7 septembre 2015
En pleine campagne électorale, l’exil des réfugiés syriens attirent la sympathie des chefs de partis, notre premier ministre ayant même versé une larme à la vue de l’enfant de trois ans, étendu mort sur les rives. Depuis lors, les promesses d’accueil de Mm Mulcair et Trudeau fusent de toutes parts, si bien que nous sommes en droit de nous demander si ces « engagements » ne tiennent pas de l’utopie.
Quoique sensible au drame que vivent ces migrants et en faveur de la juste contribution que devraient « se répartir » les pays occidentaux en les accueillant à l’intérieur de leurs frontières, il m’apparaît évident que chaque terre d’accueil comporte ses limites, sans compter les risques d’accueillir certains intégristes parmi ces migrants.
Comme le disaient les Romains, « in medio stat virtus » (la vertu se tient au milieu). Encore faut-il que la balance ne penche pas que d’un côté comme nous la présente Stephen Harper en mettant tous ses poids du côté de la poursuite de l’intervention militaire contre le groupe État islamique…tout en déposant avec parcimonie de minuscules poids de l’autre côté. Avouons que nous sommes bien loin de l’équilibre!
quebechebdo 7 septembre 2015
vigile.nert tribune libre 8 septembre 2015
Le Journal de Québec 8 septembre 2015
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6 septembre 2015
Personne ne peut demeurer insensible à la photo d’un bambin de trois ans mort noyé, étendu face contre terre sur la rive, emporté par les vagues…Une photo qui a fait le tour du monde et qui est venue nous rappeler le drame humanitaire que vivent des millions de migrants qui tentent désespérément de fuir leur pays.
Pourtant, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, quoique ayant démontré une certaine sympathie dans ses propos envers les migrants, persistent à poursuivre sa politique militaire contre l’État islamique, alléguant qu’il faut travailler en amont du problème. Soit!
Et puis après? Pourquoi ne pas mettre « aussi » des énergies à accueillir ces migrants dont le seul espoir est de trouver une terre qui leur sera salutaire au lieu de maintenir une bureaucratie hermétique dont ont été victimes Aylan Kurdi, son jeune frère et leur mère? En réalité, pourquoi le gouvernement Harper ne travaille-t-il pas à prévenir et à accueillir avec autant d’énergie?
Le premier ministre Harper s’est engagé en janvier à accueillir 10 000 réfugiés. Huit mois plus tard, seulement 1002 réfugiés étaient installés au Canada. En campagne électorale, il a annoncé que le Canada prendrait en charge 10 000 nouveaux réfugiés venus de Syrie… d’ici quatre ans…Un délai interminable pour ces Syriens qui souffrent quotidiennement depuis des années et auquel il faut mettre fin illico. C’est une question humanitaire à laquelle le Canada, terre d’accueil, ne peut échapper!
quebechebdo 4 septembre 2015
vigile.net tribune libre 8 septembre 2015 "La photo de la honte"
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3 septembre 2015
D’entrée de jeu, je dois reconnaître le professionnalisme de l’équipe qui a entouré Mme Véronique Hivon dans l’élaboration du document qui a conduit à la promulgation de la Loi sur l’aide médicale à mourir, un dossier délicat s’il en est un.
Par ailleurs, des voix se lèvent actuellement contre l’application intégrale de cette Loi, à savoir les maisons de soins palliatifs qui défendent le fait que l’euthanasie n’entre pas dans leur mandat. À cet effet, je crois important de vous référer à l’objectif des soins palliatifs tel que défini dans Wikipédia : « L’objectif des soins palliatifs est de prévenir et de soulager les douleurs physiques et tout autre symptôme inconfortable, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle par une prise en charge pluridisciplinaire dans le respect de la personne humaine. »
Un « respect de la personne humaine » qui incarne un volet essentiel de l’aide médicale à mourir, à savoir que la Loi place le patient au centre des choix qui s’offrent à lui. Et, parmi ces choix, les soins palliatifs représentent une alternative qui répond aux velléités du patient qui décide « délibérément » de venir passer ses derniers jours dans une maison de soins palliatifs.
Si, comme le souligne le Dr Barrette, le patient doit demeurer au centre des préoccupations des intervenants, la société doit demeurer respectueuse de ses choix et laisser la philosophie des soins palliatifs continuer d’exister dans sa forme actuelle…C’est une question de liberté de choix fondamentale dans une société démocratique, a fortiori lorsque la fin de vie d’un être humain en dépend.
quebechebdo 3 septembre 2015
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2 septembre 2015
Dans le conflit qui oppose actuellement le collectif « Je protège mon école publique » (JPMEP) au ministre de l’Éducation, François Blais, relativement aux coupures imposées par le ministre dans les services aux élèves, une question risque de porter ombrage aux manifestations organisées par JPMEP, à savoir la participation des enfants à ces manifestations.
