Le monde est fou!

24 décembre 2025

« L’homme est un animal raisonnable », prônait Aristote. Or notre monde de consommation débridée a atteint un nouveau sommet de l’incohérence, certains détaillants ayant devancé les soldes après Noël…avant Noël. Ne soyons pas dupes, quoique en théorie, les commerçants évoquent candidement une stratégie privilégiant les clients en leur permettant une plus longue période pour réaliser leurs achats pour Noël, en pratique, ces mêmes commerçants profitent de cette stratégie de marketing pour réaliser de plus grands profits sur les ventes d’avant Noël. Et toute cette mascarade dans un contexte où le consommateur pouvait bénéficier de soldes sur les écoulements de stocks après Noël. Bienvenue dans ce monde de fous dans lequel même les mots ont été dépouillés de leur sens!

vigile.quebec tribune libre 22 décembre 2025
Le Devoir 24 décembre 2025

 

Départ dans la dignité de Pablo Rodriguez

20 décembre 2025

Sans directement faire référence aux allégations visant sa campagne à la direction du Parti libéral du Québec, Pablo Rodriguez a reconnu, devant les médias, être devenu « malgré lui, une distraction ». « Le PLQ mérite qu’on parle de son plan d’avenir, le PLQ mérite qu’on parle de lui, pas de moi ».

Depuis le début de la crise interne qui secoue sérieusement le PLQ, Pablo Rodriguez a fait l’objet de nombreuses critiques liées notamment à son leadership qualifié souvent de déficient. À cet égard, force est de constater que le silence de Marwah Rizqy sur les tenants et aboutissants de la « faute grave » de Geneviève Hinse justifiant son congédiement à l’insu de son chef ne peut d’aucune manière justifier quelque critique sur le leadership de M. Rodriguez.

D’autre part, l’ex-chef du PLQ nie catégoriquement avoir été informé ou avoir contribué aux malversations dénoncées par les enquêtes du Journal autour de sa campagne à la direction du PLQ. Conséquemment, Pablo Rodriguez jouit toujours de la présomption d’innocence tant et aussi longtemps que l’Unité permanente anti-corruption (UPAC) n’aura pas révélé les conclusions de son enquête. Enfin jusqu’à maintenant, tout laisse à croire que Pablo Rodrguez, selon ses dires, est littéralement plongé dans le néant à l’égard des malversations qui seraient liées à sa course à la chefferie du PLQ.

De facto, je ne vois pas comment il aurait pu faire preuve de leadership dans ce brouillard médiatique dans lequel il est plongé hormis ses nombreuse déclarations sur sa méconnaissance liée aux allégations frauduleuses auxquelles il aurait participé. Dans un tel contexte, il faut saluer le départ dans la dignité de Pablo Rodriguez qui, tel un chef qui se tient debout dans la tempête, a privilégié le parti à ses intérêts personnels.

vigile.quebec tribune libre 20 décembre 2025

La démission fracassante de Christian Dubé

20 décembre 2025

Les négociations entre le ministre de la Santé, Christian Dubé, et les fédérations de médecins ont commencé sous le signe d’une déclaration de guerre de la part du gouvernement aux médecins par le dépôt immédiat sur la table du projet de loi 2 qui, dès le départ, s’attaquait de front au mode de rémunération des médecins axé sur des critères de performance liés à des coupures de salaire pouvant atteindre 30% de leur rémunération.

Le bras de fer entre les parties était résolument amorcé. Jour après jour, semaine après semaine, le ton hargneux et provocateur du ministre montait d’un cran si bien, qu’après des mois, les médecins avaient perdu toute confiance dans cette guerre démobilisante qui n’a jamais cessé de dégénérer entre le ministre et les représentants des médecins, Marc-André Amyot pour la FMOQ et Vincent Oliva pour la FMSQ.

Et de surcroît, derrière ce scénario désastreux, le premier ministre, François Legault, se targuait d’être farouchement déterminé à ne pas reculer sur ses objectifs eu égard au mode de rémunération des médecins comme les premiers ministres antérieurs l’avaient fait, un souhait auquel il rêvait depuis 25 ans. En bref, rien pour adoucir le climat et calmer les ardeurs des parties qui s’enfonçaient inéluctablement dans un maelstrom digne d’une guerre de tranchée. Et, pour ajouter à ce bras de fer nettement anti-productif, les représentants des fédérations des médecins ont complètement coupé les ponts avec Christian Dubé, mettant fin de facto au dialogue entre eux.

