En termes stratégiques

14 novembre 2011

Dans un article signé de ma main sur la tribune libre de Vigile en date du 8 novembre sous le titre « Qu’attend le PQ ? », je dénonçais en ces termes l’inaction du PQ devant la manne de munitions que fournissait le gouvernement Harper à la cause souverainiste, particulièrement au cours des derniers mois :

« En conséquence, au moment où l’ennemi est à découvert, il me semble que l’artillerie lourde péquiste devrait en profiter pour tirer dessus à boulets rouges au lieu de regarder passer aveuglément le char d’assaut sans réagir ! »

Dans cette perspective, je me rallie d’emblée aux propos et commentaires contenus dans quelques articles parus sur cette tribune à l’effet que les intervenants souhaitent que le mouvement indépendantiste attaque de front les aberrations du fédéralisme, alléguant que notre cause pourra rallier bon nombre d’indécis en agissant de la sorte.

Toutefois, quoique conscient qu'une telle stratégie pourrait avoir des effets positifs sur une certaine mobilisation, je demeure convaincu que nous devons aussi travailler sur notre terrain pour en arriver à rallier ces mêmes indécis aux bienfaits de la souveraineté.

En termes stratégiques, je ne crois pas que nous avons avantage à placer tous nos œufs dans le même panier. En conséquence, je crois plutôt que nous devons unir nos efforts en attaquant la forteresse canadian tout en faisant la promotion de notre identité québécoise.

Qu'on le veuille ou non, nous sommes appelés à cohabiter avec le ROC pour le meilleur et pour le pire. À mon sens, compte tenu de ce destin territorial auquel nous ne pouvons échapper, nous devons concentrer nos énergies à en retirer le « meilleur », soit des victoires des deux côtés des tranchées.

De cette façon, nous arriverons à donner à notre territoire toute sa fierté et sa légitimité tout en continuant à cohabiter avec un voisin qui n’aura d’autre choix que d’accepter l’existence d’une véritable « société distincte » dans son voisinage immédiat !

vigile.net tribune libre 14 novembre 2011



 

Attaquer sur les deux fronts

13 novembre 2011

Imaginons le scénario suivant…Je possède une magnifique maison patrimoniale sur un spacieux terrain boisé le long du Saint-Laurent. Cependant, les séquelles laissées sur sa charpente, dû à la rigueur de notre climat, m’obligent à la retaper pour lui redonner ses airs de fierté.

Par ailleurs, mon voisin immédiat, propriétaire d’un domaine ancestral, délaisse depuis des décennies son entretien, si bien que les conditions d’hygiène et de salubrité sont même remises sérieusement en question par plusieurs résidents environnants.

Certains d’entre eux, connaissant mon projet de rénovation, m’ont conseillé de porter plainte aux autorités municipales et d’exiger la démolition de la maison de mon voisin. En ce qui me concerne, comme je suis à peu près convaincu que je n’obtiendrai pas gain de cause à la suite d’une telle demande, j’ai plutôt opté pour une plainte exigeant que mon voisin respecte les conditions normales de salubrité.

De cette façon, je pourrai procéder aux rénovations souhaitées tout en obtenant de mon voisin qu’il se conforme aux règles élémentaires de civisme, ce qui aura comme effet que les rénovations apportées sur ma maison auront davantage d’effets positifs sur son apparence et sur celles des résidents immédiats.

Attaquons maintenant le contenu de mon argumentaire. Certains commentaires parus dans divers médias souhaitent que le mouvement indépendantiste attaque de front les aberrations du fédéralisme, alléguant que notre cause pourra rallier bon nombre d’indécis en agissant de la sorte.

Quoique conscient qu'une telle stratégie pourrait avoir des effets positifs sur une certaine mobilisation, je demeure convaincu que nous devons aussi travailler sur notre terrain pour en arriver à rallier ces mêmes indécis aux bienfaits de la souveraineté.

En termes clairs, je ne crois pas que c’est en détruisant que l’on construit, je ne crois pas que le seul objectif de destruction d’un système fera germer la naissance d’un autre. Je crois plutôt que nous devons unir nos efforts et attaquer sur les deux fronts, à savoir les failles de la forteresse fédérale et les forces de notre résidence patrimoniale québécoise.

