En quête de la fontaine de Jouvence

À une certaine époque, les rides au visage représentaient les traces du sourire, ces fines lignes autour des yeux et de la bouche apparaissant plus tôt chez les personnes particulièrement joyeuses, qui rient beaucoup en plissant souvent les yeux.Or aujourd’hui, nous assistons à un changement de paradigme radical qui identifie l’apparition de ces ridules au vieillissement, d’où l’émergence en forte croissance d’injections esthétiques telles le Botox. Autres temps, autres mœurs…

La popularité des injections esthétiques pour contrer les rides a explosé au Québec. Des centaines d’infirmières et de médecins ont tourné le dos au réseau de la santé pour profiter de la manne entourant l’explosion de la popularité des injections esthétiques, comme le Botox. «Maintenant, tout le monde pique!», constate Mirna Saadeh, une infirmière de Montréal qui pratique des injections depuis 15 ans. Depuis sept ans, le nombre d’infirmières qui travaillent en «soins médico-esthétiques» a plus que doublé, passant de 149 à 344 à travers le Québec.

Signes des temps, les injections esthétiques ont particulièrement la cote auprès des jeunes Québécois de moins de 30 ans qui sont prêts à payer des milliers de dollars par année pour améliorer leur apparence. «100% de mes amis ont recours au Botox. C’est très normal de faire ça!, confie ouvertement Amélie Riel, 29 ans, qui reçoit des injections esthétiques régulièrement depuis quatre ans.

L’éventail des utilisateurs réguliers des injections esthétiques ne cessent de s’accroître chez les jeunes adultes autant que chez les personnes âgées, un phénomène transgénérationnel qui défie toutes les statistiques. Les premiers visent la prévention des rides, les seconds, leur disparition. En revanche, les deux groupes d’âges sont envoûtés par un défi similaire, la quête de la fontaine de Jouvence.

vigile.quebec tribune libre 10 janvier 2026

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