La lente agonie de la CAQ

22 avril 2026

À observer le nombre de députés ou ministres qui ont quitté le navire pour siéger comme indépendants et ceux qui ont annoncé qu’ils ne se présenteront pas en octobre 2026 sans compter la démission du premier ministre et son retrait de la vie politique à la fin de son mandat, force est de constater que l’avenir de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault a considérablement de plomb dans l’aile et qu’elle risque de rater son atterrissage lors du scrutin du 5 octobre prochain.

De surcroît, la liste des départs présents et à venir contient des « poids lourds » au sein de la CAQ, notamment Pierre Fitzgibbon, Geneviève Guilbault, Sonia Lebel, Jonatan Julien, Andrée Laforest, Sonia Lebel, Christian Dubé et Lionel Carmant. Enfin, dans l’hypothèse où Bernard Drainville ne serait pas élu comme chef de la CAQ, il est fort à parier qu’il tirera sa révérence de la vie politique.

Selon un récent sondage Pallas Data du 10 janvier 2026, la CAQ se situe au quatrième rang des intentions de vote derrière le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime et cela, malgré la course à la chefferie pour la succession de François Legault qui, en temps normal, devrait susciter un relent d’énergie chez les partisans de la CAQ.

Si la tendance se maintient, Christine Fréchette devrait remporter la course à la chefferie de la CAQ le 12 avril. Nul doute que cette nomination arrivera à créer un élément de nouveauté au sein de la CAQ et, par ricochet, une hausse de popularité dans les sondages. En revanche, elle héritera de dossiers « chauds » encore en activité dans le peu de temps avant le déclenchement de la campagne électorale. Un défi titanesque auquel sera confrontée l’ex-ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l’Énergie et députée de Sanguinet. Pour l’heure, les astres semblent s’aligner sur la lente agonie de la CAQ d’ici le choix des Québécois le 5 octobre.

vigile.quebec tribune libre 8 mars 2026

Sécurité économique 71%, souveraineté du Québec 29%

22 avril 2026

Selon un récent sondage Léger-Le Journal-TVA, les libéraux et les péquistes sont maintenant nez à nez avec 30 % et 31 % des intentions de vote. En revanche, en décembre dernier, les troupes de Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) trônaient pourtant seules au sommet avec une avance de 18 % sur les libéraux.

Mais que s’est-il donc passé pour que l’avance du Parti québécois (PQ) fonde comme neige au soleil dans un laps de temps aussi court? À mon sens, la réponse tient en quelques mots : l’instabilité économique générée par le climat géo-politique fragilisé par le conflit au Moyen-Orient. Un contexte incitant les Québécois à se réfugier au « bercail » par mesure de sécurité. En conséquence, un « oui » à l’indépendance du Québec à l’occasion d’un référendum récolterait aujourd’hui un maigre 29%, son plus bas niveau depuis 1995.

Les tenants de l’accession du Québec à un statut de pays indépendant doivent-ils s’inquiéter pour autant d’un tel scénario? À mon avis, non. J’y perçois deux raisons : primo, Donald Trump quittera la Maison-Blanche en novembre 2028, et secundo, dans l’hypothèse où le PQ remporte l’élection du 5 octobre, il disposera de quatre ans pour tenir son référendum. En termes clairs, il coulera beaucoup d’eau sous les ponts au cours des quatre prochaines années. D’ici là, je suis prêt à parier que, d’une part, le climat géo-politique mondial s’apaisera et que, d’autre part, l’option souverainiste reprendra de facto du poil de la bête.

Entre temps, de toute évidence, PSPP devra s’appliquer à sécuriser les Québécois sur le « bon » gouvernement qu’ils s’attendent de lui dans le contexte géo-politique instable dans lequel ils se trouvent pris en otages. De continuer à marteler les bienfaits de la souveraineté dans un tel contexte tient de la méconnaissance de la nature humaine qui a en horreur l’instabilité et, à raison.

vigile.quebec tribune libre 8 mars 2026

L’école sous l’emprise de la violence

22 avril 2026

Depuis quelques années, le phénomène de la violence à l’école ne cesse de s’accroître, empruntant des voies diversifiées et parfois même inattendues. L’école d’aujourd’hui récolte les méfaits d’une société qui a perdu ses repères aux mains de la prolifération exponentielle des médias sociaux, véritables fléaux semant la violence sous toutes ses formes particulièrement chez les jeunes.

