Qu’attend le PQ?
Une politique sur le bilinguisme canadien bafouée, entre autres, par la désignation d’un juge unilingue anglais à la Cour suprême et la nomination d’un vérificateur général du même acabit, l’octroi de contrats de chantiers maritimes majeurs à Halifax au détriment de la Davie de Lévis, l’apparence d’un siège à l’Unesco pour le Québec, soumis aux intérêts de la délégation canadienne, des indignés qui s’insurgent de partout, en particulier contre les travers du capitalisme et la corruption qui s’infiltre de partout dans les institutions politiques, un cadeau de grec de trois sièges supplémentaires pour le Québec dans un projet de révision de la carte électorale…et tout ça, en l’espace de quelques mois!
En agissant de la sorte, le gouvernement majoritaire Harper se présente comme le meilleur allié de la cause souverainiste. Il lui fournit même les minutions pour riposter énergiquement à ces attaques bassement pernicieuses à l’endroit de droits fondamentaux du Québec, tels le respect des deux langues officielles inscrit dans la chartre des droits et la répartition équitable des richesses.
Harper n’en finit plus d’alimenter le mouvement souverainiste…Mais enfin, qu’attend le PQ pour s’asseoir à la table et accepter « l’invitation » du premier ministre canadian au lieu de s’affairer et de perdre carrément son temps à quémander des pouvoirs auprès d’un interlocuteur sourd, mesquin et roublard?
Soyons sérieux…Le véritable combat pour l’accession à notre statut de pays doit se tenir sur le terrain du ROC, là où notre pire ennemi se camoufle depuis des siècles derrière son profond mépris pour les aspirations légitimes du Québec. En conséquence, au moment où l’ennemi est à découvert, il me semble que l’artillerie lourde péquiste devrait en profiter pour tirer dessus à boulets rouges au lieu de regarder passer aveuglément le char d’assaut sans réagir!
vigile.net tribune libre 8 novembre 2011
Henri Marineau