De cette façon, nous arriverons à donner à notre territoire toute sa fierté tout en continuant à cohabiter avec un voisin qui n’aura d’autre choix que de respecter son voisinage.

quebechebdo 13 novembre 2011

 

 

À propos de la coalition

12 novembre 2011

Devant l’éparpillement des forces souverainistes et la création de nouveaux partis ou mouvements indépendantistes, il est tout à fait naturel que les sympathisants et les militants à la cause sentent le besoin de se rallier et de réunir leurs forces.

Pour y arriver, deux avenues s’offrent à nous : soit une coalition de partis, soit une coalition citoyenne nationale regroupée autour d’un parti.

D’emblée, je vous dirais que si le PQ, un parti déjà implanté depuis plus de quarante ans sur la carte électorale du Québec, décidait de mettre de l’avant la machine indépendantiste, il réussirait à être ce catalyseur qui pourrait mobiliser la coalition nationale. Mais, force nous est de constater que le PQ actuel a perdu toute crédibilité pour réaliser cette mobilisation citoyenne.

Or, devant l’urgence de la situation qui donne des signes évidents que des élections risquent d’être déclenchées dans les prochains mois, il reste donc la première hypothèse, soit une coalition de partis.

Pour ma part, une telle alliance doit reposer sur une base solide et sans équivoque, à savoir, tel que proposé par Jean-Martin Aussant dans la plate forme de son nouveau parti, la mise sur pied d’une constitution qui serait soumise à un référendum, laquelle constitution contiendrait une déclaration de souveraineté et dont l’adoption signifierait de facto que le Québec devient un état souverain.

Quant au véhicule que nous devons utiliser pour articuler une telle coalition, je retiens l’idée exprimée par certains intervenants sur cette tribune à l’effet de signer une entente électorale permettant de choisir dans les comtés le candidat ou la candidate souverainiste ayant les meilleures chances de l’emporter.

Une fois que la base solide à laquelle j’ai fait allusion précédemment dans ce billet sera acceptée par toutes les parties, je crois que cette coalition aura toute l’énergie nécessaire pour mobiliser les citoyens à la cause et ce, peu importe le délai qui nous sera imposé par les humeurs de notre premier ministre et de ses « sages » conseillers !

vigile.net tribune libre 12 novembre 2011 



 

Le grand ménage avant l’arrivée de la visite

12 novembre 2011

Pour réaliser leur recherche intitulée « La judiciarisation des personnes en situation d’itinérance à Québec : point de vue des acteurs socio-judiciaires et analyse du phénomène », des chercheurs universitaires ont retracé quelque 4000 constats d’infraction remis à 284 personnes.

Les résultats démontrent, entre autres, que le nombre d’infractions a été multiplié par cinq entre 2000 et 2010. Un petit groupe de marginaux, particulièrement des jeunes, se partagent des milliers d’amendes pour une moyenne individuelle de 13 000$. Leur crime? Avoir mendié, dormi sur un banc public ou s’être adonné au « squeegee »!

Aux yeux du coordonnateur de la section de Québec de la Ligue des droits et libertés, Sébastien Harvey, il se demande si l’action répressive des policiers n’empire pas davantage la situation plutôt que de l’améliorer.

La lecture de l’enquête révèle de plus que les policiers deviennent encore plus friands lorsqu’arrivent les mois d’été et qu’il faut nettoyer la place pour accueillir les touristes dans un environnement « propre »!

En termes clairs, les autorités policières municipales auraient avantage à travailler en collaboration avec les organismes communautaires pour venir en aide aux itinérants au lieu de s’affairer à faire le grand ménage avant l’arrivée de la visite!

quebechebdo 12 novembre 2011

 

 

Une saine opposition naissante à Québec

11 novembre 2011

C'est un secret de polichinelle que le maire Labeaume, par son style plutôt marginal, sème souvent la controverse autour de lui. Il est vrai qu'il semble parfois voguer sur une galère chargée de mégalo projets. Toutefois, on doit aussi admettre qu'il bénéficie d'un appui de 80% de la part des citoyens de la capitale nationale.

