Femmes à la rue

25 novembre 2011

L'Auberge Madeleine, qui vient en aide aux femmes itinérantes, a hébergé récemment une femme de 83 ans qui sortait d'un séjour de six mois à l'hôpital. Elle avait dû quitter un logement insalubre et était confuse quant à son propre compte en banque.

Appuyée par cinq organismes spécialisés dans l'aide aux femmes itinérantes, la directrice de l’Auberge Madeleine, Micheline Cyr, lance un cri d'alarme pour dénoncer le manque criant de ressources pour cette clientèle dont le nombre de femmes âgées de 70 ans et plus ne cesse de croître.

Chaque soir, un organisme comme Le Chaînon doit refuser des femmes en quête d'hébergement d'urgence. L'organisme La Rue des femmes, qui ne compte que trois places d'hébergement d'urgence, accueille de façon récurrente des femmes en surnombre sur des matelas et se voit même obligé de distribuer des couvertures à des femmes pour leur permettre d’aller dormir dans des parcs.

Toutes les données indiquent que l'itinérance des femmes est en croissance, les effets de la crise économique et la hausse du coût des loyers étant invoqués comme les causes principales de ce phénomène. La Rue des femmes, Le Chaînon et l'Auberge Madeleine ont dû refuser près de 4000 demandes d'hébergement au cours de la seule dernière année.

Les besoins sont criants…Nouvelles places d'urgence, nouveaux bâtiments, accroissement des programmes. Des appels pressants ont été lancés aux différents paliers de gouvernement qui, par leur mutisme chronique, font preuve d’un désaveu de responsabilité inacceptable envers ces femmes à la rue!

quebechebdo 25 novembre 2011

En plein coeur de la tourmente

25 novembre 2011

Dans la saga des bouches d’incendie qui ne cessent d’alimenter le camion de pompier de Pauline Marois, le dernier feu s’est déclaré dans le comté de Blainville où le député péquiste Daniel Ratthé s’est fait montrer la porte par la chef pour avoir contesté son leadership et avoir été pris en flagrant délit de fréquentations avec la CAQ.

Rappelons, en passant, que le député de Beauharnois, Guy Leclair, a été suspendu temporairement du caucus du PQ en début de semaine pour avoir été identifié par la direction du parti comme étant la « source anonyme » ayant affirmé à un média qu'une nouvelle menace de putsch se préparait contre la chef.

Mais, revenons à Daniel Ratthé et posons-nous la question suivante : Comment se fait-il qu'un député péquiste et, par conséquent, adhérant à l’option prioritaire de son parti, soit la souveraineté du Québec, allègue qu'il faille, pour l’instant, mettre la priorité sur d’autres enjeux que la souveraineté, bien qu'il soit encore convaincu de ses avantages ?

À mon sens, les cheminements de Guy Leclair et de Daniel Ratthé, quoique différents en partie, se rejoignent en ce sens que l’un comme l’autre se sont retrouvés en plein cœur de la tourmente et ont été désillusionnés, chacun à sa façon, par les piétinements fastidieux du plan de gouvernance souverainiste du PQ-Marois.

Le premier, dans la lignée de plusieurs autres députés péquistes qui ont, soit quitté la galère, soit continué d’y naviguer sous le joug de la capitaine, le second, qui a perçu, dans la galère du pirate caquiste, des défis qui semblent correspondre davantage à ses aspirations immédiates purement électoralistes.

En réalité, l’attrait qu'exerce la CAQ de Legault, autant auprès d’un pourcentage significatif de l’électorat québécois qu'auprès de certains candidats potentiels, ne fait que représenter l’illustration des dérives du PQ-Marois devant l’affirmation de l’option fondamentale du Parti québécois.

La frustration de Leclair et le flirt de Ratthé auprès de la CAQ sont des exemples frappants d’une gangrène dévastatrice qui s’est infiltrée au sein du PQ actuel. Des événements qui illustrent clairement que le PQ devient de plus en plus un parti moribond.

