Toute cette saga pour en arriver là!

16 septembre 2015

Après plus de deux mois de litige entre Me Lu Chan Khuong et le Barreau, une entente est finalement intervenue à la « satisfaction » des deux parties. En démissionnant de son poste de bâtonnière, Me Khuong allègue vouloir « préserver cette institution [le barreau] qui est plus importante que les personnes qui la dirigent » Quant au CA du barreau, il se montre « reconnaissant » envers Me Khuong d’avoir « accepté de mettre fin au litige ». Enfin, les deux parties « regrettent le tort que leur différend a pu causer au Barreau »…Voilà pour les civilités d’usage!

Toutefois, dans les faits, est-il utile de rappeler que Me Khuong avait été arrêtée dans la succursale du magasin Simons de Laval, en avril 2014, pour vol à l’étalage capté par les caméras de surveillance, échappant par ailleurs à toute forme d’accusation, le dossier ayant été non judiciarisé?

Face à ces faits, une question se pose : croyez-vous sincèrement qu’une telle saga aurait été autant médiatisée si le présumé coupable avait été un citoyen ordinaire? Vous conviendrez avec moi qu’une telle « nouvelle » aurait fait l’objet d’un petit entrefilet qui serait mort au feuilleton le lendemain. Eh bien, Me Khuong a été prise la main dans le sac. En conséquence, elle aurait tout simplement dû être congédiée sur le champ et être citée en cour pour vol à l’étalage…Point à la ligne!

quebechebdo 16 septembre 2015
Le Soleil 19 septembre 2015
 

Quand on crache en l’air…

15 septembre 2015

La controverse suscitée par les propos de Guy A. Lepage dans le cadre de l’émission « Entrée principale », animée par André Robitaille, a éveillé tout un lot d’émotions liées à la rivalité entre Québec et Montréal. En effet, en déclarant que « seuls les shows heavy métal et le hockey des Remparts à 20 piastres le billet se vendent bien à Québec », le Montréalais venait d’attaquer de plein fouet la fierté des Québécois en les dénigrant bassement.

Pourtant, s’il y a une chose que l’animateur chevronné de « Tout l’monde en parle » devrait savoir, c’est bien le proverbe suivant, à savoir que « Quand on crache en l’air, ça nous retombe toujours dessus »…et j’ajouterais « et tout l’monde en parle! »

quebechebdo 15 septembre 2015
 

La convergence des forces souverainistes

15 septembre 2015

Le sujet n’est pas nouveau…Les projets d’alliances entre les différents partis et mouvements souverainistes ont été légions depuis des décennies et, est-il utile de le mentionner, ils ont tous avorté dans l’œuf. Toutefois, une lueur d’espoir semble ressurgir des dernières révélations de Pierre Karl Péladeau et de Véronique Hivon lorsqu’ils abordent la « convergence des forces souverainistes ». Et, qui plus est, PKP est allé jusqu’à affirmer que « le Parti québécois n’a pas le monopole en cette matière. »

Une ouverture, me semble-t-il, qui mérite d’être exploitée dans une démarche transpartisane, hors des guerres intestines auxquelles on nous a habitués depuis trop longtemps. Et, pour y parvenir, la convergence ultime à laquelle doivent tendre tous les souverainistes réside dans l’accession du Québec à son indépendance. Là-dessus, à mes yeux, il ne peut y avoir aucun compromis.

Restent les moyens pour y parvenir. À cet effet, la création d’un institut de recherche sur la souveraineté du Québec préconisé par PKP et la nouvelle approche de tournées sur le terrain et de formation que le PQ est en train de mettre en place représentent un terreau intéressant à exploiter dans la mesure où ces moyens sont branchés sur la base militante des souverainistes, de tout parti confondu.

En résumé, l’option souverainiste va continuer de piétiner tant et aussi longtemps que les partis s’acharneront à maintenir leur chasse-gardée sur l’accession du Québec à son statut de pays. Seule la convergence des forces souverainistes réussira à propulser l’Option vers son aboutissement.

quebechebdo 15 septembre 2015
vigile.net tribune libre 18 septembre 2015 

Une diplomatie internationale qui s’effrite

14 septembre 2015

Le gouvernement Couillard s’apprêterait à couper 25 %  des postes composant son réseau de représentation internationale, à savoir 50 des 208 postes de fonctionnaires présents dans l’ensemble des délégations générales, délégations, bureaux et antennes partout autour du monde. Au nom de la sacrosainte « austérité », Philippe Couillard, via sa ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, entend ainsi épargner entre 651 000 $ et 816 000 $ annuellement.

