29 avril 2026
Bien honnêtement, depuis l’élection de Mark Carney à titre de premier ministre du Canada le 14 mars 2025, je n’ai jamais ressenti quelque attrait pour son leadership complaisant, notamment envers son voisin du Sud, Donald Trump. Or je dois admettre que, dans une récente vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, Mark Carney se dresse enfin debout devant Trump et s’’affirme comme un leader qui a des tripes en affirmant haut et fort que les « liens étroits » que nous entretenions avec nos voisins du sud « sont maintenant des faiblesses ».
Le temps des courbettes à n’en plus finir devant Trump semble bel et bien révolu pour la plus grande fierté de ses commettants canadiens. « Certains vivent dans l’espoir que les Américains reviendront vite à la normale, que le bon vieux temps arrive à grands pas. C’est faux. L’espoir n’est pas un plan. La nostalgie, ce n’est pas une stratégie », argue-t-il avec conviction.
Réalisme et ambition caractérisent, à mon sens, les pierres angulaires de la politique économique de l’avenir du premier ministre. « Les États-Unis ont tout changé et nous devons répondre. [...] Aussi difficile que la situation puisse paraître, nous allons agir avec détermination pour confronter nos défis afin de les régler une fois pour toutes », clame M. Carney. Le premier ministre se montre résolument confiant envers les compétences et la détermination des Canadiens. Il lui appartient maintenant de transposer ses rêves en réalités pour la prospérité et l’émancipation de monsieur et madame tout’l monde qui en a immensément besoin.
vigile.quebec tribune libre 29 avril 2026
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28 avril 2026
L’intelligence artificielle (IA) s’est imposée en peu de temps comme la panacée aux embûches suscitées par les aléas de la vie humaine si bien que l’homme est en train d’oublier que c’est le cerveau humain qui l’a conçue. Dans cette foulée, le robot s’est même substitué au confident et ami avec qui partager les situations émotionnelles perturbatrices de la vie courante à tel point que la relation intime entre deux personnes est en train d’être engloutie par le cerveau des robots dont le mécanisme est incapable d’éprouver quelque émotion.
En revanche, il faudra bien qu’un jour, dans un tel branle-bas contribuant de facto à créer l’isolement, les utilisateurs de l’IA, principalement les adolescents, redécouvrent leur capacité émotionnelle et prennent conscience des limites du robot conversationnel eu égard à leurs émotions. L’être humain est fondamentalement social, et conséquemment, aucun robot, soit-il plus intelligent que lui, ne peut se substituer à son besoin essentiel de communiquer avec ses semblables à défaut de quoi nous assisterons sans coup férir à sa désagrégation sociétale.
vigile.quebec tribune libre 28 avril 2026
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28 avril 2026
À première vue, les substantifs « changement » et « continuité » semblent antinomiques. Ce sont pourtant des objectifs que s’est donnés la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette. En fait, le but ultime de Christine Fréchette est de sauver la chèvre et le chou, soit de nommer aux postes clés le même noyau dur tout en ajoutant quelques nouveaux visages dans des ministères de moindres retombées socio-économiques, et de se fixer des objectifs économiques en réduisant notamment l’appareil de l’État tout en dégageant des sommes d’argent pour garnir les poches des contribuables malmenés par la politique tarifaire de Donald Trump.
Le défi de la première ministre est titanesque à commencer par la résurgence de la popularité de la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans les intentions de vote des Québécois qui traînent de la patte dans les récents sondages. Comme dirait un vieil adage, on ne construit pas du neuf avec du vieux. La CAQ de François Legault a dirigé le Québec depuis huit ans, et vouloir incarner le changement aujourd’hui tient de la haute voltige particulièrement dans un contexte de continuité.
Il ne reste que quelques mois avant la dissolution de la Chambre et la mise en branle de la campagne électorale qui prendra fin le 5 octobre lors du scrutin qui déterminera si la CAQ de Christine Fréchette a réussi ou non à remonter la pente et reconquérir la faveur de son électorat traditionnel. À suivre…
Le Soleil (version numérique) 27 avril 2026
vigile.quebec tribune libre 28 avril 2026
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28 avril 2026
« Que signifie apprivoiser?, demande le Petit Prince au Renard. « Apprivoiser, ça signifie créer des liens », lui répond le Renard. Une leçon qui illustre à merveille l’art d’enseigner. De fait, enseigner ne nécessite-t-il pas au préalable d’établir le lien de communication avec les élèves si l’enseignant désire a posteriori leur communiquer ses connaissances?