À mes yeux, le dilemme se situe au niveau de la pertinence ou non d’impliquer les enfants dans les revendications des intervenants en éducation, y compris les parents. À cet effet, nous connaissons déjà la position du ministre : « Les enfants ne devraient pas être mêlés à la politique. […] Ce qui me déçoit, c’est l’utilisation des enfants pour tirer des slogans qu’ils ne comprennent pas, pour reproduire des demi-vérités qu’ils ne peuvent comprendre. » Soit !
De son côté, Pascale Grignon, porte-parole de JPMEP, y va avec une toute autre version : « Les enfants étaient contents de voir que leurs parents font tout ce qui est en leur pouvoir pour les aider. Le mouvement dérange à Québec, et le ministre attaque là où il peut pour s’en prendre au mouvement. »
Somme toute, les enfants sont-ils pris en otages dans une guerre qui devrait se dérouler entre adultes ? Ou font-ils partie de l’infanterie [mot dérivé du latin « infante » signifiant « enfant »] ? À mon sens, la réponse appartient à chacun des parents touchés par ses revendications, chacun d’eux étant le premier responsable de son enfant.
quebechebdo 2 septembre 2015
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2 septembre 2015
Décidément, Stephen Harper peine à se débarrasser des tuiles qui lui tombent sur la tête depuis le début de la campagne électorale. En effet, après le pénible épisode du sénateur Mike Duffy qui a poursuivi le premier ministre pendant plusieurs jours, c’est maintenant la récession économique canadienne qui vient le hanter.
Dans le premier cas, malgré les témoignages alarmants de plusieurs témoins venus affirmer que de nombreux personnages de l’entourage du premier ministre étaient informés de la magouille entre Duffy et Nigel Wright, Stephen Harper s’est contenté de répéter la même ritournelle, à savoir que seuls ces deux présumés accusés seront jugés pour leurs gestes si nécessaire…jusqu’à ce que, « par hasard », les travaux de la commission soit suspendue jusqu’à la fin de la campagne.
Toutefois, aussitôt sorti de cette saga, nous apprenons que le Canada est en récession, une autre tuile que Stephen Harper banalise, comme il excelle en ce domaine, en alléguant que seulement 20 % de l’économie vit des difficultés alors que 80 % se porte bien, tout en ajoutant que le mois de juin s’est bien comporté.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la crédibilité de Stephen Harper en a pris un coup depuis le début de cette campagne et que plusieurs observateurs sont en droit de se demander quelle sera le prochain écueil qu’il rencontrera sur son passage!
quebechebdo 2 septembre 2015
vigile.net tribune libre 4 septembre 2015
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1 septembre 2015
On apprenait récemment qu’Henri Richard souffrait de la maladie d’Alzheimer. En guise de rappel sur les souvenirs que j’ai gardés du Pocket Rocket, j’aimerais vous partager toute l’admiration que j’ai éprouvée pour ce petit joueur courageux qui possédait certes un talent exceptionnel.
Après le départ de son frère Maurice au début des années ’60, c’est naturellement vers Henri que mon attention s’est tournée et, à cet effet, je n’oublierai jamais la souplesse dont il faisait preuve pour contourner le filet du gardien adverse pour refiler la rondelle devant le but où un de ses coéquipiers était placé.
Grâce à ses 11 coupes Stanley remportées avec les Canadiens, Henri Richard est l’athlète qui a remporté le plus de championnats dans le sport nord-américain…Un exploit qui devrait demeurer dans la « mémoire collective » des amateurs de hockey !
quebechebdo 1er septembre 2015
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1 septembre 2015
Depuis quelques élections, la notion de « vote stratégique » est devenu un leitmotiv utilisé à outrance par bon nombre d’électeurs qui y voient la stratégie idéale au détriment du vote « par conviction ». Ainsi en est-il, dans la présente campagne électorale, des souverainistes qui s’apprêtent à voter pour le NPD de Thomas Mulcair, percevant ce parti comme le seul qui nous débarrassera de Stephen Harper… d’où les impairs pernicieux du vote stratégique.
À toutes fins pratiques, ce type d’électeur renie ses convictions souverainistes qu’il pourrait naturellement investir dans le Bloc québécois, le seul parti qui s’affiche comme le défenseur des intérêts du Québec à Ottawa. Pourtant, parlant des intérêts du Québec, un rapide coup d’œil sur le passé de Thomas Mulcair nous rappelle que le chef du NPD s’est évertué à affaiblir l’application de la loi 101 à une certaine époque où il a occupé le poste de directeur des affaires juridiques du groupe de pression anglophone Alliance Québec…Et on osera par la suite me parler d’un vote stratégique. Foutaise !
Soyons clairs, un vote pour le Bloc au Québec aura pour effet d’enlever des votes au Parti conservateur au même titre qu’un vote pour le NPD, en plus d’élire des députés dont la mission est de défendre les intérêts des Québécois. C’est pourtant évident !
quebechebdo 1er septembre 2015
vigile.net tribune libre 4 septembre 2015
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31 août 2015
En cette période de compressions dans le domaine de l’éducation, certains parents, inquiets des répercussions de ces coupures, ont entamé un processus d’ingérence dans la vie de l’école, allant même jusqu’à remettre en question l’autorité du professeur, voire même ses méthodes d’enseignement. Bienvenu au règne des parents-rois, un phénomène de plus en plus grandissant.