De ce fait, le ministre de la Santé a été complètement éliminé du décor pour être substitué au premier ministre lui-même en compagnie de la nouvelle présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau. Les négociations ont alors repris jusqu’à ce que François Legault annonce en grandes pompes la signature d’une entente avec les omnipraticiens sur l’épineux dossier du mode de rémunération des médecins de famille.

Une entente qui, en réalité, marquait un net recul sur la Loi 2, notamment sur la disparition des pastilles de couleurs pour évaluer le degré d’urgence des patients et, non le moindre, le retrait de l’article permettant au ministre d’apporter unilatéralement des changements à la loi. En somme, seul le mode de rémunération des médecins a été modifié en fonction du principe de la capitation, un montant forfaitaire versé par patient inscrit, une clause avec laquelle les omnipraticiens étaient de toute façon déjà favorables.

En bref, une entente qui vient saper à la base et édulcorer substantiellement des mois de travail et d’effort de la part de Christian Dubé, et qui a conduit à sa démission fracassante de son titre de ministre de la Santé et à son retrait du caucus caquiste pour siéger dorénavant comme député indépendant. Une décision qui entraîne l’enterrement définitif de la hache de guerre de l’ex-ministre.

vigile.quebec tribune libre 20 décembre 2025

Laissons les enfants s’amuser!

18 décembre 2025

Y-a-t-il quelqu’un parmi nous qui ne s’est pas amusé un jour sur une butte de neige dans la cour d’école aux temps merveilleux de son enfance? Cet instant féerique qui couronnait en l’espace de quelques minutes le roi de la montagne qui devenait de facto le héros du jour.

Or aujourd’hui, notre monde dit moderne via l’Union réciproque d’assurance scolaire du Québec (URASQ), pour des raisons de sécurité, recommande que la hauteur de la butte de neige devra se situer entre 1,8 et 3 mètres, avec une pente d’environ 25%. Imaginons la situation aberrante où le surveillant désigné pour la période de récréation vérifie la « consigne » au moyen d’un gallon à mesurer et d’un compas avant d’autoriser les enfants à escalader la « montagne » en toute sécurité.

À une époque où les médias sociaux inondent le monde des enfants avec ses jeux dans lesquels les héros incarnent des personnages sanguinaires, sommes-nous en train d’assister à une dystrophie d’un passé où on laissait les jeunes s’amuser dehors dans la neige pendant le court laps de temps qui leur était accordé pour se défouler au cours de la journée où ils étaient cantonnés assis en silence sur leur banc d’école? En somme, permettons au personnel surveillant de faire appel à sa jugeote et laissons les instruments de mesure à leur place, soit sur l’établi du personnel d’entretien de l’école.

À ce propos, je laisse le mot de la fin à la ministre de l’Éducation, Sonia Lebel : « J’invite simplement les directions à exercer leur jugement, comme pour toutes les activités extérieures! L’important, c’est que les élèves puissent jouer dehors et profiter de l’hiver dans un environnement adéquat. C’est une question de gros bon sens ». Voilà, tout est dit!

vigile.quebec tribune libre 18 décemmbre 2025

Le « fighter » quitte le ring

18 décembre 2025

Il y a à peine une semaine, Pablo Rodriguez, avec la fougue du batailleur, déclarait : « Ce n’est pas le temps de changer de chef, il vente fort, mais j’ai la couenne dure [...] Je suis un fighter. Si vous pensez une seule seconde que je ne suis pas capable de renverser la vapeur, checkez-moi bien aller ». Or le « fighter » quitte finalement le ring. Le dernier crochet de droite venant du caucus a finalement sonné la fin du combat qui aura finalement duré six rounds, soit six longues semaines.

