

Tout simplement révoltant!

21 avril 2015

Dans la kyrielle d’articles contenus dans le projet de loi mammouth 28 adopté sous le bâillon par le gouvernement Couillard se retrouve une somme astronomique de 1,3 milliard $, résultat de montants trop-perçus par Hydro-Québec auprès des contribuables en raison de l’inexactitude de ses prévisions de consommation.

Un montant trop-perçu qui équivaudrait à une baisse de 1,3 % des tarifs sur une base annuelle pour le consommateur québécois qui lui serait redevable à cause d’une surestimation de la consommation de 2 % en moyenne depuis 10 ans.

Et c’est sans scrupule que le gouvernement empoche cette somme de 1,3 milliard $, le consommateur québécois laissé pour compte alors qu’il a été bombardé d’augmentations de tarifs à répétition durant toutes ces années…Tout simplement révoltant!

quebechebdo 21 avril 2015
 

PKP prend de l’assurance

21 avril 2015

D’entrée de jeu, je vous cite un extrait de l’article de Michel Beaumont mis en ligne sur la Tribune libre de Vigile le 19 avril sous le titre « PKP perd des plumes ! » : « PKP dans ses réponses floues nous dévoilait timidement que son sac est moins rempli qu’on ne le croyait sur ce thème ! Ce fut sans contredit, à la fois, la déception et la surprise de la soirée… Péladeau, devant les caméras et les feux de la rampe, a perdu des plumes et du charme face à son public. Un coup d’accélérateur s’impose pour ne pas perdre trop de plumes ! Mais au fond, PKP, dans son parcours qui effrite l’optimisme, possède-t-il toutes les plumes qu’on semble lui accorder ? »

Par ailleurs, il m’apparaît clair que les candidats moins favoris à la course à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville, ont voulu se positionner comme le meilleur chef dans l’éventualité d’un deuxième tour de scrutin lors du dernier débat. Et, pour ce faire, rien de mieux que d’attaquer le favori actuel, Pierre Karl Péladeau, en mettant en garde les militants contre « la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ». Une allusion qui n’est pas sans nous rappeler l’épisode André Boisclair…

Toutefois, faut-il le rappeler, PKP n’est pas André Boisclair, à savoir que l’entrée en politique du député de Saint-Jérôme est motivée par sa conviction de « faire du Québec un pays ». Et cela m’apparaît indéniable même si parfois la stratégie qu’il escompte utiliser puisse paraître encore nébuleuse, si on exclut son idée très intéressante de créer un Institut de recherche appliquée sur l’indépendance.

Et, M Beaumont de poursuivre : « Mais qui viendra regarnir les tablettes de l’indépendance et allumer l’affiche publicitaire sur l’Avenue de l’Espoir ? » Une question qui, selon moi, doit être précédée d’une autre en préambule : « Qui viendra « installer » les tablettes de l’indépendance et allumer l’affiche publicitaire sur l’Avenue de l’Espoir ? » Car c’est bien de cela dont il est question, à savoir opter pour le candidat qui réussira à recréer la mobilisation autour du projet d’indépendance du Québec. Et, à cet effet, PKP est en train de fixer solidement les ancrages des « tablettes » par l’assurance indéniable qu’il manifeste envers son projet de pays.

Quoiqu’il soit légitime que les flèches des candidats en direction du favori prennent de plus en plus de mordant et qu’elles contribuent à monter d’un cran l’intérêt des débats, je persiste à croire que chacun des candidats, y compris PKP, gagneraient en crédibilité s’ils déployaient leurs énergies à démontrer d’abord aux militants la force de leurs convictions pour la cause indépendantiste du Québec avant d’étaler leur stratégie pour y parvenir…C’est un prérequis indispensable !

Enfin, quant à savoir si PKP « possède toutes les plumes qu’on semble lui accorder », je n’ai aucun doute à cet effet…Laissons-lui le temps de prendre son envol et nous verrons qu’il est loin de manquer de plumes et d’élan !

vigile.net tribune libre 21 avril 2015
 

La descente aux enfers

20 avril 2015

Fin 2013, Eugénie Bouchard se voit décerner le prix de « Révélation de l’année » par la  WTA. Mais c’est en 2014 qu’elle est révélée au grand public, année où elle remporte notamment son premier titre WTA à Nuremberg et où elle parvient à atteindre les demi-finales de l'Open d’Australie, de Roland-Garros et la finale de Wimbledon. Eugénie se qualifie pour la première fois aux Masters et elle est élue « Joueuse ayant le plus progressé » par la WTA pour sa saison 2014. Elle est la première Canadienne à atteindre la finale d'un tournoi du Grand  Chelem et la 5e place au classement WTA.

