Une question humanitaire
Dans son plaidoyer sur la priorité accordée à la sécurité nationale, Stephen Harper donne l’impression qu’il y a un choix à faire entre l’accueil des réfugiés et la lutte contre l’État islamique. Un choix, à mon sens, insensé, considérant l’importance des deux sujets.
Par ailleurs, là où le bât blesse avec acuité, réside dans un rapport d'un comité spécial du Congrès américain, paru entre 2004 et 2011, qui fait ressortir que les sociétés d'armement canadiennes ont vendu 8,29 milliards $ en armes aux pays en voie de développement, occupant le 9e rang mondial de ce marché. Qui plus est, comme membre de la Coalition contre l'État islamique, le Canada est un allié du régime dictatorial de Bachar el-Assad … Avouons qu’il y a de quoi s’interroger sur le « bien-fondé » de l’importance de la sécurité nationale tant clamée par Stephen Harper!
En termes clairs, M Harper, cessez ce petit jeu mesquin en tentant de vous justifier sur la sempiternelle sécurité nationale et agissez de façon responsable en ouvrant les portes du Canada aux réfugiés syriens…C’est une simple question humanitaire à laquelle le Canada ne peut se dérober!
quebechebdo 12 septembre 2015
Henri Marineau