En conséquence, il devient urgent qu'une solution alternative prenne le leadership de la cause souverainiste. En ce qui me concerne, cette solution se retrouve auprès d’hommes et de femmes qui affichent clairement et ouvertement leurs convictions envers la souveraineté du Québec.

vigile.net tribune libre 25 novembre 2011
quebechebdo 27 novembre 2011

Marois continue d’éteindre des feux

25 novembre 2011

Les allégations de mécontentement à l’égard du leadership de Pauline Marois ne datent pas d’hier. Depuis les départs fracassants des Curzi, Beaudoin et Lapointe, suivis de celui de Aussant, il ne s’est pas passé beaucoup de jours sans que la chef du PQ n’ait à sortir le boyau pour éteindre le feu.

Encore cette semaine, elle a dû suspendre le député de Beauharnois, Guy Leclair, pressenti par la direction du parti comme la source anonyme qui a déclaré à un média qu'une nouvelle fronde se préparait contre Pauline Marois.

Puis, c’est maintenant au tour du député de Blainville, Daniel Ratthé, de subir la sanction ultime, à savoir l’expulsion du caucus péquiste, la chef ne pouvant pas accepter qu'un député demeure au sein de sa formation pendant qu’il réfléchit à se joindre possiblement à la CAQ de François Legault.

Au milieu de tous ces incendies qui surgissent dans l’entourage de Pauline Marois, j’ai l’impression qu’elle tente désespérément de garder les deux mains sur le volant…du camion de pompier!

quebechebdo 25 novembre 2011 

Tout va pour le mieux?

24 novembre 2011

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) semble éprouver des problèmes d’image. En effet, depuis la semaine dernière, les médias, via certains témoignages anonymes, font état, entre autres, de frictions entre les employés de la Sûreté du Québec et ceux du Service de police de Montréal, de malaises devant des dossiers qui piétinent ou de critiques quant à la présence de représentants d'Hydro-Québec, pourtant dans la mire des enquêteurs.

Entouré des dirigeants de cinq des six équipes d'enquête et de vérification qui composent l'UPAC, soit des représentants de l’escouade Marteau, des Affaires municipales, de l’Agence du revenu, de la Régie du bâtiment et de l’Unité anticollusion, le commissaire Robert Lafrenière a fait une sortie théâtrale devant la presse pour s’empresser de nier tout dysfonctionnement dans son organisation, alléguant des problèmes d’ajustement normaux pour des enquêteurs provenant de milieux différents et d’affirmer que
« tout va pour le mieux »!

Toutefois, la prestation de M. Lafrenière vis-à-vis la probité des travaux de l'UPAC a atteint son point culminant lorsqu'il a attaqué les allégations de camouflage de certains dossiers embarrassants pour le gouvernement.

Même si je dois accorder le bénéfice du doute à la parole de M. Lafrenière, je demeure sensible aux bruits de fond qui se manifestent en sourdine dans les couloirs de l'UPAC et je me demande si « tout va vraiment pour le mieux »…Enfin, l’avenir le dira!

quebechebdo 24 novembre 2011 

Quiconque sème le vide…

24 novembre 2011

Devant l’infiltration de nombreuses inscriptions bidon à titre de nouveaux membres de la CAQ de François Legault, la direction du parti a rétorqué dans le style de son chef : « On verra ça en temps et lieu »!

Ainsi, sur le site résolument indépendantiste « AmeriQuebec.net », deux collaborateurs ont laissé libre cours à leur fantaisie en y inscrivant le nom de Tony Thomassi, accusé de fraudes et d’abus de confiance, dans les rangs de la CAQ. Des formulaires au nom de Plante Latulipe et de Lee Nocent ont été également enregistrés dans le système.