Toutefois, pour des raisons qu’elle peine à s’expliquer, Eugénie vit la descente aux enfers depuis le début de la saison 2015, subissant cinq défaites consécutives. «Je doute sur le terrain. J'ai assez bien fait hier [samedi], mais pas aujourd'hui. Je dois trouver des explications. Ce sera long, je vais perdre des matchs, c'est sûr, mais ça fait partie du processus… Je n'ai pas été assez agressive. Mon adversaire n'avait rien à perdre, et moi, j'ai joué sur les talons…Je pense que j'ai aussi manqué de concentration après la deuxième manche. Je dois travailler afin que ça ne se reproduise plus, mais je sais que je suis capable.»

Je persiste à croire qu’Eugénie Bouchard est une joueuse de tennis de très grand calibre et qu’elle saura remonter les échelons dans la WTA pour autant qu’elle se réapproprie la concentration, la confiance en soi et la combativité qui lui ont permis de se démarquer de façon exceptionnelle en 2014.

quebechebdo 20 avril 2015
 

L’infection se propage…

20 avril 2015

Plus question de couper dans le gras comme le réclame le gouvernement Couillard en exigeant des Commissions scolaires des mesures qui ne jouent pas sur la qualité des services aux élèves face aux coupures annoncées.

À titre d’exemple, la Commission scolaire de Montréal s’apprêterait à couper dans le maigre en supprimant 30 des 65 postes de conseillers pédagogiques de son réseau, des postes-clés dont le rôle est d’accompagner les enseignants dans la transmission des programmes et, par ricochet, de soutenir les élèves en difficulté d’apprentissage. Et, c’est sans compter sur l’augmentation de tâche des enseignants qui se verront alourdis par l’inclusion de certaines activités extrascolaires à leurs tâches d’enseignement. 

Par ailleurs, en parallèle avec ces mesures draconiennes, notre ministre de l’Éducation, François Blais, s’apprête à lancer une campagne de valorisation de la profession d’enseignant…Un paradoxe qui frise le mépris alors que l’infection se propage de façon épidémique entre les quatre murs des écoles québécoises !

quebechebdo 20 avril 2015

L’environnement, version Harper

19 avril 2015

La dernière frasque du gouvernement Harper en matière d’environnement relève du mépris le plus outrancier. En effet, en plus d’avoir outrepassé la date butoir pour présenter à l’ONU ses cibles à long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), la ministre fédérale de l’Environnement, Leona Aglukkaq, a même poussé l’audace d’écrire aux provinces pour leur demander davantage d’informations.

Pire encore, alors que le fédéral s’accapare tout le crédit des minimes réductions des dernières années, ce sont les provinces qui y ont contribué dans la plus large mesure, la Table ronde sur l’environnement estimant la participation des provinces à 75%. Comme le souligne fort à propos la commissaire à l’environnement : « Comme le gouvernement fédéral partage la compétence en matière d’environnement avec les provinces et les territoires, les deux ordres de gouvernement doivent coordonner leurs mesures de manière efficace et continue s’ils veulent atteindre la cible nationale ».

Foutaise ! Le gouvernement Harper n’en fait qu’à sa tête dans le dossier environnemental et se fiche carrément de projeter une image de cancre du Canada sur la scène internationale. Probablement que le déploiement de soldats canadiens sur les terres de combats présentent une image plus « percutante » sur le plan de la petite politique partisane dans laquelle excelle notre chef du law and order !

quebechebdo 19 avril 2015

Parlant d’idées…avec Martine Ouellet

18 avril 2015

Au fur et à mesure où les débats pour la course à la chefferie du PQ se déroulent, nous en apprenons un peu plus sur les idées qu’entendent mettre de l’avant les divers candidats pour mettre de l’avant l’indépendance du Québec.

Et, parmi ces candidats, la députée de Vachon, Martine Ouellet, s’impose comme celle qui avance un scénario qui me semble à la fois réaliste et emballant : « J’invite les
citoyens de tous les horizons à se réapproprier leur État parce qu’il leur appartient… et il est beau ! Plus on va l’investir, plus il va nous ressembler et travailler pour nous ». 

À la veille de lancer son livre intitulé « Mieux d’État », Martine Ouellet, dans l’hypothèse où elle se voyait confier les rênes du pouvoir, réinstaurerait la taxe sur le capital des établissements financiers. Selon la députée de Vachon, « l’austérité a été créée de toutes pièces » par le gouvernement de Jean Charest qui, en abolissant progressivement la taxe sur le capital des établissements financiers, a privé littéralement l’État de plus de 1,5 milliard de dollars de revenus, une décision qui a précipité le Québec dans une spirale de déficits structurels.