Selon la plupart des études réalisées sur le sujet, les garçons sont les plus visés par l’explosion de violence à l’école, le masculinisme machiste récoltant de nombreux adeptes qui développent à outrance une misogynie galopante. À titre d’exemples, des enseignantes se font dire de retourner à la maison pour s’occuper de leurs enfants et de leur mari. L’extrême droite du mouvement MAGA de nos voisins du Sud initiée par Donald Trump a rapidement étendu ses tentacules de l’autre côté de la frontière jusque dans nos écoles.

De toute évidence, le contexte géo-politique fragile, voire explosif à l’occasion, influe sur les comportements des jeunes d’aujourd’hui, la violence se répercutant jusque dans les écoles et, par ricochet, chez les élèves. Le personnel scolaire, principalement les enseignants, sont confrontés à des situations conflictuelles pour lesquelles ils n’ont pas été formés d’une part et le personnel spécialisé pour intervenir adéquatement manque à l’appel d’autre part.

De leur côté, les parents sont pris en otages entre l’influence souvent négative des médias sociaux sur leurs jeunes et la responsabilité qui leur incombe de doser leur utilisation, une situation qui tourne souvent à la confrontation entre eux.

Dans les faits, la société d’aujourd’hui dite « civilisée » a littéralement perdu ses ancrages au profit d’un monde de violence duquel elle n’arrive plus à se défaire, et l’école n’y échappe pas. Un retour aux valeurs traditionnelles tels le respect et la persévérance s’impose. L’ensemble des intervenants en éducation, y compris les parents, se doivent de retisser les liens avec la jeunesse d’aujourd’hui. Et, pour y arriver, il faut consacrer du temps à cette tâche essentielle à la réconciliation avec les jeunes. L’école ne s’en portera que mieux dans un climat où la communication des connaissances, la raison d’être de l’école, se réappropriera ses lettres de noblesse.

vigile.quebec tribune libre 8 mars 2026

Appui de Carney à l’attaque en Iran

22 avril 2026

En prenant position en faveur de l’attaque d‘Israël contre l’Iran, le premier ministre du Canada, Mark Carney, se positionne indirectement en faveur de Benyamin Netanyahou, condamné de génocide à Gaza par une commission mandatée par l'ONU en 2025. Une situation paradoxale suscitée par Mark Carney appuyant le même Netanyahou en position de défenseur de la paix mondiale devant la menace de sécurité internationale de la part de l’Iran en lien avec son projet de bombe atomique. De ce fait, nonobstant les dangers réels émergeant de l’Iran, Mark Carney se positionne clairement entre l’arbre et l’écorce en jouant ses cartes sur deux tableaux contradictoires. Enfin derrière cet appui à Israël se terre, à mon avis, l’intention inavouée du premier ministre de ne pas contrarier son voisin commercial en la personne de Donald Trump avec qui le climat est plutôt tendu dans les négociation pour le renouvellement de l’ACEUM.

vigile.quebec tribune libre 1er mars 2026

 

Le retour du bonhomme Sept Heures

22 avril 2026

En pleine session parlementaire avant la campagne électorale qui conduira à l’élection d’un nouveau gouvernement le 5 octobre, le débat sur l’engagement du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans un premier mandat advenant une victoire du PQ est déjà lancé.

Depuis le dernier référendum de 1995, le contexte géo-politique a changé considérablement ne serait-ce que l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et, avec lui, l’imposition de tarifs sur les exportations canadiennes. Depuis lors, le président américain démontre ad nauseam un malin plaisir à entretenir une guerre tarifaire créant l’insécurité dans le milieu des affaires. En bref, le spectre de la « trumpeur » est omniprésent.