Face à un tel contexte, il n’est donc pas surprenant que des citoyens sentent le besoin de se regrouper pour offrir à Équipe Labeaume une opposition légitime. Il en est ainsi de l’ex-président de la Commission de la capitale nationale, Pierre Boucher, qui vient de lancer son mouvement « Québec autrement » dont le nom révèle à lui seul les intentions de son fondateur, à savoir contrer la « dérive démocratique » issue du style de gestion de Régis Labeaume, les « dérapages financier et budgétaire » à la Ville de Québec et enfin la dimension trop festive de la Ville au détriment des besoins de proximité des citoyens

De son côté, la conseillère indépendante de Vieux-Québec-Montcalm, Anne Guérette, a déjà réservé auprès du Directeur général des élections le nom de « Parti démocrate de Québec » et semble démontrer beaucoup d’enthousiasme à l’idée de fonder son propre parti et de « travailler en équipe ».

Sans prendre parti pour une option ou pour l’autre, je vois, dans ce foisonnement de regroupements, la naissance d’une saine opposition à l’Hôtel de Ville de Québec, pour le plus grand bien de la démocratie et, par conséquent, des citoyens!

quebechebdo 11 novembre 2011

 

Ça sent les élections!

11 novembre 2011

En même temps qu’il promulguait le dernier décret conférant à la commission Charbonneau tous les pouvoirs reliés à la Loi sur les commissions d’enquête, le gouvernement Charest mettait secrètement la table pour le déclenchement prochain d’élections générales au Québec.

Bien que le gouvernement , compte tenu des exigences de France Charbonneau, n’avait plus le choix et qu'il était pris dans son propre piège, il y a perçu stratégiquement  l’occasion idéale de retourner en sa faveur un contexte favorable à un appel aux urnes, en ce sens qu'il pourra toujours invoqué qu’il a eu la « sagesse » de changer d’idée et de se ranger derrière l’opinion publique.

Si, comme le dit l’adage, « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’idée », Charest pourra toujours alléguer qu'il n’est pas un imbécile et l’opposition aura beau invoquer tous les arguments pour prétexter le fait que le ministre Fournier reçoit un déni de la part de l’appareil judiciaire, elle sera bafouée illico par la prétendue souplesse du gouvernement.

À ceux qui mettent en doute mes présomptions, je leur pose cette question : « Croyez-vous sincèrement que le conseil des ministres du gouvernement Charest aurait accepté un tel décret s’il n’avait pas d’abord envisagé un moyen détourné de le tourner en sa faveur? »

Connaissant les chemins tortueux à travers lesquels ce gouvernement déambule depuis des années, il faudrait être bien naïf pour croire qu'il est acculé au pied du mur. Charest a toujours su trouver les moyens de se sortir des guets-apens qui se présentaient devant lui, et ce n’est pas aujourd'hui qu’il ne tentera pas de rebondir comme d’habitude et de profiter de cet élan de simili gros bon sens pour essayer de faire avaler à l’électorat québécois cette pilule empoisonnée.

Et si, comme le dit un autre adage, « un homme averti en vaut deux », il serait sûrement opportun, pour les forces souverainistes, de retenir la petite histoire de la création in extremis de la véritable commission d’enquête Charbonneau et, de ce fait, rétablir les faits sur les vraies raisons de sa création lorsque l’occasion se présentera…et croyez-moi, l’occasion ne tardera pas à se présenter…ça sent les élections!

vigile.net tribune libre 11 novembre 2011
quebechebdo 11 novembre 2011

      

La table est mise

10 novembre 2011

Depuis la création de la pseudo commission d’enquête Charbonneau, soit depuis trois semaines, aucune communication officielle n’avait été établie entre la commissaire et le gouvernement. La version officielle du ministre Dutil se contentait de dire que la balle était dans son camp.

