Traditions entourant la fête de Pâques

18 avril 2022

Parallèlement aux cérémonies religieuses précédant le dimanche de Pâques, certaines traditions ont vu le jour au cours des années dans les foyers québécois. Parmi celles-ci, l'eau de Pâques qui doit être puisée dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques, avant le lever du soleil, dans une source d'eau vive, c'est-à-dire un ruisseau ou une rivière. La légende dit que cette eau «miraculeuse» pourrait guérir ou se protéger des maladies et aurait la capacité de protéger de la foudre, du tonnerre et des ouragans.

Peindre et décorer les oeufs de Pâques est une tradition qui remonte en des temps lointains. À l'époque, les oeufs étaient cueillis à la ferme et décorés, bénis et mangés le jour de Pâques. On disait que si on les enterrait au pied d'un arbre, l'arbre pousserait plus rapidement et serait plus prospère, et que, si on enterrait un oeuf pendant 100 ans, le jaune allait pouvoir se transformer en diamant.

À partir du Jeudi saint jusqu'à la journée de Pâques, une légende veut que les cloches des églises ne doivent plus sonner et s'envolent vers Rome où elles sont bénies par le pape. Lors de leur retour, elles se chargent d'oeufs de Pâques qu'elles déversent sur leur passage au grand plaisir des enfants et des grands.

Particulièrement dans les petits villages, il fallait porter des vêtements neufs et légers pour Pâques, et cela, peu importe la température. Un petit chapeau de paille, de petits souliers neufs, une petite robe, un beau manteau faisaient leur apparition dans le village et créaient un air de renouveau dans la foulée du printemps.

Bien sûr, on ne pourrait pas parler des traditions de Pâques sans aborder le chocolat. Pour la petite histoire, c’est au 18ème siècle, avec le développement du chocolat en occident, qu’apparaît l’idée de vider les œufs pour les remplir avec du chocolat, et au 19ème siècle de réaliser des formes en chocolat telles qu’aujourd’hui. Ce n’est effectivement qu’à partir de 1830 que les techniques permettent une production de masse et que les premiers moules à chocolat apparaissent. Aujourd’hui, Pâques fait le bonheur des chocolatiers qui rivalisent de créativité pour séduire nos papilles gustatives.

Joyeuses Pâques à toutes et à tous!

vigile.quebec tribune libre 16 avril 2022

Blanchet à la tête du PQ?

16 avril 2022

Depuis son arrivée comme chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon a de la difficulté dans les sondages, dont le dernier qui place le PQ en cinquième position avec 10% des intentions de vote. De surcroît,, la défaite dans Marie-Victorin fait très mal au PQ dans un comté considéré comme un château fort. Pourtant, avec un candidat d’expérience comme Pierre Nantel, tous les espoirs étaient permis pour les péquistes.

À mon avis, la solution pour le PQ de trouve à Ottawa. Si Yves-François Blanchet a été en mesure de sauver le Bloc Québécois après le passage désastreux de Martine Ouellet, il peut fort probablement répété le même exploit avec le PQ dans la foulée de Lucien Bouchard à une certaine époque.

À 172 jours de la prochaine élection, les instances du PQ ont amplement le temps de mettre sur pied une course à la chefferie. Du côté du Bloc québécois, l’union PLC-NPD risque de freiner les ardeurs des partis d’opposition et faire en sorte que la prochaine campagne ne sera pas avant 2024 ou 2025, ce qui donne du temps au Bloc pour se trouver un nouveau chef.

Maintenant que les péquistes sont au plus profond du fond du baril, est-ce que le discours du fringant et ambitieux Yves-François Blanchet pourrait leur permettre de garder la tête hors de l’eau, de ne pas couler davantage? Ce dont le Parti québécois a besoin, c’est de consolider la base qui lui reste fidèle, de faire en sorte que le moins possible de ses sympathisants se laissent séduire par d’autres offres politiques. De toute évidence, le discours enflammé d’Yves-François Blanchet en faveur de la souveraineté peut contribuer à maintenir le projet politique péquiste dans l’actualité.