Un combat marqué par des « jabs » à répétition qui ont eu l’heur d’affaiblir à petit feu Pablo Rodriguez. On assiste d’abord au congédiement controversé de la directrice de cabinet de Marwah Rizqy, Geneviève Hinse, à l’insu du chef et pour motif de « faute grave » dont on ignore toujours la teneure, puis s’ensuivent l’expulsion de Marwah Rizqy du caucus libéral pour son «manque de loyauté», la révélation des brownies, l’entrée fracassante de l’UPAC sur fond d’allégations de prête-nom, l’exclusion de Marwah Rizky du PLQ par le chef, et l’uppercut fatal, la révélation du Bureau d’enquête du Journal eu égard à des enveloppes de 500$ comptant destinées à rembourser les contributions des donateurs à la campagne de Pablo Rodriguez.

Dans les coulisses de l’arène politique du PLQ, la situation était devenue insoutenable. Le néophyte de la scène politique provinciale démontrait de plus en plus de carence ayant trait à son leadership. Et de surcroît, l’arrivée de l’UPAC aux abords du ring faisait ressortir du placard de vieux souvenirs liés à la corruption au sein du PLQ.

L’équipe des Rouges est maintenant confrontée à la tâche ardue de trouver un remplaçant à Pablo Rodriguez dont le règne n’aura duré que six mois. Elle ne dispose que dix mois pour se préparer au combat du 5 octobre 2026. Déjà certains candidats démontrent discrètement des intentions de monter dans l’arène, notamment Charles Milliard et Karl Blackburn ayant terminé respectivement en deuxième et troisième positions lors du dernier congrès à la direction du PLQ.

Le défi est titanesque. Les supporteurs traditionnels du PLQ sont échaudés. Le prochain candidat à la couronne devra être en mesure d’esquiver les coups bas et d’attaquer ses adversaires avec fougue et aplomb. Les Libéraux doivent inévitablement miser sur le renouveau, couper les ponts avec les Libéraux fédéraux et regagner la confiance de leurs troupes. Une histoire à suivre…

vigile.quebec tibune libre 18 décembre 2025
 

PSPP au-delà de la carrière politique

16 décembre 2025

Source : Facebook le 12 décembre 2025
Michel Fortugno

Je partage car il est important que TOUS les Québécois sachent qui est leur futur premier ministre.

Je viens de lire le CV de Paul St-Pierre Plamondon et wow, je ne savais pas qu'il avait eu une carrière aussi remarquable! On sait tous que Carney a été élu grâce à son CV impressionnant, mais pourquoi les médias ne parlent-ils jamais du CV tout aussi impressionnant de Paul St-Pierre Plamondon ?
Il est titulaire d'un diplôme en droit de l'Université McGill et de l'Université de Lund en Suède, et en plus, il a un MBA d'Oxford!

Au début de sa carrière, il a été stagiaire à l'OTAN. Il a aussi œuvré en Bolivie pour défendre les peuples autochtones contre le gouvernement bolivien corrompu et il a gagné! En dehors du travail, il était le gardien de but de l'équipe de hockey d'Oxford, bien qu'il n'ait pas beaucoup d'expérience dans ce sport ici. Il a été présenté au générique d'une pub de chips au Danemark, malgré son absence totale d'expérience d'acteur. Il parle espagnol, anglais, danois et suédois.

En résumé, cet homme possède une riche expérience internationale et, tout au long de sa carrière, il a prouvé qu'il pouvait surmonter tous les obstacles et accomplir des choses incroyables malgré qu’il soit « the underdog ». (Acteur débutant, joueur de hockey débutant, défenseur d’un groupe autochtone contre le gouvernement, David vs Goliath).

Est-il vraiment surprenant que, depuis qu'il est devenu chef du PQ, le parti ait connu une telle renaissance, alors que plusieurs le croyaient disparu il y a quelques années à peine? J'ai hâte de voir cet homme devenir le premier Président d'un Québec indépendant! 

vigile.quebec tribune libre 16 décembre 2025

 

Levée de rideau sur nos personnes âgées

16 décembre 2025

Au Québec, environ 20 % de la population avait 65 ans et plus en 2021. Pour 2025, l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique que 23,3 % des femmes sont âgées de 65 ans et plus, contre 20,1 % des hommes, un reflet significatif du vieillissement démographique de la population. En bref, plus d’une personne âgée sur 5 occupe le territoire du Québec d’aujourd’hui.

