Montréal ou Québec?

31 mars 2012

Avec le congédiement de Pierre Gauthier comme directeur général du Canadien, les rumeurs ont repris de plus belle concernant l’avenir de Patrick Roy dans l’organisation du Tricolore.

Dans ses réactions aux journalistes concernant ces « rumeurs », Roy s’est dit flatté que son nom circule parmi les candidats potentiels au poste de Gauthier tout en ajoutant du même souffle qu’il « aime par dessus tout être avec les joueurs dans le milieu de l’action ».

Pour récupérer la chèvre et le chou, la haute direction du Canadien offrirait-t-elle à Patrick Roy la double fonction de directeur général et d’entraîneur tout en l'entourant d'un assistant directeur général?

Et, si le principal intéressé avait plutôt des intentions de demeurer à Québec et attendait les prochains développements concernant un éventuel départ des Coyotes de Phoenix ! Et, s’il se voyait offert un poste qui répond à ses aspirations au sein de l’organisation de la nouvelle équipe de Québec!

Quel serait alors le choix de Patrick Roy…Montréal ou Québec?

quebechebdo 31 mars 2012

Une augmentation…à la baisse

31 mars 2012

Comme il fallait s’y attendre, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, n’allait pas demeurer « insensible » aux attaques de laxisme envers l’application des dispositions de la loi 101, particulièrement en ce qui a trait à la langue d’affichage dans la grande région de la métropole.

Dans son « train de mesures » de redressement de la situation qu’elle juge « inacceptable », la ministre exigera que, dorénavant, l’Office québécois de la langue française (OQLF) prenne l’initiative d’enquêter au lieu d’attendre les plaintes des citoyens, une mesure déjà permise par la loi mais « très, très peu » utilisée, avoue son porte-parole, Martin Bergeron.

D’un autre côté, on apprend que l’OQLF a récemment retardé la publication d’études sur la langue de commerce à Montréal, lesquelles doivent être dévoilées ce printemps. Par la suite, un mandat sur la langue de commerce pourrait être donné aux inspecteurs…Une échéance comme par hasard devancée par la ministre qui tout à coup « montre des dents » !

Dans ces études, l’Office demande plus de moyens à la ministre de la Culture pour agir efficacement auprès des contrevenants. Encore une fois, comme par hasard, aux lendemains du dépôt du projet de loi 593 présenté par Pierre Curzi concernant une nouvelle Charte de la langue française, Christine St-Pierre annonce, en grandes pompes, la « création » de 43 postes, qui s’ajoutent aux 26 qui ont été créés l’automne dernier. Mais la réalité est toute autre puisque, dans les faits, il s’agit d’une perte nette, une augmentation…à la baisse !

En effet, l’Office a perdu plusieurs employés à cause de la politique d’attrition imposée par le Conseil du Trésor, qui ne remplace qu’un employé sur deux lors des retraites en plus d’un gel d’embauche décrété depuis l’été dernier. Résultat : à la suite des annonces de la ministre, l’Office comptera 246 employés alors qu’il en avait 251 en 2010-2011.

En 2010-2011, l’OQLF a reçu 3661 plaintes, soit 1000 de plus que l’année précédente. Le quart de ces plaintes concernaient la langue d’affichage des commerces. En entrevue avec La Presse, la présidente de l’Office, Louise Marchand, a récemment prédit que le nombre de plaintes serait « dépassé largement » cette année, une prédiction qui s’est effectivement confirmée depuis la récente campagne publicitaire de l’OQLF…pourtant, seulement 2% des plaintes portées à l’Office débouchent sur une poursuite.

Derrière ce scénario qui tient du burlesque, on pourrait facilement imaginer un certain personnage loufoque tenu par Jean Charest répliquer à sa servante obéissante : « Christine, becquer bobo ! »

vigile.net tribune libre 31 mars 2012

Retrouver son coeur d’enfant

30 mars 2012

«Le sourire d’un enfant qui fait ses premiers pas nous enseigne qu’il faut aller de l’avant avec confiance » (pensée personnelle)

Il y a quelques années, lors d’une rencontre entre amis, j’ai fait la connaissance d’Anne Sigier. Pendant notre conversation, j’ai souvent fait allusion aux révélations que nous transmettent les regards. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu par la poste un magnifique livre intitulé «Ces regards d’enfants», édité aux Éditions Anne Sigier en 1990. Il m’était offert par Anne Sigier.