Quoi qu’il en soit, Yves-François Blanche a tout avantage à capitaliser d’abord sur le vaisseau amiral s’il désire que la frégate fédérale puisse encore avoir sa raison d’être à Ottawa.

vigile.quebec tribune libre 15 avril 2022

Le PLQ, un parti déboussolé

13 avril 2022

Si la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, rêve de redonner au parti ses lettres de noblesse en mettant l’accent sur les grands projets de société tels que menés par l’«équipe du tonnerre» de Jean Lesage, elle devra réaligner son tir si on se fie à la piètre performance du PLQ à l’élection partielle dans Marie-Victorin qui n’a récolté qu’un maigre 7% des voix.

De toute évidence, Dominique Anglade désire transformer l’image négative du PLQ , notamment sous Jean Charest et Philippe Couillard, en repositionnant le parti vers la gauche en tirant sur tout ce qui bouge, si bien que les militants et les députés de longue date ne se retrouvent plus dans ce virage.

Mme Anglade aura beau arguer que son message devait être plus clair et sa présence sur le terrain, plus soutenue, et que les électeurs libéraux ont tout simplement choisi de rester chez eux, lundi, boudant le scrutin, le temps commence à manquer pour la cheffe libérale en vue de changer de trajectoire et d'approche à quelques mois du prochain scrutin général le 3 octobre.

Même s'il s'agit d'une circonscription traditionnellement péquiste, Marie-Victorin faisait une place plus importante aux libéraux dans le passé. En 2018, le PLQ avait récolté 15 % d'appuis; en 2014, 26 %; en 2012, 17 %; et en 2008, 29 %.
Conséquemment, j’en arrive à me demander si Dominique Anglade possède le leadership suffisant pour sortir le PLQ de sa léthargie. Quoi qu’il en soit, la cheffe est là pour rester à son poste tout au moins jusqu’à la tenue des élections… Une histoire à suivre!

Le Soleil (version internet) 13 avril 2022
vigile.quebec tribune libre 13 avril 2022

La Russie suspendue du Conseil des droits de l’homme

9 avril 2022

Quelle nouvelle «époustouflante», me suis-je dit, en voyant en gros titre dans les médias que l’Assemblée générale de l’ONU a suspendu la Russie de son siège au Conseil des droits de l’homme des Nations unies en raison de l’invasion de l’Ukraine! Imaginez, pas moins de six semaines après le début du conflit…

Ça en aura pris du temps avant que l’ONU en arrive à cette décision! Et qui plus est, sur les 193 pays membres de l’Assemblée générale, 93 ont voté pour, 24 ont voté contre cette suspension et 58 se sont abstenus. Parmi les pays ayant voté contre figure la Chine, qui a dénoncé une «démarche hâtive», la mise «de l’huile sur le feu», ainsi qu’un «précédent dangereux».

À titre d’information, l’Assemblée générale de l’ONU «peut suspendre les droits de membre du Conseil des droits de l’homme d’un membre du Conseil qui commet des violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme».Dans le cas présent, elle exprime la «profonde préoccupation» de l’Assemblée générale «face à la crise humanitaire et des droits de l’Homme en cours en Ukraine, en particulier face aux informations faisant état de violations et d’atteintes aux droits de l’Homme», parfois «systématiques», et «de violations du droit international humanitaire par la Fédération de Russie».

Cette suspension de la Russie du Conseil des droits de l’homme arrive, selon moi, au moins un mois trop tard. De fait, comment peut-on prendre au sérieux une telle sanction six semaines après le début des hostilités qui ont laissé dans leur sillage des atrocités innommables? Croyez-vous sincèrement que cette sanction à retardement de l’ONU aura quelque influence à cette étape avancée du conflit en Ukraine?… Foutaise!

vigile.quebec tribune libre 9 avril 2022

La Haut Commissaire de l’ONU sur la corde raide

9 avril 2022

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, était l’invité d’Anne-Marie Dussault à l’émission 24/60 sur Ici RDI le 7 avril. Sans grande surprises, la discussion a tourné autour du conflit en Ukraine, notamment sur les 11 millions d’Ukrainiens qui ont dû se déplacer à l’intérieur du pays ou qui se sont exilés dans d’autres pays, soit 25% de la population totale de l’Ukraine.