Aux yeux de Martine Ouellet, les Québécois doivent « se réapproprier » l’État québécois au moment où le « modèle québécois » subit les assauts de l’« austérité ». Il est urgent de s’atteler à la tâche de dissiper le « discours » dominant selon lequel « l’État est trop gros, l’État est inefficace… On est mûr au Québec pour une deuxième révolution tranquille », une seconde révolution tranquille qui devrait déboucher ni sur plus d’État ni sur moins d’État, mais sur « mieux d’État, un État plus agile, plus expert ». Dans son livre, elle souhaite contribuer à dissiper le « cynisme ambiant » envers l’administration publique, un cynisme qui « fait l’affaire de ceux qui veulent le saccager ».

Mme Ouellet voit dans l’État le garant du « développement économique intelligent » du Québec. Dans cet esprit, le gouvernement doit exprimer sur-le-champ ses réticences à l’égard de projets toxiques comme l’exploitation du gaz de schiste ou, à tout le moins, s’abstenir de s’y associer. À cet effet, « d’aucune espèce de façon », le projet d’oléoduc Énergie Est ne s’inscrit dans une politique de développement économique intelligent. « C’est insensé. Peu importe les redevances offertes, ça ne sera jamais suffisant pour payer [les dépenses encourues en cas d’] accident dans le fleuve Saint-Laurent. »

Et, de conclure Martine Ouellet, les Québécois doivent être maîtres du « demi-État » du Québec, et ce, d’ici à ce qu’ils récupèrent l’autre demi. « On ne peut plus se limiter au rôle d’une province », et c’est pourquoi, elle s’engage à tenir un référendum sur l’indépendance du Québec au cours des quatre années qui suivront l’élection d’un gouvernement majoritaire du PQ, se démarquant de la sorte des quatre autres candidats.

quebechebdo 18 avril 2015 

Amen! (prise 2)

17 avril 2015

Lors de son point de presse devant les médias concernant la décision de la Cour suprême d’interdire la prière dans les conseils municipaux, une phrase, particulièrement trois mots, sont passés presque inaperçus, à savoir : « Là, on est après s’effriter, surtout les Québécois. Les autres, je ne les ai pas vus se faire attaquer bien fort ces temps-ci et se défendre. Mais les vrais Québécois, avec notre histoire, on n’est pas tellement actifs pour se défendre. »

Mais, qui sont les « vrais Québécois » auxquels le maire de Saguenay fait allusion? Seraient-ils les Québécois de souche? Et si oui, qu’en est-il des autres? Le bon maire catholique semble oublier, par cette exclusion malvenue d’une catégorie de Québécois, un grand principe religieux qui prône que les hommes sont tous des frères et que chacun est égal devant Dieu…Amen!

quebechebdo 17 avril 2015
Le Journal de Québec 18 avril 2015 "Amen!"

Les convictions avant la stratégie

17 avril 2015

Il m’apparaît clair que les candidats moins favoris à la course à la chefferie du PQ, notamment Bernard Drainville, ont voulu se positionner comme le meilleur chef dans l’éventualité d’un deuxième tour de scrutin lors du dernier débat. Et, pour ce faire, rien de mieux que d’attaquer le favori actuel, Pierre Karl Péladeau, en mettant en garde les militants contre « la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ». Une allusion qui n’est pas sans nous rappeler l’épisode André Boisclair…
 
Toutefois, faut-il le rappeler, PKP n’est pas André Boisclair, à savoir que l’entrée en politique du député de Saint-Jérôme est motivée par sa conviction de « faire du Québec un pays ». Et cela m’apparaît indéniable même si parfois la stratégie qu’il escompte utiliser puisse paraître encore nébuleuse, si on exclut son idée très intéressante de créer un Institut de recherche appliquée sur l’indépendance.

Quoiqu’il soit légitime que les flèches des candidats en direction du favori prennent de plus en plus de mordant et qu’elles contribuent à monter d’un cran l’intérêt des débats, je persiste à croire que chacun des candidats, y compris PKP, gagneraient en crédibilité s’ils déployaient leurs énergies à démontrer d’abord aux militants la force de leurs convictions pour la cause indépendantiste du Québec avant d’étaler leur stratégie pour y parvenir…C’est un prérequis indispensable!  

quebechebdo 17 avril 2015