Et pourtant, force est de constater que nos personnes âgées comptent parmi les plus vulnérables dans notre société où l’urgence d’agir s’est subrepticement substituée à la douceur de vivre telle qu’exprimée avec une certaine amertume par la chanteuse Nicole Martin dans sa chanson Il était une fois des gens heureux dont voici un extrait : « Il était une fois des gens heureux/ C'était en des temps plus silencieux/ Parlez à ceux qui s'en souviennent/ Ils savent encore/ Les mots des romances anciennes/ Où ça disait toujours "le monde est beau" ».

Nos personnes âgées sont comme de vieux livres d’images du passé qu’il fait bon regarder avec elles dans un climat de bienveillance et d’accueil chaleureux. À travers leurs paroles parfois hésitantes, elle nous racontent avec leurs grands yeux l’histoire derrière l’image. Elles soufflent la poussière des ans et ressuscitent le passé d’un simple sourire. Le temps n’a plus d’importance, les heures filent à la vitesse de l’éclair. Leur récit les transporte comme par magie dans un temps « où ça disait toujours "le monde est beau" ».

Nos personnes âgées incarnent la courroie de transmission entre nous et leur passé, et nous invitent à le partager généreusement avec elles, Ainsi, lorsqu’elles nous ouvrent leur tiroir secret faut-il les écouter et plonger avec elles dans les profondeurs de leurs souvenirs. À l’aube du nouvel an 2026, peut-être pourrions-nous lever le rideau sur nos personnes âgées et leur faire une place à l’avant-scène. C’est une simple question de reconnaissance envers toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la sueur de leur front à la construction du Québec fier et courageux dans lequel nous avons le privilège de vivre.

vigile.quebec tribune libre 16 décembre 2025
Le Soleil (version numérique) 18 décembre 2025 "Lumière sur nos personnes âgées"

Intervention disgracieuse de Mark Carney

14 décembre 2025

Deux incidents remarqués par les médias ont fait sourciller les journalistes au cours de points de presse donnés par Steven Guilbeault et Marc Miller les 10 et 11 décembre. Alors que l’ex-ministre de l’Environnement s’apprêtait à répondre à une question d’un journaliste, le premier ministre Carney s’est pointé inopinément devant les caméras si bien que Sreven Guilbeault n’a jamais pu répondre à la question. Et, par le « fruit du hasard », la même situation s’est produite le lendemain lorsque le nouveau ministre de l’Identité canadienne, Marc Miller, s’est fait littéralement couper l’herbe sous le pied par son chef lors d’un point de presse.

De deux choses l’une, soit le premier ministre a voulu montrer devant les caméras son appui à Mm Guilbeault et Miller, soit il a senti le besoin de les museler, Sreven Guilbeault pour son discours réprobateur eu égard à l’entente entre l’Alberta et Ottawa sur une éventuelle construction d’un pipeline reliant l’Alberta à la côte du Pacifique, et Marc Miller pour sa déclaration fracassante eu égard au fait qu’il était « tanné » d’entendre parler du déclin du français au Québec et cela, au lendemain de sa nomination. Faites votre choix.

En ce qui me concerne, je pencherais plutôt du côté de la deuxième hypothèse. L’interférence disgracieuse de Mark Carney démontre à n’en pas douter qu’il désire limiter le plus possible les interventions publiques de son ex-ministre et de son nouveau ministre qui manifestent une propension naturelle et reconnue pour exprimer clairement leur opinion sur les dossiers qui leur tiennent à coeur. Et ça, le patron ne ne le tolère tout simplement pas à plus forte raison quand leurs déclarations interfèrent directement sur son plan de match.

vigile.quebec tribune libre 14 décembre 2025

Loi 2, reculs majeurs du gouvernement

14 décembre 2025

Le gouvernement et la Fédération des omnipraticiens du Québec (FMOQ) sont finalement parvenus à une entente de principe mettant ainsi fin à deux ans de négociations depuis l’échéance de l’accord-cadre de 2023. Du côté du gouvernement, et le premier ministre et la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, se montrent satisfaits de l’entente et assurent qu’aucun recul n’a été opéré dans la nouvelle entente mais que les deux parties en sont arrivés à trouver le juste milieu. Chez les médecins de famille, les commentaires recueillis démontrent clairement leur nette satisfaction envers les conclusions de l’entente.