Eh bien voilà, la balle est sortie du camp! Selon la dernière déclaration du gouvernement, via le ministre Fournier, la juge France Charbonneau a fait savoir au gouvernement Charest qu'il lui apparaissait essentiel, pour lui permettre d’exécuter pleinement son mandat, de disposer des pleins pouvoirs et immunités que lui confèrent la Loi sur les commissions d’enquête, entre autres, ceux de contraindre les témoins, tout en leur permettant de bénéficier de l’immunité relative à leur témoignage et de conférer aux commissaires ce même droit à l’immunité dans la poursuite de leurs travaux.

La table est maintenant mise pour une véritable commission d’enquête. La commission d’enquête Charbonneau a dorénavant acquis ses lettres de créances. Elle peut procéder en toute équité. La juge Charbonneau a maintenant les deux mains sur le volant.

Quant à Charest, maintenant qu'il a été acculé au pied du mur par un mouvement populaire tenace depuis trois ans, réclamant la création de cette véritable commission d’enquête, attendons-nous à ce qu'il déclenche des élections dans les prochains mois, soit avant que les travaux de la commission n’ait véritablement pris leur envol, se targuant d’avoir écouté les doléances du « bon peuple » et d’avoir agi en « bon gouvernement »!

De toute façon, notre sage premier ministre trouvera bien, en temps opportun, le moyen de noyer le poisson de la corruption dans la mare d’un nouveau scandale! 

vigile.net tribune libre 10 novembre 2011
quebechebdo 10 novembre 2011 (version abrégée)

 

 

     

Le miroir

10 novembre 2011

À mon sens, le mouvement des indignés, une fois qu’il aura, comme tout « mouvement », cessé d’occuper la place publique, aura tout au moins contribué à sensibiliser l’opinion publique sur le fait que notre monde néo-libéral nous conduit inévitablement dans une impasse.

Les indignés, de partout à travers le monde, nous placent implacablement devant le miroir d’un fossé grandissant entre le citoyen et le politique. Toutefois, le monde plus équitable et davantage respectueux de la personne dont ils crient l’urgence ne pourra se réaliser sans une nécessaire alliance entre le collectif, représenté par les politiciens, et le spirituel, incarné par l’individu.

Malheureusement, l’histoire nous enseigne que de tels mouvements demeurent souvent sans suite et que l’appareil de la haute finance reprend vite son emprise sur le contrôle des idées et des pouvoirs.

Tant et aussi longtemps que le monde politique demeurera une jungle manipulée par les empires financiers, le citoyen sera confronté inévitablement au miroir de la fatale réalité d’un destin marqué du stigmate de la domination des grands sur les petits.

Faut-il cesser pour autant la poursuite de regroupements à l’exemple des indignés? Poser la question, c’est en partie y répondre…L’être humain, étant par nature un être qui recherche d’abord son confort quotidien, a besoin de se faire placer devant le miroir de la réalité pour réaliser l’image que ce miroir lui renvoie.

Une réalité qui, parfois, est beaucoup plus facile à nier qu’à accepter, une réalité qui prend du temps à faire son chemin dans l’acceptation de son existence et encore davantage des changements qu’elle nous impose de faire dans notre propre vie.

Voilà pourquoi les indignés sont un mal nécessaire si nous désirons vraiment changer, d’abord notre regard sur le monde, et ensuite le cours de l’histoire, pour enfin prendre notre place dans l’évolution d’une société qui court de plus en plus à la catastrophe!

vigile.net tribune libre 10 novembre 2011
quebechebdo 13 novembre 2011   

 

 

Aussant sort de l’ombre

9 novembre 2011

Après des semaines de réflexions et de consultations, le député indépendant de Nicolet- Yamaska et fondateur du nouveau parti indépendantiste Option nationale, Jean-Martin Aussant, sort de l’ombre et présente à l’électorat québécois une plate-forme constituée de 64 propositions décrivant ce que sa formation entend réaliser si elle prend le pouvoir.