Par ailleurs, au Québec, les dernières révélations de PSPP sur son intention d’attendre les circonstances les plus favorables pour tenir le référendum sur l’indépendance du Québec ont eu l’heur de ragaillardir les ardeurs des partis d’opposition qui ont vite ressorti l’arsenal de guerre en agitant l’étendard de la peur, remémorant de la sorte le triste souvenir de Jean Charest en 1995 brandissant dans sa main le passeport canadien dont les Québécois devraient faire leur deuil advenant la victoire du camp du « oui ».

« La peur n’est pas bonne conseillère », nous dit l’adage bien connu. En revanche, faut-il savoir la combattre. C’est le défi auquel PSPP et son équipe sont confrontés dès maintenant. Les partisans du camp du « non » ne manquent pas de minutions, la peur étant la plus perverse et, malheureusement, la plus efficace. En revanche, les Québécois ont eu l’occasion de jouer dans ce film-là à deux occasions dans leur histoire récente. De facto, ils devraient faire preuve de lucidité et de clairvoyance face aux messages insidieux des fédéralistes portant sur la peur qu’ils s’évertuent à propager chez les Québécois.

Le bonhomme Sept Heures est revenu hanter le paysage politique québécois telle une fatalité à laquelle on ne peut échapper lorsque pointe à l’horizon le scénario de l’indépendance du Québec. Le couronnement de Charles Milliard à la tête du Parti libéral du Québec combiné à la montée du Parti conservateur d’Éric Duhaime dans les sondages et à l’éventuelle nomination d’un nouveau chef à la tête de la Coalition avenir Québec et, par conséquent d’un nouveau premier ministre, apportent une nouvelle perspective à la scène politique québécoise. Pour l’heure, le PQ devra éviter de tomber dans les pièges liés à la peur du référendum et concentrer ses énergies à présenter aux Québécois l’image d’un « bon gouvernement » imputable de la saine gestion des dépenses de l’État dès le début d’un éventuel premier mandat.

vigile.quebec tribune libre 1er mars 2026

La déviance s’impose chez les jeunes

22 avril 2026

Une récente étude menée par Francis Dupuis-Déri, professeur en sciences politiques à l’UQAM, en partenariat avec la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), fait ressortir une croissance inquiétante de la misogynie, de l’homophobie et de la transphobie dans les écoles primaires et secondaires québécoises. « Ces situations ne sont pas isolées ou marginales », elles sont « plus fréquentes depuis quelques années et de plus en plus décomplexées », affirme l’auteur. Plus d’une centaine d’enseignants, d’élèves et d’intervenants provenant d’environ 200 écoles publiques québécoises réparties dans 8 régions du Québec y ont participé.

L’étude révèle de plus que ce sont majoritairement des garçons qui manifestent les comportements les plus pervers et les plus agressifs. À titre d’exemples, des garçons refusent de travailler ou pratiquer un sport avec des filles, les traitent de « salopes » et de « putes », pratiquent le salut nazi dans les écoles ou lancent à leur enseignante que sa place, « c’est à la cuisine ». Globalement, trois profils de jeunes émanent des témoignages comme étant particulièrement problématiques : ceux qui suivent des influenceurs masculinistes, ceux qui appuient Donald Trump et les garçons qui jouent dans des équipes sportives.

Ce qu’il est convenu d’appeler la « ligne de conduite » dans toute société qui se prévaut de ce concept est littéralement en train de s’effriter en une déviance décomplexée qui tend à devenir la norme. Le respect fait place à l’insulte, les différences, qu’elles soient de tout ordre, sont bafouées telles des tares sociétales à éliminer sans coup férir, les influenceurs deviennent des gourous auprès de jeunes déjà perturbés et fragilisés par l’omniprésence des médias sociaux.