Dans cette foulée, il m’apparaît tout à fait utopique pour l’enseignant d’aspirer débuter son cours au son de la cloche et avoir l’attention de ses élèves au moment où ils ont encore en tête le contenu des conversations qu’ils ont entretenues entre eux entre les deux cours. L’enseignant doit d’abord établir le canal de communication avec ses élèves soit par une question d’ordre général ou soit tout simplement par un gag (qu’ils ne trouveront généralement pas drôle). En bref, la concentration a besoin de se placer en position d’éveil. Et, de surcroît, il ne faut pas s’étonner si le même stratagème doit être utilisé pendant le cours si un élève court-circuite l’attention du groupe par des agissements dérangeants en intervenant immédiatement auprès de lui pour éviter qu’il ne perturbe le climat de la classe.
En revanche, à mon sens, il est sain, pour donner une pause à la concentration, de consacrer la dernière tranche du cours à des travaux de préférence en équipes qui contribuent à la socialisation des élèves, particulièrement dans un monde dominé par les médias sociaux qui contribuent malheureusement à l’émergence de la solitude, voire de l’isolement.
Par ailleurs, la transparence avec les élèves mérite aussi qu’on s’y arrête, entre autres, sur les modalités en lien avec le comportement des élèves, communément appelées les règlements. Nonobstant le fait que les jeunes soient naturellement rébarbatifs vis-à-vis des règlements, ils se rangeront si l’enseignant leur en explique les raisons, et s’il est congruent envers leur stricte application. En bref, c’est la stratégie de la main de fer dans le gant de velours.
Enfin et pour terminer sur l’essence de cette lettre, les élèves sont d’abord et avant tout des jeunes bousculés par les nombreux soubresauts du monde d’aujourd’hui. Ils sont à la recherche de repères, et l’enseignant a le privilège de pouvoir incarner un adulte transparent pour qui il est primordial d’établir une communication privilégiée avec ses élèves.
vigile.quebec tribune libre 28 avril 2026
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27 avril 2026
Au début du mois de mars, les libéraux devaient absolument remporter Terrebonne en plus des deux circonscriptions dans la région de Toronto pour obtenir une majorité au Parlement. Or, depuis lors, deux députées ont traversé la Chambre vers les rouges, la néodémocrate Lori Idlout et la conservatrice Marilyn Gladu. Dans les faits, si on exclut les cinq transfuges qui ont rejoint les libéraux depuis le dernier scrutin tout en ajoutant leurs trois victoires aux élections partielles du 13 avril, le Parti libéral du Canada (PLC) serait demeuré minoritaire.
Somme toute, le PLC obtient sa majorité grâce aux transfuges élus sous d’autres bannières, un précédent historique dans les annales électorales canadiennes qui remet en question les principes mêmes de la démocratie, soit un candidat, un parti, un vote. Enfin ne serait-ce que par respect pour les électeurs et pour la démocratie, ne serait-il pas envisageable, voire souhaitable qu’il soit interdit à un député de changer de parti en cours de mandat?
vigile,quebec trbune libre 26 avril 2026
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27 avril 2026
Aléa jacta est. Après trois longs mois de campagne à la direction de la CAQ, Christine Fréchette est devenue cheffe du parti fondé en 2011 par le premier ministre sortant François Legaul et la deuxième femme à occuper le poste de première ministre du Québec avec Pauline Marois. La première ministre désignée affirme vouloir incarner un « leadership rassembleur ». « Il est temps de mettre une femme compétente et déterminée à la tête du Québec », avait-elle notamment argué dès le début de sa campagne à la direction de la CAQ à la fin janvier.
Son défi est titanesque, le dernier sondage Léger plaçant la CAQ en quatrième position dans les intentions de vote des Québécois derrière le Parti conservateur d’Éric Duhaime. Pire encore, selon ce sondage, la CAQ ne récolterait aucun siège le soir des élections le 5 octobre prochain. Les derniers mois du règne de François Legault ont précipité la CAQ dans un creux inégalé depuis sa fondation. Après deux mandats à la tête du gouvernement du Québec, l’usure du pouvoir a laissé ses traces et, comme il arrive presque toujours après huit années aux commandes, le besoin de changement a gagné l’engouement des citoyens.