Globalement, voici l’essentiel de ces propositions :

-Prendre le plein contrôle de la gestion de tous les impôts, lois et traités du Québec, et ce, avant même qu’il ne devienne souverain

-Mettre sur pied une constitution qui serait soumise à un référendum, laquelle constitution contiendrait une déclaration de souveraineté et dont l’adoption signifierait de facto que le Québec devient un état souverain

-Nationaliser les ressources naturelles afin que l’État québécois devienne le maître d’œuvre de leur développement

-Créer une Banque du Québec qui agirait comme guichet unique regroupant les différents outils publics de développement économique

-Établir la gratuité scolaire universelle à tous les niveaux

-Revoir le financement des réseaux d’éducation francophone et anglophone dans le but de rétablir l’équilibre en relation avec le poids démographique de chacune des deux entités

-Renforcer les mesures coercitives quant à l’application de la loi 101

-Mettre sur pied un mode de scrutin proportionnel d’élections générales à date fixe

-Établir un mode de financement des partis politiques entièrement public

Une feuille de route impressionnante qui présente l’avantage d’un itinéraire sans détour, un programme qui annonce clairement les intentions de son chef en matière de souveraineté.

Bref, une véritable option nationale à laquelle j’adhère sans réserve et qui devrait, à mon sens, rallier les forces indépendantistes émergentes actuelles autour d’une coalition nationale citoyenne.

vigile.net tribune libre 9 novembre 2011
quebechebdo 9 novembre 2011

Commentaires:

"Voilà ce qu’on attend du chef d’un parti indépendantiste. Un projet clair, sans ambiguité, qui met au premier plan les intérêts de la nation et qui nous fait entrevoir combien nous sommes suffisamment nantis et équipés pour agir en nation et non en province inféodée.

Non seulement je voterais pour un projet comme celui-là, mais encore, j’adhérerais au parti qui en ferait la promotion.

Oublions les discussions stériles et les comparaisons boîteuses et optons pour un projet clair."

Claude G. Thompson
vigile.net tribune libre 9 novembre 2011

"Monsieur Marineau,

Après avoir lu, trois fois plutôt qu’une le programme d’Option Nationale, je ne peux que souscrire à votre opinion. Je sens un vent de fraîcheur sur l’option qui nous est chère. J’adhère sans réserve aux 64 propositions contenues dans cette plateforme électorale. Maintenant, le plus dur sera d’avoir droit à l’exposition médiatique. Je ne me fais pas d’illusions. Gesca et Québécor poussent leur poulain, la CAQ. J’aimerais souligner que l’une des propositions est justement d’instituer une commission sur la concentration des médias."

Renaud Guénette
vigile.net tribune libre 9 novembre 2011

 

 

 

Une victoire pour ses « frères d’armes »

9 novembre 2011

Au terme du troisième jour de sa grève de la faim, Pascal Lacoste a finalement mis fin à son jeûne grâce à une entente qui lui a été proposée par le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney.

On se souviendra que l’ex-soldat a toujours soutenu que la dégradation continue de sa santé avait débuté après qu'il ait été exposé à l’uranium appauvri lors de sa mission en Bosnie durant les années ’90.

Bien que le gouvernement fédéral ne reconnaisse toujours pas que les militaires puissent avoir été intoxiqués à l’uranium appauvri, il accepte d’examiner cette possibilité en créant un comité aviseur sur la santé des vétérans pour évaluer les effets sur la santé des métaux lourds et de l’uranium appauvri, en particulier.

Sans prétendre qu'il a vaincu sur toute la ligne, Pascal Lacoste estime qu'une victoire est déjà une victoire, qu'il faut donner du temps au temps et qu'une ouverture d’esprit s’est manifestée.

Quoique l’ex-soldat ait dû attendre que le ministre Blainey soit acculé au pied du mur avant de lui proposer de telles conditions, Pascal Lacoste peut être satisfait d’avoir obtenu une victoire pour ses « frères d’armes » qui a contribué à sensibiliser la population sur les séquelles de ces guerres meurtrières sur les militaires.

Je ne voudrais pas me faire l’avocat du diable, mais j’espère sincèrement que des suites concrètes émergeront de cette entente! Sinon, Pascal Lacoste passera à l’histoire comme un martyr plutôt que comme un héros et…ce serait bien dommage!

quebechebdo 9 novembre 2011
Le Soleil 10 novembre 2011