Et l’école dans ce maelstrom contre-productif, comment doit-elle ou, plus adéquatement, comment peut-elle rétablir un climat inclusif dans un milieu où s’imprègnent pernicieusement la discorde et l’insulte à outrance? À mon sens, le défi devra mobiliser tous les intervenants en éducation, y compris les parents et cela, force est de l’admettre, dans un climat où les vents leur sont cruellement défavorables. C’est une question de survie et pour les jeunes prisonniers du mal de vivre en société et pour les victimes qu’ils persécutent et terrifient favorisant de ce fait l’émergence de traumatises graves à moyen terme.

vigile.quebec tribune libre 27 février 2026

Des électeurs trahis

13 avril 2026

La parade des transfuges conservateurs vers les libéraux de Mark Carney continue d’augmenter ses effectifs, Marilyn Gladu étant le toute dernière recrue derrière Chris d’Entremont. Michael Ma et Matt Jeneroux. La conséquence politique de cet exil? Les libéraux ne sont plus qu’à un siège de la majorité aux Communes qu’ils devraient acquérir le 13 avril à l’occasion des partielles dans deux circonscriptions ontariennes qui représentent des châteaux forts libéraux. Et toute cette comédie burlesque moins d’un an après le dernier scrutin fédéral du 28 avril 2025.

Nonobstant le scénario pour le moins exceptionnel d’une telle migration partisane, voire opportuniste, ce sont, à mon avis, les électeurs des circonscriptions visées par ces transfuges qui sont les plus impliqués par ce mouvement migratoire. En termes clairs, ces électeurs se retrouvent honteusement trahis par les candidats auxquels ils ont accordé leur confiance dans l’urne le jour du scrutin et qui, de surcroît, représentaient les valeurs du Parti conservateur du Canada. Par ailleurs, dans une autre vie, Marilyn Gladu s’est prononcée officiellement en janvier en faveur de la tenue d’élections partielles pour les députés transfuges auquel cas les électeurs auraient la possibilité de s’exprimer sur la nouvelle allégeance du député. Une voie certes à explorer…

Enfin les rumeurs circulent à l’effet que d’autres députés conservateurs seraient tentés de traverser la parquet de la Chambre vers les libéraux. Je ne connais pas la teneur des tractations, si tractations il y a eu, entre les transfuges et le bureau du premier ministre Carney. Cependant, un constat ressort de cette migration : au royaume de la politique, le respect de certains candidats envers les citoyens qui les ont démocratiquement élus est littéralement bafoué lâchement. Rien pour redorer le blason de la politique déjà passablement terni à la suite de cet épisode malencontreux qui s’est joué derrière les rideaux…au grand dam des spectateurs.

Le Soleil (version numérique) 13 avril 2026

Du décrochage scolaire chez les garçons

11 avril 2026

D’entrée de jeu, les écoles publiques au Québec accueillent la majorité des élèves du secondaire soit 56%, les écoles publiques à programmes particuliers environ 23 % des élèves et les écoles privées environ 21 %.

Dans un livre blanc intitulé Ceux qu’on échappe : l’impact de l’école à trois vitesses sur la réussite des garçons, le député solidaire de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois, propose la disparition des écoles publiques régulières et l’intégration des établissements privés subventionnés qui le souhaitent et publics au sein d’un système scolaire commun. Dans son livre blanc, M. Nadeau-Dubois mentionne que les écoles publiques ordinaires détiennent le taux de décrochage des garçons le plus élevé à 27,1 %.

Au cours des dernières années, plusieurs intervenants en éducation ont dénoncé les inégalités qui persistent dans la réussite scolaire entre les garçons et les filles, particulièrement entre les élèves fréquentant les écoles publiques offrant un programme pédagogique particulier (PPP) et ceux en étant privés. Des expériences d’intégration des élèves en PPP et des élèves du cours régulier ont aussi été tentées dans le but de motiver davantage les élèves à besoins particuliers en les mettant en contact avec des élèves plus performants. Et malheureusement, ces expériences n’ont pas porté fruit, les enseignants se retrouvant débordés devant l’incurie de personnel spécialisé.