Or, il a fallu attendre à la fin de l’entrevue pour que l’animatrice demande à M. Grandi si l’ONU pourrait en faire davantage pour appuyer les demandes du président ukrainien Volodymyr Zelensky pour finalement assister à une série de pirouettes de la part du Haut Commissaire qui a invoqué que l’intervention militaire n’était pas dans ses fonctions.

En fin d’entrevue, Anne-Marie Dussault s’est enquise auprès de Filippo Grandi de l’impossibilité de dégager des couloirs humanitaires pour permettre aux civils ukrainiens de fuir le pays, ce à quoi M. Grandi, après quelques phrases pour le moins vagues, voire creuses, a finalement clos la conversation en arguant que, de toute façon, l’important n’étaient pas les couloirs humanitaires mais le cessez-le-feu dans le dialogue et les négociations conduisant à la paix.

Je peux comprendre que le Haut commissaire pour les réfugiés se doit de garder la neutralité envers les différents états s’il désire permettre à chaque réfugié de trouver sa terre d’accueil. Toutefois, je n’ai pu que constater, lors de l’entrevue, qu’il est appelé à marcher régulièrement sur la corde raide, confiné dans un rôle cloisonné d’où il lui est impossible de se permettre quelque incursion hors de son champ d’activité.

En conséquence, je suis perplexe sur la pratique des vases clos qui semblent régner à l’ONU, une pratique qui, à mon avis, met un frein sur tout échange qui pourrait apporter des éléments nouveaux à une situation problématique et, qui sait, peut-être des pistes de solutions…

vigile.quebec tribune libre 9 avril 2022

L’acceptabilité sociale selon Legault

7 avril 2022

Les politiciens font parfois preuve d’aberrations surprenantes, voire contradictoires. Ainsi en est-il du premier ministre François Legault dans deux dossiers fort d’actualité, à savoir le tramway dans la Capitale nationale et l’allègement de la norme sur la nickel dans l’air.

Alors que le premier ministre utilisait très rarement les termes «acceptabilité sociale» auparavant, voilà qu’il en fait son cheval de bataille pour marquer sa réserve eu égard au tramway. Par contre, dans le dossier sur le nickel, François Legault reste complètement muet sur l’acceptabilité sociale alors que, dans les faits, le rehaussement de la concentration de nickel tolérée dans l’air par le ministère de l’Environnement, a été dénoncé par la Ville de Québec et de nombreux regroupements citoyens de la capitale.

Inutile de vous dire que les députés de l’opposition s’en sont donné à coeur joie sur l’attitude pour le moins paradoxale du premier ministre dans ces deux dossiers, notamment le député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti, qui a lancé, avec un brin d’ironie que «Les gens de Limoilou, les gens de Beauport, les gens de Québec sont en furie. L’acceptabilité sociale, ça ne compte plus quand il s’agit de satisfaire une multinationale, c’est juste bon pour retarder le transport collectif».

Dans ces deux dossiers, je suis porté à croire que le politique joue un grand rôle. En effet, dans le dossier du tramway, le rétrécissement d’une partie du boulevard René-Lévesque va ralentir la circulation des automobilistes des régions environnantes de la capitale, des électeurs potentiels pour la CAQ. Quant à l’allègement de la norme sur le nickel dans l’air, il m’apparaît qu’on sacrifie l'air des gens de Québec pour sauver des emplois à Bécancour.

Quoi qu’il en soit, l’acceptabilité sociale telle que perçue par François Legault verse carrément dans le paradoxe selon les situations. En bref, de la petite politique de bas étage qui risque de rebondir avec fracas au visage du premier ministre lors de la campagne électorale.

quebechebdo tribune libre 7 avril 2022
vigile.quebec tribune libre 7 avril 202


 

Le Conseil de sécurité de l’ONU au banc des accusés

7 avril 2022

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, n’a pas été tendre envers le Conseil de sécurité de l'ONU alors qu’Il s’adressait aux membres pour la première fois depuis le début de l'invasion de son pays par la Russie.