J’ai comme l’impression que cette vague de plaisantins qui s’amusent sur le site de Legault laissent entendre que quiconque sème le vide…récolte le vide!

quebechebdo 24 novembre 2011  

Rabroués comme des enfants d’école

24 novembre 2011

Partis en croisade sur la colline parlementaire de notre cher pays pour revendiquer les demandes du gouvernement Charest, deux ministres libéraux provinciaux fédéralistes québécois, soit Mm Fournier et Dutil, ont été cavalièrement rabroués comme des enfants d’école par le parlement canadien concernant leurs doléances envers le projet de loi omnibus C-10, visant le durcissement des peines envers les criminels, et l’abolition du registre des armes d’épaule.

Une fin de non-recevoir brutale et méprisante, une attitude mesquine et inacceptable, une arrogance outrancière à l’image de Stephen Harper qui persiste et signe dans son odyssée vers la conquête de l’espace canadian au mépris des intérêts légitimes d’un Québec dont il semble avoir oublié l’existence.

Néanmoins, malgré ce constat de violations constantes de nos droits de la part du gouvernement Harper, malgré une sourde oreille arrogante de la part du cavalier bien en selle sur le ROC, Pauline Marois, la chef du parti qui est censé nous faire monter sur la selle de notre indépendance, se contente, à l’exemple de nos vaillants chevaliers fédéralistes Dutil et Fournier, de maintenir le cap sur un plan de gouvernance orienté sur une quête de récupération de nos leviers politiques auprès de ce même gouvernement qui, rappelons-le, se retrouve au début d’un mandat majoritaire.

Inutile d’être prophète pour prédire, sans risque de se tromper, que le PQ-Marois, en adoptant une stratégie aussi aplaventriste, se verra servir la même médecine, sinon plus acrimonieuse en raison de son allégeance souverainiste, que les ministres libéraux !

Les culs de sac frustrants auxquels se sont butés et se butent encore les intervenants devant l’inflexibilité des gouvernements fédéraux depuis des décennies, face à leurs récriminations, démontrent, sans l’ombre d’un doute, une profonde lacune au niveau de notre autonomie en matière de pouvoirs politiques.

En conséquence, il m’apparaît urgent qu'un coup de barre soit donné par le mouvement indépendantiste, citoyens et partis politiques, dans le but de se réapproprier les mécanismes nécessaires qui leur permettront de faire avancer la société québécoise vers sa pleine autonomie.

Dans le cas contraire, les Québécois sont condamnés à perpétuité à frapper le mur de la mesquinerie et de la roublardise et à se faire rabrouer implacablement comme des enfants d’école !

vigile.net tribune libre 23 novembre 2011
quebechebdo 24 novembre 2011 (version abrégée) 

Vers une coalition des indignés

23 novembre 2011

Il est un fait maintenant connu que le mouvement des indignés et ce, partout à travers le monde, a tendance à s’effriter, particulièrement à cause des interventions policières municipales régulières qui ont pour effet pervers de démobiliser les manifestants.

À mon avis, s’il désire assurer sa survie, le mouvement des indignés devra suivre deux pistes stratégiques.

Il devra d’abord cesser ses occupations stationnaires pour se déplacer vers d’autres endroits stratégiques, tels les centres commerciaux des centres-ville et des quartiers dans le but de sensibiliser davantage de citoyens à sa cause et, par le fait même, accroître sa capacité de mobilisation.

Ensuite, il devra sortir de son isolement et se greffer à d’autres mouvements dont les objectifs s’apparentent aux siens, entre autres le mouvement altermondialiste et le mouvement écologiste.

À cet effet, deux slogans, issus des indignés américains, soit « Occupy everything » et « Occupy together », invitent à aller au-delà des places publiques et suggèrent des pistes de coalitions.

quebechebdo 23 novembre 2011
cyberpresse.ca 25 novembre 2011

Face aux culs de sac

23 novembre 2011

Au même moment où le leadership de Pauline Marois est remis sérieusement en cause, principalement en raison de son entêtement à maintenir le cap sur un plan de gouvernance orienté sur une demande de récupération de nos leviers politiques auprès d’Ottawa, deux ministres québécois, soit Mm Fournier et Dutil, se voient rabroués comme des enfants d’école au Parlement canadien concernant leurs doléances envers le projet de loi omnibus C-10, visant le durcissement des peines envers les criminels, et l’abolition du registre des armes d’épaule.