Christine Fréchette se définit comme une politicienne de centre droit et de ce fait, elle se situe dans le prolongement de la troisième voie, axée sur la défense de l’identité francophone du Québec, et son développement économique à la différence près avec son successeur qu’elle préconise une politique moins interventionniste de l’État en économie.
La nouvelle première ministre ne dispose que d’un peu plus de cinq mois avant la date butoir du 5 octobre 2026, un court laps de temps pendant lequel elle devra, entre autres, ressouder les liens qui se sont effrités pendant la campagne au leadership, reconquérir la confiance des Québécois et s’entourer d’une équipe crédible et efficace.
Il est difficile, voire impossible de prévoir ce qu’il adviendra de l’avenir de la CAQ sous la gouverne de Christine Fréchette. Un fait m’apparaît évident, elle apporte un vent de fraîcheur et de renouveau au sein de la famille caquiste. Reste maintenant à attendre dans quelle mesure elle contribuera à insuffler au parti le second souffle lui permettant de sauver les meubles et, qui sait, de conquérir peut-être quelques circonscriptions.
vigile.quebec tribune libre 26 avril 2026
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27 avril 2026
Rien ne semble vouloir arrêter l’appétit du premier ministre canadien Mark Carney pour récupérer les députés qui manifestent quelque intention de se joindre à son parti. À preuve, si la députée conservatrice Marilyn Gladu, une alliée des opposants à l’avortement et du convoi des camionneurs (des positions idéologiques que M. Carney qualifie de « petites divergences » d’opinions) peut maintenant se dire libérale, existe-t-il une quelconque ligne rouge à franchir pour se pavaner sur le parquet rouge? « Des députés ont changé de camp pour rejoindre notre équipe. Ils comprennent l’importance de ce qui est en jeu », a lancé Mark Carney lors de son allocution de clôture du Congrès des libéraux tenu à Montréal. Dans un contexte quasi euphorique, il n’est pas étonnant que les rumeurs concernant d’autres conservateurs prêts à revêtir le rouge ont monopolisé les discussions, M, Carney laissant entendre ouvertement qu’il était ouvert aux « affaires ».
L’ex-gouverneur des Banques d’Angleterre et du Canada se montre ainsi ouvert à transiger. En revanche, certains libéraux chuchotent en coulisses qu’ils souhaitent tout de même recevoir l’assurance que leur parti a encore une âme tout en se gardant de cracher dans la soupe avec un chef aussi populaire qui a sauvé le parti de la déchéance il y a à peine un an.
Par ailleurs, dans toute cette saga migratoire, en aucun moment, Mark Carney n’a fait allusion aux grands perdants, à savoir les électeurs des transfuges qui se voient littéralement abandonnés par leur député. Un lourd silence de sa part qui traduit sans équivoque son manque complet d’empathie envers les citoyens canadiens qui ont accordé avec confiance leur vote en faveur de candidats conservateurs. Une indifférence désinvolte qui fait ressortir sans équivoque toute la primauté accordée au pouvoir par le premier ministre libéral Carney.
vigile.quebec tribune libre 26 avril 2026
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27 avril 2026
La gestion du conflit au Moyen-Orient par le président des États-Unis, Donald Trump, démontre, pour une énième fois, les incohérences dont peut faire preuve le président. Le 28 février 2026, Donald Trump déclare la guerre à l’Iran appuyé du premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu. Or devant la force de la résistance inattendue du régime iranien, il demande l’aide des pays de l’OTAN qui refusent tous sa demande invoquant, à raison, qu’ils n’ont jamais fait partie des discussions sur ce conflit déclenché unilatéralement par Donald Trump qui reproche à l‘OTAN, de surcroît, son refus de collaborer.
Le conflit s’éternise et les répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz sur l’augmentation du coût de la vie des Américains liées à l’augmentation vertigineuse du prix du pétrole suscitent l’inquiétude et la colère au pays de l’oncle Sam. Dans une déclaration à caractère génocidaire,Trump annonce alors qu’il donne 48 heures au régime iranien pour rendre les armes à défaut de quoi il menace d’exterminer la nation iranienne. Enfin quelques heures plus tard, le président déclare sur un ton triomphant un cessez le feu entre les USA et l’Iran.