Une décision qui, à mes yeux, reflète clairement le caractère renfermé d’un Québec isolé dans le reste du Canada [ROC] à titre de province identique aux autres, bafouant sournoisement de la sorte le caractère distinct du Québec. Une approche qui, de surcroît, vient mettre en péril des décennies d’efforts des différents gouvernements antérieurs pour positionner le Québec sur la scène internationale.

Si on ajoute à ses coupures les coupes budgétaires imposées au ministère des Relations internationales [MRI] l’année dernière, les relations internationales sont en train de s’effriter dangereusement, si bien que je suis porté à croire que les rumeurs faisant état d’un penchant naturel de Philippe Couillard pour un Québec « province » à l’intérieur du Canada sont vraiment fondées.

En bref, nous faisons face à un gouvernement qui veut renfermer les Québécois, les isoler dans son monde canadian…Un scénario réducteur et rétrograde purement avilissant!

quebechebdo 14 septembre 2015
vigile.net tribune libre 14 septembre 2015 (version modifiée)
Le Journal de Québec 15 septembre 2015

Une question humanitaire

13 septembre 2015

Dans son plaidoyer sur la priorité accordée à la sécurité nationale, Stephen Harper donne l’impression qu’il y a un choix à faire entre l’accueil des réfugiés et la lutte contre l’État islamique. Un choix, à mon sens, insensé, considérant l’importance des deux sujets.

Par ailleurs, là où le bât blesse avec acuité, réside dans un rapport d'un comité spécial du Congrès américain, paru entre 2004 et 2011, qui fait ressortir que les sociétés d'armement canadiennes ont vendu 8,29 milliards $ en armes aux pays en voie de développement, occupant le 9e rang mondial de ce marché. Qui plus est, comme membre de la Coalition contre l'État islamique, le Canada est un allié du régime dictatorial de Bachar el-Assad … Avouons qu’il y a de quoi s’interroger sur le « bien-fondé » de l’importance de la sécurité nationale tant clamée par Stephen Harper!

En termes clairs, M Harper, cessez ce petit jeu mesquin en tentant de vous justifier sur la sempiternelle sécurité nationale et agissez de façon responsable en ouvrant les portes du Canada aux réfugiés syriens…C’est une simple question humanitaire à laquelle le Canada ne peut se dérober! 

quebechebdo 12 septembre 2015
 

Stratégie, vous dites?

11 septembre 2015

J’ai bien apprécié l’image du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, à propos du vote stratégique lors de son entrevue avec Anne-Marie Dussault à l’émission 24h en 60 min du 10 septembre 2015. Il a pris l’exemple d’un match de football au cours duquel il ne viendrait pas à l’idée d’un quart arrière de remettre le ballon à un joueur adverse, sachant très bien qu’il s’empressera de remonter le terrain en sens opposé.

Conséquemment, il n’existe aucune autre opportunité que de remettre le ballon à un joueur de son équipe s’il désire avancer dans la bonne direction et marquer des points qui lui permettront de défendre les intérêts du Québec à Ottawa…À vous maintenant de déterminer à qui vous allez remettre le ballon le 19 octobre!

quebechebdo 11 septembre 2015

Le plus beau métier du monde!

10 septembre 2015

Tout au cours de ma carrière dans l’enseignement et après ma retraite, j’ai toujours affirmé que j’avais exercé le plus beau métier du monde. Et, j’en ai pour preuve la chaleur du contact permanent que j’ai pu conserver avec les jeunes pendant ces quelque 32 années que j’ai eu la chance de les côtoyer.

Et oui, vous avez bien lu, que j’ai eu « la chance » de les côtoyer et ce, malgré les commentaires souvent négatifs que j’ai pu entendre à propos des jeunes d’âge scolaire de niveau secondaire. Quand j’entendais certains parents me demander si les jeunes d’aujourd’hui étaient différents de ceux des années soixante, je leur répondais qu’ils n’avaient pas changé mais que c’était la société qui avait changé, une société bousculée par les soubresauts de la vie moderne.

