Examen d’admission à la maternelle
De forts vents soufflent présentement sur l’éducation dans certaines régions du Québec, soulevant la tempête au coeur des critères d’admission à la maternelle 4 ans Une des régions les plus touchées par les caprices de dame Nature est Greenfield Park où les élèves de la maternelle de l’École internationale doivent être soumis à un examen d’admission pour être admis en première année.
Eh oui, vous avez bien lu! Des enfants de 4 ans sont soumis au stress d’un examen d’admission à leur entrée dans le « merveilleux » monde de l’éducation. À l’École internationale de Montréal, par exemple, il est obligatoire de réussir un examen d’admission pour avoir une chance d’être admis en maternelle car les places sont limitées. Dans la région de Québec, la neige s’est changée en grésil. Deux écoles primaires, qui offrent aussi le programme d’éducation internationale, ont un processus d’admission établi sur des activités de sélection et d’observation auxquelles participent les enfants qui veulent y être admis en maternelle.
Conséquence de ces aberrations? Un enfant de 4 ans, évoluant normalement dans un monde où l’émerveillement et la belle naïveté envahissent son univers, se voit subitement confronter à la compétition malsaine et, de ce fait, à ses effets collatéraux pernicieux pour faire partie du groupe à défaut de quoi il en est exclu, une situation qui risque de le traumatiser et de le poursuivre toute la durée de son parcours scolaire.
La tempête a assez duré. Les directions des Centres de service scolaire doivent maintenant reprendre la situation en mains. Les critères d’admission dans une école dite internationale à la maternelle doivent être revus et modifiés en fonction de l’âge psychologique des enfants et non de l’imposition d’un carcan dans lequel l’enfant risque de suffoquer en raison des vents violents causés par la forte poudrerie.
vigile.quebec tribune libre 3 janvier 2026
Henri Marineau