Chacune des pages de ce livre contient une photo d’enfant au regard tantôt inquiet, tantôt radieux mais toujours authentique, accompagnée d’une réflexion. J’ai rouvert dernièrement ce magnifique recueil et relu les pensées qu’il contient. Et, comme il m’arrive souvent d’associer la vie humaine à celle d’un peuple, je me suis à ressortir les réflexions suivantes qui, je l’espère, vous amèneront à retrouver votre cœur d’enfant, là où est tracée une voie privilégiée pour retrouver notre fierté nationale:

«J’ai entendu le cri d’un cœur rongé de vide et j’ai cherché en vain d’où venait cet appel. Les gens autour de moi mimaient de grands sourires : les masques et les fards cachaient bien la détresse…à toi qui as crié, je t’offre ma beauté. Puisse ma présence combler ta soif de vérité»

«Où est l’éducateur, le chef de file? Celui qui délaisse tous les sentiers faciles pour m’enseigner la joie, pour bâtir ma vie d’homme…Je cherche ce maître qui bâtit sur le roc»

«Accepte ta réalité, ne cherche pas à imiter : la fleur la plus belle peut se trouver hors du jardin…j’ai décidé d’être moi-même et je préfère la blessure à l’atteinte de ma liberté»

«Vous êtes préoccupés, vous n’avez pas le temps, pour quoi vos heures sont-elle si précieuses? J’aurais tant aimé vous raconter mon rêve…mais pour m’écouter, je n’ai trouvé que l’absence»

«J’ai le cœur en éveil et j’écoute en silence, loin du bruit, loin des mots, j’attends la confidence…la nature, chaque jour, m’enseigne la sagesse, elle me dit la patience du grain qui va germer»

«Il est encore temps, venez vite. Un nouveau monde est à bâtir, l’heure aujourd’hui est à l’embauche. Petits ou grands, riches ou pauvres, que chacun vienne poser sa pierre…une seule chose est nécessaire: il faut retrouver son cœur d’enfant»

quebechebdo 30 mars 2012

La triste épopée d’une langue bafouée

29 mars 2012

Sans grande surprise, la ministre « responsable » de la loi 101, Christine St-Pierre, oppose une fin de non-recevoir au projet de loi 593, déposé par le député indépendant de Borduas Pierre Curzi, visant à renforcer la protection du français comme langue d'enseignement, de travail et de commerce.

La ministre s'oppose catégoriquement, entre autres, à la proposition du député de Borduas d'étendre au collège les dispositions de la Charte de la langue française en ce qui a trait au droit des jeunes francophones d'étudier dans les collèges anglophones. Aux yeux de la ministre, après avoir obtenu son diplôme du secondaire en français obligatoire, l'étudiant francophone a « la maturité » requise pour choisir la langue de son choix.

En d’autres mots, si on suit le raisonnement de Christine St-Pierre, dorénavant, les parents devront se soumettre aux velléités de leur ado dans la résidence familiale maintenant qu’il y a suivi les règles de conduite établies jusqu’à l’obtention de son diplôme d’études secondaires et qu’il a atteint la maturité qui lui est dévolue par son statut de cégépien.

Par ailleurs, de l’autre côté du canal Rideau, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme Jason Kenney ajoute de l’huile sur le feu des « relations » fédérales-provinciales en autorisant l’engagement de deux commissaires unilingues anglophones au bureau de Montréal, d’autant plus que l'un d'eux a accepté en preuve un document en français qu'il était incapable de comprendre.

Dans cette affaire, Me Stéphanie Valois représentait les membres d'une famille latino-américaine devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR). Ceux-ci avaient choisi une audience en anglais. Mais le document crucial de leur preuve, un rapport de police mexicain, avait été traduit de l'espagnol au français à leur arrivée au Québec.