À mon avis, une solution au problème de décrochage chez les garçons serait d’une part, tout en les maintenant dans des groupes à besoins particuliers, de leur offrir un PPP adapté à leurs besoins, et d’autre part, de mettre tout en œuvre pour leur affecter le personnel spécialisé requis, tels des psychologues, des travailleurs sociaux, des orthophonistes, des psychopédagogues, etc. Ainsi, la dichotomie à connotation négative entre les élèves profitant d’un PPP et ceux qui en sont privés serait inexistante et sans effet dénigrant sur les garçons qui pourraient profiter eux aussi des bienfaits d’une activité extrascolaire sur leur qualité de vie à l’école et, par ricochet, sur leur motivation dans la classe.

Le Devoir 11 avril 2026

La leçon de respect de Jeremy Hansen

7 avril 2026

Jeremy R. Hansen, originaire de la région de London en Ontario, sera le premier astronaute non-américain à se rendre aussi loin dans l’espace. Sur son compte X, il a tenu à s’adresser aux Canadiens en français avant le départ de la mission Artémis II. « Il est minuit trente ici. C’est la journée de lancement, alors je dois dormir. J’ai à peu près neuf heures avant que je doive me réveiller et me préparer pour le lancement. Le Canada, je pense à vous ce soir et j’espère bien que vous verrez votre grandeur reflétée dans la mission Artemis II. Je suis tellement fier de vous ». 

Une remarquable leçon de respect envers les Franco-Canadiens qui pourrait fort bien être dirigée vers le p.d-g d’Air Canada, Michael Rousseau, en lien avec son allocution unilingue anglaise à l’occasion du décès du pilote québécois, Antoine Forest, sur le tarmac de l’aéroport LaGuardia de New York le 22 mars. Les Québécois vous sont extrêmement reconnaissants, M Hansen, d’avoir eu la courtoisie et la gentillesse d’emprunter leur langue pour vous adresser à eux à quelques heures seulement de votre grand départ vers la Lune.

Le Devoir 7 avril 2026

La retraite du soldat Legault

6 avril 2026

Je n’ai jamais été un grand fan de François Legault. Néanmoins il faut rendre à César ce qui appartient à César. D’entrée de jeu, fait plutôt rarissime, il a occupé la scène politique québécoise pendant 28 ans avec le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ). À son départ du monde des affaires, il a poussé l’audace jusqu’à créer un nouveau parti politique, la CAQ. Il a remporté deux élections en 2018 et 2022 avec des majorités substantielles. Il a réussi de main de maître à maintenir la collaboration de la population au cours de la période pandémique. Il s’est constamment érigé en défenseur acharné de la protection et de la promotion de la langue française. Enfin il a contribué grandement à l’implantation d’une laïcité assumée au Québec.

Bien sûr, avec le temps, il a été confronté à l’usure du pouvoir. Les sempiternelles négociations avec les médecins ont laissé des traces, tels les départs de deux amis, Christian Dubé et Lionel Carmant. Le scandale SAAQclic a entaché sérieusement certains ministres de son.gouvernement. L’épisode Northvolt a coûté des sommes astronomiques puisées dans les poches des contribuables.

En revanche, envers et contre tous ces écueils, François Legault est toujours resté fidèle à son amour du Québec, tel un roc inébranlable. L’histoire retiendra du politicien sa conviction profonde envers le potentiel du Québec tout en demeurant attaché à Ottawa.

Son dernier message aux parlementaires résume à perfection sa pensée sur la gestion des affaires de l’État : l’interventionnisme de l’État québécois est nécessaire pour stimuler l’économie, en raison du retard des francophones dans le domaine des affaires, le Québec doit protéger sa langue et son identité. les élus ont la responsabilité d’insuffler de l’espoir, face à Donald Trump et aux guerres. Le soldat Legault a accompli sa mission, place à sa retraite bien méritée.

Le Soleil (version numérique) 6 avril 2026