«Le Conseil de sécurité existe pour maintenir la sécurité et la paix. Mais où est la paix aujourd’hui? Où sont les garanties que les Nations unies sont censées apporter?» a demandé Volodymyr Zelensky aux membres du Conseil réunis d'urgence, incluant la Russie, pour se pencher sur les exactions qui ont été commises à Boutcha, en banlieue de Kiev, par l'armée russe.

Dans une allocution vidéo, le président ukrainien a dénoncé la paralysie du Conseil de sécurité eu égard à une guerre qui viole clairement l'article 1 de la Charte des Nations unies, celui-là même qui érige le maintien de la paix et la sécurité internationale comme le but premier de l'organisation.

« Les crimes les plus horribles depuis la Seconde Guerre mondiale ont été perpétrés dans notre pays», a dénoncé M. Zelensky. «Je m'adresse à vous au nom de ceux qui sont morts à Boutcha, qui ont pris des balles dans le dos, dans la rue, dans leur appartement, dans leur maison. D’autres ont été jetés dans un puits, certains ont été tués dans leur voiture alors qu’ils tentaient de fuir, des femmes ont été violées devant leurs enfants, on a décapité certaines personnes», a poursuivi M. Zelensky.

«Tout cela a été fait par un membre du Conseil de sécurité des Nations unies. Si ça continue, on ne pourra dépendre que des armes pour assurer notre sécurité et non plus du droit international», a mis en garde M. Zelensky. « Êtes-vous prêts à laisser tomber le droit international?», a-t-il lancé d’un ton lapidaire.

En bref, deux hypothèses s’offrent au Conseil de sécurité de l’ONU pour trancher le nœud gordien. Ou bien il expulse la Russie à titre de membre ayant droit de veto, ou bien il se transforme complètement en évitant de se placer dans des culs-de-sac inextricables. Pour l’instant, il se retrouve muselé par ses propres règles…

Le Soleil (version internet) 6 avril 2022 

Qu’adviendra-t-il de Bay du Nord?

6 avril 2022

Au moment où le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC) publie un rapport dévastateur sur les gaz à effet de serre (GES) liés, entre autres, à l’exploitation du pétrole tout en condamnant vertement l’ouverture de nouvelles usines d’exploitation pétrolière, le ministre fédéral de l’Environnement, Steven Guilbeault, est encore en réflexion au sujet du projet controversé d’exploitation pétrolière Bay du Nord, au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Aux dernières nouvelles, le ministre s’est engagé à mettre fin au suspens d’ici le 17 avril au plus tard.

Aux yeux des membres du GIEC, il n’y a pas de remède miracle contre la crise climatique, mais il y a un ennemi connu: les énergies fossiles. Il n’y a plus de place pour leur expansion,

Les ONG appellent à sortir d’urgence du charbon, du pétrole et du gaz et à mettre fin à leurs subventions, mais aussi à développer massivement les énergies renouvelables, à transformer les systèmes agricoles et alimentaires et à accroître le financement des énergies renouvelables. Les décideurs ont déjà toutes les solutions en main, mais il faut les déployer à une plus grande échelle . On peut encore agir, mais le temps bouscule les échéances.

Le monde n’est pas sur la bonne trajectoire. Les émissions de CO2 du secteur de l’énergie ont bondi de 6 % en 2021, pour atteindre un sommet historique. Elles devraient encore augmenter de 14 % d’ici à 2030, par rapport à 2010 alors qu’il faudrait les réduire de 45 % pour garder une chance de ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement.