Le commissaire Stephen Gallagher, plutôt que d'attendre une traduction anglaise, a alors déclaré qu'il allait se «démener» tant bien que mal pour comprendre le texte. «I can struggle through this material», a-t-il dit, selon les transcriptions de l'audience à huis clos obtenues par La Presse. Le commissaire a finalement rejeté la demande de la famille. Toutefois, la Cour fédérale a cassé son jugement, en indiquant que sa compréhension de la preuve pouvait sérieusement être remise en question.

À la suite de la nomination d’un juge de la Cour suprême, du vérificateur général et de deux commissaires unilingues anglophones à Montréal, on ne peut pas dire que la loi 101 est une préoccupation pour notre premier ministre canadian…pas plus qu’elle ne semble l’être pour la ministre québécoise responsable de son application, compte tenu de son laxisme outrancier dans le dossier du nécessaire renforcement de la protection du français au Québec.

La triste épopée d’une langue bafouée sur la terre de ses ancêtres se répète outrageusement dans un mépris scandaleux de la part de politiciens sans scrupule du côté fédéral et sans fierté ni conviction du côté provincial.

Du pain sur la planche pour Pierre Curzi qui devra se rallier les forces nécessaires pour ramener la barque dans la bonne direction auprès des véritables ardents défenseurs de notre langue nationale…À lui de poser les gestes qui s’imposent!

quebechebdo 29 mars 2012
vigile.net tribune libre 29 mars 2012 "Une langue bafouée par des politiciens sans scrupule et sans conviction" 

Commentaire:

"…Ce peuple qu'on empêche de naître intelligemment depuis si longtemps. Ils voudraient voir naître un imbécile heureux totalement servile, mais en réponse, le peuple s'attarde, il piétine, fait à semblant d'être ignorant et dormeur. La vérité toutefois fera irruption d'une façon aussi imprévisible qu'à Pompéi. À l'impossible nul n'est tenu. L'impossible c'est de ne jamais se réveiller. C'est la vérité qui fait lever le soleil et nul ne peut l'empêcher."

Jean
vigile.net tribune libre 29 mars 2012

Le plus vieux métier du monde

29 mars 2012

La Cour d'appel de l'Ontario vient d’invalider la loi interdisant de tenir une maison close. Quant à l'article concernant l'interdiction de vivre des fruits de la prostitution, il a été maintenu, mais en spécifiant qu'il porte sur les situations où il y a exploitation. Le fait de faire de la sollicitation demeure illégal. Il sera donc plus difficile de porter des accusations de proxénétisme, mais la répression des personnes prostituées dans la rue demeurera la même.

À mon sens, l’essentiel du débat réside dans la question suivante : la prostitution est-elle un métier? Si certains croient que la prostitution est un métier et qu'il faut le décriminaliser, voire le réglementer, beaucoup croient au contraire que la prostitution est une forme d'exploitation sexuelle et que de considérer qu'il s'agit d'un «métier comme les autres» est à la fois blessant et dangereux.

Pour les groupes et personnes qui s'opposent à l'exploitation sexuelle, la « personne prostituée » est prostituée par des proxénètes et des clients-prostitueurs. À leurs yeux, ces personnes ne sont pas des travailleuses au même titre que les travailleuses de la restauration ou que les travailleurs de la construction. Elles sont en grande majorité battues, violées et maintenues dans cet état par la menace et la domination économique, physique ou affective.

Tout en prenant pour acquis que la situation décrite par les opposants à la décriminalisation incarne une partie des prostituées, se pourrait-il que certaines d’entre elles aient délibérément choisi ce « métier » et y trouvent leur satisfaction sans subir aucune menace extérieure?

Dans cette hypothèse, une loi juste et équitable devrait viser à protéger les prostituées qui subissent des sévices corporels ou psychologiques dans un système qui les maintient sous le joug d’un proxénète démoniaque tout en permettant à celles qui exercent ce métier en toute liberté de continuer de le faire.

quebechebdo 29 mars 2012 

La voix dans le désert

28 mars 2012

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le projet de loi 593 intitulé
« Charte de la langue française », présenté par le député indépendant de Borduas Pierre Curzi à l’Assemblée nationale le 27 mars, « colle » aux réalités d’aujoud’hui.