Par ailleurs, les temps sont durs pour les enseignants en cette période où les gouvernements ne cessent de couper dans les budgets de l’éducation tout en augmentant de façon abusive leur tâche. J’éprouve une profonde admiration pour les enseignants qui persistent à garder le cap sur leur profession dans un contexte aussi déprimant, et je ne peux que les encourager dans la voie de leur mission tout en ayant en tête cet extrait de Marguerite Lavoie dans son livre intitulé « À bas l’école passe-temps, vive l’apprentissage » :  « Je pense que pour enseigner efficacement dans le sens le plus englobant du terme, il faut d’abord être heureux, ce qui se devine par la sérénité, l’aménité et la congruence.  Ce sont les étudiantes et le étudiants eux-mêmes qui définissent la bonne ou le bon professeur : celle ou celui qui ne se prend pas pour un autre, qui est capable de rire de nos farces et qui sait nous comprendre. »

En terminant, je vous laisse, chers enseignants, sur cette courte réflexion que j’ai écrite lors d’un passage de quelques jours à l’Arche de Jean Vanier, à la suite d’une conversation avec un jeune handicapé gravement atteint du cancer :
Louis me regarde …
-Ça ne va pas?
Il me fixe profondément…
-Tu as mal?
Il devient triste.
-Je puis faire quelque chose?
Il me fait signe d’approcher.
-Dans trois mois, je ne serai plus!…En attendant, aime-moi!

quebechebdo 10 septembre 2015

 

Cours de souveraineté 101

10 septembre 2015

Pierre Karl Péladeau vise un objectif ultime précis, à savoir l’indépendance du Québec et, pour y parvenir, il se doit de prendre le pouvoir au prochain scrutin de 2018. Toutefois, en attendant, après avoir mis sur pied son Institut de recherche appliquée sur la souveraineté, il lance maintenant une école de formation permanente des militants. La stratégie est claire et pragmatique.

Aux yeux de PKP, il est temps de mettre fin aux campagnes de peur telles que vécues par la base militante lors des deux référendums, voire même lors des dernières élections de 2014, et je demeure convaincu qu’une telle formation ne pourra que faciliter la réplique aux tenants du fédéralisme.

L’école, dans son sens large, se définit comme un terreau propice à l’apprentissage. Par ailleurs, il m’apparaît que les partisans de l’indépendance ont souvent manqué d’arguments pour riposter à leurs adversaires. En conséquence, j’applaudis à l’initiative de PKP qui est en train d’ériger une armée solide, capable de fourbir les armes devant les adeptes sans scrupule de la peur… En bref, c’est peut-être un peu ça faire de la politique autrement!

quebechebdo 10 septembre 2015
 

Un engagement timide du PQ?

9 septembre 2015

À son entrée en poste à titre de leader parlementaire du Parti québécois, Bernard Drainville propose une « clause d’appauvrissement zéro » pour les salariés de l’État dans le conflit qui oppose les syndicats des secteurs parapublic et public contre le gouvernement Couillard.

Rappelons qu’actuellement, le gouvernement offre aux employés de l'État un gel salarial les deux premières années de leur prochain contrat de travail et des hausses de 1 % annuellement les trois années suivantes, alors que les syndicats exigent 4,5 % d'augmentation par an pendant trois ans…Un écart, disons-le, plutôt énorme.

Toutefois, en avançant comme base de départ de la négociation le gel des salaires au taux d’inflation, à savoir la « clause d’appauvrissement zéro», Bernard Drainville franchit un pas bien timide dans le conflit, et laisse bien peu de marge de manœuvre aux syndicats pour négocier efficacement avec le gouvernement.

Je peux comprendre que les demandes syndicales souffrent de réalisme mais il n’en demeure pas moins que M. Drainville, de son côté, donne l’impression de jouer un peu sur la corde partisane en voulant se montrer « plus catholique que le pape », une démarche qui ne peut qu’ajouter des munitions dans la mitraillette libérale.

quebechebdo 9 septembre 2015

Un humour décadent

8 septembre 2015

Parmi les commentaires recueillis du père Benoît Lacroix à l’occasion de ses cent ans, sans doute que le souhait qu’il formule à l’endroit du Québec, à savoir « qu’il devienne de plus en plus francophone dans sa langue et universel dans sa culture », représente une partie fondamentale de son  legs envers la société québécoise.

Toutefois, parlant de culture, le centenaire se montre dur envers les humoristes d’aujourd’hui qu’il accuse de véhiculer « un recul du français autour du rire ». Un rire qu’il qualifie de « court-circuit au point de vue culturel. »

Sans vouloir intégrer tous les humoristes dans cette catégorie, force nous est de constater que plusieurs d’entre eux utilisent un vocabulaire pour le moins vulgaire. Comme si, pour être drôle, l’humoriste doive entrer dans la chambre à coucher des spectateurs, tout en multipliant les jurons à outrance. Bref, un humour facile qui demeure à un niveau primaire, sans plus.

quebechebdo 8 septembre 2015
Le Journal de Québec 13 septembre 2015