Le projet Bay du Nord va complètement à l’encontre des observations et recommandations du GIEC qui lance un cri d’alarme retentissant. Prenez-en bonne note dans votre réflexion, M. Guilbeault, d’autant plus que le Canada est déjà sur la liste des pays les plus pollueurs sur la planète!


vigile.quebec tribune libre 5 avril 2022
Le Soleil (version internet) 6 avril 2022

Départs massifs au PLQ

4 avril 2022

Dans la foulée de Philippe Couillard, Sébastien Proulx, Gaétan Barrette, Christine St-Pierre, Lise Thériault, Francine Charbonneau et Monique Sauvé, les députés libéraux Hélène David, Nicole Ménard et Jean Rousselle ne solliciteront pas de nouveaux mandats aux prochaines élections provinciales.

Est-ce l’effet du hasard, est-ce le virage progessiste que veut implanter la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ) Dominique Anglade, qui contribuent à un tel exil du PLQ? La question se pose. En réalité, Dominique Anglade assume-t-elle le leadership auquel le parti, notamment la vieille garde,devrait s’attendre?

Depuis le début de son premier congrès à titre de cheffe du PLQ, Dominique Anglade a dû défendre le virage à gauche de sa formation et affronter les critiques de ses propres militants. «Ça fait partie de la réalité d’un parti qui se transforme. Le moment où tu décides d’opérer un virage, il va y avoir des réactions de personnes qui ont milité au parti et qui peuvent ne pas être d’accord», tout en ajoutant que «le statu quo était impensable à la suite du sévère résultat électoral de 2018».

Le PLQ traîne derrière lui un lourd passé, que ce soit son implication sur le plan de la corruption dans l’industrie de la construction sous le gouvernement de Jean Charest ou le régime d’austérité imposé aux Québécois par Philippe Couillard. Conséquemment, le virage draconien proposé par Dominique Anglade est, en soi, une initiative qui s’impose si le PLQ désire faire revivre les belles années des grands projets réalisés sous le règne de Jean Lesage, comme le souhaite Mme Anglade avec le projet ÉCO axé sur un gigantesque plan de nationalisation de l’hydrogène vert… Un défi gigantesque à relever dans une période difficile qui voit partir des députés d’expérience à l’aube d’une campagne électorale!

Le Soleil (version internet) 4 avril 2022

Affaire Will Smith

3 avril 2022

La prestigieuse soirée des Oscars a été sérieusement entachée lorsque l’acteur Will Smith s’est précipité sur la scène pour administrer une gifle à l’humoriste Chris Rock qui venait de faire un gag sur la tête rasée de la conjointe de Will Smith, Jada Pinkett Smith, atteinte d’alopécie – une maladie provoquant une importante chute de cheveux. À la suite de cet incident pour le moins déplacé,Will Smith a refusé de quitter la cérémonie des Oscars comme il lui a été demandé,après avoir giflé l’humoriste Chris Rock, et a récupéré son siège tout naturellement.

Dans cette affaire, je serais porté à considérer le gag de Chris Rock pour le moins de très mauvais goût. Or, l’attaque brutale de Smith face à Rock était-elle légitime ou inacceptable dans le contexte d’une soirée des Oscars? Will Smith aurait-il dû quitter la salle tel qu’on lui a demandé?

Quoi qu’il en soit, le conseil d’administration de l’Académie s’est déjà réuni et a « ouvert la procédure disciplinaire à l’encontre de Will Smith en raison de violations du règlement de l’Académie, ce qui inclut les contacts physiques inappropriés, les conduites abusives ou dangereuses et la compromission de l’intégrité de l’Académie ». Une éventuelle « action disciplinaire » à son encontre sera discutée lors d’une prochaine réunion. Elle pourrait inclure la suspension ou l’exclusion de Will Smith de l’Académie.

Finalement, je laisse la parole à l’humoriste Wanda Sykes qui estime que Will Smith n’aurait jamais dû être autorisé à rester dans la salle et à recevoir son trophée après un tel geste. « Cela envoie un mauvais message. Si vous agressez quelqu’un, on vous fait sortir du bâtiment, un point c’est tout »… Une position derrière laquelle je me serais rangé sans aucune hésitation.

vigile.quebec tribune libre 1er avril 2022
quebechebdo tribune libre 3 avril 2022