Un engagement timide du PQ?
À son entrée en poste à titre de leader parlementaire du Parti québécois, Bernard Drainville propose une « clause d’appauvrissement zéro » pour les salariés de l’État dans le conflit qui oppose les syndicats des secteurs parapublic et public contre le gouvernement Couillard.
Rappelons qu’actuellement, le gouvernement offre aux employés de l'État un gel salarial les deux premières années de leur prochain contrat de travail et des hausses de 1 % annuellement les trois années suivantes, alors que les syndicats exigent 4,5 % d'augmentation par an pendant trois ans…Un écart, disons-le, plutôt énorme.
Toutefois, en avançant comme base de départ de la négociation le gel des salaires au taux d’inflation, à savoir la « clause d’appauvrissement zéro», Bernard Drainville franchit un pas bien timide dans le conflit, et laisse bien peu de marge de manœuvre aux syndicats pour négocier efficacement avec le gouvernement.
Je peux comprendre que les demandes syndicales souffrent de réalisme mais il n’en demeure pas moins que M. Drainville, de son côté, donne l’impression de jouer un peu sur la corde partisane en voulant se montrer « plus catholique que le pape », une démarche qui ne peut qu’ajouter des munitions dans la mitraillette libérale.
quebechebdo 9 septembre 2015
Henri Marineau