Dans sa présentation, Pierre Curzi a invoqué « l’urgence d’agir » et d’administrer un vigoureux coup de barre à la loi 101 à défaut de quoi le français au Québec est irrémédiablement condamné à se marginaliser toujours davantage, particulièrement dans la métropole :

«On sait que le Grand Montréal s'anglicise et on a clairement établi qu'en 2031, dans moins de 20 ans, le nombre de personnes dont la langue d'usage est le français sera tombé à 43 %. Autrement dit, la grande région de Montréal sera devenue bilingue dans les faits».

Comme il fallait s’y attendre, compte tenu des idées bien arrêtées de Pierre Curzi sur le sujet, la nouvelle charte proposée par le député de Borduas imposerait l'enseignement en français de la maternelle au cégep. En plus, la clause dérogatoire serait invoquée pour sceller le sort des écoles passerelles, ces établissements qui permettent à des élèves francophones et allophones de passer au réseau public anglophone.

De plus, la loi proscrirait aux universités francophones d'offrir des formations complètes en anglais, attaquant de plein fouet les Hautes Études commerciales (HEC) qui entendent proposer l’instauration d’une maîtrise exclusivement en anglais.

Enfin, pour s'assurer du respect de la loi, le projet de loi accorderait plus de dents à l'Office québécois de la langue française qui serait investi du pouvoir de donner sur-le-champ des billets de contravention, assortis d'amendes de quelques centaines de dollars aux commerçants contrevenant aux dispositions de la Charte.

Toutes des mesures essentielles à la survie du français au Québec…des mesures qui, malheureusement, recevront l’écoute d’une « voix dans le désert » de la part du gouvernement Charest !

Des mesures qui, par ailleurs, seraient accueillies chaleureusement par les sympathisants d’Option nationale, à commencer par Jean-Martin Aussant. Dans ces circonstances, M. Curzi, qu’attendez-vous pour adhérer à Option nationale et aspirer enfin à faire évoluer vos idées à l’intérieur d’un parti qui s’affiche ouvertement pour l’indépendance du Québec?

quebechebdo 28 mars 2012
vigile.net tribune libre 28 mars 2012

Améliorer l’équilibre des forces

28 mars 2012

Selon un sondage Léger Marketing réalisé auprès de 1001 répondants, le taux de satisfaction envers le maire de Québec, Régis Labeaume, s'élève à 75 % et 61% des répondants placent M. Labeaume en tête de liste pour la mairie parmi les candidats potentiels.

Seule la conseillère indépendante Anne Guérette se démarque légèrement en récoltant 19% des répondants qui estiment qu'elle serait la candidate toute désignée pour mener la lutte contre le maire Labeaume.

Néanmoins, pour contrer cette incontestable popularité du maire Labeaume, le parti que Mme Guérette travaille à mettre sur pied envisage plutôt de présenter des candidats dans les 21 districts aux prochaines élections sans toutefois présenter de candidat à la mairie.

Une stratégie lucide et sensée qui risque d’être accueillie d’un bon œil par les citoyens de la Capitale nationale et de contribuer à améliorer l’équilibre des forces à l’Hôtel de Ville pour le plus grand bien de la démocratie.

quebechebdo 28 mars 2012 

Québec, une proie alléchante pour les Coyotes

27 mars 2012

Dans l’entente signée il y a quelques jours concernant le nouvel amphithéâtre, l'administration Labeaume a accepté qu'il ne soit pas construit à l'endroit évalué comme le plus souhaitable pour son effet structurant sur le développement urbain. À 42 millions$, le coût de décontamination du terrain était trop élevé. Le gabarit de l'édifice a aussi été réduit pour alléger la facture. Enfin, il a fallu sacrifier des espaces de stationnement protégés.

De son côté, le gouvernement du Québec a consenti à absorber la facture de déménagement du Ludoplex, soit le salon de jeux de Loto-Québec installé dans un édifice voisin de l'hippodrome. À la suite de la réduction de la taille de l'amphithéâtre, c'est là que seront logés les gestionnaires de l'équipement culturel et sportif.

Quant au patron de Quebecor Media, Pierre Karl Péladeau, il y installera, à ses frais, un studio de production de télévision et une régie, un investissement de plus de 30 millions$ en plus de renoncer, sans changer les termes de l'entente, à la visibilité optimale que lui offrait le terrain situé le long de l'autoroute Laurentienne.