Les négociations sont prévues à Islamabad au Pakistan et, dès le départ, les deux négociateurs ne s’entendent pas sur l’arrêt des bombardements d’Israël sur le Liban, l’Iran exigeant le cessez-le-feu et non pas les États-Unis. Un litige qui risque de mettre un frein sur les négociations et de prolonger le périple dans les montagnes russes vertigineuses du président américain.
vigile.quebec tribune libre 26 avril 2026
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27 avril 2026
À six mois du scrutin provincial du 5 octobre 2026, le dernier sondage Léger sur les intentions de vote des Québécois place le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) nez à nez. La remontée des libéraux après le chaos suscité par la saga des brownies alliée à la nomination de Charles Milliard à la tête du PLQ méritent, à mon sens, une analyse approfondie de la « renaissance » des libéraux.
D’entrée de jeu, il ne fait aucun doute que Charles Milliard a rapidement acquis une popularité auprès de plusieurs Québécois notamment en raison de sa personnalité positive et de son sourire communicatif.Toutefois sur le plan du contenu, son discours jusqu’à maintenant ne contient que des bouquets de belles paroles qui ne font que survoler les défis géopolitiques auxquels il sera confronté advenant qu’il devienne premier ministre du Québec.
Je veux parler bien sûr de l’instabilité économique dans laquelle nous a plongés Donald Trump depuis le début de son deuxième mandat particulièrement les répercussions dramatiques de l’implantation des tarifs du président sur le panier d’épicerie du consommateur. Et de surcroît, il faut mentionner la hausse fulgurante du prix de l’essence à la pompe liée à la fermeture du détroit d’Ormuz dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.
Si on ajoute à ce contexte économiquement pour le moins explosif la dégringolade vertigineuse de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans le dernier sondage Léger, il n’en fallait pas davantage pour qu’un bon nombre de militants caquistes de l’aile économique du parti fassent le saut chez les libéraux. C’est tout simplement le principe des vases communicants qui se manifeste concrètement de la CAQ vers le parti dirigé par le néophyte Charles Milliard qui incarne le changement souhaité par une majorité de Québécois. En réalité, nous en sommes encore aux matchs hors-concours. Reste à voir comment se comportera la recrue libérale lorsque débuteront les séries éliminatoires.
vigile.quebec tribune libre 26 avril 2026
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23 avril 2026
On ne compte plus les incohérences flagrantes dans le discours de Donald Trump particulièrement depuis le début de son deuxième mandat. Or cette fois-ci, en menaçant de détruire la civilisation iranienne et de renvoyer l’Iran à l’âge de pierre, le président américain se positionne de facto en terrain génocidaire. Le président des États-Unis vient de franchir la ligne rouge.
Dans cette foulée, un nombre croissant d’élus du Congrès en appellent aux membres de son cabinet pour invoquer le 25e amendement de la Constitution qui stipule qu’ils sont légitimés de démettre Trump de ses fonctions en raison de sa démence, affirmant qu’il mène une guerre illégale d’une part et profère des menaces de crimes de guerre d’autre part.
Or une heure avant l’ultimatum lancé par Donald Trump pour attaquer l’Iran, il recule et annonce une trêve avec l’Iran visant un accord de paix, un scénario habituel chez Trump consistant à menacer et créer la crainte puis à reculer pour manifester à la planète ses « bonnes intentions ».
Jusqu’à récemment, Donald Trump multipliait les incongruités et les contradictions mais jamais, il n’a menacé de rayer de la carte une civilisation entière. Le 25e amendement de la Constitution américaine prévoit notamment la possibilité de remplacer le président lorsque le vice-président et une majorité des ministres ou du Congrès ne l’estiment plus capable d’assumer ses fonctions. Manifestement, cela ne se produira pas, et la plus grande puissance militaire de la planète continuera d’être gouvernée par un homme qui n’a plus toutes ses facultés mentales. Et pourtant, l’impensable réalité se déroule impunément sous nos yeux hic et nunc.
vigile.quebec tribune libre 12 avril 2026
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