Et pour cause. Au printemps dernier, Christian Dubé menaçait d’imposer des pénalités de 25% pour les médecins qui n’atteignaient pas les cibles de performance, un pourcentage qui a été ramené à 13,04% pour totalement disparaître dans l’entente de principe. L’enveloppe globale devait demeurer sensiblement la même, mise à part l’inflation. Elle est finalement bonifiée de 14,5%, soit 434 M$, et d’un montant forfaitaire de 75 M$. Plutôt que des pénalités si les médecins n’atteignent pas la cible fixée par les critères de performance, les médecins de famille auront droit à une prime de 2,5%, soit 74,9 M$ s’ils réussissent à prendre en charge les 500 000 patients fixés dans la nouvelle entente, La formule des pastilles de couleur pour déterminer la vulnérabilité des patients est abolie. Les sanctions prévues dans la loi pour les médecins qui posent des gestes concertés sont également abandonnées. Enfin, le ministre de la Santé renonce à son pouvoir prévu dans la loi de procéder à toute modification unilatéralement.

Au printemps dernier, François Legault promettait la ligne dure avec les « syndicats » de médecins. « Je ne vais pas reculer, contrairement aux autres gouvernements qui ont toujours reculé avec le syndicat des médecins », criait-il sur tous les toits. Or avec cette nouvelle mouture de la Loi 2, force est de constater que le premier ministre a adouci considérablement les effets contraignants de la pilule à tel point que les médecins se retrouvent devant une nouvelle entente de principe sans avoir à consentir à quelque compromis que ce soit.

Question sans réponse : Et si Christian Dubé était demeuré à la barre des négociations patronales?… À moins que la réponse apporte un éclairage sur ses réflexions à l’égard de son avenir politique!

vigile.quebec tribune libre 14 décembre 2025

La marche dans la neige de Legault

13 décembre 2025

Le dernier sondage Léger du 3 décembre place la CAQ à 18% des intentions de vote derrière le PQ et le PLQ, et prévoit 82 sièges à la faveur du PQ et aucun pour la CAQ de François Legault. Or dans un tel contexte de précarité qui menace même la survie de la CAQ, et malgré la grogne de certains députés qui souhaiteraient son départ, le premier ministre Legault entend demeurer en poste jusqu’au scrutin d’octobre 2026.

La Coalition avenir Québec (CAQ) est devenu un parti politique officiellement autorisé le 4 novembre 2011 avec, à sa tête, François Legault et Charles Sirois. Depuis lors, la CAQ s’est présenté à trois reprises devant l’électorat québécois et a remporté deux scrutins en 2018 et 2022. La CAQ est de ce fait confronté à l’usure du pouvoir à l’issue de ses deux mandats consécutifs. De plus, les déboires économiques de Northvolt et du projet SAAQclic ont entaché sérieusement la crédibilité du chef caquiste.

Le récent virage à droite de la CAQ arrivera-t-il à procurer un nouvel élan à François Legault? Les projets de loi 1,2 et 3 parviendront-ils à atténuer les doléances d’une bonne partie de la population relatives à l’ingérence de l’État dans certains dossiers liés notamment à la rémunération des médecins et aux cotisations syndicales?

La pente est abrupte et le temps file à vive allure. Les braises allumées par le dernier sondage sur l’hypothèse d’un effondrement complet de la CAQ sont encore chaudes. Le spectre d’une démission du chef suggérée, voire exigée, de la part de certains membres du caucus amplifie le climat d’incertitude dans l’entourage du premier ministre quoique le cabinet se montre pour l’instant, du moins devant la caméra, solidaire de son chef.

Récemment, au cours d’une mêlée de presse avant la période de questions, François Legault a lancé qu’il était allé prendre une marche dans la neige en matinée pour décider qu’il allait rester, faisant ainsi allusion à 1984 lorsque le premier ministre libéral fédéral Pierre Elliott Trudeau avait pris la décision de démissionner après être allé prendre une marche dans la neige. Reste à voir si la marche dans la neige de François Legault lui donnera raison…

vigile.quebec tribune libre 12 décembre 2025