Par ailleurs, ici même, sur notre belle terre québécoise, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, refuse obstinément toute ouverture concernant les récriminations des étudiants relativement à l’augmentation des droits de scolarité en répétant ad nauseam qu'elle ne changera pas d’avis sur cette question.

En réalité, le gouvernement Charest sert la même médecine aux étudiants qu'il se fait servir par le gouvernement Harper, une fin de non-recevoir brutale et méprisante, une attitude mesquine inacceptable dans un contexte démocratique où les deux parties maintiennent un droit légitime de se faire entendre et de recevoir une oreille attentive de chaque côté de la table, le dialogue demeurant toujours, à mon sens, la pierre d’achoppement privilégiée dans la résolution de conflits.

Les culs de sac frustrants auxquels se butent les intervenants, non seulement actuellement mais depuis des décennies, dans leurs récriminations auprès de quelque pallier de gouvernement que ce soit, démontrent sans l’ombre d’un doute une profonde lacune au niveau de notre autonomie en matière de pouvoirs politiques.

Telles sont, entre autres, les raisons pour lesquelles le citoyen et nos institutions doivent se réapproprier les mécanismes nécessaires qui leur permettront de faire avancer la société québécoise vers sa pleine autonomie.

Dans le cas contraire, les Québécois sont condamnés à perpétuité à frapper le mur de la mesquinerie et de la roublardise autant dans le champ du ROC que sur leur propre territoire, et à se retrouver implacablement confrontés aux éternels culs de sac!

quebechebdo 23 novembre 2011

Branchez-vous, M. Boisvenu!

22 novembre 2011

D’un côté, le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu appuie le projet de loi omnibus C-10 visant le durcissement des peines envers les criminels, alléguant qu’il défend les intérêts des victimes et non pas ceux des criminels.

De l’autre côté, il est en faveur de l’abolition du registre d’armes d’épaule, une mesure qui risque de porter atteinte sérieusement à la protection du citoyen, notamment en matière d’entreposage et de marquage des armes à feu.

Bienvenue dans le monde de la contradiction…branchez-vous, M. Boisvenu!

quebechebdo 22 novembre 2011

L’image pernicieuse du « vrai homme »

21 novembre 2011

Au cours de la dernière année seulement, le centre d’aide pour hommes Autonhommie, qui œuvre dans le quartier Limoilou à Québec depuis 25 ans, a accueilli près de 700 hommes, pour la plupart âgés entre 40 et 50 ans, aux prises avec des problèmes psychologiques allant de la violence au découragement.

En tête des raisons pour lesquelles ces hommes entrent au centre d’aide se retrouvent les problèmes d’adaptation sociale souvent causés par une perte d’emploi, suivis des séquelles liées à une rupture amoureuse.

Toutefois, malgré une telle affluence, il ne faut pas croire que les hommes se pointent avec empressement à la porte du centre, la plupart d’entre eux consentant à poser ce geste après bien des hésitations, voire en désespoir de cause.

En effet, encore aujourd'hui, dans notre société, quoique cette image tend à changer, les « vrais hommes » doivent être forts et, par conséquent, doivent contenir leurs émotions de peur de se montrer vulnérables. Pour certains de ces hommes, le centre d’aide représente le dernier recours avant de dépasser le stade de leurs tendances suicidaires et de passer à l’acte.

À mon sens, il est heureux qu'un tel organisme existe pour venir en aide à ces hommes désespérés qui sont aux prises avec cette image pernicieuse du « vrai homme »!

quebechebdo 21 novembre 2011