Maintenant que tous les partenaires du projet d'amphithéâtre multifonctionnel de Québec ont consenti à faire les concessions nécessaires avant d'apposer leur signature au bas de l’entente, la table est mise pour attirer les Coyotes à Québec.

quebechebdo 27 mars 2012

La juste part, vous dites?

27 mars 2012

Parmi les arguments invoqués par le gouvernement Charest dans sa stratégie de la porte close devant les revendications des étudiants concernant la hausse des droits de scolarité, se pointe en fer de lance la « juste part » que doivent assumer les étudiants.

En effet, selon l’argumentaire du gouvernement, les droits de scolarité des universitaires québécois demeurent les moins dispendieux au pays et, pour cette raison, il est normal que ces droits tendent à rattraper la moyenne canadienne.

Pourtant, dans ce même Québec, les entreprises québécoises sont parmi les moins imposées au Canada…Il me semble que des politiciens responsables auraient nettement avantage à mettre sur pied des politiques qui visent un rattrapage de taxation avec la moyenne canadienne auprès des entreprises québécoises au lieu de s’attaquer à l’accessibilité des étudiants de la classe moyenne aux études supérieures!

quebechebdo 27 mars 2012
cyberpresse.ca 27 mars 2012 "Pour ou contre la grève des étudiants (4)" 

Où est l’Office québécois de la langue française?

26 mars 2012

Rien ne va plus dans la métropole du Québec…Pour en faire foi, la page couverture du dernier numéro du magazine L’Actualité nous brandit une grenouille serrant entre ses pattes gluantes une pancarte sur laquelle on peut y lire : « Ici on parle English »!

Cette illustration plutôt percutante réfère aux résultats ahurissants d’un sondage réalisé par CROP-L’Actualité-98,5 FM auprès des Anglo-Québécois qui se prononcent, dans une proportion de 60%, en paix avec l’idée que Montréal devienne une ville à prédominance anglaise, tout en conservant le « charme francophone » pour le reste du Québec.

En y regardant de plus près, le lecteur remarque que près de 80 % des répondants âgés entre 18 et 34 ans, soit 77 %, partagent cette opinion, à l'instar de 56 % de ceux de 35 à 54 ans et 46 % de ceux de 55 ans ou plus.

En termes clairs, toute une génération d'anglophones a grandi pratiquement au cours des dix dernières années sans que personne ne leur ait exprimé que l'esprit de la Loi 101 est que la langue de référence commune au Québec est le français, à commencer par le gouvernement Charest qui, par son laxisme vis-à-vis l’application de la loi 101, laisse planer l’idée que cette loi est devenue un vestige des années ’70 auquel les anglophones ne sont plus tenus de s’attarder…aberrant!

Par ailleurs, pendant que se produit toute cette débâcle linguistique au Québec, en particulier sur l’île de Montréal, où l’Office québécois de la langue française s’est-il réfugié? Où sa présidente-directrice générale, Louise Marchand, se terre-t-elle?

Alors que les plaintes à l'Office québécois de la langue française s’accumulent de façon dramatique et scandaleuse, nous sommes en droit de nous interroger sur une possible connivence entre l’Office et le bureau du premier ministre. En effet, existerait-il une « directive informelle » du gouvernement adressée aux instances décisionnelles de l’OQLF à l’effet de ne pas appliquer de sanctions envers les contrevenants à la loi 101? Pourquoi ces plaintes ne sont-elles pas acheminées au Directeur des poursuites pénales et criminelles comme l’OQLF est autorisé à le faire? Tout ça sent la magouille…

Espérons que le projet de nouvelle Charte de la langue française qui doit être déposé cette semaine à l’Assemblée nationale par le député indépendant Pierre Curzi recevra l’appui et l’écoute d’une majorité de députés et contribuera ainsi à dénouer l’impasse linguistique dans laquelle le Québec s’achemine dangereusement!

quebechebdo 26 mars 2012
vigile.net tribune libre 27 mars 2012 (version modifiée) "Un laxisme linguistique dépravant"