«Ces parents sont persuadés que l’école ne comprend pas leur enfant. Ce sont des « control freaks » qui croient que s’ils administraient l’école, ça irait mieux», lance le professeur émérite à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, Antoine Baby. Et, dans certains cas, la coupe déborde dangereusement. Ainsi en est-il de cette enseignant qui a reçu cette note d’un parent dans l’agenda d’un élève : « Pourriez-vous ne rien enseigner de nouveau en l’absence de mon fils, il ne sera pas en classe la semaine prochaine, car il nous accompagne en voyage… Certains parents nous prennent pour leurs valets ».
Selon une récente étude, 12% du personnel au primaire disent avoir été la cible de blasphèmes et d’insultes, 6 %, avoir été victimes de menaces et 2 %, avoir reçu des messages injurieux par courriel. Au secondaire, 50% des membres du personnel rapportent avoir vu un parent causer des problèmes à l’école.
À mon sens, la collaboration des parents à la vie de l’école est essentielle. Toutefois, certaines limites s’imposent, notamment au chapitre de la gestion de classe de l’enseignant qui demeure une chasse-gardée essentielle au bon déroulement de la classe. En terminant, je vous laisse sur cette remarque d’une enseignante fort révélatrice du danger qui guette le milieu de l’éducation : « Avant, l’éducation, c’était important. Aujourd’hui, c’est devenu un service. Les parents sont devenus des clients… et le client est roi! »
quebechebdo 31 août 2015
vigile.net tribune libre 31 août 2015
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31 août 2015
Abstraction faite de l'absence de consultation du milieu ou de l'approche pédagogique retenue par le ministère de l'Éducation, le projet pilote de cours d’éducation sexuelle qui débute cette année pour 8200 élèves du Québec est voué, à mon sens, à l’échec pour deux raisons fondamentales.
La première émane du fait que le cours d’éducation sexuelle sera intégré dans un cours régulier puisqu’il ne sera pas un cours en soi et n'aura pas de case-horaire définie. Par exemple, le professeur de français ou de mathématiques à qui la direction de l’école a confié le cours d’éducation sexuelle interrompra son cours régulier pour introduire des notions sur les manifestations de la puberté ou les différentes pratiques sexuelles. Une voie dangereuse qui risque, à mes yeux, de compromettre la crédibilité du cours et d’en présenter l’image d’un cours « à rabais ».
Deuxièmement, il m’apparaît évident qu’un tel cours véhicule des notions particulières qui devraient être l’apanage d’enseignants qui ont suivi la formation pertinente pour les communiquer adéquatement aux élèves. Or, selon les responsables du ministère, les enseignants qui se verront confier la tâche de l’éducation sexuelle « n'ont pas besoin d'être des experts de haut niveau pour que la qualité des interventions avec les élèves soit assurée »…Foutaise!
Dans un contexte aussi peu respectueux des compétences des enseignants destinés à enseigner le cours d’éducation sexuelle, il est à prévoir qu’il est carrément voué à l’échec avant même sa reconnaissance officielle dans la grille-horaire de l’élève d’ici deux ans.
quebechebdo 31 août 2015
vigile.net tribune libre 31 août 2015
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30 août 2015
On ne compte plus les tueries insensées qui se déroulent sur le territoire de l’oncle Sam depuis des décennies. Toutefois, celle de la Virginie qui nous montre « live » un tireur fou tuer une reporter et un caméraman, filmant lui-même la scène où il les abat et diffusant deux vidéos de ce crime odieux sur les réseaux sociaux, tient carrément d’une scène de film d’horreur d’Alfred Hitchcock.
L’assassin, Vester Lee Flanagan, 41 ans, avait travaillé comme reporter pour la chaîne de télévision locale WDBJ7 de mars 2012 à février 2013, mais il avait été renvoyé en raison de son comportement colérique et parce que son travail ne donnait pas satisfaction. Une décision qu’il n’a, semble-t-il, jamais acceptée, alléguant plutôt qu’il avait été congédié parce qu’il était noir et homosexuel.Voilà pour la controverse qui aurait conduit Flanagan à commettre son crime crapuleux.
Mais là où le bât blesse cruellement, voire sordidement, c’est que toute cette scène macabre a été filmée par le tueur et exhibée sans scrupule sur les médias sociaux. Un étalage grotesque démontrant à quel point la société américaine est malade et gangrénée jusque dans ses fondements sociaux. Une société qui devrait revenir plus souvent à son « God bless America » si elle désire se sortir un jour de la torpeur médiatisée dans laquelle elle s’enfonce pernicieusement de plus en plus.
quebechebdo 28 août 2015
cyberpresse.ca 31 août 2015
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